Nous étions en hiver et il tombait sur le jardin une pénombre glaciale. Chadli, attristé, caressait des plantes. « J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika… »
Par Mohamed Benchicou
Puis, après un instant de silence. Ce fut l’une des dernières fois que Chadli Bendjedid se laissa aller à critiquer le président Bouteflika. Il ne le fera de nouveau qu’en 2009, lors d’une conférence à Tarf où il conspuera « ceux qui ont juré sur le Coran de respecter la Constitution et qui ont fait l’inverse ». Chadli avait cru utile d’ajouter : « Je ne suis pas de ceux-là. »
« Il me parvenait de toutes parts le compte rendu des médisances qu’il proférait contre moi, dont certaines devant des étrangers… »
Chadli se souvint de la première mission de Bouteflika en tant que ministre conseiller.
« Je l’avais chargé d’un message au président du Yémen du Sud qui était en conflit latent avec le Yémen du Nord. L’hôte yéménite, qui ne connaissait rien de moi, a voulu en savoir plus auprès de Bouteflika. Ce dernier, pour toute réponse, eut un geste désolé : ‘Que voulez-vous que je vous en dise, Monsieur le Président ? Son nom est suffisamment éloquent’. Le président yéménite, en me rapportant ces propos quelques jours plus tard lors d’une visite à Alger, a eu ce commentaire : ‘Essayez de mieux connaître ce ministre avant de lui faire confiance’. »
« Et où est la gratitude ? Tu sais, Mohamed, je ne me suis jamais fait d’illusions sur la gratitude des hommes, mais quand même, Bouteflika, lui qui me suppliait de lui éviter la prison… Oui, je savais qu’il faisait tout cela pour rester à l’intérieur du pouvoir et pour s’éviter le jugement à propos des fonds des Affaires étrangères qui avaient été détournées entre 1965 et 1979… Ce que j’ai fait pour lui, je ne l’avais fait pour personne. »
Chadli raconte que dès sa prise de fonction, il avait demandé à Bouteflika de rembourser les sommes qui avaient été détournées et placées dans des comptes en Suisse, en joignant tous les justificatifs. Il l’avait chargé de prendre attache avec Mohamed Seddik Benyahia, alors ministre des Finances pour régler l’affaire au plus vite. Mais il ne remboursera que dix pour cent du montant demandé et sans joindre les justificatifs. Nous avions comparé avec les chiffres qui étaient en possession des services de renseignement et avions découvert qu’il manquait presque 6 milliards. J’ai alors donné mon accord pour le déclenchement de la procédure judiciaire… (1) »
Il observe un moment de silence, puis ajoute d’un ton grave :
« Mais j’étais intervenu pour qu’il ne soit pas emprisonné… J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika… » Ce fut ainsi que Bouteflika obtint de Chadli l’assurance qu’il pouvait rentrer au pays sans être inquiété. Les mesures conservatoires prises à son encontre dans le cadre de l’enquête judiciaire seront levées une à une. « Je lui avais rendu son passeport diplomatique et lui avais rétabli son traitement de haut fonctionnaire. Il avait récupéré tous ses biens grâce à moi… »
Bouteflika négocia, en effet, avec succès la restitution de sa villa de Sidi Fredj confisquée par le wali de Tipaza et gendre de Chadli, Kaddour Lahoual. Il bénéficiera ensuite d’une somptueuse demeure de 22 chambres située sur les hauteurs d’Alger, Dar Ali Chérif, en compensation d’une villa qu’il occupait avant que l’Administration ne l’affectât à Messaoudi Zitouni, ancien ministre et président de la Cour des comptes.
