Hocine Malti, ancien responsable de la société publique pétrolière algérienne Sonatrach, publie une lettre ouverte au président Bouteflika. Il appelle le président à reconsidérer l’exploitation des réserves de gaz de schiste et demande aux Algériens de s’insurger contre cette décision, lourde de conséquences.
Monsieur le Président de la République,
Vous venez d’autoriser l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire de notre pays à tous, l’Algérie. Nous avez-vous consultés, nous les citoyens, avant de prendre une décision aussi grave ? Avez-vous, ne serait-ce que pour la forme, consulté la représentation nationale ? Sachant à quel point vous et le régime dont vous êtes la façade avez travesti les règles de la démocratie dans notre pays, vous auriez probablement obtenu l’accord quasi-unanime de ceux qui sont censés nous représenter. Cela nous aurait cependant permis de repérer les quelques courageux qui auraient osé vous dire, non. Savez-vous ce qu’est le gaz de schiste, Monsieur le Président ? Savez-vous comment l’on procède pour extraire ce gaz de la roche qui le contient ? Savez-vous quels sont les dangers encourus lors de l’extraction ? Savez-vous de quelles réserves l’Algérie dispose ? Savez-vous quelles seront les retombées financières sur le pays, une fois l’exploitation entamée ? Savez-vous quelles décisions ont été prises en la matière par d’autres pays, censés disposer de réserves importantes de cette ressource ?
Les dangers de la fracturation
Vous souvenez-vous, Monsieur le Président, de l’ardoise que vous transportiez dans votre cartable d’écolier ? Imaginez plusieurs ardoises collées les unes aux autres jusqu’à constituer une couche épaisse de quelques dizaines de mètres située à deux ou trois mille mètres sous terre. La roche ainsi constituée s’appelle schiste. (D’autres roches identiques à l’ardoise de par leur consistance et leur dureté s’appellent également schiste. Ce sont celles-ci surtout qui sont présentes au Sahara, mais j’ai choisi l’ardoise car elle plus parlante pour le commun des mortels.) A l’intérieur de cette roche se trouvent des milliards de micropores, voire de nanopores qui contiennent du gaz : c’est le gaz de schiste. Vous est-il arrivé, Monsieur le Président, de faire tomber votre ardoise sur le chemin de l’école ? Pouviez-vous dire, à l’avance, si elle allait se briser en deux, trois ou plusieurs morceaux ? Et quelles seraient la taille et la forme de ces morceaux ? Bien évidemment, non. Afin de produire le gaz contenu dans cette roche très peu poreuse, on doit le libérer en provoquant par des techniques particulières un phénomène identique, on doit faire éclater la roche ; en jargon du métier on dit que l’on doit procéder à la fracturation du schiste. Tout comme dans l’exemple de l’ardoise qui se brise, on est dans l’incapacité de dire quel en sera le résultat, mais aussi et surtout, on ne pourra prédire jusqu’à quelle profondeur s’étendra la fracturation. L’opération est d’autant plus incontrôlable qu’elle se déroule dans les entrailles de la terre. On ne sait donc pas si seule la couche de schiste a été fracturée, tout comme on ne sait pas si, ce faisant, les fissures que l’on a créées ne sont pas devenues autant de canaux de communication vers d’autres couches plus poreuses situées au-dessus ou au-dessous de la couche porteuse. C’est malheureusement ce qui arrive dans la très grande majorité des cas car, sachez Monsieur le Président, que pour extraire le gaz de schiste, on doit pénétrer cette couche par un forage dit horizontal et procéder de proche en proche au plus grand nombre possible de fracturations qui peuvent alors atteindre d’autres niveaux. La fracturation en elle-même se fait par injection à très haute pression d’eau à laquelle on a additionné du sable et des composants chimiques extrêmement nocifs pour la santé des hommes et des animaux, mais aussi pour la végétation ; en effet, certains sont radioactifs, tandis que d’autres sont cancérigènes.
Gaspillage et pollution d’eau
Les quantités d’eau utilisées sont de l’ordre de quelques dizaines de milliers de mètres cubes par forage, ce qui est une quantité énorme, vu la rareté de cette denrée précieuse dans les zones arides sahariennes. De retour à la surface après usage, ce mélange eau-produits chimiques est généralement jeté dans la nature. Comme vous le voyez, Monsieur le Président, on a là un énorme gaspillage d’eau, qui s’infiltrera dans le sol, entrainant sa pollution avec elle et laissant derrière elle d’immenses décharges de produits chimiques. Je dois donc vous dire, Monsieur le Président, que si vous maintenez votre décision, l’Histoire retiendra que vous aurez semé la mort pour plusieurs décennies dans toutes les zones sur lesquelles auront travaillé les compagnies que votre gouvernement aura agrées ; et que vous aurez traité votre peuple de la même manière que l’a traité la puissance colonisatrice dans les années 1960, en procédant à des essais nucléaires au Sahara. Et ce n’est pas tout. L’eau polluée par les composants chimiques qu’elle contient, injectée sous très haute pression, pénètrera à travers les fractures qu’elle aura créées dans d’autres couches plus perméables et plus poreuses puis migrera probablement vers les trois grandes zones aquifères présentes dans le sous-sol saharien, dont la couche albienne notamment qui contient – je ne sais si vous le savez – des milliers de milliards de mètres cubes d’eau accumulés durant des siècles. C’est cela le plus grand risque que votre décision fait courir à la plus importante richesse que recèle le Sahara.
