Gag ou affirmation sérieuse ? Pour Temmar « l’Etat n’a plus d’argent »

M. Abdelhamid Temmar, peut se targuer d’avoir dérouté tout le monde lors de sa réunion avec les investisseurs et les universitaires de Constantine mercredi dernier. « L’Etat n’a plus d’argent ! » a affirmé le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, proche de Bouteflika. Et d’expliquer : «Tout ce qui a été gagné de la flambée des prix du brut est engagé en termes de dépenses publiques destinées à la construction des infrastructures du pays, soit 80 milliards USD sur les 140 prévus pour le programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République. L’Etat n’a plus d’argent. Et si le prix du baril baisse à moins de 60 dollars, nous n’arriverons pas à financer le reste de ce programme».

Toutes les « réserves » se sont donc évaporées et il ne faut donc plus compter sur l’Etat !

Pire : à tout moment, on risque de sombrer dans la disette !

Se peut-il que des dizaines de milliards USD se soient volatilisées en « investissements » que personne n’a réellement vus ? Volées, dilapidées, dissimulées ?

Abdelhamid Temmar prend soin de ne pas parler de trois choses capitales : la mauvaise gestion des deniers publics, l’opacité qui entoure les comptes publics dans un contexte de grande corruption et, d’autre part, le remboursement anticipé de la dette extérieure, décision critiquée par tous les grands économistes. Pourquoi avoir remboursé la dette par anticipation pour ensuite déclarer faillite ?

Il faut, selon lui, rendre compétitives les entreprises algériennes et booster la croissance de l’économie nationale, régulée jusqu’ici par les dépenses de l’Etat.

Une affirmation qui va faire couler beaucoup d’encre…

L.K.

8 commentaires

  1. Ils préparent l’opinion publique au plus grand hold up du siècle. En 1986, l’ex premier ministre Abdelhamid Brahimi, alias Abdelhamid La Science parlait d’un détournement de 26 milliards de dollars. Cette fois-ci, la cagnotte est plus grosse. 100 milliards de dollars. Qui dit mieux! Cela me rappelle  »la Valise », ce jeu radiophonique des années 80 animé par Jean Pierre Foucauld.sur France inter si je ne m’abuse. Triste pays!

  2. il faut aller a Geneve ou Zurich pour trouver l’argent de l’algerie et voila aussi le resultat de leur incompetence ils veulent une guerre civile pour partir en douce qu’ils degagent vite et tres vite

  3. Quand on est incompetent on en arrive à ce genre de déclarations, Le ghaita band de Fakhamatou est pret à tout pour justifier son échec….Mais ne vous inquiéter pour eux à la premiere crise ces gens là sont prets à partir il y a quelque chose de bon à etre un binational…

  4. " L’Algérie n’a plus d’argent…".Je rejoins volontier le propos de Larbi Chelabi.Cette phrase est un enième tour de passe-passe pour justifier la "disparation" soudaine de milliards d’USD. Alors Etudiants en manque de logements universitaires décents, Jeunes Gens qui n’attendez que du travail, Familles qui avez du mal à boucler vos fin de mois, Villageois qui reclamiez depuis des lustres des infrastructures dignes de ce nom, vous avez compris : inutile de demander des sous à l’Etat, il n’en à plus le pauvre !
    Message reçu 5/5 Mr. Temmar

