Les Algériens n'ont pas oublié la langue de leurs ancêtres

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«Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots.»

Martin Luther King

La langue parlée en Algérie, communément appelée arabe algérien, est une langue dont la base est l'arabe. Mais c'est aussi une langue qui a beaucoup emprunté aux autres langues telles que le turc, le français, l'espagnol et l'italien en fonction de la proximité géographique ou des rencontres historiques. C'est le propre de toute langue moderne. Il n'existe actuellement aucune langue au monde qui ne contienne des mots empruntés aux autres langues. Or depuis toujours, notre pays, occupant un endroit stratégique dans le bassin méditerranéen, a été un carrefour, une espèce de passage obligé de toutes les visées expansionnistes et a fait l'objet de toutes les convoitises. La richesse avérée de nos contrées et l'hospitalité de nos ancêtres y ont contribué pour une grande part.

Mais s'il est admis que le parler algérien contient beaucoup de mots venant directement des langues des peuples qui ont occupé notre pays, il est difficile de reconnaître que nous utilisons encore plus de mots amazighs. Beaucoup d'Algériens arabophones reconnaissent aisément, et sans complexe aucun, les emprunts «européens», mais refusent de considérer que le parler algérien est tout aussi truffé de mots amazighs. Pourquoi, sur des dizaines de personnes interrogées par mes soins, une majorité quasi unanime refuse-t-elle de reconnaître ce fond amazigh dans notre parler quotidien ?

Même quand je leur montre que, dans une phrase aussi banale que «ouahed tobsi lubia» («une assiette de haricots») que l'on peut entendre dans toutes les gargotes algériennes, chacun des trois mots qui la constituent a son origine propre :

- le premier « ouahed » est arabe et désigne le chiffre un (1),

- le deuxième est amazigh (de adhobsi, mot encore usité et qui signifie disque ou assiette)

- et le troisième vient de alubia, mot espagnol signifiant haricot.

Ce refus est souvent très vif, d'une violence verbale inouïe, d'une agressivité et d'un dédain ironique si forts que cela m'intrigue depuis des années. «Moi parler kabyle ? ça ne va pas, non ?» Mes amis ne vont pas jusqu'à me traiter de fou mais le regard qu'ils me jettent n'en dit pas moins.

Oui, mais les exemples sont là évidents et têtus : notre langue parlée en Algérie est constituée pour une bonne part de mots amazighs. Et d'abord, les noms de nos chaînes montagneuses du Tessalah aux Aurès en passant par l'Ouarsénis, le Murdjadjo, le Djurdjura, le Hoggar, etc., sont tous amazighs. De même que les noms de plusieurs de nos villes, comme Tlemcen, Oran, Témouchent, Relizane, Tiaret, Ténès, Tizi Ouzou, Sétif, Tébessa, Batna, Guelma, Tamanrasset, de certains villages comme Missserghin, Arzew, Sfisef, Télagh, Frenda, Sougueur, Gouraya, Tigzirt, Azazga, Akbou, Fedj Mzala, Mdaourouch, Guenzet, de toutes nos rivières comme la Tafna, la Mekerra, le Seybouse etc. ne sont pas à l'évidence des mots arabes. Ceci s'explique par le fait qu'on ne peut pas changer facilement l'appellation d'un lieu géographiquement connu (les gens savants disent toponyme). N'importe quel géographe vous le dira.

Nous continuons encore à désigner des animaux par des vocables amazighs même quand nous connaissons leurs équivalents arabes. Personne parmi nous n'oserait dire leqlaq pour parler de la cigogne, ou soulahfat pour désigner la tortue mais nous utilisons plus facilement bellaredj ou fekroun. Et ces mots sont berbères.

Alors que dire des mots : 'oukkaz (bâton) 'aaggoun (stupide, bègue), bekkouch (muet), 'aassas (surveillant, gardien), bouqredj (bouilloire), berrah (crieur public), bzim (broche), charef (âgé, vieux), chayet (excédent), chlaghem (moustaches), cherrek (déchirer), fertas (chauve), guezzana (voyante), guerjouma (trachée artère, gosier), ghemza (clin d'oeil), gourbi (taudis), gmir (borne, frontière), hallouf (cochon, porc), hawwès (se balader), hetref (délirer), jaaboub (nombril), jelleb (sauter), kellah (tromper), negguez (sauter), kerrouch (le chêne), mech'hah (avare), herrès (casser), zebouj (olivier sauvage), etc. ? C'est bien simple : je peux solennellement avancer que tous les mots que nous utilisons dans notre parler quotidien et qui ne sont ni d'origine arabe, ni d'origine européenne sont amazighs. Et ces mots sont nombreux. Trop nombreux pour être occultés.

Tous les Algériens utilisent des mots amazighs, presque toujours sans le savoir, mais ils acceptent difficilement cette évidence. Il y a comme une gêne à admettre cette réalité qui pourtant confirme la part d'amazighité comme une composante essentielle de notre identité. Les textes officiels l'affirment et le soulignent : nous sommes à la fois Arabes, Musulmans et Amazighs. Remarquez en passant qu'on devrait plutôt énoncer ce triptyque dans cet ordre : Amazighs, Musulmans et Arabes. Et même arabophones plutôt qu'Arabes.

Nous ne pouvons être Arabes pour deux raisons :

- La première est que les conquérants musulmans n'étaient pas si nombreux qu'on l'imagine. Le gros de leurs troupes était constitué des peuplades nouvellement islamisées. Ainsi par exemple la conquête de l'Espagne s'est faite par des Berbères islamisés menés par Tarik Ibn Ziad (un Berbère lui aussi).

- La seconde raison est que l'islamisation ne fut pas une colonisation de peuplement car, en ces temps-là, la péninsule arabique ne croulait pas sous une surpopulation qui aurait pu lui permettre de peupler tous les territoires conquis. Ni d'ailleurs en ces temps-ci.

Nos responsables claironnent, à qui mieux mieux, que l'Algérien est un Amazigh arabisé par l'Islam. En d'autres termes, ceci signifie que nos ancêtres ne parlaient pas arabe avant la venue de l'Islam et que nous nous sommes mis peu à peu à l'arabe après avoir embrassé la religion musulmane. Tout simplement, nous sommes des Amazighs devenus arabophones d'abord, puis Arabes ensuite en vertu du commandement religieux qui dit, m'a-t-on fait croire, que «toute personne s'exprimant en arabe dans son quotidien est arabe». Alors pourquoi aller jusqu'à nier ou renier, parfois violemment, nos racines amazighes par la négation de ce qui en perdure à travers notre parler ?