J’ai gardé de Chadli l’image de l’homme déchiré. Il personnifiait un trouble singulier : comment se prévaloir d’un régime qui a pris le pouvoir par la force en 1962 et s’étonner qu’il fut aussi hégémonique, autoritaire et impitoyable ? Chadli, comme Zéroual après lui, était un militaire qui voulait faire « évoluer un système illégitime » non pas en le bannissant mais en le réformant de l’intérieur. Du reste, c’est sous le règne de deux militaires, Chadli et Zéroual, que la Constitution du pays a été amendée pour se baser sur le pluralisme et la représentativité, essentiels pour s’engager dans un processus de transition démocratique. Sous Chadli, elle reconnaît et garantit le droit de créer des partis politiques (art.42) et des associations (art.4), y compris syndicales. Sous Zéroual elle abolit le pouvoir à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à deux mandats (art.74).
Et ce fut sous le règne d’un civil que l’Algérie retourna à une Constitution qui élimine l’alternance et consacre le pouvoir à vie, que fut décapité l’embryon d’ouverture démocratique en Algérie, que la société fut réduite au silence, que l’islamisme fut réhabilité, la Constitution foulée aux pieds, la corruption généralisée…
Chadli et Zéroual ont préféré démissionner plutôt que de s’attaquer à l’armée. Le « civil » qui a pris le relais, a démantelé l’armée…
Comparant le civil Videla aux caudillos (dictateurs latino-américains typiques) le poète chilien Pablo Neruda écrira : « Il y a chez le Bolivien Melgarejo ou chez le Vénézuélien Gómez des filons telluriques faciles à détecter. Ils sont marqués du signe d’une certaine grandeur et semblent obéir à une force à la fois désolée et implacable. Ce furent de vrais caudillos, qui affrontèrent les batailles et les balles. González Videla, au contraire, fut un produit des magouilles politiques, un frivole impénitent, un faible qui voulait jouer les durs. Dans la faune de notre Amérique les grands dictateurs ont été des sauriens géants, survivants d’un féodalisme colossal sur des terres préhistoriques. Le Judas chilien apparaît, lui, comme un apprenti-despote et à l’échelle des sauriens ses dimensions ne dépassent pas celles d’un venimeux lézard. Pourtant, il fit ce qu’il fallut pour abattre le Chili ou tout au moins pour l’obliger à régresser dans son histoire. Les Chiliens se regardaient rouges de honte, sans bien comprendre comment ils en étaient arrivés là. » (Pablo Neruda, J’avoue que j’ai vécu, (pp.264-265)
La nuit tombait sur Alger. Chadli parlait toujours de Ferhat Abbas, de morale et de démocratie. J’avais l’impression d’avoir devant moi une illusion aux cheveux blancs. Chadli incarnait notre impuissance : ce pouvoir ne changera pas avec de bons sentiments.
J’ai emporté de Chadli l’image d’un malaise qui ne m’a plus jamais quitté.
M.B.
(1) Le 5 janvier 1979, soit une semaine à peine après le décès de Boumediène, Bouteflika remet au Trésor public un chèque libellé en francs suisses d’une contre-valeur de 12 212 875,81 DA tiré de la Société des banques suisses à Genève. Il ne rapatriera pas d’autres sommes, ce qui irritera fortement les autorités qui s’estimaient fondées à considérer ces légèretés comme une marque de mépris à leur endroit. Le chèque remis par Bouteflika était, en effet, loin de correspondre aux chiffres que détenaient les services de renseignements de Kasdi Merbah : Bouteflika aurait « oublié » de s’expliquer sur la disparition de 58 868 679,85 DA. La Cour des comptes le lui rappellera dans l’arrêt qui sera prononcé le 8 août à son encontre et qui, précisément, « met en débet Abdelaziz Bouteflika pour une somme dont la contre-valeur en dinars représente 58 868 679, 85 DA et qui reste à justifier. » La Cour explique que ce montant « est l’aboutissement des longues investigations de l’institution tant au niveau de la Trésorerie principale d’Alger qu’à celui du ministère des Affaires étrangères et tient compte notamment du rapatriement par M. Abdelaziz Bouteflika au Trésor public de la contre-valeur en dinars de la somme de 12 212 875,81 DA. »
Lire aussi :
– Ce que m’a dit Chadli : « Je n’ai jamais eu de sympathie particulière pour le FIS… » (I)
– Ce que m’a dit Chadli : « Ah, il parle, il parle, maintenant Nezzar… » (III)
– Ce que m’a dit Chadli : « Bouteflika… s’est mis au garde-à-vous devant moi » (IV)




Pour faire peter un crapeau, donnez lui une cigarette, allume'e(vous attendez pas qu'il l'allume tout de meme)
Pour faire avouer un voleur, interrogez-le.
