”Je suis cadre au CPA et je dis ceci…”

Par Le Matin dz | 05/10/2007 00:02:00 | 29513 lecture(s) | Réactions (6)

J'exerce en effet au CPA et croyez […] bien que ma critique n'a aucun lien avec des intérêts personnels ou une volonté de régler des comptes. Mes interventions sur ce sîte dynamique et réactif, ont pour but de faire prendre conscience autour des pratiques autoritaires du système dans la sphère bancaire, pratiques qui écrasent toutes velleités intellectuelles qui se situeraient à contre courant de ce que décide le pouvoir.

J'affirme que la privatisation du CPA n'est pas du tout justifiée au plan économique et financier ! J'affirme qu'il existe, techniquement parlant, au moins 3 ou 4 alternatives performantes et fécondes à la privatisation !J'affirme que la privatisation du CPA vise, entre autres objectifs opaques, à faire oublier les 900 millions de dollars qui ont fui le pays aprés avoir été consentis sous forme de crédits à quelques 350 opérateurs privés ! J'affirme que toutes les autorités concernées ont été saisies pas mes soins ainsi que par certains de mes collègues au sujet des risques d'une privatisation qui ferait l'impasse sur les créances douteuses ; J'affirme avoir communiqué aux mêmes autorités les grandes lignes de ce qui pourrait constituer des propositions alternatives à la privatisation ; Au surplus, pourquoi le gouvernement ne donne t-il pas le détail des créances douteuses du CPA (noms des opérateurs, destination des crédits, “projets” financés, causes du non remboursement, actions judiciaires engagées, résultat de ces actions, montant des pénalités de retard…).

Je rappelle que c'est la BDL qui devait être privatisée, et ce, dés l'année 1996, parce que sa situation financière et celle de son portefeuille étaient catastrophiques. Le projet avait été (curieusement) abandonné pour laisser place à des spéculations sur le CPA dés l'année 1998. A partir de l'année 1999, la première tentative de privatisation du CPA a été lancée; Société générale était quasiment sur le point de remporter le marché, mais l'affaire a capoté pour des raisons “diverses” (blanchiment d'argent entre société générale et Israël, crise asiatique…) selon les propos des responsables de l'époque. 2003 : on relance le projet qui est donc en cours de finalisation, cette fois avec 6 prétendants dont 4 français. L'historique du dossier privatisation CPA n'a pas livré tous ses secrets. Le volet “créances douteuses” n'est qu'un des aspects du problème. En réalité, le CPA c'est la boîte de Pandore que le pouvoir n'a pas le courage d'ouvrir. Alors, il décide, contre toute logique économico financière, de privatiser la banque pour effacer les traces des malversations sophistiquées qui ont eu lieu dans cette institution entre 1995 et 2005, c'est-à-dire à une période(ne l'oublions pas !) politiquement et sécuritairement extrêmement troublée.