Cette assertion ''l'Algérien est un Amazigh arabisé par l'Islam'' sous-entend aussi que l'Amazigh qui ne parle pas arabe, ou qui n'a pas été arabisé, n'est pas musulman ou, pire, il n'est pas algérien. Cette banale petite phrase répétée à tout bout de champ véhicule un déni d'algérianité à tous ceux qui ne parlent pas arabe et, par ricochet, à tous les amazighophones monolingues. L'Amazigh resté amazighophone n'est pas un Algérien puisque l'Islam ne l'a pas arabisé.

Cette négation s'explique, à mon avis, par un faisceau de contraintes (tout aussi bien historiques, religieuses et sociales que politiques). Il est généralement admis que, durant les premières décennies qui ont suivi l'avènement de l'Islam, les «conquérants» musulmans avaient la volonté d'imposer la langue arabe à tous les pays soumis. De plus, l'Islam encourage à la maîtrise de cette langue pour être le plus près possible du texte sacré. Mais cette arabisation ne s'est pas toujours faite avec la même vigueur, probablement en fonction de l'éloignement des différents centres historiques de décision (Médine, Damas, Bagdad puis Le Caire, etc.),. En tous les cas, elle ne s'est pas faite de la même manière et avec la même force partout.

Ceci est un fait historique reconnu. Ainsi, en Asie, les peuples persans, kurdes, afghans, pakistanais, turkmènes, et autres ont, pour la plupart, adopté l'utilisation de la graphie arabe mais ont conservé leurs différents parlers. Un Pakistanais parle pakistanais mais écrit en caractères arabes. (Ces langues ont même créé des caractères capables de rendre certaines de leurs sonorités propres ainsi le son /v/ par exemple comme dans le nom de l'ex-président pakistanais ''Pervez Mussharaf''). Par contre les musulmans chinois, indiens et indonésiens ne parlent pas l'arabe, ni n'écrivent dans cette langue. Alors que l'Espagne, malgré huit siècles de présence musulmane, n'a pas renoncé à sa langue sous ses formes écrite et orale même si, par ailleurs, elle a emprunté et hispanisé des milliers de mots arabes. Ceci peut aussi s'expliquer par le fait que les commandants arabes qui menaient cette arabisation n'avaient pas la même personnalité, ni la même conception de la chose. Cela dépendait de leur degré d'interprétation de l'Islam. La contrainte politico-sociale s'explique par le fait que dans les régions islamisées, la maîtrise de la langue arabe était un facteur de promotion sociale en plus d'être une manifestation de bonne foi (c'est le cas de le dire). L'illustre Tarek Ibn Ziad en est une excellente preuve. Ce critère de promotion sociale et, surtout, politique a d'ailleurs été remis à l'ordre du jour dès les indépendances recouvrées de certains de ces pays, comme ceux du Maghreb. Et cette contrainte est toujours d'actualité. La non-maîtrise de la langue arabe est devenue un handicap majeur, aux yeux de la population, pour une quelconque promotion sociale ou, et surtout, politique. Et c'est sans doute pour cette raison que dès qu'un de nos politiciens est désigné à une responsabilité, il s'empresse d'apprendre un minimum vital d'arabe.

Mais, il ne faut pas croire que l'arabisation de ces contrées s'est faite sans oppositions. Des zones, quoique parfaitement islamisées et très pieuses, quoi qu'on en dise, ont toujours résisté à la perte de leur langue. Au Maghreb, de la Libye au Maroc, on parle encore amazigh à côté de vastes régions parfaitement mais non complètement arabisées puisque ses habitants continuent d'employer des mots amazighs jusqu'à nos jours. De nos jours, aucune personne au monde n'oserait dire que les ancêtres des Egyptiens parlaient arabe. Les Egyptiens, eux-mêmes, assument avec une grande fierté leur histoire antéislamique tout autant que leur arabité acquise après leur islamisation. Sont-ils des païens pour autant ? De même que les populations de la Somalie, du Soudan ou de Djibouti ne peuvent être arabes (au sens ethnique du terme) même si elles sont aujourd'hui considérées comme appartenant au monde arabe parce qu'elles s'expriment en arabe. Chez nous, nous savons tous que Saint Augustin s'exprimait en latin mais personne n'oserait dire que c'était un Romain et qu'il n'était pas Amazigh. En clair : tout arabophone n'est pas obligatoirement un Arabe. L'arabisation du Maghreb a donc toujours eu la volonté d'occulter la langue et la culture amazighes. Cette exigence a fini par devenir dans notre inconscient collectif une sorte de commandement existentiel. Comme si on avait peur de réveiller les vieux démons de notre histoire païenne ou chrétienne antéislamique. Comme si dévoiler notre amazighité originelle signifiait un refus de notre islamité. Comme si nous étions victimes d'un quelconque syndrome de la Kahina ou de Kosseïla. Nous avons d'ailleurs si bien intériorisé cet impératif que nous refusons maintenant de reconnaître que nous, Algériens arabophones, utilisons encore des mots de cette langue amazighe, malgré l'évidence. La langue de nos ancêtres, faut-il le rappeler ? D'ailleurs à ce propos, dans nos esprits l'arabité a depuis toujours été si bien accolée à la religion musulmane que pour la majorité de nos vieillards il ne peut y avoir de Chrétiens arabophones. Et pourtant, ils existent.

Les Indiens des Amériques du Nord et du Sud s'expriment en anglais ou en espagnol. Ils n'en sont pas pour autant Anglais ou Espagnols. Ils sont Américains, Canadiens, Mexicains, Colombiens, Péruviens, etc. Nous tolérons aisément qu'un Américain musulman s'exprime en anglais, qu'un Indonésien musulman parle javanais, et nous refusons d'admettre que notre parler contient quelques mots amazighs. Pire, ce rejet se manifeste par un ostracisme latent d'une partie de notre peuple (dont le seul tort est d'avoir conservé courageusement l'usage de sa langue originelle) laquelle, sans doute mue par un sentiment d'exaspération légitime, a fini par réagir avec une grande mais légitime violence (printemps berbères de 1981 et 2001).