Pour faire parler un terro, executez-le
Pour les mecrayants, l'interrogation
pour les abrutis, la confession.
Vous ferez un bon pretre monsieur Damo.
bref, Bouteflika aurait un super patriote, s'il y en avait. I a agit avec justesse dans le systeme en place. Merci de confirmer, que la justice n'est pas une histoire de lois, mais de coquicinnage.
Tout compte fait, ceux qui condamnent Bouteflika sont vraiment ingrats. En mettant ce systeme de corruption sur steroides, il est arrive' a faire chanter tous ces corbeaux, faire dancer tous ses singes, et meme a faire chanter les corbeaux !
Fin de compte, meme a soigner contre l'abrutisme islamique, s'il n'en avait pas abuse', personne n'y aurait reagit. A savoir si meme si histoire de mazighation officielle, n'est pas juste un truc, comme bras d'honneur a ses ex-hotes d'Arabie !
Je m'en fiche de la personne, tout compte fait il n'a exerce' de pouvoir que depuis 2009. Avant ca, il a amplifie' les deguats de vrais felons, Kabyles et Chaouis. En fin de compte, c'est ca – les Oranais ne sont que la resultante de la veritable bataille entre les 2 chitanes de l'Est-Sinon, tout cela n'a raison d'etre.
Je préfère ne pas réagir à cet article, je dirais des choses déplaisantes d'un homme qui n'est plus parmi-nous, je dis simplement sur ce qu'il aurait dans cet article,
IL A EU TORT D'AIDER UN TRUAND, ET UN IMBU DE SA PERSONNE.
Bonjour
"Oui, je savais qu’il faisait tout cela pour rester à l’intérieur du pouvoir et pour s’éviter le jugement à propos des fonds des Affaires étrangères qui avaient été détournées entre 1965 et 1979."
"J’ai alors donné mon accord pour le déclenchement de la procédure
judiciaire".
"Mais j’étais intervenu pour qu’il ne soit pas emprisonné".
"J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika". Murmura t'il !!!! (nous aurait dit Fellag). Donc apparemment, ce poltron qui a servi de président à un "Etat" encore plus Poltron, et ce plus d'une décennie durant, était propriétaire, procureur de la repoublic, juge et même comptable. Tout à la fois. "All in one" ou "All included" comme disent les agences de voyages !! ?? Le bougre voulait même des justificatifs.!! En termes de droit, cela s'appelle; "Association de malfaiteurs". Et comme la "H'kaya" se déroulait au sommet d'une république bananière, celà s'appelle in fine; "haute trahison". Avec tous les regrets du monde et de l'univers que je vous dois " A3mi Moh", je suis parmis ceux qui n'ont absolument rien compris au sens et objectif de votre demarche sur ce sujet . Je suis de ceux à qui ont gardé de ce poltron fait président, une image de honte d'avoir existé à son époque et de désespoir de constater les dégats et le tort causés par ce fada idiots et tous ses semblables. S'il vous plait, de grâce, passont aux choses sérieuses "A3mi moh". Rabah Benali
…"J’étais intervenu pour que Bouteflika ne soit pas emprisonné" protéger un écumeur de reliquats ,une autre faute grave de Chadli aprés bien d'autres comme celle d'enteriner l'exécution à l'aube de l'indépendance du colonel Chabani le plus jeune colonel de la révolution. Celle de cautionner un processus électoral complètement falsifié et anti-démocratique ( instrumentalisation de la religion et fraude massive ) de 1991 qui a abouti à la victoire du FIS aux législatives. Il a semé tous les ingredients d'une bombe à retardement : l'islamisme politique qui a provoqué le désastre de la décennie 1990 jusqu'à l'assassinat en direct de son successeur le Président Boudiaf.
