L’expérience de deux décennies de balbutiements démocratiques en Algérie et un peu plus d’une année d’expérimentation post-révolutionnaire dans les pays de la rive sud de la Méditerranée ont fait apparaître au grand jour la nature profonde de la crise politique qui les caractérise.
Celle-ci ne pouvait être tributaire autrement que d’un conservatisme culturel endémique, auquel il leur appartient de s’attaquer en dépassant le sentiment d’appartenance à un particularisme caractérisé par un anachronisme inadapté à la contemporanéité du monde. La tragédie algérienne en cours, caractérisée par un statu quo permanent, consécutif à une forte ambivalence entre conservatisme autistique et réformes prédatrices, est souvent refoulée par les élites, les médias et les intellectuels algériens en général. Car pour affronter les facteurs structurels qui sont au fondement de ce statu quo, cela nécessite le franchissement d’un pas dans l’engagement pour une véritable révolution culturelle. Cet engagement exigerait autant d’abnégation de la part d’une élite réduite à une classe organique, dont l’accommodement au statu quo traduirait avec force le sens du refoulement de cette tragédie.
Cependant, dans certains titres de la presse privée ou dans des publications marginales et minoritaires sont publiées des analyses critiques conséquentes de la situation, qui malgré leur pertinence, leur voix reste sourde pour des raisons aussi bien volontaires, qu’inconscientes. L’obstacle principal à l’œuvre dans le processus de ce refoulement et de cet autisme semble résider dans le fait que cette classe organique autour du statu quo, comme du reste les « gagnants » de la société algérienne en général, sont liés structurellement au système de prédation qui régit l’économie en tant que nécessité de survie. En agissant, consciemment ou inconsciemment, comme une classe dominante mue par un conservatisme religieux et néopatriarcal endémique qui sont au fondement de ce statu quo. Cette stratégie de survie se réalise par le renforcement et la préservation de privilèges acquis dans la configuration de ce statu quo, qui leur assure sécurité et stabilité. Ils s’acquittent en échange de ce privilège par un devoir d’exaltation aveugle des passions religieuses et de l’héroïsme nationaliste conservateur, au détriment de l’engagement dans l’élaboration et la diffusion de discours critiques porteurs de changement, qui seraient au demeurant aussi pertinents pour eux que pour la société qui conditionne leur existence. Par ailleurs, il y a cette difficulté propre aux individualités de cette classe organique, de transcender les conservatismes par lesquels ils sont liés anthropologiquement à leur environnement social et dans leur propre vie privée et familiale, consciemment ou inconsciemment. Cette ambivalence, par laquelle ils se sont eux-mêmes pris dans les plis du piège de ce statu quo en tant que forme englobante, caractérisée par une fuite en avant dans la reproduction indéfinie du pouvoir politique sur le mode du despotisme, s’avère être a priori une issue de laquelle il est difficile à s’en sortir.
Entendue en ces termes, l’impasse politique algérienne, caractérisée par cette spirale infernale du statu quo, ne présage aucune issue venant de l’intérieur du système de valeurs à l’origine de son avènement et de sa perpétuation.
Les caractéristiques de cette crise, qui sont généralisables à toutes celles des pays de la rive sud de la Méditerranée, ont démontré que leur traitement, aussi bien lors du printemps algérien en 1988 » que celui du « printemps arabe de 2011 » n’est pas tributaire de la fin du totalitarisme et de l’instauration du pluralisme politique. En effet, plusieurs formes de conservatismes autistiques, principalement sociaux, culturels et politiques, caractérisent les sociétés de la rive sud de la Méditerranée au moment où elles émergent d’une très longue nuit d’ankylose. Dans cette émergence, qui se fait au prix d’un réveil assourdissant de spontanéité et de célérité, et se déroulant dans un bruyant vacarme, ces différentes formes de conservatismes autistiques contribuent négativement à rendre presque inaudible l’appel en masse à la libération, et à rendre insensible la nécessité évaluative des tâches à accomplir pour éviter le piège du reflux sur soi-même. La justification du recours a l’adjectif autistique, lorsqu’il s’agit de qualifier le conservatisme de ces sociétés, se fonde sur l’observation d’actes souvent inconscients de résistance au changement.
