"Ben Bella, Kafi, Bennabi contre Abane" en librairie samedi

Attendu depuis des mois, « Ben Bella, Kafi, Bennabi contre Abane les raisons occultes de la haine » écrit par Bélaïd Abane et édité par Koukou édition sortira en librairie samedi 25 février 2012.

Après les attaques de Ben Bella, Ali Kafi et Malek Bennabi contre Abane Ramdane, l’auteur répond aux détracteurs du défunt, sans haine, mais sans concessions. Témoignages inédits et documents à l’appui, il révèle les dessous des agressions récurrentes qui poursuivent l’homme de la Soummam jusque dans sa tombe.

Extraits de la 4e de couverture

On ne crache pas impunément dans le bleu du ciel !

Assassiné par ses « frères« , Abane Ramdane continue de hanter la mauvaise conscience de leurs complices. A ceux qui ont craché sur la tombe du martyr, l’auteur rend coup pour coup. De Malek Bennabi, on apprend que durant la Seconde Guerre mondiale, il était fonctionnaire de Vichy, travailleur volontaire en Allemagne, avant de purger deux années de prison pour collaboration avec les nazis. Après le déclenchement de la révolution algérienne, alors que le pays vivait au rythme des bombardements, du napalm, de la torture et des exécutions sommaires, celui qui deviendra le chef spirituel des islamistes « modérés » coulait des jours paisibles en Normandie en méditant sur « le phénomène coranique » !

A Ali Kafi qui révèle de prétendues « négociations secrètes » avec la France pour justifier l’assassinat d’Abane et surtout pour se mettre au centre des événements, l’auteur rappelle que l’ancien colonel de l’ALN n’a pas digéré son éviction du Congrès de la Soummam. Plus grave, selon les Moukhabarate égyptiennes, il aurait donné l’information qui a permis l’élimination de Zighout Youcef, tombé dans une embuscade de l’armée coloniale.

Il reste le contentieux historique entre Abane et Ben Bella. Deux personnalités complexes, deux caractères incompatibles, deux parcours différents, deux visions inconciliables de l’Algérie. Témoignages et documents à l’appui, l’on apprend que là où Abane avait résisté à la police coloniale malgré d’horribles tortures, Ben Bella s’était mis à table, sans contrainte, pour « donner » tout l’organigramme de l’OS, avant de « s’évader« , dans des circonstances obscures, de la prison de Blida. Membre de la Délégation Extérieure de la Révolution au Caire, il était le favori des Egyptiens, qui le préparaient à prendre le pouvoir. Le major Fethi Dib, son officier traitant et chef des Moukhabarate lui avait déconseillé de participer au congrès de la Soummam, où il risquait d’être jugé pour « haute trahison« .

Au-delà des frustrations et des querelles subjectives, les pourfendeurs d’Abane partagent la même haine de son projet d’une Algérie plurielle, moderne, démocratique et ouverte sur les valeurs universelles. Malgré les ratés de l’indépendance et l’impasse structurelle du régime, la régression n’est pas une fatalité. Et si la célébration du cinquantenaire était le déclic qui va réhabiliter le rêve soummamien des pères fondateurs ?

« Ben Bella, Kafi, Bennabi contre Abane : les raisons occultes de la haine » de Belaïd Abane

Chez Koukou éditions. Prix : 600 dinars, 220 pages

8 commentaires

  1. à la Mémoire du père fondateur de l'Etat algérien.
    d'abord je voudrai rendre un grand hommage à Abane RAMDANE pour son sacrifice suprême et ses valeurs universelles, et ses idées d'une algérie meilleurs et prospère. je tiens aussi à remercier belaid p son livre, en fin, à présenter toute ma sympathie et ma gratitude à sa famille qui a subi des offenses démesurée de la part des traîtres qui détiennent le pouvoir.
    en effet, quoi qu'on fasse pour calomnier la mémoire d'un homme glorieux finira par tomber à l'eau, car la vérité jaillira ou on s’attendra pas. tout les algériens doivent savoir que Abane RAMDANE a été lâchement assassiné par ses frères, en l'occurrence BEN BELLA, boussouf et BOUMEDIENNE. l'histoire doit clarifier ça p déshonorer ces personnes à jamais dans la mémoire des générations future, et afin que leurs noms restent attachés à la plus grande trahison qu'a subi l’Algérie indépendante.
    je suis pour que leurs nom soient effacés des mémoire scolaires et d'histoires à jamais comme boukhoss le soit p son acte contre le glorieux jugurtha
    je finis par cette fameuse citation " on peut tromper quelqu'un toute les fois, mais jamais on tempera un peuple tt les fois" allah yerham nos homme glorieux et surtt abane ramdane.