"Mais j’étais intervenu pour qu’il ne soit pas emprisonné".
Mais pourquoi donc ?
Pour moi il a voulu le phagocyter pour s'en servir.
Chadli, lui a évité la prison, c'est une faute grave, il s'est rendu complice de cette imposture, par laquelle, Bouteflika, pourrit la vie des algériens, même malade, il ne veut pas nous lâcher.Son retour aux affaires en 1999 a été une catastrophe nationale, car, son but n'était pas de sauver l'Algérie, mais de l'enfoncer d'avantage, en prenant sa revanche, sur ceux qui l'ont écarté en 1979 et sur le peuple algériens, qu'il veut soumettre a son dictat, en pérennisant un système corrompu et opportuniste. On peut dire, qu'il pris exemple sur Chadli, qui l'a protégé, en protégeant a son tour, Chakib Khellil, Saidani et tant d'autres.De cette façon, il ne restera pas seul a trainer les"casseroles" de voleur.
Sipassopible !
Je n’ai jamais vu Benchicou pisser autant de vinaigre et attraper autant de mouches !
Benchicou, dar lkoum échène de vous livrer ses premières éjaculades, de ce qui constituera plus tard la nouvelle théologie, et pour vous ce n’est que vernaculades ?
Yakhi les intégristes littéralistes yakhi !
Mehsouv, Benchicou il ne sait pas se tromper d’erreur volontairement nagh placer les poux de la tonsure , là où vous autres les attendeurs de Mahdi n’iraient pas les débusquer ?
Ipitite que c’est lui le nouveau prophète du Mahdi et que les prêchi prêcha ça eut payé et que thoura on ne cherche plus des suivistes mais des chasseurs qui ne suivront plus le guide mais leur proie, mais le résultat c’est kifkif barricou !
Vous êtes tombés dans le piège de la diversion, ya din qessam. On ne vous demande pas d’avoir du respect pour votre propre intelligence, mais n’insultez pas kamim celles des autres, ya boureb !
A kwa serviront tout les exégètes en poste ou en formation si on vous livrait la thèse, l’antithèse et la synthèse en même temps.
Vous avez lu le Coran, yakhi ? Si, vous, vous vous mettiez à le feuilleter vous n’entraveriez que pouic.
"El Birou Al-walidin", ce n’est pas une révolte anti oedipienne ou un traité sur la bureaucratie, ow!
Benchicou ne se lit qu’avec la foi, bande de mécréant !
Je vous rappel que Chadli, n'est pas un Oranais, il de l'est, pas de l'ouest.
Chadli, helas le debut du commencement de la deliquescence de l'Algerie.
Si l'on devait ne retenir qu'un seul mérite à ce témoignage en cinq parties, ce sera celui d'avoir suscité le débat, et quel débat!
Un débat plus que périphérique puisque nous autres lecteurs avons plutôt discuté de l'opportunité (ou non) d'un tel témoignage, et non de son contenu. J'étais d'ailleurs parmi les premiers à m'engouffrer dans cette brèche.
Ceci pour dire à certains que tout compte fait, certains de nos journalistes ont une telle certitude de dire que du vrai qu'ils appliquent à merveille la devise " La caravane passe, et …." (vous m'avez compris j'espère!).
En d'autres termes, malgré les débats assez animés, nous n'avons pas vu ou lu une quelconque précision ou la moindre mise au point de l'auteur de témoignage justifiant son choix: moi, j'ai écrit, quant à vous, démerdez-vous avec vos états d'âme et vos réserves!