Dans les poches des compagnies étrangères
L’Histoire a déjà enregistré que vous et le système que vous représentez avez privé la génération actuelle d’Algériens du bien-être que leur aurait procuré la manne pétrolière du pays en bradant ses ressources en hydrocarbures[1] afin de satisfaire les appétits des majors pétroliers, américains notamment, dans le but affiché de vous acheter des alliances, mais aussi celui de gonfler les comptes en banque de vos proches et des mafieux qui vous entourent. De même, qu’elle retiendra que, pour les mêmes raisons vous aurez également privé les générations futures de l’eau, source de la vie. Comment peut-on qualifier cela, Monsieur le Président ? Non-assistance à personne en danger ? Crime contre l’Humanité ? Je vous laisse le choix du qualificatif. Ce n’est pas parce que vous avez donné comme instruction, lors du conseil des ministres du 21 mai 2014 qui a entériné la décision «de veiller à ce que la prospection, et plus tard l’exploitation des hydrocarbures schisteux soient menés en permanence avec le souci de préserver les ressources hydriques et de protéger l’environnement» que vous vous serez délié de toute responsabilité en la matière. Car, plus que la corruption que vous et vos maîtres de l’ombre[2] avez instaurée comme méthode de gouvernance, plus que la maltraitance et le mépris avec lesquels vous avez traité votre peuple durant les quinze années de votre règne – et plus sachant que vous venez d’entamer un quatrième mandat – poussant notamment la jeunesse de ce pays vers l’exil, y compris sur une embarcation de fortune avec la mort au bout du voyage, c’est un crime autrement plus grave que vous allez commettre, Monsieur le Président. J’espère que vous êtes conscient que l’Histoire retiendra que ce crime vous est imputable à vous et à vous seul, car eux, vos maîtres de l’ombre, s’en laveront les mains bien sûr. D’autant plus que vous n’ignorez pas que les guerres du futur seront des guerres pour l’eau ; mais cela vous n’en avez cure visiblement, car ce ne seront pas vos guerres, ni même celles de votre descendance, car vous n’en avez pas. Au lieu de préserver ce bien précieux pour l’Humanité toute entière et pour des millions d’Algériens qui ne sont pas encore nés, vous nous dites : «Après moi le déluge !»
Stocks surestimés
Monsieur le Président,
Je suppose que l’on vous a dit que l’Algérie était classée en troisième position dans le monde pour ce qui est des réserves de gaz de schiste. Sachez que les chiffres qui vous ont été avancés émanent apparemment de rapports établis par le Secrétariat à l’Energie américain, dans lesquels il est bien spécifié qu’il s’agit là de réserves non prouvées, qu’elles seraient de l’ordre de 19 800 milliards de mètres cubes et qu’elles seraient situées en majorité au sud-est du Sahara dans une zone de 120 000 kms² environ. Aucune étude sérieuse, ni aucun travail de recherche sur le terrain ne sont venus, à ce jour, confirmer la véracité de ces chiffres. La lecture de ces rapports, qui utilisent tous des verbes déclinés au conditionnel, montre d’ailleurs bien que ce ne sont là que des estimations grossières, basées sur une superficie calculée très approximativement – je dirais même outrageusement gonflée – tout comme le sont les autres éléments (épaisseurs des couches, porosité, etc.), qui entrent en jeu dans les calculs. On ne peut par conséquent pas bâtir une politique d’exploitation, et encore moins prendre des engagements commerciaux sur la base de chiffres de réserves qui sont loin d’être prouvées, comme l’ont si bien souligné les auteurs des rapports en question. Ce qui est par contre toujours constaté dans le domaine du calcul des réserves en hydrocarbures, c’est que l’on aboutit généralement à des réserves prouvées 2,3 ou 4 fois inférieures, si ce n’est plus, à celles des réserves initialement estimées. Le fait que nous soient répétés sur tous les tons, tant par les responsables de Sonatrach, que par des membres de votre gouvernement, ou par certains médias algériens, des chiffres mirobolants de réserves qui flattent l’égo des Algériens, n’en fait pas pour autant des vérités.
Le schiste, même les Chinois n’en veulent pas
Saviez-vous, Monsieur le Président, que la Chine, que les mêmes milieux pétroliers américains classent en première position dans le monde pour ce qui est des réserves non prouvées de gaz de schiste, qu’ils estiment être de 32 000 milliards de mètres cubes, vient de signer un méga contrat de livraison de gaz naturel avec la Russie, qui lui livrera à compter de 2018 et pendant 30 ans des quantités qui iront crescendo jusqu’à atteindre 38 milliards de mètres cubes par an ? Pourriez-vous m’expliquer, Monsieur le Président, pourquoi les Chinois s’engageraient à ce point avec les Russes alors qu’ils disposeraient de réserves de gaz de schiste équivalentes à 1000 années d’importation depuis la Russie ? Visiblement les Chinois sont moins enthousiastes que les Américains sur l’estimation des réserves que recèlerait leur pays, mais surtout refusent de s’engager dans l’exploitation d’une ressource qui, dans les limites des connaissances actuelles, est dangereuse pour l’homme et son environnement, quitte à payer une énorme facture aux Russes. Pourriez-vous me dire aussi, Monsieur le Président, pourquoi la France, qui posséderait elle aussi des réserves importantes de gaz de schiste, a adopté un moratoire qui en interdit l’exploitation sur le sol français, tant que la technologie n’aura pas suffisamment évolué et permettra de protéger le peuple français contre un désastre écologique ? Quitte à continuer à payer dans ce cas-là aussi d’importantes factures à la Russie et à l’Algérie. Face à une telle interdiction, le groupe Total se dit alors : «Si on ne peut pas le faire chez nous, pourquoi n’utiliserions-nous pas comme laboratoire des pays moins regardants en la matière, tels que l’Algérie ?» et décida donc de venir polluer notre Sahara et semer la mort dans notre pays. Puis, au passage, Total testera de nouvelles techniques, moins polluantes, moins mortelles, qu’il utilisera en France lorsqu’il les aura mises au point et qu’il nous vendra très cher ce jour-là. Total n’est pas le seul groupe pétrolier à vouloir se lancer dans l’aventure du gaz de schiste en dehors des frontières de son pays. Les majors anglo-saxons en font de même.
