Par Ahmed Selmane
C’est connu, les Algériens sont jaloux, envieux, insupportables qui ne supportent pas la réussite des autres. La preuve : ils n’arrêtent pas de questionner les enrichissements soudains et les subites notoriétés de ceux qui tiennent le haut du pavé des médias et de la finance. S’ils sont parfois des critiques inspirés, ils sont souvent de piètres commerçants. Il faut bien l’admettre, l’Algérie ne sait rien vendre, ni une image, ni des splendides paysages, ni les meilleures dattes de l’univers.
Boualem Sansal, lui, a du flair, il a choisi d’être universel ! Et quoi de plus universel que de mettre les Algériens face à la Shoah ! C’est connu, les Algériens sont jaloux, envieux, insupportables qui ne supportent pas la réussite des autres. La preuve : ils n’arrêtent pas de questionner les enrichissements soudains et les subites notoriétés de ceux qui tiennent le haut du pavé des médias et de la finance. S’ils sont parfois des critiques inspirés, ils sont souvent de piètres commerçants. Il faut bien l’admettre, l’Algérie ne sait rien vendre, ni une image, ni des splendides paysages, ni les meilleures dattes de l’univers.
Mais Boualem Sansal, lui, a trouvé le créneau salutaire et le bon réseau pour vendre. Dérogeons donc à ces travers dont on nous accable et saluons cette remarquable réussite en matière de pénétration d’un marché étranger particulièrement fermé. Même s’il fait de nous des suppôts du nazisme. Les prestigieux plateaux s’illuminent et Israël se découvre enfin un grief « historique » à l’égard des algériens, transformés en héritiers putatifs d’Adolf Hitler. S’il se mettait à écrire quelque chose de proche de la vérité historique – par exemple que les colons français ont été massivement vichystes et antisémites et que le mouvement national algérien a été d’une sévérité sans faille à l’égard des individus tentés par le fascisme – cela ne marcherait pas. En France, on n’apprécie guère l’auto-flagellation coloniale et on a la repentance sélective. Il n’existe pas de créneau pour ceux qui ressassent la « vieille histoire », celle des enfumades et des tortures. C’est éculé, c’est moisi et puis ça va dans le sens du « pouvoir » à Alger et même de ses islamistes…
Bref, l’Histoire n’est pas vendable, la recherche de la vérité n’est pas dans l’air du temps : ce n’est pas assez spectaculaire et c’est à la marge du monde. Pensez-vous, madame, qui donnerait un euro pour une histoire d’algérien… ? Boualem Sansal, lui, a du flair, il a choisi d’être universel ! Et quoi de plus universel que de mettre les algériens face à la Shoah ! Enfin, un algérien qui invoque le thème insurpassable de notre temps (celui qui justifie l’ordalie des palestiniens) et qui dame le pion à ces arabo-berbères musulmans qui se croient totalement innocent du crime européen de l’extermination des juifs. Quel bon sujet ! C’est un indécent travestissement ? De l’invention pure et simple ? Et alors ? Ce n’est pas grave. Après tout, on a bien eu l’ineffable BHL et son « romanquète »…Dans la propagande de l’Axe du Bien, la littérature ça sert à inventer la réalité, en attendant, par glissements successifs, de faire du mensonge la vérité indéniable.
Et puis, que viendrait faire ici une interrogation morale ? L’éthique ne tient pas d’étal sur ce marché : on ne fait que répondre à une demande. C’est le b.a.ba du commerce : dénicher le bon créneau et mobiliser le bon réseau. Tout est question d’opportunité à saisir et Sansal l’a saisie à bras le corps. Il a vraiment pigé le truc, il sait vendre, il sait se vendre. Et puis vous êtes piégés par la règle : si vous dites que le roman se base sur des affabulations, vous êtes un « agent du pouvoir » quand vous n’êtes pas un islamo-fasciste qui menace la littérature civilisée.