Dénier à un peuple sa langue maternelle équivaut à une sorte de mutilation collective. Cultiver ce déni jusqu'à en faire un ostracisme, un rejet d'une partie de notre peuple, voire une partie de nous-mêmes, c'est perpétuer le chaos identitaire et existentiel qui sévit en Algérie. J'ose croire que ce déni et cette culture de la discrimination ne sont pas des actes volontaires, mûris et réfléchis par nos responsables politiques. L'arabisation de l'Algérie est irréversible. Même nos ennemis nous classent dans le monde arabe. L'Algérie est un pays à majorité arabophone, c'est un fait historique. C'est un pays arabophone aujourd'hui, cela est incontestable. Soit ! Mais, il me semble que nous allons encore continuer à nous débattre dans de faux problèmes tant que la question de notre identité n'est pas clairement discutée. Une bonne partie de nos problèmes sera résolue si une réponse avec des mots simples est donnée à la question : qui sommes-nous ? Qui sont les Algériens d'aujourd'hui ?

«L'Algérien est un Amazigh arabisé par l'Islam». Cette assertion, malgré tous ses sous-entendus relevés plus haut, ne reste évidente que pour une poignée d'intellectuels. L'énoncer ne suffit plus. Il faut tout un courage politique pour oser l'expliquer à notre peuple avec force preuves et pédagogie. Elle doit constituer l'ossature de nos programmes scolaires. Nous avons le devoir de montrer aux générations qui viennent que l'existence de l'Algérie est antérieure à son islamisation. Nous devons en être fiers. Comme les Egyptiens sont fiers de leur histoire pharaonique et des fabuleux vestiges qu'elle leur a légués. Il faut que nos enfants assument pleinement leur identité, toute leur identité et bannir, une bonne fois pour toutes, l'utilisation à des fins politiques de l'une des composantes de celle-ci.

Dans son ouvrage, ''L'ordre et le désordre'', paru en 2006 à Casbah Editions, Noureddine Toualbi Thaalibi affirme (page 120): «mais malgré tout et bien qu'ils semblent à présent vouloir se ressaisir de leur effroi, ils - les Algériens- demeurent toujours dans la même attente désabusée ; non de quelque prophète à la parole duquel ils ne voudront jamais plus se fier, mais dans la demande anxieuse d'un repère fort qui puisse leur valoir une sorte d'enveloppe affective, protectrice et rassurante.» Je partage pleinement avec son auteur cette assertion qui décrit si bien cette expectative angoissée mais qui reste néanmoins optimiste. Et à ce propos, je suis fermement persuadé que ce repère fort dont il parle doit forcément être un des éléments constitutifs de l'identité de l'Algérien. Et probablement l'élément le plus originel, le socle de notre identité collective : je veux parler de notre amazighité. Si l'on considère que l'identité d'un peuple est constituée de strates superposées et imbriquées au fil des temps par une Histoire commune, ces strates étant la langue maternelle, les coutumes, la religion, un idéal commun, le sentiment d'appartenance à une même nation, etc., l'on comprend que sa destruction lente est plus aisée si sa base, son fondement primitif est érodé. Renier à un peuple sa langue, la langue de ses ancêtres, c'est lui enlever ce fondement originel, le repère de tous les repères. Pire, en perdant ce repère, il perdra tous ses autres repères. Il deviendra un être égaré et malléable à souhait prêt à renier son appartenance à son peuple, à son pays.

Déclarer tamazight langue nationale est un pas important dans notre quête identitaire. Mais ce pas restera insuffisant. Les Algériens, tous les Algériens, arabophones et amazighophones, doivent savoir qu'ils ont les mêmes ancêtres et que c'est l'Histoire de leur pays qui les a linguistiquement séparés. C'est un impératif vital : il nous faut reconnaître que dans le triptyque amazighité, islam et arabité qui fait l'Algérien aujourd'hui, le socle est notre amazighité. L'islam et l'arabité sont venus plus tard. Il n'y a aucun blasphème à le reconnaître. Notre Histoire ne commence pas avec l'islamisation du Maghreb. Notre histoire est bien plus ancienne et il n'y a pas lieu d'en avoir honte, bien au contraire. L'Algérie est un des berceaux de l'humanité. Nos lointains ancêtres ont laissé assez de traces de leur génie. Les gravures rupestres partout dans le pays en sont un témoignage. Et nos ancêtres plus récents ont bâti des royaumes, construit des villes et des routes et se sont longtemps opposés à l'hégémonie romaine. Ces ancêtres-là étaient des Amazighs et déclarer qu'ils se sont transformés en Arabes est tout aussi grossier et mensonger que l'était le fameux ''nos ancêtres, les Gaulois.'' Et on dira alors Algérien, tout simplement, sans se sentir obligé d'ajouter musulman et parlant arabe ou amazigh comme on dit Brésilien sans lui accoler chrétien parlant portugais et Américain sans y adjoindre chrétien s'exprimant en anglais. Ce qui, vous en convenez, est complètement ridicule.

Les querelles fratricides et les dérives autonomistes cesseront et on connaîtra alors la paix qui nous permettra de construire une démocratie moderne et forte. La paix de l'âme renaîtra dans le coeur de chaque Algérien lorsqu'il saura enfin qui il est. Je reste convaincu qu'en reconnaissant, qu'en acceptant sereinement notre amazighité notre lendemain sera meilleur. Alors émergera une nouvelle vision de penser notre pays, notre nation.

Je ne parle ni chaoui, ni kabyle, ni mzabi, ni semghoumi, ni targui, hélas ! Je parle algérien et je revendique mon amazighité, socle de mon algérianité. Et j'en suis fier.

Par : Dahri Hamdaoui (Q.O.)