Catastrophe environnementale
Alors de grâce, Monsieur le Président, évitez à ce pauvre peuple algérien une nouvelle catastrophe. Ne trouvez-vous pas qu’il a suffisamment souffert après avoir subi 132 années de colonialisme, après avoir payé un lourd tribu de quelques centaines de milliers de morts durant les 7 années et demie de la guerre de libération, après que 200 000 de ses enfants aient laissé leurs vies lors d’une guerre civile qui ne dit pas son nom, après que votre régime ait décidé d’innocenter les auteurs de tous bords des atrocités commises durant cette période, puis enfin après que la Cosa Nostra qui constitue l’ossature de votre pouvoir ait dépouillé, avec votre bénédiction, ce pauvre peuple d’une richesse que la Nature a attribué à toute la nation algérienne et pas uniquement à la caste que vous et vos maîtres de l’ombre avez constituée autour de vous ? Le gaz de schiste présent dans notre pays n’est pas votre propriété privée, vous ne pouvez donc pas en disposer et l’utiliser comme bon vous semble, comme vous le faites, Monsieur le Président.
Venons-en maintenant à l’aspect économique de la question. Aux Etats-Unis, pays pionnier en ce domaine, nombre de compagnies ont démarré voici plusieurs années une telle activité.Pour des raisons purement économiques bien entendu, puisqu’il n’y a – nous le savons tous – qu’un seul dieu qu’elles adorent, un dieu qui s’appelle Dollar. Or, les dollars n’étaient pas au rendez-vous, en tout cas pas autant qu’elles l’auraient souhaité. Pour une raison bien simple : les découvertes qu’elles avaient faites ne constituaient pas des gisements au sens où on l’entend habituellement ; ce ne sont que des poches de gaz qui recèlent des quantités qui ne justifient pas les énormes investissements qu’elles ont consentis pour les exploiter. Ceci est, sachez-le Monsieur le Président, un phénomène normal et connu en la matière, car la technique utilisée à ce jour ne permet de fracturer qu’une zone limitée et de ne drainer donc qu’un volume relativement restreint de gaz. Si l’on veut produire plus, il faudrait forer un nombre beaucoup plus grand de puits horizontaux, donc plus compliqués et plus chers, ce qui rendrait l’opération non rentable. Tant et si bien que nombreuses sont celles parmi ces compagnies, qui avaient sollicité des crédits bancaires pour lancer leurs opérations, qui aujourd’hui éprouvent de grosses difficultés à honorer leurs engagements de remboursement. Certaines ont dû tout simplement mettre la clé sous le paillasson, cesser toute exploitation de gaz de schiste. Certains experts disent même que cette histoire de gaz de schiste n’est, dans l’état actuel des connaissances, qu’une opération purement spéculative, une bulle qui finira par éclater un jour. Pourquoi, me diriez-vous alors, voudraient-elles démarrer en Algérie, une activité similaire à celle qui n’avait pas fonctionné comme elles l’auraient voulu chez elles ? Elles pensent probablement, que la configuration géologique du Sahara, la nature des roches qu’on y rencontre et la sédimentation qu’elles ont subie durant plusieurs millénaires rendent les gisements plus prolifiques qu’ils ne le sont dans les Montagnes Rocheuses du Colorado ou dans les plaines de l’Oklahoma. Elles sont surtout convaincues que la règlementation algérienne en matière d’écologie et d’environnement – dans la mesure où il en existe une – est moins contraignante qu’elle ne l’est aux Etats-Unis, ce qui rendrait rentable l’exploitation. Et puis, elles savent, qu’en tout état de cause, un gros paquet de dollars versés au compte du «parrain» du secteur, intronisé par votre régime, permettra de régler la question. Enfin, la dernière raison qui pousserait ces entreprises à venir exploiter notre gaz de schiste est celle déjà évoquée plus haut, à savoir que l’Algérie constituerait pour elles un laboratoire d’essais.
Quoiqu’il en soit, sachez Monsieur le Président, que les techniques que l’on utilise jusqu’à ce jour pour extraire le gaz de schiste en font une activité dévoreuse de capitaux. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que des milliards de dollars se mettent à pleuvoir sur les caisses du Trésor algérien, comme on vous l’a fait peut-être miroiter. On n’est pas aujourd’hui, comme on l’était en 1956, à la veille de la découverte d’un nouvel Eldorado au Sahara.