Alors plutôt que de critiquer Sansal, il faut au contraire rendre hommage à son sens aigu de l’opportunité commerciale…. Après tout, le trabendisme est souverain, pourquoi les belles lettres échapperaient- elles à sa loi d’airain ? On le sait, le trabendisme consiste à vendre ce qui n’est pas disponible sur le marché en prenant quelques libertés avec le droit. Sur le marché de la stigmatisation anti-barbare, il manquait donc une Algérie nazie. Qu’à cela ne tienne, on l’invente, en prenant ses aises avec l’Histoire ? C’est pas mal, les ingrédients : l’arabe au couteau, le bon colon, l’influence hitlérienne sur les indépendantistes algériens.
Mmm… succulent !
Allez écrivains en puissance ou en devenir, au lieu de vous offusquer de l’indignité décomplexée de Sansal, faites comme lui, gagner la reconnaissance et l’argent que la Civilisation distribue sans compter à ses laudateurs. Voici les ingrédients du produit qui marche. Bien sur, vous pouvez creusez le filon de l’Algérie nazie, mais Sansal l’occupe déjà. Faites plutôt une petite étude du marché et tentez de satisfaire la demande. Les market makers sont là pour vous préparer sans cesse le terrain. Allez y ! Vous pourriez raconter l’histoire d’un couple mixte (homosexuel de préférence) débarquant discrètement en Algérie, bravant Al-Qaïda et le DRS pour venir sauver des femmes voilées du harem d’un épouvantable barbu en rut. Surtout ne reculez devant rien. N’hésitez pas à raconter le calvaire d’une blanche captive, une poétesse (ça paye) de mère française et d’un père arabe converti au salafisme qui l’a kidnappée depuis longtemps. Et pour faire actu, faites aider les héros qui viennent la libérer par de braves évangélistes locaux…
Vous pouvez même réécrire l’histoire en inventant les forfaits des arabes vichystes d’Alger sous Pétain qui seraient combattus par des colons philosémites. C’est le César indiscutable de la mise en scène, le Goncourt assuré du nouveau réalisme décomplexé! Vous prouverez combien la colonisation était bienfait, joie de vivre et tendresse ! Et pourquoi pas, imaginez des Katibas de l’ALN montant à l’assaut en chantant le « Horst Wessel Lied » tandis que les braves légionnaires de la 10eme division parachutiste (dont beaucoup étaient d’authentiques SS, eux) résisteraient vaillamment en entonnant « Hava Naguila ».
Ce n’est en rien conforme à la réalité ? Ne vous en faites pas : dites que c’est conforme à l’esprit. Comme ça, vous passerez pour « profond », « courageux », « indépendant », pour quelqu’un qui ose s’attaquer aux tabous de ce peuple maléfique, libidineux et secrètement taraudé par le désir de violer toutes les blanches. N’hésitez pas à parler de « Kamikaze du sexe », de déviances particulièrement sadiques, c’est l’ingrédient nécessaire, l’idéal littéraire revisité par le commerce. Vous gagnerez des sous, on vous garantira la célébrité, les prix, la reconnaissance. On ne vous donnera pas de burnous rouge, ça ne se fait plus mais on louera, la larme à l’oeil et un trémolo dans la voix, vos talents de contempteurs de l’obscurantisme et de héraut de la modernité…
Camarades écrivains, à vos plumes supplétives, à vos claviers mercenaires, ne laissez pas passer les opportunités du marché !
A. S.




precision pour les lecteurs: attention Ahmed Selmane ne le dit pas mais c’est du second degrés (au moins) !!(sait-on jamais !!!)
Cher A.S.
Je ne sais pas si c’est du troisieme ou quatrieme degré, mais je ne vois aucune argumentation à ce que vous avancez en dehors des redondances habituelles. Ou bien, je n’ai pas bien lu entre les lignes…
oui c’est exactement ça !!! bientot la légion d’honneur pour sansal !!! oui faut bien qu’il soit récompensé par sarko qui oblige les potaches françaouis à lire les memoires du petit juif pendant l’occupation nazie
Bravo Monsieur Sansal….les chiens aboient et la caravane passe
Farouk, la légion d’honneur l’a déja eue, je vois dans ce délire les signes d’une normalisation souterraine avec Israel entammée par Bouteflika lui même depuis longtemps, Hmida Ayachi le rédacteur en chef es un natif de Sidi Belabbes trés proche de Said Bouteflika, il faudrait pas qu’ils nous prennent pour des imbéciles.