Franchement, cela n'encourage pas, et donne même un sentiment d'inutilité. D'ailleurs cela réduit même le champs de nos interventions à une sorte de bataille d'égos entre kabytchous friands du jeu de rôles type "Premier de la classe" ou encore "jédi yif jédik" …
Dommage! Les scribouillards en chef que nous nous prétendons font tous, au final, plouf!
D'ailleurs, c'est l'une des raisons qui font que je ne me suis JAMAIS déplacé à une quelconque séance de vente-dédicace de quelque "ouvre" produite par nos "immigré(e)s dits intellectuel(le)s", suivez mon regard… En somme, noukni ouréssine anghar, nouthni ouréssinéne adharoun (ou adh'kéthvéne) ! Un partout, balle au centre!
Et pour cause ! C'est qu'est-ce que j'ai dit, autrement!
Il ne s’est jami jami agi de débat ! Mais des hauts et des bas si !
La relation est déterminée par avance.
Il s’agit d’une relation archimédienne, verticale!
Rappelez-vous ce que disait winna : d’habitude « je ne descends jamais dans la fosse… » .
il y en a qui se sont sentis insultés, il ont du ravaler leur salive.
On ne nous demande pas de réchléfi, mais de réagir.
C’est notre moelle épinière qui est sollicitée et non nos cerveaux.
Alors on réagit !
J’ai envoyé une réponse a winnath à ce propos , le modéro n’a pas jugé utile d’insérer.
Kanto erect…, non, aux réactions des intervenants elles sont justifiées.
Mwa je ne lis presque jamais les articles, je réagi en fonction de mon humeur propre à mwamim du jour en fonction de mon digri d’alcoolémie.
Je l’ai dit, ce n’ai pas une âne-à-Lyse du contenu que je fais, je bazarde des sentiments.
Il ne faut, au contraire , surtout pas que les commentaires se transforment en réflexions approfondies et élaborées. il faut qu’ils restent ce qu’il sont: des réactions spasmodiques: d'nahtheth!
J’ai déjà écrit à ce sujet. Si Le modéro el 3adhim, daignait, permettre à ula misérable vermine que jiswi, je vais renvoyer un pwoin de vue que j’ai déjà envoyé il y a lonta , à ce sujet.
Dans l’absolue , et qui ne concerne personne.
Ce commentaire ne concerne personne en particulier. Que "Personne" ne se sente pas visé.
" Ah ! Décidément, vous mordez à n’importe quoi ! j’étais sûr que vous alliez transférer le débat sur ce terrain là ! Vous êtes encore là, professeur(e) embusqué, pour donner des leçons. Quelle contenance, non de Dieu ! Vous, on ne saurait rien vous reprocher ya boureb, puisque vous n’avez rien dit et que vous ne la ramenez que pour nous corriger. Vous êtes comme ces critiques littéraires si prompts à dénigrer tous ceux qu’ils lisent mais qui sont incapables d’écrire un roman ou d’égaler ceux qu’ils éreintent à longueurs de lignes. C’est Yasmina Khadra qui disait : Quand on n’aime pas quelqu’un, on ne peut accéder à son univers, ce n’est pas possible. Il y a des gens qui –ne- cherchent -que- la coquille dans le livre …. Si vous n’étiez pas suffisamment maso pour nous lire, nos fautes devraient vous réjouir et justifier votre académisme.