Priorité à la lutte anticorruption
Aussi, vous dirais-je que si ce qui motive votre décision c’est – comme je le suppose – le fait que l’Algérie va se trouver très bientôt dans l’impossibilité d’honorer ses engagements en matière de livraison de gaz naturel au marché intérieur et à l’exportation, la parade est pourtant simple. Engagez, tout d’abord, Monsieur le Président, une lutte impitoyable contre la corruption dans le secteur pétrolier, dans celui de la construction des autoroutes ou celui des caisses agricoles et vous économiserez immédiatement et au minimum, une bonne dizaine de milliards de dollars par an, qui viendront compenser les pertes qui résulteraient d’une éventuelle non livraison de gaz à certains clients. Demandez l’avis de Chakib Khelil, de Amar Ghoul, de Amar Saâdani et celui de votre frère Saïd sur la question, ils vous éclaireront certainement plus que je ne peux le faire Entreprenez également et dans les plus brefs délais une étude sérieuse du modèle énergétique que devrait adopter l’Algérie. Vous constaterez que l’on y produit des quantités de pétrole et de gaz qui ne sont nullement en adéquation avec les besoins financiers réels du pays, qu’une énorme gabegie règne dans ce secteur, que les recettes engrangées par les ventes d’hydrocarbures ne sont qu’un grand cache-misère qui donne l’impression que les Algériens vivent dans l’opulence, si l’on se réfère à la quantité et à la variété des produits que l’on trouve sur le marché. L’essentiel et le superflu, mais le tout entièrement manufacturé ailleurs. Vous parlez de plans quinquennaux ? Faites alors en sorte que par une série de mesures que vous adopterez dans le cadre de ces plans, une partie au moins de ces marchandises soit produite dans le pays. Et puis posez-vous la question, Monsieur le Président : l’Algérie est-elle condamnée à demeurer ad vitam aeternam un simple fournisseur d’énergie ? Et même si la réponse à cette question était « Oui », ce dont je doute personnellement, n’existe-t-il pas dans le pays d’autres sources d’énergie que les hydrocarbures, qu’ils soient conventionnels ou non ? Quid par exemple de l’énergie solaire dans un pays dont les 4/5 de la superficie sont inondés de soleil pratiquement 365 jours par an ?
A tous les Algériens : arrêtez la minuterie de cette bombe à retardement !
C’est maintenant à vous, mes compatriotes que je m’adresse. C’est pour faire savoir à toutes les Algériennes et à tous les Algériens quel sera le triste sort que réserve le régime en place aux générations futures, que j’ai interpellé d’une manière aussi violente, dira-t-on peut-être, le Président de la République. C’est animé d’une grande révolte et avec une énorme tristesse sur le cœur que j’ai écrit ces lignes. Encore que je n’ai pas décrit tous les dangers qui guettent notre pays et notre peuple. D’autres que moi se sont exprimés sur la question ces derniers temps ; il suffit simplement de lire ce qui a été publié sur le sujet par la presse algérienne dans le courant de la semaine écoulée pour se rendre compte que je n’ai nullement exagéré la description de la bombe à retardement que le gouvernement vient de planter au cœur du système hydrique de notre pays. Comme toute bombe à retardement, ce n’est pas dans l’immédiat qu’elle explosera ; c’est sur la durée que se feront sentir ses effets. Celle-ci est particulièrement traîtresse et pernicieuse ; c’est petit à petit et par petites doses presque imperceptibles qu’elle distillera son poison. Mais une fois qu’elle aura entamé son processus de destruction, plus rien ni personne ne l’arrêtera. Ce sera l’apocalypse, mais ce sera trop tard. C’est pourquoi je dis à tous les Algériens que c’est maintenant qu’il faut agir, c’est aujourd’hui qu’il faut empêcher qu’un tel crime soit commis contre notre descendance, contre nos enfants, contre nos petits-enfants et contre ceux qui arriveront plus tard. Je sais que les termes que j’ai utilisés sont très durs et je sais que je prends des risques en dénonçant de cette manière l’infamie que le régime s’apprête à accomplir en notre nom à tous. Je sais que l’on va m’accuser de tous les maux et de tous les vices de la terre. On les inventera s’il le faut. Je n’irai pas jusqu’à dire comme Amar Saâdani que s’il devait m’arriver quelque chose, c’est Tewfik ou quelqu’un d’autre qui en sera responsable. Je ne pouvais cependant pas me taire, car je sais quelles seront, sur le long terme, les conséquences de la décision prise lors de la dernière séance du conseil des ministres. C’est pourquoi je dis aux Algériens, à tous les Algériens, indignez-vous. Faites des pétitions, faites des manifestations, faites en sorte que le Président de la République renonce à cette fausse bonne idée d’accorder son feu vert à l’exploitation du gaz de schiste. Agissez de telle manière qu’il fasse ce qu’il a été poussé à faire en 2006 quand sous la pression à laquelle il a été soumis de toutes parts, il a été amené à renoncer à mettre en vigueur la loi scélérate sur les hydrocarbures de Chakib Khelil et ce malgré le soutien de la première puissance mondiale. Je suis pour ma part fier d’avoir alors participé par certains de mes écrits, pour une part aussi minime soit-elle, à la victoire qui a permis au peuple algérien de préserver ses richesses en hydrocarbures de la prédation par les multinationales pétrolières à laquelle les avait condamnées cette loi.
Alors je vous dis, Algériennes, Algériens, unissez-vous, obligez le pouvoir en place à renoncer à ce suicide collectif qu’il cherche à nous imposer. Indignez-vous ! Indignez-vous ! Indignez-vous !