L’ex directeur du CCA est acuel directeur général est un juif de Tlemcen qui malgré les gamelles qu’il traine il est très uiles aux contacts.
Cher Djafar,
qu’a servi la non normalisation des relations avec Israel ?
Je ne sais pas quoi penser de cette histoire, je suis de plus en plus méfiant des écrits et surtout des distinctions que ça soit du côté des arabo-baathistes oubien des soit disant démocraties occidentales qui octroient des prix à notre élite.j’ai l’impression que nous (algeriens) on arrête pas de dénigrer d’autres algeriens jusqu’ à leur mort et une fois mort on arrête pas d’éloges sur eux.Comment voulez vous qu’on aie des idées claires sur nos dirigeants, nos acteurs culturels et même les sportifs si on les acclame et on les insulte au même temps.
Bravo Mr Selmane.
Très bien écrit, très vrai, Excellent !
Il y aura toujours des commentaires aux aguêts pour défendre l’indéfendable, travestir la vérité. C’est l’air du temps, se montrer civilisés en galvaudant du prêt-à-penser.
Pour moi c’est du premier degré. L’expérience vaut le coup d’être tentée: prendre un de vos thèmes suggérés (les homos harcelés par ex.), je suis sur que les médias, les prix vont pleuvoir avec un cesar ou un oscar à la clé.
Il est loin le temps des Ali Lapointe.
Bravo ! C’est la vérité vraie
Asafu, votre discourt anti arabes ainsi que le discourt des femmes " contre le code de la famille" ou "victimes des integristes" sont le moyen par excellence pour plaire de de s’ouvrir toutes les portes en France. Je me rappelle d’un article publié dans "Le Monde" deux semaines avant l’admission d’Assia Djebbar à l’académie française où elle déclarait " Je souffre toujour de mon éducation musulmane", le message était reçu cinq sur cinq, elle connaissait bien le leçon celle là…
Je tiens tout d’abord à vous remercier de nous avoir procuré cet article !
Mais je reconnais que ce n’était pas ce que j’espérais ou plutôt ma curiosité espérait de la critique littéraire !
On sent une sorte d’agressivité et une colère qui ne sont pas bien exploités. On sent que la critique a passé à côté de quelque chose !
Une critique qui se balance entre l’œuvre de Sandal et sa personne. Pour qu’à la fin sentir une colère déversée sur toute personne qui voudrai suivre cette réussite flamboyante de Sandal !
Moi, je dirai à ce journaliste qu’à chaque époque, il y’aura un Sandal. Pas un, mais des Sandals qui veulent briller avec n’importe quel moyen!
Je dirai à ce journaliste rappelez-vous au cours de la colonisation du harki qui a choisit son camp contre une Djalaba à l’époque ou 50 Dinars. Ce harki ne lui venait même pas à l’esprit que l’Algérie va être un jour libre !
Le harki à l’époque a fait son choix et l’Algérie lui a juste rappelé son choix après son indépendance !
Sandal a fait son choix, reste aux algériens de lui rappeler ce choix, ainsi qu’à tout qui deviendra un jour un Sandal.
Cordialement
Chere Malika,
Peut être LA GRANDE Assia DJEBBAR A SOUFFERT DE SON EDUCATION MUSULMANE. OU ES le probleme?