  2. Abane à été tué par des renégats pas ses frères, ses frères sont mort comme lui assassinés et trahis par des hypocrites, des traites et des lâches qui ne s'attaquent qu'aux gens désarmés même après 1962. Benabi est un fasciste qui croit à la supériorité de la race arabe. Ben Bella un opportuniste qui sert qui le flattent et qui à été…. . Kafi est un ex colonel qui à su sauver sa peau de la pacification française, il est sûr que les services français qui ont éliminé tous les chefs politiques et militaires du FLN/ALN ont épargné Kafi pour des raisons qui restent obscures. Abane est l'étoile qui illuminé le FLN, les autres les ténèbres de cette Algérie martyre. de grace quand vous citez Abane ne citez que ses frères benmehidi, boudiaf, zighout amirouche lotfi etc…

  3. L'Algérie de Abane et de Ben M'hidi reste pour l'instant un rêve. Nous rêvons tous et toutes de cette Algérie Algérienne , fière de son histoire. Une Algérie forte par et pour ses enfants.
    Elle restera un rêve tant que ceux qui ont assassiné le père fondateur, leurs complices Egyptiens et leurs donneurs d'ordre Français continueront à avoir la main mise sur cette Algérie.
    Tout comme Oziris Dzeus, cessons de dire que Abane fut assassiné par ses frêres. A-t-il été assassiné par Ben M'hidi? Amirouche?, Mohamed Boudiaf? Khider, par son staff notamment le regretté Sedik Ben Yahia?, par le Cdt Zaamoum? Tous ces patriotes qui sont ses fêres? non, non et non. Il a été assassiné par des Marocains avec la complicité du traitre Boukharrouba devenu colonel sans avoir tiré une seule cartouche.
    Le jour on cessera de donner des noms de traitres aux Monuments d'Algérie (Aéroport d'Alger, Place Emir Abdelkader), ce jour là, je saurais que l'Algérie est indépendante de la main mise de la France coloniale et de ses gourous égyptiens.
    En ce jour du 23/02/2012 Ben Bella, le président marocain de l'Algérie indépendante agonise et je déclare aujourd'hui "bon debarras, qu'il aille au diable"

  4. Bonjour
    Voir cette photo d'Abane, Ben M'hidi et le colonel Sadek, un photo des grands hommes.

  5. Petite mise au point : Des bulletins spéciaux quelque peu alarmants arrivaient du Maroc et sont portés à la connaissance du chef du FLN, Abane Ramdane. Ils relataient les difficultés qu'avaient les Algériens à activer et à se réunir dans le royaume chérifien. Ils disaient que la police marocaine faisait dans l'excès de zèle et se permettait d'arrêter ou d'interdire tout déplacement aux révolutionnaires algériens stationnés dans ce pays. Cela était bien sûr complétement faux. Il fallait juste mettre Abane en condition et l'amener à réagir. L'authenticité des messages et la véracité de leur contenu était garantie par Krim Belkacem. Ce dernier s'est réuni quelque temps auparavant avec Boussouf et Bentobal et il a été décidé d'éloigner Abane du terrain des opérations en l'emprisonnant dans un pays voisin. Le choix s'est porté d'abord sur la Tunisie puis Boussouf suggère que les prisons tunisiennes n'étaient pas assez sûres. Une évasion ou une bévue étaient toujours possibles. On opta donc pour le Maroc. Krim Belkacem croyait sincérement que Abane allait être emprisonné et ça ne le dérangeait pas puisqu'il était clair qu'il fallait faire quelque chose contre Abane si on ne voulait pas que le civil commande au militaire conformément aux résolutions du congrès de la Soummam. Abane arrive donc au Maroc en compagnie de Krim. Il avait un rendez-vous fictif avec le roi qui est supposé le recevoir dans son palais. À leur arrivée à l'aéroport, alors que Abane était occupé à récupérer les bagages, Boussouf qui les attendait sur place, avertit Krim qu'il n'était plus question d'emprisonnement et que la mise à mort a été décidée avec le consentement de quelques haut-gradés et de … Ben Bella. Krim aurait pu faire quelque chose à ce moment-là, avertir Abane de ce qui l'attendait par exemple. Il n'a rien fait. Quand la voiture dans laquelle a pris place Abane s'arrêta à proximité d'une ferme, ce dernier se rendit compte du traquenard, mais il était trop tard. D'après Krim, l'un des gorilles de Boussouf a pratiqué une prise de judo et a complétement immobilisé Abane. Il a donc été trainé à l'intérieur et exécuté avec sang-froid, par étranglement. Krim assure qu'il était resté dehors et qu'il avait peur pour sa vie. Il faut peut-être souligner que Krim a fait ces révélations après l'indépendance, alors qu'il était complétement écarté des centres de décision. C'est comme ça que notre Abane est mort. C'est comme ça que notre Algérie est morte.