Par Hocine Malti, 27 mai 2014
[1] Voir «Sonatrach, 50 ans après», par Hocine Malti, in mon blog sur Mediapart, in Algeria Watch, 22 décembre 2013, in El Watan, 23 décembre 2013 et autres.
[2] Il s’agit, vous m’avez compris, des généraux janviéristes qui vous ont installé à la tête de l’Etat.





"Lorsque l'opium ne meurt pas, le seigneur ne change pas."
A la place de Monsieur le président, moi je dirai Monsieur le grand voleur.
Ya Si Hocine Malti, c'est à des "Charognards" que vous et nous avons affaire, et, des charognars de cette espéce la plus vile, il n'y a qu'un traitement possible.
C'est un retour atavique du chasseur de la charogne, auquel les algériens sont invités.
la solution évidente est "ALGERIENS, INDIGNEZ-VOUS "? Pour vous c'est de l'indignation, alors que pour nous autres ca devrez etre la chasse aux fakhamatouhous, une chasse finale et sans faire de quartier… Non Mr Malti, vous préférez certainement abuser vos propres convictions, que la solution est bien ailleurs que dans l'indignation puérile et stérile.Alors indignés vous toujours ailleurs sous d'autres cieux si Malti, ce luxe les indigenes d'ici en algérie ne peuvent se le permettre, parce que menacés dans leur existence par ce Fakhamatouhou d'Oujda,qui, lui ne s'indigne de rien.
Mais Mr MALTI, je suis absolument en phase avec vos propos, mais vous n'allez pas jusqu'au bout de votre indignation. Organisez donc un mouvement de refus du fait accompli et mettez-vous en première ligne avec tous vos semblables (j'entends tous les indignés et moi avec) pour recouvrer notre souveraineté un peu à la manière des 26 révoltés du MOUVEMENT NATIONAL qui ont affronté un sytème AUTREMENT bien plus coriace que les régime militaro-arabo-intégriste algérien. LE CONSTAT EST CONNU DE TOUS Mr MALTI, c'est le courage ET LE PASSAGE qui fait défaut à nous tous (vous y compris).
Vous nous faites rire mr Malti en disant aux algériens de s'indigner et d'empecher les criminels de tuer nos futures enfants.
Les algériens sont anesthesiés ils ne réagissent qu'à la douleur que provoque l'acide dans leur estomac cad quand ils ont fain.
Un peuple qui ne sacrifie pas un peu de securité pour sa liberté ne merite et n'aura aucune des deux, ni la liberté encore moins la securité. La preuve nous sommes dans l'opression et l'insécurité permanantes.
Pour nous au niveau de la Kabylie nous avons lancé des petitions et averti les campagnies petrolieres etrangères en particulier Francaises de ne pas s'aventurer sur le territoire Kabyle qui est desormé en litige entre les pouvoir arabe raciste et colonial d'alger et ses occupants autochtones.
Mr Holland a été saisie et mis en garde officielement par les instances officielles et provisoires Kabyle les seuls légitimes à décider en Kabylie.
Pour le reste chacun defend sa région.
Yal yiwen a ad ihudd ghef tmurt-is.
Merci monsieur Malti pour votre pertinente intervention;mais je doute fort que ce Ghachi comprenne ce que vous dites ,car les algériens sont réduits uniquement à manger et à ch…comme des lombrics!
Ce pouvoir mafieux,a tout fait pour laminer ce Ghachi ,lequel ghachi ne sachant même pas ce qu'ils sont!Oui ;ils ne peuvent même pas se définir !Qui sommes nous?Le peuple est aliéné,on lui a fait perdre tous ses repaires !L'islamisme et l'a
Mr Malti, Bouteflika est en plein délire, diminué physiquement et mentalement, la corvée du 4éme mandat lui a été imposé, par ceux qui en tirent bénéfice, par son maintien "forcé" au pouvoir, c'est a eux que vous devez écrire, en leur demandant d'avoir honte et d'avoir pitié de notre peuple qui a tant souffert. La France qui dispose de parlementaires représentatifs, a refusée de s'aventurer dans l'extraction du gaz schiste. Bouteflika est ceux qui sont derriére cette autorisation l' ont fait pour remercier la France d'avoir accéptée de l'avoir soigné dans un hopital militaire, résérvé aux grands bléssés de guerre français et non aux "moudjahidines" qui l'ont combatue. Si notre politique ne change pas, nous redeviendrons a l'image d'autres pays Africains,des Protectorats sous domination Occidentale et ceux qui se sont sacrifiés pour notre libérté, l'auront fait pour rien.
Nous sommes nés pour vivre dignement et pour mourir dignement !
Pour ce faire : Indignons-nous ! Engageons-nous !
La France veut refaire sa guerre d'Algérie ! Mais qu'elle sache qu'elle aura en face tout un peuple algérien héroïque et non un grabataire qu'elle nous a imposé pour satisfaire son instinct de colon !
Dans le cas d'une exploitation de ce gaz de schiste en Algérie , chose que la France n'a jamais pu faire chez-elle suite à l'opposition des intellectuels et autres politiques et journalistes , je vous donne ma parole étouffée d'homme libre que je serais sur liste des premiers terroristes comme qualifiés en 54 ! Je m'attaquerais frontalement à toutes ces installations et partant contre tous les intérêts français qui ont pour unique but l'extermination des populations locales et ce avec la bénédiction des harkis et autres collabos nichés au plus haut sommet de l'Etat algérien !