C’est son GRAND TALENT qui lui a ouvert les portes de cette grande institution et rien d’autre…
Ne souffres -tu pas toi de n’être qu’une demi-citoyenne dans notre pays, qu’un homme puisse prendre quatre femmes… moi en tant qu’homme musulman je souffre de cette aberration alors qu’historiquement l’Islam a vraiment tenté de libérer les femmes… cordialement.
je vais juste préciser que Mohammedi Said boureau de mélouza lui en tout cas était nazi ….et il l’est resté à sa façon en devenant membre actif du parti fasciste Algérien qui a falli mettre la main sur le pouvoir …….Lisez Sansal avant de le diaboliser son héros est un mec nazi qui s’est fait passer pour un coopérant technique oriental qui vient « civiliser » l’algérien alors sortant de l’ « ignorance » colonialiste …
Le premier numéro d’Algérie News dont « le Matin » a annoncé la parution, consacre sa première page à une violente critique de la personne du romancier Boualem Sansal. Voici tiré de l’excellent site algérien de littérature : http://dzlit.free.fr/ la liste des titres de romans de Boualem Sansal et leurs dates de parution. Cette diversité de thèmes écarte l’accusation qui lui est faite de viser à:
" GAGNER LA RECONNAISSANCE ET L’ARGENT QUE LA CIVILISATION DISTRIBUE SANS COMPTER À SES LAUDATEURS"
1. LE SERMENT DES BARBARES (Roman) – Gallimard, Paris, 1999.
2. L’ENFANT FOU DE L’ARBRE CREUX (Roman) – Gallimard, Paris, 1999.
3. DIS-MOI LE PARADIS (Roman) – Éditions Gallimard, Paris ISBN : 2-0707-6772-8, 2003.
4. HARRAGA (Roman) – Éditions Gallimard, Paris ISBN : 2-0707-7538-0, 2005.
5. POSTE RESTANTE : ALGER : LETTRE DE COLÈRE ET D’ESPOIR À MES COMPATRIOTES (Témoignage) – Éditions Gallimard, Paris ISBN : 2-0707-7684-0, 2006.
6. PETIT ÉLOGE DE LA MÉMOIRE. QUATRE MILLE ET UNE ANNÉES DE NOSTALGIE (Essai) – Éditions Gallimard, Paris ISBN : 2-0703-4126-7, 2007
7. LE VILLAGE DE L’ALLEMAND OU LE JOURNAL DES FRÈRES SCHILLER (Roman) – Éditions Gallimard, Paris ISBN : 978-2070786855, 2008.
Son dernier ouvrage fait partie d’un cheminement litteraire et d’une reflexion complexe qu’il faut comprendre, exposer et eventuellement critiquer en reconnaissant à cet algérien le talent et l’honnéteté.
Cet article d’Algérie News ne contribue en rien à cette comprehension.Pour ceux qui veulent en savoir plus, il faut absolument parcourir le site http://dzlit.free.fr.
il faut aussi " petite éloge de la mémoire" de Sanasal bien sûr. magnifique
il a ecrit koi monsieur Ahmed Selmane?
Ahmed Selmane, vous nous aviez habitue a mieux. Libre a vous de trouver ce romsn a votre gout, par le subterfuge que vous qualifiez d’universel; la Shoah.Universel’ Et mai 45? et les charniers, de chenchela. et les cobayes envoyes a bechar pour la bombe atomique?… Un crime certes mais dans lequel tombent tous les biens pensants qui veulent vendre. Si c’est le but de Sansal, qu’il en soit ainsi. Mais un ecrivain est aussi un temoin comme le furent le scribes d’un autre temps.Sanasl est il de son temps? Je ne ferai pas l’injure ni a vous ( qui aurait pu relire votre texte avant publication et eviter les copier coller maladroits) ni a Sansal qui en fait n’a rien trouve de mieux que de se distancer d’un drame pourtant bien reel, celui de l’Algerie. Inutile d’utiliser de faux fuyants en s’appuyant sur le genocide ( la shoah) comme disent les juifs qui ont reusi, par un tour de passe passe genial nous culpabiliser par un vocabulaire lourd de sens ( tsahal, shoah, hava naguila, et bien d’autres mots que l’esprit a integre sournoisement a sa culture. La notre, avec tout le respect que j’ai pour le juifs, a tout autant de valeur mais sansal a choisi de faire de nous des terroristes impitoyables. Le problemene n’est pas l’holocauste, mais la vision mercantile que sansal en fait. Et la se revele la veritable dimension de l’auteur. Quand a vous monsieur selamne vous avez une pietre, tres pietre idee de vos concitoyens et ce des les premieres lignes d’un billet qui aurait pu etre interessant si seulement vous l’aviez relu.Ce qui est le plus troublant c’est le "bon juif malheureux" face au mauvais arabe. L’argent n’a rien a faire ici. Il s’agit de memoire. Celle de sansal, et la votre monsieur selmane, semble etre tres volatile.Il serait temps de deboguer!Je me permettrai de finir sur votre titre ( ou celui de la redaction:Le village de l’Allemand" ou la recette du best-seller décomplexé. Qui donc est decomplexe?