Vous pouviez, vous l’apôtre de « la science des ânes », braire si vous le vouliez avec Boileau : Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, ou avec R. Laforgue (le mathématicien) pour qui :l’orthographe, la syntaxe et la grammaire constituent la première forme de pensée structurée, mais si seulement cela ne bridait pas votre entendement, ou si seulement vous n’étiez pas aussi suffisant. Car une petite visite dans les forums de discussions vous aurait appris, que le problème de l’orthographe et de l’expression écrite ne concerne pas seulement ceux que du haut de votre élitisme vous qualifiez d’analphabètes, mais tous les niveaux sociaux et professionnels. La langue française est complexe tant que lors des célèbres dictées de Pivot, des pontes de la culture française ne s’en sortent pas avec moins de 10 fautes. J’ai vu des intervenants écrire dans de beaux textes au demeurant : « geneze », « autauroute », « diaribe », et je j’en passe. Ces fautes n’ont pas enlaidi leurs textes pour autant, loin s’en faut. Car comme l’écrivait l’un d’entre eux : « ce n'est pas celui qui ecrit ''beau'', est celui qui est juste ». Qu’importe donc le flacon ! Même si la majorité d’entre eux ne commet que des fautes d’inattention ou de frappe qu’ils remarquent mais qu’ils ne peuvent plus corriger une fois leurs commentaires publiés. Ni les médecins ni les ingénieurs ni les avocats ne sont tous de nos jours capables d’écrire bien et sans fautes. Mais tous ceux-là, même s’ils restent pour vous des analphabètes, sont capables par ailleurs de vous épater et ont un haut niveau dans leurs spécialités respectives. Ne leur demandez pas d’être linguistes, grammairiens, avant tout !
Comprenez enfin que si tout le monde était comme vous, imbu de sa science ou de sa personnalité, à la condescendance insipide et fade, personne n’irait aux forums de discussions, car la plus part du temps ces anonymes réagissent rapidement, rédigent vite et envoient plutôt des brouillons de textes désintéressés, ils ne « pensent » (n’élaborent) pas ce qu’ils écrivent. Au moment où vous croyiez avoir fini, vous vous ravisez pour remplacer une phrase une formule, vous n’avez pas le temps, , vous oubliez d’accorder les sujets aux verbes, ou tout simplement vous fourvoyez et même si vous en apercevez aussitôt : trop tard vous avez cliqué sur envoyez. . Les forums de discussions ne sont pas des clubs selects mais des boites à sentiments, où les gens écrivent avec leurs tripes, ouvertes au tout venant, qui nous renvoient une image de notre société non édulcorée, brute de décoffrage, sans fard et expurgée de la pensée élitaire et de la culture dominante des nouveaux bobos, et c’est tant mieux !
Mais au cas où ces tacles viendraient de l’intérieur, et non de ces guetteurs, ashab le regard éloigné, sachez que nous ne sommes ni des analystes ni des chroniqueurs ni des critiques avisés et encore moins des collaborateurs pour ce journal : Ils n’y rentrent pas effraction, ils y sont invités. Si vous n’aimez pas l’emphase, faites comme Twitter, limitez le nombre de signes ou ne nous lisez pas, pardi !
La plus part des intervenants écrivent sous des pseudos, non par pas par peur , mais parce qu’ils ne cherchent aucune reconnaissance ni comme vous à exceller et qu’ils peuvent se lâcher sans s’appliquer et sans qu’une distinction (Bourdieu) de rang, social ou professionnel, puisse les marquer ou les forcer à la représentation.
Vos sermons me font penser à ces précieuses ridicules ou à ce Maitre de philosophie qui voulait aider la bourgeoisie mercantile parvenue à s’acheter un nouvel « habitus » en apprenant à Monsieur Jourdain à articuler.
Nous sommes dans la fange mais vous, comme le chantait Delpech, on dirait qu’ça vous gène de marcher dans la boue.
Alors, si cela ne vous agrée point, au lieu de snipper de votre posture et de chasser les ignares que nous sommes de votre royaume, sortez donc de votre préciosité et descendez donc parmi nous pour vous livrer à quelques encanaillements.
Mais si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres !
Vive Babel, vive le contrechant, vive les couacs, à bas le diapason et vive la cacophonie !
Oh! ce grand moudjahid (Chadli)qui a pardonné aux voleurs (moudjahidines) et a nommé (placé )la future classe bourgeoise et la classe dirigeante leur famille révolutionnaire. ça c'est l'Algérie démocratique!!!