  5. Temmar a sûrement raison. C’est pourquoi, il est urgent que lui-même et les décideurs qui l’ont adoubé démissionnent pour éviter à l’Algérie d’être de nouveau en faillite.
    L’opinion a été bernée par l’envolée des prix du baril, mais on n’a pas tenu compte de la dévaluation du dollar. Les 90 dollars par baril de 2007 sont à peu près équivalents au prix du début des années quatre-vingt. De plus, si la population a doublé en 25 ans, fort heureusement, le volume d’hyrdrocarbures exporté a lui aussi doublé, si bien qu’en termes de PIB par habitant, l’Algérie se situe à 3000 dollars, un chiffre équivalent à celui du début des années quatre-vingt. L’Algérie n’est donc pas plus riche aujourd’hui qu’elle ne l’était au début des années quatre-vingt.
    Or qu’avait fait le pouvoir de l’époque avec la manne pétrolière ? Le PAP (programme anti-pénuries), des dépenses de prestige (Riad El Feth et autres) et des investissements dans les infrastructures. On connait la suite …
    Qu’a fait le régime actuel avec la manne pétrolière : importations massives de biens de consommation (4, 5 milliards de dollars de produits alimentaires, sur les 22 milliards d’importations annuels!), dépenses de prestige( projet de grande mosquée et autres) et programme d’investissement dans les infrastructures? La même politique que celle sous Chadli, avec inévitablement, à la clé, les mêmes conséquences, c’est-à-dire une faillite très probable. Dès que le marché pétrolier va se retourner (peut-être dès 2008), la situation deviendra intenable.
    L’idée même du plan de soutien à la relance économique est une idée chimérique. Outre le fait que certaines écoles d’économistes ne croient pas du tout aux politiques de relance y compris dans des économies bien établies, l’idée n’est même pas envisageable en Algérie. Car il faut bien comprendre que l’Algérie n’a quasiment pas d’économie au sens propre du terme (économie de production) mais seulement un système de redistribution de la rente pétrolière. Les politiques de relance ne se conçoivent que dans une économie véritable, entrée en récession (croissance négative) pour donner un coup de pouce à la croissance. Ce n’est pas le cas de l’Algérie. Pour donner un exemple trivial, si un sportif de haut niveau connaît un moment de faiblesse, on peut éventuellement lui administrer des dopants pour qu’il retrouve la forme et améliore ses performances, mais on ne fera jamais du citoyen lambda qui n’a jamais pratiqué de sport un athlète olympique.
    C’est pourquoi le PSRE est voué à l’échec.
    Il aurait fallu plutôt faire les réformes indispensables pour jeter les bases d’une véritable économie productive en luttant contre toutes les situations de rente. En particuler, il aurait fallu cesser de financer à perte les entreprises publiques déstructurées et les clientèles du pouvoir et réorienter le crédit bancaire vers les opérateurs privés honnêtes, notamment les cadres issus du secteur public, et les jeunes diplomés porteurs de projets, de manière à développer le réseau des PME-PMI. Mais, il ne faut pas rêver, tant que le pouvoir algérien est ce qu’il est …

  6. On a les gouvernants qu’on mérite.
    Le salut des peuples vient généralement de son élite. De quelle élite dispose l’Algérie aujourd’hui?
    Une alternative crédible est inexistante. La réforme de la constitution passera et nous aurons le premier empire folkolorique, c’est quasi certain. Il ne faut pas réver en couleur, Il n’y a aucun espoir. Le pouvoir en place est le chargé de mission de la mafia mondiale et il sera maintenu en place (indépendamment des personnes) tant qu’il y aura une goutte de pétrole dans le sous-sol. Nos intellectuels sont des opposants de salons en attente d’offre qu’ils ne sauraient refuser. Les exemples ne manquent pas. Une violence chronique sert à maintenir cet état de fait. Cela m’amuse qu’on on parle de PAP de Chadli. Tout le monde n’est t-il pas complice? N’avez vous pas vu le valeureux peuple algerien faire la queue des heures et des heures pour une boule de fromage rouge ? est -ce que c’est chadli qui les a poussés? jusqu’a aujourd"hui la frenesie des achats de babioles, de chiffons, du camembert President, n’a pas diminué d’un iota. Un peuple qui veut uniquement paraitre (regardez nos mariages), assouvir le ventre et le bas-ventre, regardez autour de vous. Mêmes nos pélerins de 70 ans consacrent 80% de leurs temps à acheter à trimbaler des malles de 2 fois leurs poids. Il y a des signes qui ne trompent pas: peuple inculte, materialiste, exclu de la mondailisation utile par une emprise feroce d’une culture francophile complètement déclassée dans le monde. Un haut irresponsable algérien a dit à propos des pseudo intellectuels et à juste titre: ‘Ils viendront tous à la soupe un jour’.