Il ne faut pas perdre de vue que l'extraction de ce gaz provoque irrémédiablement ( comme en Irlande ) des tremblements de terre journaliers de plus en plus forts dus au déséquilibre structurel des nappes phréatiques , aux translations brutales des failles souterraines et aux glissements des plaques rocheuses !
Ce qui obligerait malgré eux les habitants à quitter leurs terres et les populations au déplacement !
Terroriste ? Oui je serais fier de l'être dans ce cas !
Monsieur, president et Republique… rien que ca !???????????
Si j'avais du temps a guaspiller et l'idiotie, j'irais re-apprendre le francarabe … Pourquoi donc? faire sembler de reflechir ou meme penser? Je le fais a merveille deja ! Alley, au suivant
Merci pour cette belle lettre et cette belle leçon M. Malti
Mais vous parlez à qui…? Vous parlez à ceux qui n'aiment pas l'Algérie, ceux qui n'ont en rien à foutre de l'avenir de l'Algérie, vous parlez aux principaux acteurs ayant fomenté le processus de destruction du pays. Ceux qui disent : après nous le déluge ! Ils ont des yeux mais ne voient pas, ils ont des oreilles mais n'entendent pas, ils ont "une cervelle" et bien sûr avec une cervelle on ne réfléchit pas. Le fric, le fric, le fric, les affaires et la courbette à leurs maîtres (ceux là même qui refusent d'exploiter le gaz de shiste chez eux et préfèrent le faire chez le voisin). Ce ne sont que des traitres. Je prends bien sûr la précaution de ne pas généraliser. Mes invectives sont dirigées vers ceux qui s'y reconnaitront. Mais prennent-ils au moins le temps de lire ce qu'écrivent et disent les algériens ? Bien sûr que non, ils n'ont pas le temps. Allah lè trèbbehkoum. Tant que vous êtes là, mon sac ne se videra jamais !!
Mais je reste convaincu qu'ils finiront pas payer leur crimes d'une façon ou d'une autre, tot ou tard… que dieu me prête vie pour voir cela.
Algériens, Algériennes, initions une pétition contre ce nouveau crime en perspective
C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je lis vos lettres. Je rentre tout de suite dans le vif du sujet. Vous dites « …que les techniques que l’on utilise jusqu’à ce jour pour extraire le gaz de schiste en font une activité dévoreuse de capitaux. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que des milliards de dollars se mettent à pleuvoir sur les caisses du Trésor algérien.. ». De nombreux experts algériens ont confirmé que Sonatrach, avec ses faibles moyens, ne sera pas en mesure de développer seule ces techniques sophistiquées d’autant plus que Chakib Khelil avait mis fin à l’activité fracturation qui existait dans l’organisation du Groupe. Par ailleurs, tout le monde confirme ce que vous dites, à savoir que l’exploitation du gaz non-conventionnel nécessite, entre autres, de nombreux forages et ne sera pas une activité génératrice de rente pour l’Etat. Il est même possible que cette activité ne soit pas attractive pour d’éventuels partenaires, même avec le nouvel environnement fiscal induit par les amendements introduits cette année. Donc, nonobstant le problème du risque de pollution qui est sérieux, la vraie question est à mon avis : qu’est-ce qui pousse le clan Bouteflika à investir dans une activité sans avenir au lieu d’opter pour des solutions durables?
C’est la seule et unique question à laquelle il faut répondre pour essayer d’avancer.
Un élément de réponse se trouve dans le communiqué de presse publié en 2009 :
« Sonatrach et la Société Sorfert Algérie ont procédé le dimanche 22 février 2009, au siège de la
Direction Générale de Sonatrach, en présence de Monsieur Chakib Khelil, Ministre de l’Energie et des Mines, et de Monsieur l’Ambassadeur d’Egypte en Algérie, à la signature d’un contrat de vente et d’achat de gaz naturel. …D’une durée de vingt ans, ce contrat porte sur la fourniture, à partir de 2011, de 1,75 milliard de m3/an de gaz naturel pour l’alimentation du complexe pétrochimique situé à Arzew qui aura une capacité de production de 4 400 t/j d’ammoniac et 3 450 t/j d’urée granulée.
Pour rappel, la société SORFERT-Algérie, est une société conjointe de production (JVP) de droit
algérien ; détenue par Sonatrach et le Groupe égyptien Orascom Construction Industries (OCI) ayant pour objet la réalisation et l’exploitation d’un complexe de production d’ammoniac et d’urée granulée. »
Pour ce seul projet, Bouteflika a prélevé (sur vingt ans) 35 milliards de m3 sur les contrats d’exportation pour les vendre à un prix symbolique à son ami Sawiris. Il a instruit le gouvernement pour faire financer, avec la garantie du Trésor, ce complexe industriel, dont le capital majoritaire est privé, qui exporte le gaz naturel sous forme d’ammoniac. Un préjudice de plusieurs milliards de dollars pour l’Etat !
Sa liste d’amis qui est grande n’est pas bouclée. Sawiris n’est pas le seul bénéficiaire puisqu’il faut citer les scandales de Vilar Mir et des omanais. Certains hommes d’affaires algériens, au lieu de dénoncer cette gabegie, réclament haut et fort leur part du gâteau.