  6. Ce ne sont pas ces frères qui l'ont assassiné ce sont ces ennemis les militaires

  7. Savez vous que Abane Ramdhane pendant apres son arrestation à Oran le 31 mars 1950 et fut transféré à la prison d'Akbou pour y être torture et suspendu grace à un batton entre les genoux et les articulations du coude plie en deux durant 45 jours ?! il était responsable de toute la région de Setif ( ex petite kabylie allant de la region du Djurdjura -Bouira- à Bejaia, Kherrata, Bordj, region de Msila et enfin Setif…il n a pas soufflé un seul nom. pourtant on pourrai citer plusieurs responsable de l'OS de village qui sont restés en vie et qui peuvent apporter leur temoignage mais Ben Bella a tout donné et signé des pv dans les commissariat colonialiste sans même qu'on lui pose de question, ceci est la preuve que c'est un agent de la France coloniale auprès des militants nationaliste, les vrais. Autre information abane avait créé en Libye une caserne d'entrainement militaire pour les futurs cadres de l ALN grace à l'aide du roi de l'époque de Libye, d'origine algérienne, les Snoussi.

  8. De quoi s’agit il j’aurais aimer que monsieur Abane nous écrive un livre intitulé : «Boussouf, Krim et Bentobbal contre Abane » où il nous expliquera le pourquoi de la décision d’élimination de Abane par ces révolutionnaires , l’avis de benbella et de kafi sur cette question demeure secondaire , car je pense que la décision d’assassiner Abane , un leader de la révolution ,est plus grave et plus importante que les opinions que faisaient kafi et benbella sur Abane..mais là ou je me pose des questions : que vient faire bennabi là dedans? bennabi , un penseur ayant à son actif une trentaine d’ouvrage dont certains inédits ; des dizaines d’articles de presse depuis les années 40, une position critique a l’égard des actes et des hommes depuis les années 30 .quel est le lien de bennabi avec Abane, une phrase lancée comme ça pour illustrer une idée sur le processus révolutionnaire dans son bouquin « le problème des idées » parue dans les années 70….Cela doit être pour des raisons commerciales car l’avis de Kafi et de Benbella sur Abane , intéresse peu de gens , on le connait et on s’en tape après tout pour une raison simple : les trois hommes n’avaient pas la même vision sur la manière de diriger la révolution. L’auteur veut nous faire croire que finalement l’histoire se passe entre Bennabi et Abane alors que non : l’histoire est bien entre Abane et certains dirigeants de la révolution sur le fond … Mais passons attendons que l’auteur nous dévoile la vraie histoire. Revenons à Malek Bennabi :
    Ainsi donc, les arguments de l’auteur sur la position de Bennabi sont les suivantes : il a collaboré avec les nazis, il a une thèse sur la colonisabilité et il critiquait tt le monde dont Messali el Hadj…
    Concernant la colonisabilité , bennabi n'a pas dit que nous somme colonisés par ce que nous sommes colonisables et que c'est une fatalité , il a bien dit qu' à une certaine époque , le monde arabo musulman dont fait partie l'Algérie réunissait une série de tares qui faisait de lui une proie au colonialisme et qu’il faut surmonter ces tares pour renaitre , il n'aurait pas écrit les conditions de la renaissance qu'il a adressé aux algériens s'il ne croyait pas au capacités de son peuples. S’agissant des critiques qu’il a eu pour Messali , bennabi a exprimé ce qu'il pense des méthodes de ce leader politique , il a notamment exprimé sa critique à l'esprit du zaimisme instauré par cet homme , tout en reconnaissant son combat.. bennabi a été critique là ou il pensait qu’il fallait s’exprimer ;ces positions restent discutables, il a même critiqué l’association des oulemas quand elle s’est associée aux politiques s’étant déplacés à paris lors du congrès musulman de 1936 en leur reprochant notamment de quitter leur terrain éducationnel pour le terrain politique.
    Enfin pour l’accusation de collaboration (il s’adresse à qui l’auteur) Bennabi a été emprisonné en France et a été acquitté pour cette accusation mensongère, mais au fait combien d’Algériens innocents emprisonnés dans les prisons coloniales à l’époque ?

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