  7. Ce n’est pas un gag car Bouteflika soucieux d’un 3ème mandat, de sa mosquée et du mythique million de logements voulait des projets visibles à court terme même s’il y a pas d’emplois à la clé. Uniquement du prestige.
    Voir le soir d’algérie d’aujourd’hui (30/12/2007) ou
    http://eldzayer.unblog.fr

  8. Malheureusement, si sa continu ainsi, c’est ce qui arrivera. et la sa sera un vrai merdier. Une révolution est voué à l’échec dans le contexte actuel. Car, le peuple ne croix plus personne. l’Algérie (le peuple algériens) est dans un tel état qu’en dirai, que le peuple fait face à une dépression collectif; alors tout le monde essaye de s’accrocher à ce qu’il peut. Certains, comme le dis si bien Arbi: au morceau de formage rouge, d’autres, à leurs nouveau téléphone portable ou à leurs nouvelle voiture. frénisi de la consommation. Il faut dire que l’esprit humain, n’a jamais était conçu pour évoluer dans un environnement totalement relatif. Alors certains, ce réfugie dans le matérialisme, et d’autres dans l’extrémisme, et une petite minorité (les gens qui prennent la peine de commenté l’actualité de leurs pays entre autres), ce demande, comment résoudre une équation aussi compliquée (difficile à comprendre et surtout à résoudre). Car, nous n’avons pas à faire à un problème complexe (qui contient plusieurs éléments) mais bien compliqué. Tout le monde, mise à part nos cher politicien, essayent tant bien que mal de simplifier l’équation. Car en réalité elle est truffé de faut problème. Hérité par une classe de politiciens d’un autres âge. Donnée moi un seul député de moins de 40 ans??? et qui à fait des études supérieurs. personnellement j’en connais pas.

    Est ce que le peuple est entrain de divagué ? oui. faut dire aussi que pour lui ouvrir les yeux, il faut avoir des moyens de communication, qui permettrait à une oppositions démembrées de parler, communiquer.

    Personnellement, je pense que les choses ne se font pas en un jours. Je vous l’accorde, le raisonnement collectif du peuple est encore loin d’être notre peuple. Car, il faut l’avouer, c’est de là que viendra le salut de l’algérien. et non pas en s’expatriant ailleurs. la question qui se pose, naturellement, dans ce cas est comment faire en sorte de faire évoluer les choses. de mon avis: les médias joues et jouerons un rôle centrale dans ce processus. Tant que les médias lourds, tel que la télé et la radios, ne seront pas libéralisés dans notre pays, Le peuple, continuera, à être ignorant de la situation. Les dinosaures qui nous dirige le savent très bien, et c’est pour cela, que 40 ans après l’indépendance. nous n’avons tjrs pas de chaîne privées.

    Mise à part les gens qui ont pris la peine de lire ce journal, pensait vous que le reste des algériens connaissent la vrai situation. Je ne pense pas. Les commentaires de Temmar, tomberont dans l’oublie d’ici quelques heures. jusqu’au jours, ou nous serons dans la même situation de l’argentine il y’a de cela qlq temps, ou elle a fait fait faillite du jours au lendemain.

    Un deuxième point qui me parait intéressant est le fait, qu’il n’y ait plus d’espoir avec la classe politique actuel. Un nettoyage générale de la classe politique est nécessaire. Seul une nouvelle classe politique. avec un tant soit peu de morale et de connaissance saura faire bouger les choses.

    Faire le tours de la situation dans notre pays, prendrai plus d’une vie sans doute. Il aurait été intéressant d’avoir l’avis d’un sociologue sur la situation du peuple. je ne me souviens plus ou j’ai lus un truc, sur la manière dont les révolutions ce dessine. Il paraîtrais qu’elles suivent un schéma plus ou moins établie. L’étape qui ma tapé dans l’œil est le Stand alone complex. Stand Alone Complex, désigne les deux forces contradictoires qui s’exercent sur tout individu : d’une part, la volonté d’affirmation de soi (stand alone), d’autre part, la volonté de s’intégrer dans un ensemble plus grand (complex). Ce mécanisme est décrit par Arthur Koestler dans Le cheval dans la locomotive (titre anglais : The Ghost in the Machine (1967)).

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