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ranaferhanine bezafbezaf 21/03/2011 06:56:40
bonjour monsieur, je vous tire chapeau par ce long article que vous avez ecrit car c est exactement ce que je pense de la societe Algerienne et ce depuis que j avais travaille a Djelfa, j etais chef d un service et je cotoyais beaucoup les gens de ouled nail et je parlais presque comme eux a un certina moment mais je me "moquais" de leur langage car pour moi c etait une vraie decouverte, je leur disait, : VOUS DES ARABE MAIS IMPOSSIBLE, VOUS ETES DE VRAI KABYLE OUI ! et je surveillais leur langage et a chaque phrase de mes ouvriers j attirais leur attention en disant cemot est kabyle, et il etaient tous etonne ( par exemple ils disent : el 3argoub -parcelle de terain cultive en kabyle on dit : a3erkouv ) a tel enseigne qu ils evitaient de parler devant moi, les ouled nail ont une bijouterie et une tapisserie et poterie exactement comme celle de kabylie des ath yanni et d ath hichem... mais ceci doit faire l objet d une recherche tres pousse pour garder ve qu il y a encore d algerien chez les algeriens avant que les traces ne s efface et que l abime ne se creuse entre algeriens arabophone et ceux reste encore berberophone. encore un grand MERCI monsieur.
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Hamdaoui 10/05/2009 17:21:43
A Amirouche
vous avez raison, le mot "alubia" est d'origine arabe. Je vous l'accorde, j'aurai du vérifier son étymologie. Mais ne nous voilons pas la face et reconnaissez avec moi que le reste du texte n'est pas complètement à rejeter. Je répète que je n'avais nullement l'envie de donner des leçons d'histoire. Je faisais un constat : la deuxième langue majoritairement parlée en Algérie, et que certains appellent "darija", contient une multitude de mots appartenant à la deuxième langue du pays. Et j'émets l'hypothèse que sans doute parce les "darijaphones" (excusez le néologisme) ne pouvaient se mettre à la langue arabe parce qu'ils avaient à portée de main, si l'on peut dire, une langue toute proche d'eux parce qu'elle est la langue de leurs ancêtres. Il n'y a pas là de quoi en rougir, c'est même un motif de fierté.Relisez mon texte et vous comprendrez qu'il n'y a à aucun moment une attitude de donneur de leçons. Mon texte est serein alors que votre intervention est péremptoire et enflammée, pour ne pas dire autre chose. Merci pour l'étymologie du mot "alubia".
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Amirouche 09/05/2009 18:22:30
L'auteur de cet article aurait pu au moins vérifier ce qu'il avance sur l'origine des mots!
http://etimologias.dechile.net/?alubia (pour ceux qui ne connaissent pas l'espagnol, il est écrit que le mot alubia est d'origine arabe; l'arabe l'ayant lui-même emprunté au grec!!!). Donc avant de donner des leçons d'histoire et d'éthimologie, il faudrait au préalable faire quelques recherches. Cela vaut pour les mots comme pour tout le reste.
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mazouzi 06/05/2009 07:41:18
salut, pour commencer j'aimerai tout d'abord remercier M. DAHRI HAMDAOUI pour le temps qu'il a consacré à nous écrire nous les Algériens et nous l'humanité ce texte que je qualifie de "constitutionnelle" qui doit paraitre sur les tous les manuelles scolaire et nous devons l'écrire avec de l'or ça va revenir un peu chère surtout si on l'écrit dans les deux langues arabe et berbère je l'affirme mais pas plus chère de cette identité que nous sommes à ça recherche moi même M. DAHRI je n'arrive pas à me situer; j'ai comme même du sang arabe qui coule dans mes veines alors suis je berbère!? donc M. HAMDAOUI nous devons pas expliquer d'abord le mot "ORIGINE" et revoir revoir sa définition ??? bref ma vision de voir les choses c'est que on appartient à telle ou telle chose dès que tu l'entoures de ton amour et que ça devient une réalité dans ton âme donc je suis fou amoureux de cette Algérie avec toutes ses couleurs.
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Abd el kader .Aouad. L 23/04/2009 14:43:03
salam aalykom Français Musulman

Fonctionnaire

un grand merci etje suis fière de par mes parent Algériens de savoir que je suis d'origine Berbère Amazighs enfin une identité, on me sooule à mon travail que je suis Arabe, je vais les souler à mon tour, pour leurs dire que je suis AMAZIGHS BERBERES

merci Dahri Hamdaoui
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azrem 06/04/2009 00:53:39
merci mr Dahri Hamdaoui pour cet article de grande valeur. je voudrai enrichir le débat en postant cet lien d'une video d'un docteur et professeur algerien a la sorbonne qui verse dans le meme sujet: http://www.youtube.com/watch?v=M5IV6Y3S05g
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Dahri Hamdaoui 04/04/2009 06:41:11
Bonjour, je suis l'auteur de cet article. j'aurais voulu ici remercier toutes celles et tous ceux qui ont réagi à sa lecture. Tous, sans exception. J'ai conscience d'avoir ouvert un débat. Je voudrais seulement, ici, dissiper un malentendu. Je vais tâcher d'être le plus clair possible. Mon intervention peut se résumer à ceci : premièrement :les habitants de l'Algérie - et par extrapolation, ceux de tout le Maghreb- sont des Amazighs. Ils ne peuvent être autres. Deuxièmement, je ne pense pas que la langue majoritairement parlée en Algérie soit issue de l'arabe. Elle viendrait plutôt d'une langue plus ancienne (est-ce le punique ?), en tous les cas, antérieure à l'arabe. L'arabe moderne ( qui a au moins quatorze siècles, ou un peu plus, d'existence) est postérieur à la langue que nous parlons depuis plus trente siècles en Afrique du Nord. C'est une langue (l'arabe) qui "découle" des langues chamito-sémitiques.
Troisièmeùent : l'arabe moderne n'est la langue maternelle d'aucun pays dit arabe.
Quatrièmement : avec mon intervention, je ne cherche pas à diviser comme semblent le penser certains. Je cherche plutôt à dépasser ces querelles, à tracer la voie vers la reconnaissance de notre algérianité.
A la "FIN DE LA DICTATURE", je dirai que cet article est écrit depuis plus de quatre ans, j'ai dû l'édulcorer pour qu'enfin un journal accepte de le publier.