Les caractéristiques autistiques d’inaudibilité et d’insensibilité, que ces conservatismes développent dans l’inconscient individuel et collectif dans ces moments de crise dans une pulsion d’autoconservation, viennent en retour alimenter ces conservatismes à se développer et à se renforcer proportionnellement à la pression du reflux qu’elles engendrent, tendant soit, vers le nationalisme conservateur ou vers le fondamentalisme religieux, comme cela est en train de se produire en Égypte et en Tunisie. Cette situation d’ambivalence entre la volonté de changement par la pulsion de sursaut collectif, et sa pulsion inverse de reflux, dans un repli sur soi-même, à la limite du pathologique, conscient ou inconscient, qui se manifeste au rythme monotone de la succession des crises qui s’égrènent comme un chapelet, n’a présenté apparemment aucune autre issue envisageable, à chaque fois, et à ce jour, que l’adoption de réformes prédatrices, n’ayant débouché que sur le maintien de la crise dans un statu quo. Ce statu quo, n’ayant eu à ce jour d’autres développements que le dérèglement de la société, ouvre les portes à toutes les dérives et à toutes formes de prédations. À leur tour, ces prédations et ces dérives viennent préparer sourdement le lit à la prochaine crise. Celle-ci viendra engendrer à son tour des réformes prédatrices, comme celles qui s’expérimentent actuellement en Algérie et partout dans la rive sud de la Méditerranée, succédant dans une monotonie redondante à celles qui se sont produites par ailleurs, et particulièrement dans la première tentative avortée prématurément à la fin du XXe siècle en Algérie. Ces prédations et ces dérives, qui s’expriment à travers l’accentuation du dérèglement de la société, par l’exacerbation des injustices, des inégalités, de la corruption généralisée, par la répression des minorités, etc., viennent renforcer cette tragédie interminable dans laquelle sont plongées ces sociétés. Et ainsi cette boucle infernale du statu quo est bouclée.
La tragédie de ces sociétés ainsi identifiée dans les termes de cette boucle infernale du statu quo, dont ces conservatismes, qui se présentent comme sa principale énergie motrice, ne seraient-ils pas, dans ce cas, le parti incontournable, bien que le plus inconfortable, à mettre à l’actif des principales réformes ? Des réformes, dont la priorité serait l’objectif d’une volonté émancipatrice, qui viendraient briser l’enchaînement à cette ambivalence, par quoi l’éveil de ces sociétés peut se consolider et prétendre à une issue de l’envergure de ce sursaut historique ?
L’Algérie, qui accuse un retard d’une marche dans le processus révolutionnaire en cours dans la rive sud de la Méditerranée, ne peut prétendre décréter des plans anti corruption par là, des plans antibureaucratiques par ci, le tout géré par des institutions qui fonctionnent comme des coquilles vides, dans un régime, qui n’est démocratique que par le nom et qui en réalité n’est qu’une façade instrumentalisée par des forces occultes. En prétendant ainsi venir à bout du statu quo. C’est tout le système qui est en cause, aussi bien dans ses fondements anthropologiques que dans les intentions qui guident ses préoccupations idéologiques pour le seul but du maintien au pouvoir en perpétuant le statu quo. Il s’agit de déconstruire les processus qui ont généré les systématisations idéologiques érigées en écrans rigides à l’intérieur desquels on cherche à maintenir enchaînées les représentations de soi et du groupe. S’attacher à pratiquer une sorte d’archéologie du sens, entre ce qui relève de la période initiale de la formation du mouvement national et ce qui appartient aux phases ultérieures de son évolution. Disqualifiant aussi bien le pluralisme dans lequel il s’est exprimé, que le déroulement de la guerre de libération nationale elle-même, car, dépossédé de ses liens, aussi bien avec l’expression pluraliste du mouvement national, qu’avec les aspirations populaires. Poser la question du multiculturalisme, dont la résistance qu’elle génère, bien qu’elle soit instrumentalisée comme une stratégie rhétorique par l’idéologie dominante, est une attitude générale liée à une aliénation psycho politique relative à des aptitudes mentales propres à l’esprit de clan, de tribalisme et de toute autre forme de conservatisme. Car, les Algériens sont figés dans une identité arabo-islamique sclérosée, source d’immobilisme et de replis sur soi.