On est AUSSI un peu comme ces journalistes nous lecteurs ,on braille, critique ,applaudit mais nous n'agissons pas pour changer quoi que ce soit.
Dhachou ikyoughéne à yavarwaq a gma? Nous t'avons pourtant connu plus zen, plus dissident…tu m'inquiète personnellement à vouloir coûte que coûte endosser ce rôle de défenseur du faible, du décrié… Ayghar akka?
Sur le fond, je ne suis "complètement" en désaccord avec ce que tu écris, mais cette histoire avec M.Benchicou me reste en travers de la gorge. T'a-t-il demandé une quelconque aide? Un soutien? Une procuration pour écrire en son nom?
S'agissant de la suffisance et du reste des "salades", j'avoue que tu as été MAGISTRAL dans l'art de la dissimulation tel que tu l'annonçais en "prélude": ton commentaire s'adressait à "personne" (comme je n'ai pas vu de "NE" avant le "s'adressait", je me suis dit que ce "personne" devait renvoyer à "quelqu'un" …). Et, comme la bibine n'a pas encore eu raison de mes deux neurones, j'en ai déduit que tu t'adressais (finalement) à moi. Ourthesséth'hadhara ya3ni?
Tu l'écris toi-même ya zah: nos commentaires n'ont pas vocation à devenir des œuvres littéraires; le forum est une sorte de défouloir… Comment, quelques lignes plus loin, verses-tu dans le "m'as-tu vu?" à outrance en nous sortant pêle-mêle Khadra, Boileau, Laforgue…
Avec tout le respect que je te dois, tu me fais penser à ces quarantenaires des cités U de Oued Aïssi ayant érigé la "fausse dissidence" en art de vie tandis que les pauvres "chibani" devaient leur assurer la clope et la bibine.
Zemmour me semble également être un bon exemple en la matière; lorsqu'il manque d'arguments, il essaie de faire étalage de son "érudition"; le mec a lu tous ses classiques et se prend à caresser l'espoir, que dis-je? carrément la prétention d'être LE nouveau J-J Rousseau. Ah ya khozz… !
Et puisque cet espace devrait être un déversoir de sentiments, de parti-pris, d'états d'âme, laisse-moi te dire un sentiment personnel: je te préfère mille fois dans ton rôle de "blasé simulé" jonglant avec le calembour, le fran-byle et tout le reste, que dans ce rôle de "distributeur en chef des bons et mauvais points"; ça ne colle pas, et tu deviens presque ennuyeux. La structure de tes écrits (si si, il y en une structure!) est plus "alléchante" lorsque tu dézingues; elle l'est moins lorsque tu tentes de venir à la rescousse de quelqu'un qui n'a rien demandé: M.Benchicou en l'occurrence. Thoura ma yella ghéldhagh, iguélhane dhésmah à yavarwaq, puisque …El hal idhaq!
« Sur le fond, je ne suis "complètement" en désaccord avec ce que tu écris, mais cette histoire avec M.Benchicou me reste en travers de la gorge. T'a-t-il demandé une quelconque aide? Un soutien? Une procuration pour écrire en son nom? »
Puisque, ya « Einstein », tu te poses la question, A ton avis pourquoi ? Pourquoi tu ne me trouves pas là où je suis censé être ? Yakhi el3iv aggi ur d’yetsnoulfou, non. Ce n’est pas kamim à mon âge que j’aurai changé de camps.
Toi qui m’a autrement connu. « je te préfère mille fois dans ton rôle de "blasé simulé" jonglant avec le calembour, le fran-byle et tout le reste, » . Tissi pourta que ce n’est pas au premier digri qu’il faut lire mes commentaires ! Mais……
Nighak, tu : tu vieillis , et la susceptibilité en est un symptôme déterminant. Mais bienviendé kamim au club, des aigris !