Je lis avec beaucoup de plaisir les commentaires sur le livre de B.Sansal. Je vois qu’il est fait référence à un littéraire algérien (dz litt ?). Je l’ai visité il s’agit essentiellement d’un répertoire de noms et de titres d’ouvrages. Donc une référence plutôt bibliographique. En termes de critiques c’est plutôt embryonnaire.
Je ne sais pas si cet article est vraiment une attaque ad hominem de M. Sansal. La question qui se pose est de savoir si l’on peut éluder l’auteur au nom d’une approche purement littéraire ? L’œuvre et non son auteur ? Pour comparer l’incomparable et au titre de démonstration par l’absurde, pourrait on critiquer « Voyage au bout de la nuit » sans évoquer (pour faire dans l’euphémisme) LF Céline ?
Par ailleurs je suis amusé par certains commentaires faisant référence à Madame Djebbar, de l’académie française. Comparons encore l’incomparable et dédions une pensée émue et reconnaissante en hommage et à la mémoire de l’auteur majeur qui vient de nous quitter. Aimé Césaire, immense poète et écrivain, n’a jamais été membre de cette institution parisienne peuplée de faiseurs de bas étage et de courtisans de toutes natures. Aimé Césaire, n’a pas reçu le Nobel de littérature ou tout autre colifichet du genre distribué par les élites occidentales.
On peut comprendre la haine de l’islam qui caractérise une partie de l’élite algérienne, on peut même comprendre le mépris pour la « populace »(ce qui est plus difficile)…Ce qu’il est difficile de comprendre est le reniement de soi poussé aux limites. Peut être faudrait il relire Frantz Fanon, un autre immense martiniquais qui fut l’un des nôtres, il avait expliqué ce phénomène dans « Peau noire et masque blanc » De ce point de vue B. Sansal à travers son « serment des barbares » avait parfaitement annoncé la couleur.
Tus ces débats autour de ce livre donnent envie de le lire.
Article sympathique. Il est vrai qu’à Paris les médias et les maisons d’édition sont tenues essentiellement par les milieux sionistes ou très sympathisants de cette cause. Qu’on le veuille ou non, c’est comme ça!Il est aussi vrai que si l’on désire avoir une petite place sur ce marché il faut montrer patte blanche. Et cette patte blanche c’est l’adhésion aux thématiques choisies par la communauté financière internationale et ses idéologues. Après Houellebecq et ses propos ouvertement racistes jamais sanctionnés, voila que l’on nous offre un Sansal du cru…La ficelle est très grosse et le reste n’est que (mauvaise) littérature…
Salutations athées et libertaires!