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talwit 04/04/2009 06:40:22
mille bravo mr dahri, j espere que votre ecrit portera ses fruits.je repond a mr chater hassane, kabyles ou arabophones, nous vivons tous la meme misere.ce qui me choque c'est pourquoi les arabophones ne soutiennent pas les mouvements puisques les revendications sont nationale.
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thirga 04/04/2009 06:37:29
Pour Kharoubi/ Le mot "Kabyle/ Qbayel" n'a d'origine arabe que par votre aliénation à ramener tout à votre regard oriental. Notre grand Ibn Khaldoun disait bien que l'homme est l'enfant de ses habitudes. Dans votre cas, c'est pire...Car le mot Qbayel/ Kabyle derive du verbe yeqvel/ Iqvel ou en arabe algerien "qabel" simplement. C'est gratuit.
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Dahmane LAHWAHI 03/04/2009 18:21:54
Juste pour infos pour les gens interressés par l'histoire de l'afrique du nord

http://www.lexilogos.com/berbere_dictionnaire.htm

http://www.algerie-ancienne.com/livres/livres.htm

Best regards
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aslen 03/04/2009 18:19:27
@mohamed salah: Juste pour ta connaissance, le mot anza en kabyle veut dire les gémissements d'un mort (généralement de mort violente) dans le lieu exacte ou il a poussé son dernier souffle et a chaque jour d'anniversaire de sa mort. On l'utilise généralement pour faire peur aux enfants (parfois aussi aux adultes qui y croient).
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boukinssis 03/04/2009 18:19:27
A monsieur farouk bougabdoura ……moi je vous donnerez pas le qualificatif de délire mais simplement de méconnaissance de l’histoire … vous parler de la bataille qui a eu lieu a Sétif par des berbères marocain et bien d’ou tenez vous cela ? Setif est le quartier général des hilaliens et ce jusqu’a nos jours même, la seule grande bataille connue dans cette région est livrée par les Almohades qui a vu leur armée décimée par les banou hillal ( cette bataille a eu lieu un siècle après que cette région est devenue leur QG) toutes les batailles engagées sont gagnées par les hillalien ( presque toutes)la tribu berbères qui a tenu le plus longtemps c’est celle de ath yefren ( les beni ifrane en arabe) avec a leur tête le vénérable abou souada, qui sont des zenates ou zenatiens des Aurés et de la hodna qui régnaient sur l’ouest algérien, et la dernière bataille contre les hilaliens (la grande tribu des zoghba) a eu lieu à Tihert (Tiaret)avec la capitulation totale (je dis bien totale)des berbères suite a la défaite des zénetes des beni ifren et la mort de leur chef Abou Souda en 1058 avec l’aide des hammadites et l’exile de la population zénate algérienne au maroc, nous ne connaissons pas le vrai nom de ce générale zenatien, il est prénommé ainsi dans les poèmes des hilaliens et plus exactement abou soada el ifrini… probablement un originaire des ath saada (communes de Menaa, Tigherghar, Ain Zaatout et maafa entre batna et biskra)...les hilaliens ont dominé jusqu’aux frontières marocaine par la guerre. Je vous informe également que les émirs des banou hilal sont arrivés en Afrique du nord avec des actes de vente!!!, de cet immense territoire, signés et approuvés par le calif fatimide d’Égypte souverain déchu de l’Afrique du nord et de ce fait le hilaliens se considéraient d’emblée sur leurs terres.
PS; quand je parle de Setif, je ne parle pas de la ville actuelle qui est une ville coloniale garnison (militaire)construite sur les ruine de la ville antique de setifis et le village-souk hillalien d’el kherba a partir de 1844….ettttttttt si vous voulez aimer l’Algérie il faut l’aimer avec toutes ses composantes ethnique.
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Berkai 03/04/2009 18:17:12
Excellent commentaire de Mr AMZAL qui complète le continu de l’écrit de Mr Hamdaoui. Il nous a rappelé le combat de Kateb Yacine pour que les algériens prennent conscience de leur véritable identité Amazigh et de leur histoire plusieurs fois millénaires. IL nous a rappelé aussi le combat des militants nationalistes des années 40, pour une Algérie Algérienne. Plusieurs d’entre eux l’eurent payé de leur vie.
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Azouaou 03/04/2009 18:12:13
Il n'y a pas milles explications, rayer de la scene la langue, l'histoire et la culture à un peuple avec des arguments fallacieux tels que la religion ou la légitimité révolutionnaire( on dirait que ce n'est pas le peuple qui a combattu?)releve d'un colonialisme atroce, pure et dur
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HAMDAOUI Dahri 03/04/2009 18:07:22
Chers amis, c'est l'auteur du texte qui s'adresse à vous tous qui avez réagi à mon article. Je vous remercie pour l'intérêt que vous lui avez accordé. Je ne suis ni un chercheur ni encore moins un journaliste et je ne "roule" pour personne. Je me considère comme un esprit libre et je n'aime pas les embrigadements. Cet article, j'ai dû l'édulcorer (l'adoucir) pour qu'enfin un journal accepte de l'éditer. pour éviter tout malentendu, je répète que j'ai écrit cet article pour montrer que les Algériens ont une identité commune et qu'il nous faut la reconnaître pour dépasser les querelles fratricides. D'autres chercheurs algériens sont même allés plus loin que moi et affirment que la darija est antérieure à l'arabe et même à sa création. La langue(dite arabe dialectal) parlée en Algérie, et même dans tout le Maghreb, dérive de la langue punique et ne peut être donc la "fille" de la langue arabe.
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Hakim 02/04/2009 20:09:11
Arrêtons de parler soi-disant de langue national !!qu'on est même pas fichus de parler où l'Amazight où l'Arabe or j'ai l'impression qu'on est aux antilles françaises on parle une espèce de créole à l'algérienne, personnellment ça me donne de la nausée de nous entendreparler un langage batard, comment voulez-vous qu'on soit crédible au yeux du monde, on parle de civilisation quelle soit Amazight où arabe; mettons nous au travail et tokl aâla rabi.
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opine 02/04/2009 19:31:10
REPONSE a: " Fasse Dieu que les dirigents vous "lisent" : il y va de l'avenir de l'Algérie. " -

