Huit ministres mènent la fronde contre Abdelaziz Belkhadem

Belkhadem résistera-t-il à cette énième charge ?
Belkhadem résistera-t-il à cette énième charge ?

Moussa Benhamadi, Rachid Benaissa, Amar Tou, Rachid Haraoubia, Abdelaziz Ziari, Tayeb Louh, Abdelkader Messahel et Mahmoud Khoudri annoncent que désormais, le SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem n’a plus aucune autorité sur eux.

C’est le temps des putschs médiatiques au sein des partis du pouvoir. L’heure des règlements de comptes par SG interposés. Au RND, l’inamovible Ouyahia a été poussé à la démission de son poste. Au FLN ce n’est pas mieux. On se bat comme chiens et chats. Il y eut depuis une année le mouvement de redresseurs qui a multiplié les sorties médiatiques pour dégommer Belkhadem, depuis mercredi ce sont des ministres qui ont pris le relais. Huit membres du gouvernement Sellal ont demandé tout bonnement la démission du chef de leur parti, Abdelaziz Belkhadem.

Abdelaziz Ziari, ministre de la Santé, Tayeb Louh, ministre du Travail, Amar Tou, ministre des Transports, Rachid Harrouabia, ministre de la Recherche scientifique, Moussa Benhamadi, ministre des Télécommunications, Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture, Mahmoud Khedri, chargé des Relations avec le Parlement et Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines ont décidé donc de mener la dernière charge contre Belkhadem.

Ils l'appellent à céder sa place à un nouveau secrétaire général lors de la prochaine session du comité central prévue du 31 janvier au 2 février. Les observateurs remarqueront que cette fronde venue d’en haut intervient une semaine après la démission d'Ahmed Ouyahia de son poste de secrétaire général.

Diable ! Que reproche-t-on à ce Belkhadem dont la fidélité à Bouteflika et son clan est sans faille ? Son ambition présidentielle, rétorquent les ministres. L’argument est court, puisqu’on connait la discipline de Belkhadem et le zèle dont il a toujours fait preuve pour défendre le président et son clan. Mais alors que cache ce remue-ménage en haut lieu ? Les prochains mois nous éclaireront sans doute un peu plus. Une chose est sûr cependant, si l'année dernière a été calme, avec une activité politique réduite aux deux élections, 2013 s'annonce mouvementée au sein des appareils.

Avec cette sortie si jamais elle aboutit, c’est en vrai à une recomposition politique de façade que les deux partis présidentiels se prêtent. Car, si les SG sont changés, le fond reste le même. Les appareils politiques demeurent tels quels ; ils sont inféodés au palais El Mouradia d’où se décide la vie et la mort politique de tout l’establishment algérien.

Yacine K.

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Commentaires (10) | Réagir ?

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karim karim

oups, c'est les chiens qui se mordent entre eux!!

on a rien à chosir entres les petits d'une chienne

tous des HYPOCRITES (En majuscules) !!!

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mohamed bentabet

malheureusemnt ils ont tous pareils ces gens là, c'est une simple question d'interets, on souhaite voir des jeunes intellectuels aux commandes.

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