Le quatrième mandat va relancer ces opérations de sabotage du pays. On peut lire dans un article du journal Liberté du 28/05/14 que « … le gouvernement envisage de réaliser un grand complexe de fabrication de tous types d’engrais à partir du gaz naturel.. ».
Ainsi, après les scandaleuses affaires de Fertial, Bahwan et Sorfert, on se prépare à une autre opération de détournement de la rente gazière des contrats de long terme avec de nouvelles usines d’ammoniac. Signature de contrat en 2009, livraison de gaz et exportation d’ammoniac en 2013, c’est rapide. Le but de la manœuvre, c’est de faire que le gaz de schiste qui sera produit dans le meilleur des cas en 2025/2030 justifie toute cette trahison qui vise à nous priver des recettes d’exportation de gaz et rapprocher les échéances de la crise financière annoncée. Pour confirmer cette thèse, on s’appuiera sur Maghreb Emergent du 27/05/14 qui rapporte les propos d’un ancien PDG de Sonatrach. Zouiouèche explique comment Chakib Khelil a endommagé le gisement de Hassi R’Mel.
M. Malti, vous vous posez la question sur les motivations de ces décision: « … si ce qui motive votre décision c’est – comme je le suppose – le fait que l’Algérie va se trouver très bientôt dans l’impossibilité d’honorer ses engagements en matière de livraison de gaz naturel au marché intérieur et à l’exportation.. ». Hélas, l’Algérie n’a pas été en mesure de renouveler certains de ses contrats de long terme à cause justement de cette politique de destruction de la rente par la corruption et le gaspillage. Les niveaux de nos exportations de gaz, déjà en chute libre depuis dix ans, s’amenuisent avec ces projets industriels d’exportation de la rente.
Le clan Bouteflika veut nous faire croire que, grâce au gaz de schiste, l’Algérie sera toujours en mesure de satisfaire ses besoins énergétiques à long terme et d’engranger des excédents pour l’exportation. Personne ne trouvera rien à redire quand on nous annoncera durant ce 4eme mandat de nouveaux contrats de long terme de fourniture de gaz naturel pour des projets d’engrais à des qataris qui, comme Sawaris, vont investir avec l’argent du Trésor public.
Hélas, M. Malti, je suis convaincu que la corruption ne suffit pas à elle seule à expliquer la complicité de la longue liste d’intervenants des secteurs de l’énergie et de la finance et le silence complaisant des techniciens, hommes politiques et surtout des décideurs qui savent.
Le clan de Bouteflika a utilisé l’argent de la rente pour exécuter un plan machiavélique qui a consisté à détruire nos institutions et notre économie. On verra dans moins de dix ans qu’il a pratiquement réussi cette mission quand on sera à la merci du FMI et des islamistes.
Connaissez-vous la différence qu’il y a entre un mercenaire et un traître? Le mercenaire se fait payer. Le traître a suffisamment de haine pour travailler gratuitement pour ses parrains.
Azul Fellawen,
Toute ma gratitude à vous Mr Malti,
l'histoire retiendra votre clairevoyance et votre mérite pour avoir tenté d'intérpeler le peuple Algérien sur les dangers qui le guettent dans son futur. Les dangers que lui font prendre les mercenaires d'Oujda et leurs supplétifs locaux.
Malheureusement, le peuple Algérien n'a plus aucune conscience, ni conscience politique, ni conscience patriotique. La preuve est sa soumission à être gouvernée par un grabataire hémiplégique et comateux imposé par le clan de mercenaires.
Je ne plains pas ce peuple indigne que nous sommes devenus et je pourrais même dire qu'il mérite son sort d'esclave et de colonisé qu'il accepte d'ailleurs fort bien.
Je pleure ces ancêtres qui lui ont légués Thamazgha. Je pleure ceux qui se sont sacrifiés pour la reprendre aux occupants d'autrefois.
Je plains les générations futures qui se retrouveront sans pays, dans la misère et l'indignité.
Algériens d'hier, je vous pleure, Algériens de demain, je vous plains.
Un documentaire tres flippant concernant ce sujet et les degats occasionnés par l'exploitation du gaz de schiste aux usa
Regardez plus particulierement l'eau du robinet melangé a du gaz et qui s'enflamment dans la cuisine du Monsieur entre la min 22.20 et 22.30
Ce projet doit etre stoppé coute que coute
cette video est a voir et partager au maximum afin de sensibiliser tout le monde sur le danger de cette decision irresponsable de la maffia d'alger.
Comme par hasard on y retrouve derriere halliburton la firme de dick Cheney le parrain de chakib khelil
http://www.youtube.com/watch?v=HhnrHCHVHu4
Mes amis, notre pouvoir est malheureusement plein de débilités, et nous ne faisons que réagir à chaque débilité, il faut agir, sinon nous rentrons dans le dicton du "les chiens aboient, la caravane passe".
On en a marre de ce système Militaro-abruti qui a fait le blocus depuis l'indépendance pour s'accaparer le pouvoir à lui seul, pour braber le pays sous nos nez.
Il faut agir maintenant, ou son les hommes dde ce pays? on en a plus d'hommes? il faut que ça cesse, nous sommes beaucoup plus instruits que ce pouvoir pleins d'ignorants et d'inalphabètes.