Voila qui vaa au point ! - Mon cher ami, s'il y a une chose que JUNTA sait parfaitement, c'est tout cela, et la preuve est que cela fait 1/2 siecle qu'il s'en serve, et font tout pour que les autres ne le sachent pas - C'est pourquoi, leurs premieres cibles sont toujours "les intellos", en premiere ligne: Les Benchicou-ste, ooops, "les Journalistes" - Arrives aux memes conclusions, il y a 50 ans de cela, c.a.d. juste apres l'independance DE LA FRANCE(qu'il faut souligner - la leur venant petit a petit - Ils ont eu areflechir aux choses serieuses, les besoins immediats, et se sont rendu compte du COMPTE BANCAIRE dans le sous-sol(Petrole, etc.) - D'ou le choix de la ligne de conduite DICTATORALE, a l'image des autres riches en petro-gaz, et donc une alliance geopolitique, telle expliquee par les Egyptiens(Nasser), les Chinois, l'Amerique du Sud, etc. - Le reste n'est autre qu'une histoire de Fachisme(regardez la definition, SVP), et TAHAKRANIT, HOGRA, etc. Tous les moyens sont bons ! - A mon avis, s'il y aavait la moindre forme de democratie, l'Algerie ne tiendrait 1 semaines avant de devenir ce qu'elle toujours ete, et qui est la source de sa faiblesse(militaire sous-enttendue) - Un ensemble d'etat-cites, jamais confederes confederes que par necessite' a la derniere minute - Un Federalisme s'impose a travers toute la region, avec autant de possibilite' d'inititive que possible, afin que les Etats locaux soient fragiles devant leurs populations, c.a.d. facilement BALAYABLES - La flexibilite' a ses forces inavouees !!!!