Cher Merwan B,
Refuser d’être nobélisé ou de sieger à l’académie française (ou une autre) ne veut pas dire que ce le Nobel et ces institutions sont le recpetacle des auteurs de seconde zone. Si vous avez lu Assia Djebbar vous auriez été moins amusé… Bref, les rébarbatives critiques du genre, on est publié à Paris car on est moins palestinien que les palestiniens, ou comme le dit Kader 2, prosioniste, sont des arguments éculés d’une société qui n’a rien prouvé depuis des siecles, c’est notre grand drame. Sansal écrit dpuis son jeune âge, et s’il est reconnu aileurs c’est qu’il a du TALENT. Notre probleme nous Algériens, c’est UNE JALOUSIE MALADIVE pour ceux qui reusissent…
Allah ghaleb, hada maatate el bagra…
L’auteur de l’article parle beaucoup mais pour ne rien dire de sensé ou consistant. Les mots ne veulent plus rien dire aujourd’hui. Alors, il peut parler à longueur de pages donnant même l’impression de maîtriser son sujet. Or, il n’en est rien : il donne dans le recyclage des poncifs et des généralités. En critiquant les critiques de Sansal, au demeurant ces "Algériens jaloux", il s’élève lui-même au-dessus du tumulte du monde, au-dessus de la cohorte des déclassés. Il fait montre d’arrogance envers SOI et par là, rejoint "notre" TALENTUEUX écrivain. Tant et si bien que l’on se demande si le journaliste est vraiment d’accord avec ce qu’il écrit lui-même. Car, sinon, comment peut-on parler de l’art et de la littérature en terme d’intérêt et d’opportunité. Comment mêler "l’indépendance, le courage, la profondeur, le bon créneau, le bon réseau" sans s’apercevoir du paradoxe qu’on développe. Paradoxe qui, a fortiori, ouvre toute grande la voie au cynisme. Voilà en fait de quoi souffre notre si cher pays : du cynisme de ses hommes et du reniement des valeurs les plus fondamentales – cela, fût-on journaliste, ministre, président, enseignant ou simple citoyen. Il ne suffit pas de savoir tenir une plume entre les doigts pour s’arroger le droit d’être critique, voire de s’auto-proclamer écrivain talentueux. Je conseillerais aux intervenants de ce forum de lire le dossier sur Sansal dans son intégralité – entre autres les points de vue indignés de Boudjedra et Ouattar auxquels je me joins – que je salue d’ailleurs.
Merwan B. a commenté ma contribution au débat et mes appréciations. sur deux points :
• Sur le site algérien de littérature : http://dzlit.free.fr//, que je qualifiais « d’excellent »
• Sur l’article qu’a consacré Algérie News à B. Sansal que je qualifiais d’ « une violente critique de la personne du romancier ».
1. Le site DZLIT est un site de référence et met à la disposition des internautes une information bibliographique complète et mise à jour régulièrement sur la littérature algérienne. En matière de critique littéraire, ce site informe de ce qui se publie dans la presse écrite ou électronique. À titre d’exemple, l’article d’Algérie News y est déjà repris comme critique du dernier roman de B. Sansal. C’est là, un bon exemple de la « critique embryonnaire » que déplore Merwan B. Malheureusement, et Merwan B. doit le savoir, le niveau de la critique littéraire dans un pays dépend du niveau d’éducation démocratique, mais, cela est un autre débat.
2. L’article d’Algérie News est-il une attaque ad hominem ? Merwan B. semble en douter. Le portrait en gros plan de B. Sansal couvrant toute la première page du journal sous un titre en gros caractère « BOUALEM SANSAL ? TRAÎTRE OU REBELLE » ne doit laisser aucun doute pourtant.
Ce n’est ni les références à Céline (médecin et écrivain français (1894 – 1961), le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XX siècle après Marcel Proust et condamné en 1945 à une année de prison et à l’indignité nationale pour fait de collaboration avec l’occupant nazi), ni le mépris affiché pour Assia Djebbar, immense écrivaine et patriote algérienne, ni l’appel au secours à l’éminent psychiatre F. Fanon qui cacheront cette hostilité incompréhensible de Merwan B. pour l’élite algérienne soupçonnée pêle-mêle, (je cite) de :
1. Haine de l’Islam ;
2. Mépris pour la « populace » ;
3. Reniement de soi poussé aux limites.
Merwan B. a commenté ma contribution au débat et mes appréciations. sur deux points :
• Sur le site algérien de littérature : http://dzlit.free.fr//, que je qualifiais « d’excellent »
• Sur l’article qu’a consacré Algérie News à B. Sansal que je qualifiais d’ « une violente critique de la personne du romancier ».