Les réformes de la société en Algérie qui se présentent comme l’enjeu essentiel, sur lesquelles porte une forte demande de changement, ne peuvent faire l’objet d’un traitement exclusif par un consensus aveugle de la part d’une minorité, aussi puissante soit-elle, et quelle que soit l’étendue de sa domination. La rhétorique du discours du projet de réforme, formulé par le pouvoir algérien, s’apparente à un oxymore par la contradiction qui le caractérise entre l’intention affichée de réforme et la volonté de conservation induite par la condition préalable au respect « des constantes nationales et des composantes de notre identité« . Ce discours met a priori un veto à toute volonté d’initiative pour un débat autour de la question de l’identité nationale. En continuant à vouloir imposer une forme de vie et de culture à la société, dans le souci permanent de consolider sa légitimation et de sauvegarder ses intérêts, au détriment de la diversité des intérêts de tous les acteurs concernés, qu’il stigmatise dans sa stratégie rhétorique, comme étant dans l’erreur de « s’être trompés de société« , ce consensus aveugle se place de lui-même hors du temps. En voulant continuer à imposer sa vision exclusive et périmée sur la forme de vie à adopter, dans une société multiculturelle et qui est en perpétuelle transformation. Il n’y a pas lieu, dans ce cas, de se laisser séduire par un triomphalisme autistique qui viendrait jeter son dévolu sur ce consensus aveugle, en stigmatisant au passage des opinions qui lui sont publiquement et ouvertement opposées.
Ces opinions plurielles sont là ! et elles prétendent à leur tour faire valoir leur droit à la participation active au débat, dans leur différence, avec la perspective d’inscrire explicitement cette différence, intrinsèquement, dans la démarche même de ce processus de changement. Non pas seulement, que ces opinions sont là pour faire valoir uniquement un droit, elles sont là aussi et surtout, par l’obligation au devoir du citoyen de participer à la neutralisation de toute probabilité de résurgence et de prolifération du piège du statu quo ou du reflux. Aussi, le devoir d’intervenir dans le processus du changement, surtout lorsque celui-ci semble se profiler dans une issue incertaine et pessimiste dans laquelle veulent la confiner toutes sortes de résistances autistiques et prédatrices.
Toute occurrence singulière ou collective, qui prétendit au droit de cité dans la dynamique du débat politique, se doit de reconnaître l’institution politique en tant que modèle de la culture elle-même. Elle se doit aussi, par nécessité de liberté, de ne pas reconnaître de limites définitives à la culture. Bannir les structures et les représentations mentales identifiées comme impasses idéologiques ou barrières culturelles dans les représentations de soi et du groupe auxquelles elles appartiennent, en projetant néantisation et barbarie autour d’elles.
Faire débat pour déconstruire la rhétorique discursive périmée du système de pouvoir nationaliste conservateur, c’est le faire autour de questions fondamentales, en tant que nœuds autour desquelles se construira une authentique démocratie. Elles doivent refléter une juste identité algérienne avec son caractère syncrétique des représentations politiques, sociales et culturelles fondées sur la laïcité et la prise en compte de l’aspect multiculturel de sa composante. L’objectif serait de dépasser cette rhétorique discursive, qui apparaît à l’état actuel, comme la principale barrière pour faire échouer ce statu quo, qui hypothèque indéfiniment les libertés individuelles et collectives et empêche qu’un état de droit puisse se constituer.
Youcef Benzatat





Vous avez l'air mauvais Monsieur le Pseudo Président.
En dehors de l'idée du changement que les élites et les foules algériennes devraient provoquer, mener …autour d'un socle de valeurs communes … j'avoue que "wallah ma fahmagh t'rénn".
Ou si vous préférez, et pour vous emprunter un terme que vous avez utilisé dans cet article, j'ai eu toutes les peines du monde à accéder à votre "rhétorique discursive".