Arretons le traffique des urnes, et le reste suivra !
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mohamed 02/04/2009 19:27:28
j'ai pris le plaisir de lire votre article historique, je dirai tout simplement :
bravo, bravo et mille fois bravos.
on dirait que vous avez écoutés mes pensées.
chapeau cher ami algérien Dahri Hamdaoui. il faut continuer.
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mohamed salah 02/04/2009 02:31:26
non seulement je suis d'accord mais je vous citerai egalement quelques mots utulises dans laregion de collo:
anza: enfant turbulent.
ancha: bete tuee mais non depecee.
kella: rideau.
knif:wc.
zegdam: intrus
sabbat: couloir sans toiture.
etc...
nom de lieux dits: agna, thamourgha, douzen, tioutiene, afensou, teleza, tamalous, ktounen, etc....
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chater hassan 02/04/2009 02:24:57
Cher ILAQ ATSVEDEL TA3 SAH,
Vous parlez à un laic convaincu.
Cordialement
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Amzal 02/04/2009 02:17:46
L’âme de Kateb Yacine plane sur ce texte plein d’intelligence et de sensibilité. L’auteur de Nedjma, lui le Berbère qui ne parlait pas le Berbère a peut être été le premier Algérien à prénommer son fils Amazigh. Lui le Berbère, a dit : ‘’un président Algérien qui s’adresse au peuple en Arabe Algérien, c’est un acte politique’’. Il était détesté, honni par le pouvoir et par la mouvance intégriste. Lui, le patriote sur lequel seuls les fossoyeurs du pouvoir et les islamistes pouvaient jeter un discrédit, avait très tôt compris le moteur tectonique que représente la conscience Amazigh dans la libération totale de l’Algérie. Lui qui écrivait ses pièces, à son retour d’exil, en Arabe populaire était très respecté en Kabylie. Il avait un immense respect pour cette région. Pour ceux qui l’ignorent encore, le système politique Algérien exècre les cultures Algériennes, Arabophones et Berbérophones. Quand un président Algérien parle de ourouba, il est certain que l’Arabité Algérienne n’est pas concernée. Imaginez bouteflika, assister à un concert chaâbi ou à une pièce de théâtre de Alloula. Invraisemblable, pratiquement obscène comme image, tellement contre nature, un président algérien au théâtre, en plus pour savourer des tournures dans la langue de Sidi Lakhdar Benkhlouf. Pour leur malheur, et peut être celui de tous les Algériens, les Arabophones n’ont pas créé des termes pour désigner leur langue qui les distingue des Arabes du Moyen-Orient. La France a certainement joué un grand rôle dans cet amalgame après avoir créé l’Arabe de Camus. ‘’L’Algérien’’ a été usurpé par le pied-noir et l’autochtone relégué dans un générique hors histoire, né des fantasmes exotiques des conquérants Français. La nation, née de la modernité, idée généreuse dont se sont emparés les ouvriers émigrés à Paris pour rassembler tous les gens vivants sur cette terre d’Algérie quelques soient leurs langues et leurs croyances à malheureusement été noyauté et ramenée à sa plus simple expression, Algérie Arabe, dont les concepteurs n’avaient pas le souci d’un retour aux sources des racines Algériennes pour affronter la modernité de manière plus sereine mais tentaient plutôt vainement de s’élever au rang de la nation Française en lui dénichant une réplique puisée dans l’âge d’or du moyen âge Arabe. Vers la fin des années 40, des militants nationalistes tous originaires de Kabylie se sont opposés au mémorandum du PPA qui parlait d’une Algérie née au 7 ème siècle. Ces militants dont les plus illustres ont été assassinés par la suite (par des kabyles) ont revendiqué une Algérie Algérienne qui nous fait tant défaut aujourd’hui, respectueuse de tous ses enfants quelque soient leurs cultures. Un article de l’écho D’Alger, pour fragiliser ces militants Algériannistes qu’on a traité de Berbéristes, afin de diviser les rangs nationalistes a parlé d’un ‘’parti du peuple Kabyle’’, groupe sécessionniste au sein du parti nationaliste PPA. D’après Sadek Hadjeres qui faisait partie du ‘’groupe Berbériste’’, l’écho d’Alger a refusé de publier la mise au point des jeunes militants qui démentait l’existence d’un PPK. Mais plus éclairant et significatif encore c’est le refus de l’organe du parti, le MTLD de Messali de publier un démenti qui dénonce la fausse information de l’écho d’Alger sur l’existence d’un PPk. L’espace d’un temps, les tenants d’une Algérie exclusivement Arabe et musulmane du MTLD se sont faits les alliés objectifs des ultras colonialistes de l’écho d’Alger (organe de la grosse colonisation) pour asseoir une chimérique domination. Tous les défenseurs de ‘’l’Algérie Algérienne’’ ont été exclus des rangs des nationalistes. L’Algérie exclusiviste a triomphé. Ce qui est intéressant à retenir dans cette affaire qu’on appelle la crise Berbériste, qui s’est déroulé à Paris, c’est que la grande majorité des militants dans cette ville étaient d’origine Kabyle. C'est-à-dire qu’il n’ya donc jamais eu un conflit Arabe-Kabyle. Ces jeunes militants, qui revendiquaient une Algérie Algérienne, étaient ceux là même qui dénonçaient l’autocratie qui étouffait le parti de Messali. Le souci de rester unis et la vénération de tous ces émigrés Kabyles à l’endroit de Messali étaient tels que le Zaim n’hésita pas un instant à sacrifier les rebelles. Dans une interview donnée au journal le Matin papier avant sa disparition, madame Djanina Benkelfat fille de Messali, déclara que lors de l’enterrement de son père en 1974, la majorité des présents venaient de Kabylie. Oui, la suspicion que nourrissent aujourd’hui nombre d’Algériens à l’égard de leur passé Amazigh et de la langue Amazigh, trouve son explication en grande partie dans cet épisode malheureux de la fin des années 40. Il n’ya qu’à voir comment la simple évocation de l’autonomie de la Kabylie recristallise et réactive toute l’appréhension et la hantise de la division que parfois peut symboliser un simple mot Berbère. Les militants nationalistes Kabyles qui dans les années 40 ont revendiqués légitimement une Algérie Algérienne fière de ses racines et de sa diversité culturelle et linguistique se trouvent confortés dans leurs positions d’alors par ce constat oh combien percutant résumé dans cette phrase de Nourredine Thaalibi : «mais malgré tout et bien qu'ils semblent à présent vouloir se ressaisir de leur effroi, ils - les Algériens- demeurent toujours dans la même attente désabusée ; non de quelque prophète à la parole duquel ils ne voudront jamais plus se fier, mais dans la demande anxieuse d'un repère fort qui puisse leur valoir une sorte d'enveloppe affective, protectrice et rassurante». Aujourd’hui, plus qu’un simple statut politique pour gérer loin du tutorat d’Alger quelques dossiers de la vie socio-économique et culturelle de la région de Kabylie, le projet de l’autonomie, dans le cas de l’approfondissement effréné de la perte de repères tels que nous continuons d’en être les témoins aujourd’hui, va inévitablement finir par symboliser le sanctuaire du patriotisme et de l’Algérianité fière de ses racines Amazigh et de sa diversité culturelle telle que l’ont rêvée nos ainés des années 40, victimes de l’intolérance.
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farouk bougandoura 01/04/2009 18:33:52
monsieur ou madame "lemsetfa" @les berberes n'ont jamais prénommé leurs fille "kahina" c'est les arabes qui l'ont appellé ainsi n'ont pas parce qu'elle était juive, mais parce qu'elle avait la réputation d'être une devineresse ......cette femme que certains appellent dihya s'appelait demiya et jusqu'à présent en pays chaoui et dans l'est algérien en général on prénomme souvent les filles de LEDMYA ce qui est un hommage à demyia ( dihya la kahina ) ledmya veut dire LALA DEMYIA en abrège le LALA qui devient LLA comme à la kasbah d'alger ou dans le film l'incendie quand les femmes de la grande maison appelaient respectueusement leurs ainées par LLA ( par exemple LLA AINI ). donc avant de dire n'importe quoi il faut d'abord maitriser la chose ......ciao! quand à monsieur boukenssis@ vous délirez complètement .... l'épopée hilalienne dites vous ? les beni hillals étaient très peu nombreux mais ils sont arrivés à un mioment où la situation au maghreb central était chaotique, ils se sont partagé en 3 branches, une est partie vers le sud et actuellement elle est completement berberisée sur le plan culturel sauf pour la langue. la 2° a pris la direction ouest a travers les hauts plateaux, arrivée aux environs de sétif une armée berbere venue du maroc les attendait et les a taillé en pièces, cette 2° branche a été pratiquement décimée. la 3° a remonté la cote tunisienne, a biffurqué vers l'ouest et s'est installée dans la plaine annaba taref etc et s'est immédiatement mélangée aux berberes locaux. quand aux andalous musulmans ils ne sont ni arabes ni berberes mais comme leur nom l'indiquent ils sont vandales. eh oui les iberes appellaient les vandales "VANDALOS" en arabe le V n'existent pas donc c'est devenu "ANDALOS" le O en arabe se prononce OU, d'où ANDALOUS ( remarquez le S à la fin )
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Rachid 01/04/2009 18:11:57
Le cheikh Abdelhamid Benbadis, bérbère Sanhadji, disait.
CHAABOU ALDJAIR IMOUSLIMOU
OUA ILA AL3OUROUBA YAN TASSIB
MAN QUALA HAD 3ANE ASSILHI
AOU QUALA MAT FAQUAD KADHAB
Pas de places aux BAATHISTES.
Cela veut tout dire.
Vive l'ALGERIE et tout le peuple ALGERIEN.
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ILAQ ATSVEDEL TA3 SAH 31/03/2009 22:09:59
chater hassan, je suis d'accord que nous sommes tous Amazighs et que c'est les gens au pouvoir qui ont tout fait pour nous anéantir en nous imposant la langue et la religion asiatiques. Comme vous l'avez compris, nous sommes tous Amazighs mais pas tous musulmans. L'identité est unique mais les croyances sont nombreuses. D'où l'intérêt de la laïcité sans laquelle les intégristes islamistes continueront à nous dévorer avec leurs dents aiguisés fournis gratuitement par le pouvoir antialgérien. ULAC LVUT ULAC, ULAC SMAH ULAC
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blek 31/03/2009 21:10:25
à lamsatfa : le nom de kahina a été attribué par le général okba à celle que vous appelez pretresse (?) Son nom berbere est DIHYA. cordialement.
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blek 31/03/2009 21:10:25
entierement d'accord avec vous BOUKINSSIS seulement la citoyennete c'est pas le souci de ceux qui nous gouvernent. Oui il faut rayer de la constitution ces termes secesionniste. idem pour islam religion d'état. arabe langue nationale et officielle. interdire les haut parleur dans les mosquées. autoriser l'elevage du porc etc...enfin liberté totale comme aux etats unis que vous citez.
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Idir 31/03/2009 18:20:27
Monsieur lamsatfa, vous colportez des faussetés. Premièrement, les USA sont un mélange de peuples mais la partie dominante, anglo-saxonne, impose l'anglais et l'identité américaine (définie par elle) à tous, y compris aux indigènes (les Amérindiens). Ceci a pour conséquence de tuer complètement cette culture et les autres au profit d'une seule qui domine. Etes-vous pour ce genre de choses? Nous voudrions plutôt un pays où nos cultures, langues... vivent et s'épanouissent. Tamazight s'écrit, contrairement à ce que vous dites, au moyen de deux alphabets, le tifinagh (très très ancien), et le latin (pour l'écriture moderne). Je vous signale qu'on enseigne, écrit et publie en tamazight en Algérie au moyen du latin principalement (le latin est un alphabet qui est aussi adopté par les Turcs, etc.). Les Noirs d'Afrique ont leurs alphabets ainsi que de grandes civilisations anciennes, ce n'est pas le lieu d'en discuter ici. Les Berbères ont laissé non seulement de nombreux monuments et traces archéologiques (Tassili, etc.), mais ils ont été à la tête de l'Egypte pharaonique à plusieurs reprises (Mesher, Meghiey, Sheshonq, Osordon, Karomama...). Kahina n'est pas un grade mais une appellation arabe pour Dihiya, son nom amazigh.
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Idir 31/03/2009 18:18:32
Monsieur lamsatfa, vous colportez des faussetés. Premièrement, les USA sont un mélange de peuples mais la partie dominante, anglo-saxonne, impose l'anglais et l'identité américaine (définie par elle) à tous, y compris aux indigènes (les Amérindiens). Ceci a pour conséquence de tuer complètement cette culture et les autres au profit d'une seule qui domine. Etes-vous pour ce genre de choses? Nous voudrions plutôt un pays où nos cultures, langues... vivent et s'épanouissent. Tamazight s'écrit, contrairement à ce que vous dites, au moyen de deux alphabets, le tifinagh (très très ancien), et le latin (pour l'écriture moderne). Je vous signale qu'on enseigne, écrit et publie en tamazight en Algérie au moyen du latin principalement (le latin est un alphabet qui est aussi adopté par les Turcs, etc.). Les Noirs d'Afrique ont leurs alphabets ainsi que de grandes civilisations anciennes, ce n'est pas le lieu d'en discuter ici. Les Berbères ont laissé non seulement de nombreux monuments et traces archéologiques (Tassili, etc.), mais ils ont été à la tête de l'Egypte pharaonique à plusieurs reprises (Mesher, Meghiey, Sheshonq, Osordon, Karomama...). Kahina n'est pas un grade mais une appellation arabe pour Dihiya, son nom amazigh. Ouvrez quelques livres, ça vous évitera de déverser votre inculture ici.