1. Le site DZLIT est un site de référence et met à la disposition des internautes une information bibliographique complète et mise à jour régulièrement sur la littérature algérienne. En matière de critique littéraire, ce site informe de ce qui se publie dans la presse écrite ou électronique. À titre d’exemple, l’article d’Algérie News y est déjà repris comme critique du dernier roman de B. Sansal. C’est là, un bon exemple de la « critique embryonnaire » que déplore Merwan B. Malheureusement, et Merwan B. doit le savoir, le niveau de la critique littéraire dans un pays dépend du niveau d’éducation démocratique, mais, cela est un autre débat.
2. L’article d’Algérie News est-il une attaque ad hominem ? Merwan B. semble en douter. Le portrait en gros plan de B. Sansal couvrant toute la première page du journal sous un titre en gros caractère « BOUALEM SANSAL ? TRAÎTRE OU REBELLE » ne doit laisser aucun doute pourtant.
Ce n’est ni les références à Céline (médecin et écrivain français (1894 – 1961), le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XX siècle après Marcel Proust et condamné en 1945 à une année de prison et à l’indignité nationale pour fait de collaboration avec l’occupant nazi), ni le mépris affiché pour Assia Djebbar, immense écrivaine et patriote algérienne, ni l’appel au secours à l’éminent psychiatre F. Fanon qui cacheront cette hostilité incompréhensible de Merwan B. pour l’élite algérienne soupçonnée pêle-mêle, (je cite) de :
1. Haine de l’Islam ;
2. Mépris pour la « populace » ;
3. Reniement de soi poussé aux limites.
A Khier Lamri, en espérant que cela lui sera utile, cette contribution de Monsieur Bouhamidi.
Les faussaires et le débat
Jeudi 17 Avril 2008, La Tribune
Par Mohamed Bouhamidi
En introduisant son dossier, paru dans la dernière livraison du quotidien Algérie News, sur le Village de l’Allemand, le dernier livre de Boualem Sansal, Arezki Louni, signant l’édito du dossier «Sansal» et indiquant ainsi clairement que le journal prenait position, annonce l’existence d’une polémique qu’il qualifie aussitôt de cabale dont il monte immédiatement le procès en procureur informé et soucieux des pièces à conviction.
Fort bien, examinons le corps du délit. Avant ce dossier, nous ne pouvions noter dans la presse nationale que quatre réactions critiques, quatre seulement et certainement pas coordonnées. R. Lourdjane signe la première dans le quotidien El Watan en réaction aux interviews de Boualem Sansal affirmant la véracité et la réalité d’un village de l’Allemand et de l’absence totale de la question de la Shoah dans la télévision algérienne. R. Lourdjane indique que Sansal ment sur les deux points. Le seul village de l’Allemand que connaît R. Lourdjane est en fait un «village des Allemands» créé avec la guerre, dans la région de Tiaret pour accueillir les Alsaciens-Lorrains après la guerre franco-allemande de 1871. Ensuite la télévision algérienne a bien diffusé une série sur la Shoah réalisée par notre poète N. Abba. Il ne dit pas plus que, dans son interview, Sansal a menti sur deux affirmations précises et vérifiables. J’ai signé la deuxième réaction, car Sansal situant le Village de l’Allemand dans la région de Sétif, j’ai indiqué que ce village, plutôt un lieu-dit, existait réellement mais qu’il a été construit, avec et autour d’un moulin, par Henry Dunant, le futur créateur de la Croix-Rouge pour accueillir des colons suisses du canton de Vaux dans une concession accordée à une grande banque suisse. Non seulement Sansal ment sur ce point précis qu’il avance comme point de départ réel de son roman mais il commet en plus un crime contre la mémoire de… et confond allégrement Croix-Rouge et croix gammée.
La troisième réaction vient de Omar Mokhtar Chaalal, parue dans le quotidien Horizons, qui parle de ce lieu-dit en racontant sa véritable histoire et rajoute que, n’étant pas une commune, ce hameau n’a jamais eu de maire ni français, ni algérien ni allemand, outre que jamais n’y a vécu un étranger après l’indépendance.