Tiens une anecdote, pour dérider l’atmosphère ! Non, tu n'as pas une gueule d'atmosphère!
Un mec qui roulait les mécaniques, un qemqum quoi, traverse thajmay3ith. Il fait un bras d’honneur à tout le monde et dit : " Eh, vous, tous, comme vous êtes, montez là !" Tout le monde, le connaissant, a fait comme s’il n’avait rien entendu. Tout le monde sauf un. Celui-ci interpela notre qemqum et lui fit: " quoi, quoi, moi aussi, c’est à moi que tu dis ça ?". Alors notre qamqum le regarda et lui dit : "non, khati, toi tu peux descendre".
Entre nous, tu n’as pas été difficile à sortir de ta ….réserve. Je n’ai pas eu besoin de pratiquer la pêche au gros pour t’attraper. Et tu es bien sensé savoir que ce n’est pas en pissant du vinaigre que j’ai attrapé toutes les mouches qui m’ont servi à te pêcher. Il me fallait délocaliser le match pour que tu puisses y aller. Dès tes premiers écrits j’ai su qui se cachait derrière « quelqu’un ». Et si je voulais aussi verser dans l’anamnèse je dirais que toi, ce n’est pas à « ces quarantenaires des cités U de Oued Aïssi » que tu me fais penser : mais aux pensionnaires d’en bas.
Si tu peux dire que je ne suis qu’un vieil acariâtre, aigri, pédant , insupportable, cynique, et misanthrope à chier: je te l’accorde et j’assume totalement . En un mot : d’izzane nekini, thoura ! mais je n’ai fait aucune année d’études supérieures en Algérie, je n’ai jamais eu de bourse, et je ne me souviens pas avoir eu de papa, même si comme tout le monde j’ai eu un père.
Ontar nous, je ne vois pas où tu as vu que j’ai défendu Benchicou. Et ce n’est pas d’une grande élégance de te servir de ce que j’écris pour l’attaquer.
Si tu m’avais lu sur "Tyassa", tu aurais su qu’au contraire je n’ai jamais raté l’occasion de l’égratigner.
Ici même Moh arwal me l’a reproché. J’ai encore des copies de mes interventions le concernant, et dont on m’a accusé d’être missionné pour l’attaquer.
Mon point de vue sur ces cinq chroniques de Benchicou était déjà fait et mon commentaire se serait résumé en quelques mots : ces cinq chroniques sont complètement inutiles. C’est du moins le sentiment que j’en ai eu. Mais pouvais-je écrire ça ?
En, vérité Benchicou n’y est pour rien dans nos échanges. On devrait plutôt le remercier de nous avoir donné le prétexte pour resquiller.
Mais j’admets que la comparaison avec Zemmour m’est allée droit au cœur. Mais j’aurais kamim préféré une comparaison à Finkielkraut.
Passe un de ces quatre à Rouen; tu y goûteras (euphémisme) un cidre bien d'ici et, surtout, tu assisteras à nos "complaintes musicales" invitant les mémoires des plus nostalgiques et philosophes comme Da Slimane, El Hasnaoui jusqu'au plus dansant et insouciant style "Hémlagh'ts, yougui vavass", en passant par les incontournables Hamani, Matoub, Messaoudi …theddoudh akine.
Ca te fera du bien, j'en suis sûr! Paris devient irrespirable, sa banlieue n'en parlons même pas! Tu pourrais même t'y approprier Flaubert nagh Monet en le justifiant par "ton pèlerinage normand". Ne voila t-il pas des idées de décompression! Echrav yéw3ar à yavarwaq, la modération devrait être de mise. Quant à ton serviteur, et au risque de te décevoir une fois de plus, il ne fait pas encore tout partie du club assez sélect "guémgharéne"; il n'a "que" 44 ans (pour l'instant). Sur ce, akidyahdhou Rabbi à yavarwaq, sarhiyi i yissébbadhniw dhi la3nayak!