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boukinssis 31/03/2009 18:09:47
Merci pour l'équipe du matin a leur tête Mr Benchicou pour cet espace...
Mr Mouhoub les chiffres ne peuvent pas être confirmés, , les observateurs de l’époque (chroniqueurs locaux, diplomates étrangers, voyageurs, géographes) n’indiquent pratiquement jamais les méthodes et les justifications de leurs évaluations, les autochtones ignoraient le recensement et l’enregistrement a l’état civil, sans oublier le nombre des victimes des massacre engendrés par les guerres et les deux épidémies de la peste noires médiévales Revenant a aujourd’hui, le pouvoir nous a fait vivre des décennies après l’indépendance a renier le berbères et a revendiquer l’arabité avec un acharnement sans équivalent contre l’histoire de notre chère Algérie, comme on a renié le juif et le chrétien etc… et aujourd’hui nos politicards usent du même stratagème en nous déclarant tous amazighs !!! nonnnn ce n’est pas la bonne voie cela engendrera des sentiments de malaises profonds, des douleurs morales, des sentiments de reflux et de division, .Les origines ethniques et l’appartenance religieuse doivent être bannis de notre paysage politique et de la constitution .Nul ne peut renier la présence de l’arabe, du berbère, et de l’andalous en Algérie et peu importe les proportions, pour ne citer que ces trois grandes composantes. Malheureusement, encore une fois, nous assistons a une prise du pouvoir par les andalous de l’ouest Algérien, encore une fois le régionalisme et l’appartenance ethnique triomphent dans les plus haut sommets de l’état …. La meilleur façon de vivre notre Algerianité avec toutes ses composantes est de commencer par faire disparaître ces trois maux de la constitution, islam, arabe, amazigh…des termes a connotation "raciste"et sécessionniste … ils servirons, en contre partie, a enrichir notre paysage culturel, ainsi nos enfants pourrons un jour devenir Algérien et aimerons leur drapeau et leur diversité …s’avez-vous que les américains achètent leurs drapeaux dans les grande surfaces pour les fêtes nationales ? S’avez vous aussi que dans la constitution des États Unis (USA) il n’est pas mentionné de langue officiel malgré la polimique de anglophones et ce par respect a la minorité hispanophone ? Alors que le Canada est au bord de la scission et ce pour avoir déclaré deux langues officielles dans la constitution, tout comme la France avec la corse et la Bretagne bien que la liste est très longue…Espagne, Italy, Belgique, suisse, etc… que seule la démocratie et les libertés collectives et individuelles font rempart a la division.

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lamsatfa 31/03/2009 17:52:39
Le débat sur la béberité ou l'arabité de la population Algérienne est dépassée, regardez les USA ;ç'est un mélange de peuples venus de toute part de la planète Terre y compris les autochtones, ils vivent ensembles et sont fiers d'appartenir à un même pays.Ce n'est pas l'appartenance à une race qui fait la force d'un individu mais ç'est son appartenance à une nation puissante et prospére comme les Etats Unis d'Amérique.Mais ils faut reconnaître que les seuls peuples sur Terre qui n'ont pas de langues parlées et écrites en même temps, ce sont les Bérbères et les Noirs d'Afrique si on fait exception des habitants de l'Amazonie.Les Anciens Bérbères commes les Noirs n'ont laissé aucun monument comme ceux des Egyptiens anciens, des grecs, des Romains et même ceux de l'île de Pâques:ce sont des peuples primitifs.Ils donnent le nom de KAHINA à leurs filles sans savoir que ç'est une appelation d'un grade dans la hiérarchie religieuse juive.La femme Bérbère qui s'est opposée à Okba Ibn NaFaa avait un nom propre et était prêtresse "KAHINA".Les Juifs d'Isrraël sont fiers maintenant de voir la statue de cette femme dressée au milieux d'une grande place à Khenchla et au bas de cette statue l'inscription "KAHINA".
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