Il faut commencer à refléchir, comme l'ont fait nos prédécesseurs dans le congrès de la Soummam, sinon nous allons le regréter.
indignez vous contre l'indignation, quand c'est mort c'est mort khalass, les algeriens allah ghalab ils s'en foutent ils revent d'etre des harragas et des bouffeurs de baklawa et schawarma, Bouteflika nous a tué et l'histoire retiendra son nom top, déjà on dit que c'est lui qui a sauve l'Algerie des barbus
Oui s'il a du respect pour son peuple il faut qu'il arrête ce crime contre nature, merci de le faire monsieur bouteflika
Combien de temps nous faut-il pour enfin comprendre que l'Algérie n'est pas indépendante, que nous sommes en majorité des esclaves qui ignorent leurs chaines que les mercenaires au pouvoir n'ont rien à apprendre de nous, la preuve est qu'ils ne se trompent jamais d'hopital pour se soigner ni d'école pour leurs enfants. La seule question qui mérite débat est la recherche du chemin le plus court et le moins périlleux pour extirper ce pays de ces mercenaires.
1-On s'adresse a qui?
A boutef, donc boutef ne sait pas ce qui se passe sous ses pieds.
Aux algériens, ils devraient faire quoi?
2-on pensait que c'était hanou qui a stoper la loi chakibo sur les hydrocarbures.
3- On parle d'avenir des descendants algériens depuis 1962. Toutes les générations ont étés sacrifiées pour des raisons fallacieuses.
Le problème des algériens c'est la santé, l'enseignement, et le confort de la vie. Ce n'est pas le gaz, le pétrole.
La dernière de sella : "l'Algérie n'exportera plus d'hydrocarbures à partir de 2030" évidement c'est les qataris, les émiratis, les français, et les anglais qui le feront.
D’ici 2030 il n'y aura plus, de sonatrach, naftal, sonelgaz, air Algérie, banque algérienne, Enie, Cosider.
D'ici 2030 il n’y aura plus d'algériens qui sachent quoique ce soit, ni faire quoique ce soit.
D'ici 2030 il n’y aura plus d'algériens valides.
D'ici 2030 il n’y aura plus d’Algérie, autant laisser les autres profiter de ce gaz de chitte pour se réchauffer.
Depuis des millions d'années, que font les algériens de leurs richesses et leurs propres capacités? Rien de spécial.
Les algériens attendent à chaque fois l'éphémère sauveur.
Le pire c’est quand un haut cadre dirigeant (ex) dans un secteur stratégique, cite on exemple le drabki snaodani, il y a surement des fissures, dans certains cerveau, plus graves que celles des ardoises. ça résume tous les malheurs de l'Algérie et des algériens.
Oui, Il y a vraiment de quoi êtres indignés, les fissures sont déja dans les têtes de certains.
Oui Mr Hocine Malti,il y a de quoi s'indigner mais ces mafieux qui dirigent l'Algérie ont d'autres priorités en tête en particulier comment sécuriser leurs larcins particulièrement en France et en Suisse.L'avenir de ce pays qu'ils ont ruiné ne les interresse pas et la pollution des nappes d'eaux souterraines est le dernier de leurs soucis.Ca fait longtemps qu'on s'est rendu compte du malheur qui nous frappe.
Bravo Zapata@… avez vous une carabine, alors préservez la , c'est plus précieux que les illusionistes et bonni-menteurs de Tlemcen Oujda, y compri si Hocine Malti en retraite Dorée.
Vous auriez du juste inviter les algeriens a se documenter un peu plus sur le sujet . Sachant que 95./'des livres vendus chez nous sont les livres de cuisine d'interpretation des reves et le coran bien sure. cela a fait de nous un peuple qui prie et attend l'intervention du divin pour les sauver, qui mange,dort et reve , pas plus
Votre texte est émouvant de sensibilité, et aussi de clairvoyance quand vous avancez celle de Hocine MALTI.
Beau plaidoyer que le vôtre en faveur du peuple d'Algérie qui manque, je le pense aussi, de ressort pour se libérer des séides de vous savez qui.
Bravo à vous !
2ème paragraphe de ce texte BRILLANT :
« Vous souvenez-vous, (…), de l’ardoise que vous transportiez dans votre cartable d’écolier ? Imaginez plusieurs ardoises collées les unes aux autres jusqu’à constituer une couche épaisse de quelques dizaines de mètres située à deux ou trois mille mètres sous terre. La roche ainsi constituée s’appelle schiste. (D’autres roches identiques à l’ardoise de par leur consistance et leur dureté s’appellent également schiste. Ce sont celles-ci surtout qui sont présentes au Sahara, mais j’ai choisi l’ardoise car elle plus parlante pour le commun des mortels.) A l’intérieur de cette roche se trouvent des milliards de micropores, voire de nanopores qui contiennent du gaz : C’EST LE GAZ DE SCHISTE. (…) »
Cette missive à la tonalité de réquisitoire est le document le plus édifiant qui soit sur le gaz de schiste (nature de la chose, danger à l’exploiter). Je ne pense pas avoir été jamais éclairé d’une manière aussi précise. Je comprends la réticence de l’auteur, Hocine MALTI, à laisser des compagnies étrangères jouer les apprentis sorciers ‒ guidées essentiellement par le mercantilisme et la vénalité. De ce qu’il adviendra du sol algérien les cadres de ces compagnies n’ont cure. Que cela devienne une passoire, qu’à cela ne tienne ! Qu’il y ait de graves risques pour les espèces (humaine & animales), rien à cirer !
Bref, excellent(issime) article M. MALTI !