Slim Trika

 
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mimoun thingaoui 06/02/2012 01:02:36
Les malversations au Cpa remontent à beaucoup plus loin en 1976 un certain pdg du Cpa Allali Abdelkader s'est livre à de la délinquance financière avec la complicite de Djillali Mehri, l'homme de Jacques Foccart et le directeur de la sureté nationale de l'époque un certain Draia ont monté une association mafieuse pour escroquerie et vol de millions de francs au travers de montages financiers via les crédits créés et mis à la disposition des anciens maquisards pour les éloigner de la politique. Tout ça a été porté à la connaissance de Boumediene par un certain Mohamed Benyahia qui a été une des victimes de Boumedene qui ensuite est juste intervenu pour que son passeport lui soit restitué car on l'empêchait de quitter le territoire. Cet homme a ensuite fait l`objet de lynchage et d`expropiation de ses biens par un ancien mercenaire qui était prefet et qui faisait partie de cette association mafieuse un certain Slimane Hoffmann.
Mohamed Benyahia a immortalisé ce temoignage dans dans son récit "Conspiration au pouvoir, récit d`un maquisard" paru aux éditions arcanteres en 1988. Ce livre est épuisé alors qu'il vaut son pesant d`or, les éditions Arcantères egalement et le propriétaire de ces éditions qui était à une adresse 8 rue Passage Folies Regnault dans le 11 arrondissement de Paris a disparu dans la nature depuis son départ un jour pour son pays d`origine, un pays du Maghreb, ses coordonnées restent sur internet mais les éditions et l'éditeur ont disparu.
Donc les magouilles du Cpa qui est directement lie à la mafia et ce mot est bien transcrit ainsi dans le livre de Benyahia remontent aux années de Boumediene sans que celui ci ni Merbah n`aient pu empêcher les prédation du Trésor public les ordres venant de leurs maîtres qui les ont placés au pouvoir
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koceila99 20/02/2011 08:08:49
que vient faire l'administration israelienne dans le bourbier algérien -nos dirigeant placent leurs fortunes de plein gré dans des banques juives de par le monde, reconnaissez que pour la bonne gestion il ya pas meilleurs que les juifs!et que viennent faire nos chouhadas dans l'affaire c'est hors de propos!!
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lakhoualed 03/05/2008 21:20:04
privatisation de nos EPE
ce n'est qu'une simple fiction et un point de vue gratuit au sujet du shéma de la privatisation de nos entreprises entre autres nos banques. la banque a une part du marché national et une partie du contentieux irrécouvrable pour divers motifs conjoncturels, structurels etc....., notre pays n'est pas géré de la même manière que nos voisins où le loby juif est présent dans la finance interne par la présence trés importante d'une population juive.
nous atteindre est devenu facile par la proposition des instances internationales d'ouvrir nos frontières, de réformer nos banques etc... une banque Nle est au menu et une banque étrangère ayant des capacités financières et un soutien de leur pouvoir. le rachat des 51% se réalise, l'effacement des créances compromises se feront par des provisions sur les bénéfices de la banque.
nos banques nationales non concernées sont incapables de concurrencer cette fusion d'où des emplois directs et indirects verront une autre forme telles que: réduction du taux d'intérêt par rapport à tous les confrères, augmentation des durées de crédits le CT sur 3 ans, le CMT sur 10 ans et le CLT + 10 ans.
un bon appat attire de gros poissons publics et privés : sonatrach par exemple qui est leur objectif car 90% de nos exportations sont le pétrole, gaz et leurs dérivés. avoir la main de ces entreprises stratégiques entrainerait l'ingérence dans nos lois de finances d'où la gestion de nos ministères et de notre défense. donc vouloir acheter un tornado doit passer par la loi de finance donc doit passer par cette banque donc doit passer par le loby juif donc doit passer par l'administration israélienne.
en conclusion nos valeureux martyrs depuis Massinissa à l'Emir AEK à Larbi ben M'hidi à Abene Ramdane et d'autres Martyres et martyrs sont morts pour une cause perdue pour la démocratie occidentale et par notre inexpérience
un Algérien qui aime son pays
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Viw Belajout 29/11/2007 11:35:49
Le probleme ce ne sont pas les crances, mais la pshychologie de l'Algerien. Depuis le processus d'Arabisation, la machine de piratage (je dis bien piratage) de l'algerie a ete mise en route.
Et pourtant il ya bien des banques publiques qui marchent bien sous d'autres cieux!!!!
Imaginez-vous une comptabilite en arabe? une balance en arabe? Bref, je ne dis pas cela pour rien mais c'est uen realite lamentable! des software(s) a utiliser pour imprimer des documents qui ne refletent en rien la comptabilite "tenue a jour"! Oui! des milliards aujourdh'ui et autant demain et apres-demain. Aucun suivi, aucun bilan, aucune trace!!!!
L'hemorragie que subit notre cher pays est "insecourable" tant que nous nous haissons les uns les autres alors que les vautours du pouvoir continuent a se partager le butin de Hassi-Messaoud et HAssi Rmel.
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Alvin Toffler 31/10/2007 09:33:13
Il faut privatisé... privatisé non seulement le CPA mais presque tout. Le problème principale ce n´est pas les crédits ou les 900 millions... car je pense que 900 millions ce serait un très bon marché pour l´Algérie, si cela était le prix à payer !!! Malheureusement le prix sera bien au-dessus, mais ce n´est pas non plus un malheur... ce le prix de certaines betises du passé, donc pas grave. Ce qui est vraiment grave et vraiment important, c´est qu´on ne voit pas comment les étrangers viendront aux privatisations avec :
1- aucune assurance de leurs investissements
2- une très faible confiance à certaines institutions
3- aucune garantie que La Loi, soit appliquée en tant utile
4- que la burocratie ne bloc pas toute la société et la vie des entreprises.
5- que la transparence soit un mode de vie
6- que la bonne foie s´installe définitivement
7- enfin.... tout ce qui manque à un pays qui veut vivre en liberté et en Démocratie !!!
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Rym Imsat 06/10/2007 13:36:09
Des intervenants se sont demandés( (sur le premier sîte du Matin, cf les commentaires en question) s'il y avait vraiment des alternatives crédibles à la privatisation du CPA.

En réponse, j'invite nos amis à relire attentivement les interventions des cadres de cette banque ou du secteur bancaire sur le blog Benchicou.

Ces interventions apportent des éléments trés intéressants sur les options alternatives non à la privatisation en tant que telle mais à celle qui est menée, avec bien de carences, par les autorités.

Les options dont il s'agit sont les suivantes:
- Contrats ponctuels de partenariat avec des institutions étrangères pour la mise à niveau de certaines fonctions de la banque;

- Ouverture partielle du capital à l'actionnariat populaire via une introduction du CPA en bourse comme cela a été fait pour Saidal;

- Ouverture partielle du capital à des investisseurs privés nationaux crédibles;

- Evolution de la banque vers des formes organisationnelles adaptées à la concurrence et à la mondialisation (exemple constitution d'un groupe bancaire autour de filiales spécialisées dans divers domaines : leasing, immobilier, exportations, investissements, capital risque, prise de participations...).
Cette énumération n'est pas exhaustive, on peut la développer;

- Appel graduel au capital étranger mais surtout division des risques de sorte à maintenir dans une première phase la majorité du capital ( 51%) au profit de l'Etat(je dis bien dans une première phase);
- L'objectif est de piloter la restructuration dans un cadre prudentiel qui permette en même temps de jauger les intentions réelles des investisseurs potentiels nationaux ou étrangers quant à leur apport aux perspectives du CPA.

La cession immédiate et sans préalable de 51 % du capital à un seul partenaire étranger, comme le veut le gouvernement, fait l'impasse sur de nombreuses exigences stratégiques, sécuritaires et prudentielles.

Je précise, au passage, que l'opération privatisation du CPA n'a pas associé les cadres de la banque, hormis deux d'entre eux chargés d'assurer des tâches purement logistiques pour la banque d'accompagnement ROTSCHILD.

Rym Imsat
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