Algérie : le baroud d'honneur du clan présidentiel

La messe est dite. Le règne de Bouteflika marquera l'histoire de l'Algérie par son impéritie, ses affaires de corruption et surtout la gestion clanique du pays.

Alors que les Algériens sont confrontés à un système de santé chaotique où le clientélisme, le bakchich pourrissent la vie des malades, le président, lui, se soigne en Suisse après qu’il eut été évacué d’urgence vers un hôpital militaire français avril 2013.

Mais le tableau que laissera ce président est sans commune mesure. Il est noir.

Outre sa lourde responsabilité dans l’expansion du népotisme, du régionalisme et de la corruption et dans la destruction accélérée de l’économie, de l’école, de l’université et de la santé, le clan présidentiel est responsable, selon une récente étude du think tank américain Pew Research Center, qui se réfère aux données de l’Office de la Migration internationale des Nations unies, de l’exil de plus de 840 000 personnes, depuis 1999, dont plus de la moitié sont des cadres ou des techniciens et ouvriers spécialisés.

Ces crimes contre les intérêts stratégiques de la nation algérienne, auxquels vont certainement s’ajouter d’autres forfaits, en raison de la fuite en avant suicidaire et de la paranoïa du premier cercle du clan présidentiel, doivent être dénoncés vigoureusement.

En tout état de cause, le nettoyage « administratif » et les nominations massives de ses obligés et protégés auxquels un pouvoir aux abois, mis en quarantaine par l’opposition politique et la société civile, qui ont rejeté ses propositions d’un gouvernement et d’une Constitution de consensus, recourt pour consolider l’emprise totalitaire de son clan sur les différents rouages de l’Etat, vont certainement précipiter sa chute car il devient un danger pour la cohésion, la stabilité, la sécurité et l’unité nationales.

Par ailleurs, les défis majeurs auxquels notre pays fait face aujourd’hui sur les plans militaire, sécuritaire, diplomatique et économique ne lui permettront pas le luxe d’avoir à sa tête un président visiblement dans l’incapacité physique, mentale et morale d’assumer ses lourdes charges constitutionnelles. A ce propos, certaines sources affirment que le président se trouve actuellement dans une clinique suisse pour des soins.

Cette grave vulnérabilité de l’Algérie est évidemment exploitée par ses partenaires étrangers pour lui arracher des concessions importantes dans de nombreux domaines.

En définitive, en multipliant les décisions improvisées, les mesurettes et les initiatives stériles, les aventuriers du clan présidentiel ne sont-ils pas en train de tirer leur baroud d’honneur ?

Rabah Toubal

Rédaction
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7 commentaires

  1. Petrole! Finit tres vite pour que 'on se reveille de notre sommeil d'imbeciles………..enfin ceci est valable pour ceux qui nous gouvernent comme des ecervelés a la tete d'un pays riche et sans matiere grise.

  2. @Rabah Tobal
    Je pense que c'est votre opinion personnelle!
    Le clan demeureras encore des années,et soyez en sûr..
    Je suis certain que ce récent kidnaping,entre dans leur stratégie..
    Comment l'EI (enfant de la CIA,pour remplacer El Qaida) recement installé,commence par un Kidnaping?
    Ce Kidnaping a été organisé avec l'aval de ce Français,qui certainement est un agent de la DGSE..
    Et en plus regardez bien la photo dans les journaux..les ravisseurs n'ont rien de terroristes,avec leur belles tenue neuves,leur turban,neuf,leur montres et leur peau blanche..
    Demandez aux jeunes qui roulent en 4×4 ,s'ils veulent que Bouteflika parte?
    Demandez aux nouveau fellahs..nouveaux arrivistes..aux policiers,aux gendarmes…
    Sortez de la wilaya d'Alger,personne ne critiquera Bouteflika,et même en Kabylie..

  3. Et celui qui se croyait bien assis dans le système Bouteflika a fini par passer à la trappe , Belkhadem trop sur de lui qui pensait que cela ne pouvait arriver qu' aux autres d'avant lui : Rahabi , Benbitour . Chaque fois que le code d'honneur est rompu , celui de l'allegeance toute , de la servitude volontaire , le filin d'actionnement de la trappe est enclenché pour faire tomber l'insoumis , le gaffeur qui ne rentre pas dans les rangs. Big brother surveille tout le monde , gare aux dérapages et aux égarements .

  4. Au premier regard jeté sur la photo publiée par l’APS relative à la réunion du haut conseil de sécurité, mon attention fut portée sur cette neuvième place, presque à l’opposé de celui sensé présider la réunion, et qui, au vu de la plaque nominative posée sur le sous-main sur lequel on voit un rapport, est destinée, d’une manière effective, à être occupé par quelqu’un, quand bien même son siège fait défaut.

    Sur la vidéo qui a suivie –ci-dessous-, celle-ci confirme que la réunion c’est bien déroulée sans la présence de cette neuvième personne.

    Il arrive assez souvent qu’un fait, découlant d’une situation complexe, quand il surgi, ne peut être compris et assimilé à la fresque auquel il appartient seulement de la somme de ce qui c’est passé, mais impérativement des faits qui vont suivre, d’où cette indispensable nécessité d’être patient.

    http://www.youtube.com/watch?v=470SWxnxAzs ck

  5. Un homme végétatif d'un niveau terminal au stade terminal fait trembler près de 40 millions d'algériens! Qui dit pire?

  6. On l'adit déja ce n'est pas Boutef qui gére tout, et les décisions stratégiques sont plutot prises à Wasinghton et accéssoirement pour le trés court terme à Paris.
    Ces gnomes de Bouteflika, Ouyahia, Bensalah (tous des nains physiquement parlant) ne sont qu'une devanture, et, on ne fabule c'est la réalité toute crue, Alger et son pouvoir actuel d'entremetteurs ne décide de rien.
    Bon dieu il faut comprendre cela, autrement allez vous shooter à la "zetla marocaine", vos méninges s'élargiront.
    Bouteflika va et doit partir, c'est décidé, le remplacer par qui?
    Une récente option du frére cadet Said est mis en branle par certaines officines, au vu de la nullité passée et actuelle des Benflis, Ghozali, Benbitour ect….Alors, choix cornélien bien cher à FAFA, ou Impuissance du Systéme à se régenérer, qu'il faudra doper par les USA, et pourquoi pas si ca peut maintenir une certaine cohésion en algérie, bien que limité mais pour éviter l'effondrement chaotique.
    La transition au départ de Bouteflika est déjà une transition dans la grande transition, autrement suivez le scénario "Irako-Syrien" si vous préferez cela.
    LA QUESTION EST INCOMPLETE non….?

  7. Avec le boutefliquisme,les boutefs partiront quand leur employeurs les auront usés.La fixation sur les méfaits d'un impotent est une manoeuvre de diversion qui devrait leurrer les chimères d'un peuple condamné à n'avoir comme espérance que le seul paradis post-mortem !

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