Peut-être est-ce dû à mes compétences limitées en tant que lecteur?
Plus sérieusement, je souhaitais apporter de l'eau à votre moulin à travers une des composantes de ce que devrait être ce socle commun; l'Ecole (avec un "e" majuscule) en tant que "faiseuse" d'hommes et de femmes, d'opinion(s), d'une conception du monde qui nous entoure …Mais entre "statut quo / reflux / classe organique …" et autres "occurrence singulière ou collective / …", j'ai craint de passer pour une sorte de brute de décoffrage avec un lexique et une sémantique en deçà de ce qu'exigerait une telle recherche et un tel raffinement linguistique.
En gros, donnez-nous du simple et du lisible (accessible), nous vous donnerons de la compréhension, et, pourquoi pas, nos avis.
Sincèrement M. Benzatat, mon espoir s'est réduit comme une peau de chagrin, l'argent a pourri le pays, d'autres "valeurs" – si on peut les qualifier de valeurs – se sont imposées pour réussir à l'échelle sociale. Le mensonge, les reniements des principes et idéaux de ceux qui sont morts pour ce pays, la prédation à ciel ouvert, la gabegie, la grande corruption, généralisée malheureusement rendant les remèdes bien dangereux. Une justice rendue au nom de peuple, où est cette justice, où est ce peuple, qualifié hier d'héroique. Tout cela en un laps de temps. J'observe que nous sommes devenus une proie autour de laquelle des vautours forment des cercles et mordent à pleines dents. Quel désastre mes amis. Dire que le pays aurait pu avec toutes ses potentialités devenir une puissance économique et politique régionale de premier plan ! QUEL GACHIS !
Mettre Bouteflika debout sur une dune de sable (ou une autre personne l'essentiel et de mettre en évidence ça soi disant stature de président qui n'est en fait qu'une aura ) et le contempler , on finira par admettre que Bouteflika n'est qu'un "pauvre" mortel qui accomplit une mission à laquelle il était prédestiné par la force de certaines conjonctures et pas plus . A ce moment nous serions en train de voir Bouteflika au lieu de voir en lui une créature de Dieu . Étendu par terre , il retournera à son origine mais Dieu sera toujours là . Nous portons tous le souffle originel de Dieu l'Eternel . Une fois le coeur apaisé par son rappel ou évocation et la pensée enivrée par "la présence" de Celui qui possède absolument Tout et qui domine Tout , la paix nous ramènera la joie de ressentir qu'il y a vraiment une Justice Divine et que chaque individu n'aura que ce qu'il mérite .
Nous savons tous que la pluie n'est qu'un long processus de transformations de l'eau en vapeur d'eau puis en nuages puis en eau et le cycle continue depuis des millénaires d'années . Pour ce qui est des révolutions , commenter ou ne rien dire ne sert absolument à rien à quelque chose près .L'incident qui a causé la vie à Bouazizi n'a jamais été ni prévu, ni fomenté et pourtant c'est l'étincelle qui a causé tout ce déferlement de révolutions . Tout arrive à point pour qui sait attendre dit-on . Il semble parfois que l'on doive bouger, manifester, faire quelque chose mais pour ce qui est des évènements ils ont lieu en l'absence de personnes qu'on considérait comme personnages influents et qui ne sont plus là . La vie tourne avec nous ou sans nous . Quand sonnera l'heure de partir les concernés par "le départ" prendront le train sans s'en rendre compte .
@ Charles B
D’abord, il s’agit de révolutionner les mentalités, le langage et les rhétoriques périmées qui les soutiennent, pour cela, il vous appartient de dégager votre « choux » du « moulin » à vous, qui l’emprisonne, pour prétendre y voir clair…
Reflux, statu quo, classes organiques, stratégie discursive, occurrence,…
N'avez-vous jamais vu la vague se retirer après avoir eu l'audace de s'aventurer sur les terres fermes du possible, telles ces vagues humaines du printemps arabe après avoir crié "Liberté", les voilà à présent déferler encore une fois, refluant cette-fois vers l'abime ténébreux de la charia ! Imitant ces vagues refluant vers l’équilibre des océans, pour maintenir la stabilité de son niveau apparent au même point, le point du statu quo ! La pulsion libératrice spontanée de ces vagues humaines est vite détournée en reflux par ces « classes organiques », liées entre elles par un intérêt commun : le pouvoir. Comme un organe mue par une « stratégie discursive », pour leur faire entendre que la direction du destin de ces pulsions communes est tracée éternellement par la voix de Dieu : Tariq ou Sabil. La singularité de la stratégie discursive dissonante, ou occurrence singulière est le « je » souverain, qui n’a cure de « l’habitus » aveugle de « l’occurrence collective » propre à un « nous » aliéné dans telle ou telle voix ( MAK, FIS,…), que dire de plus !
Le souci premier dans l’écriture est d’abord une affaire d’expérimentation de la liberté, soumise à la réception, celle-ci provoque des avis divers, quoi de plus normal, n’est-ce pas cela la liberté ! La liberté d’appréciation. Les lecteurs assidus à l’exigence de liberté, s’acharnent à mettre du sens dans tout ce qu’ils lisent, pour finir à n’en faire du texte qu’un prétexte, c’est du moins mon angle d’approche de la lecture. L’appréciation de @ Ali Foughali, s’est résumée à une courte phrase, chargée de sens, d’interprétation et de réaction envers la source de castration du sentiment de liberté : « Vous avez l'air mauvais Monsieur le Pseudo Président. » Ou celle de @Atala Atlal, « mon espoir s'est réduit comme une peau de chagrin, l'argent a pourri le pays, d'autres "valeurs" – si on peut les qualifier de valeurs – se sont imposées pour réussir à l'échelle sociale. Le mensonge, les reniements des principes et idéaux de ceux qui sont morts pour ce pays, la prédation à ciel ouvert, la gabegie, la grande corruption, généralisée malheureusement rendant les remèdes bien dangereux. Une justice rendue au nom de peuple, où est cette justice, où est ce peuple, qualifié hier d'héroique. Tout cela en un laps de temps. J'observe que nous sommes devenus une proie autour de laquelle des vautours forment des cercles et mordent à pleines dents. Quel désastre mes amis. Dire que le pays aurait pu avec toutes ses potentialités devenir une puissance économique et politique régionale de premier plan ! QUEL GACHIS ! », Un cri de révolte qui vient neutraliser le sentiment de désespoir qu’il annonce en une prédisposition à transcender la résignation, libérant l’espace à tous les possibles. @Guel Dring est mon commentateur préféré de tous. Invariant, serein, imperturbable, immuable en toute circonstance, courtois, poli, aimable, élégant, en somme humain. Une attitude propre au musulman qui a su transcender toutes les contingences, celle des maîtres Soufis, qui ont marqué de leur empreinte le sens moral et existentiel profond immanent de l’Islam. Je lui dirai que le parcours de l’ascète est long, très long en quête de vérité. El Halladj est parmi les rares à avoir approché ce sens « Batin » (intérieur) en l’exprimant en ces termes : « Je suis la vérité », je me permet de l’interpréter ainsi : « Dieu c’est moi, car la vérité n’émane que de mon propre entendement », son jugement ayant pris 10 ans à le supplier de revenir sur son expression : « Je suis la vérité », c’est soldé par un échec pour ses inquisiteurs. A la veille de son exécution, il quitta le monde en ensemençant l’imaginaire des hommes libres par ce hymne à la liberté : « Tuez-moi, car dans ma mort il y a ma vie ».
fakad echey la yourtih, celui qui n'a pas ne peut pas donner, la liberté ne viendra jamais d'eux tant qu'ils peuvent se sucrer en paix, l’Algérie a raté le cloche
Je souhaiterais vivement que le Matin dz. soulève l'affaire du journaliste d'El watan Beliardouh ! Il faut bien en parler ici, susciter de vrais débats de spécialistes du droit ou non, l'opinion des gens est importante celle de notre élite (si elle existe encore) ou de simples politiques soucieux d'une justice indépendante ! resterai-je cet éternel idéaliste…