Et Boualem Sansal est catégorique sur la véracité de ce qu’il prétend mettre à l’origine de son roman. Je le cite : «Je suis ainsi, j’ai besoin de m’appuyer sur une histoire vraie pour écrire. Dans une fiction pure, je me sentirais comme un acrobate qui travaille sans filet, j’aurais trop peur de divaguer. Dans le Village de l’Allemand, je suis parti d’une histoire vraie, celle d’un officier SS qui, après la chute du 3ème Reich, est parti se réfugier en Egypte et, plus tard, est venu finir sa vie en Algérie, après s’être battu pour son indépendance… On m’expliqua que ce village était ‘‘gouverné’’ par un Allemand, ancien officier SS, ancien moudjahid, naturalisé algérien et converti à l’islam. Dans la région, on le regardait comme un héros, un saint homme. J’ai senti chez mes interlocuteurs une réelle admiration à l’évocation de son passé nazi, ce qui n’était pas pour me surprendre : la geste hitlérienne a toujours eu ses sympathisants en Algérie…»
Et cela marche. Dans le dossier, Samira Negrouche, qui n’a pas lu le livre, déclare : «Il s’agit d’un roman inspiré d’une histoire vraie.» Répliquer que, vérification faite, il s’avère que cette histoire est construite et totalement mensongère relève de la cabale. Mais avons-nous le droit de porter un regard critique sur les déclarations de B. Sansal ? C’est bien la première question à laquelle doivent répondre Arezki Louni, Bachir Mefti, Samira Negrouche et Christiane Chaulet Achour dont on ne sait pas très bien si elle a fait une déclaration d’ordre général ou si elle faisait référence à ces trois articles sur la véracité des affirmations de Sansal. Jusque-là, rien de concret ne vient étayer l’acte d’accusation et le corps du délit est introuvable : pas d’anathèmes à l’endroit du livre, aucun appel à l’interdiction ni à l’autodafé, aucune stigmatisation. Bien au contraire puisque l’une de ces réactions souhaitait que le livre soit disponible en Algérie pour que les lecteurs s’en fassent une idée par eux-mêmes, loin de toute velléité de tutelle de l’administration.
Reste la quatrième réaction parue dans la Tribune sous la forme d’une lecture que j’ai faite du roman de Sansal. Comme je n’ai lu aucune autre note sur le livre dans la presse nationale, le dossier d’Algérie News ment aussi sur ce plan-là. La seule note consacrée à ce livre a bien été faite après lecture. A moins de considérer cette lecture comme nulle pour insuffisance de formation critique, l’équipe qui a présenté le dossier ment aussi sur ce point- là.
Mais puisque la cabale n’existait pas, le dossier l’invente en ouvrant, pour le besoin, des fenêtres à des regards critiques. Le corps du délit n’existant pas, le procureur le crée de toutes pièces à l’instant du procès mais en usant de deux subterfuges et d’une vilenie. Le premier subterfuge est d’accorder la parole à des personnalités comme Rachid Boudjedra, Amine Zaoui, Ahmed Selmane en les stigmatisant dans l’éditorial par leur marquage en tant qu’acteurs de la cabale qui n’a pas eu lieu, répétons-le. Le deuxième subterfuge consiste à rajouter du sens à leurs textes en les insérant dans un montage. Pris chacun à part, ces textes disent un point de vue ; mis dans un ensemble, on leur fait dire un autre point de vue.
Louni écrit : «Au moment où les uns saluent le courage de l’écrivain, celui d’exprimer une vision qui reste du domaine de la fiction et de la création littéraire, d’autres versent dans l’injure et la diffamation. Certains n’ont d’ailleurs même pas pris la peine de lire l’ouvrage controversé pour l’apprécier à sa juste valeur. Ils ont, au contraire, agi par esprit revanchard. Les termes utilisés pour qualifier l’œuvre de Sansal cachent mal la haine viscérale de leurs auteurs contre tout ce qui incarne une vision diamétralement opposée à la leur. Ils n’hésitent pas à adopter les raccourcis pour accabler ceux qui sont parvenus à se faire une place sur la scène littéraire mondiale. La réaction de l’un d’eux, qui n’en est pas à son premier impair, même à l’encontre de défunts, est révélatrice de cette réalité.» Il parle évidemment de Tahar Ouettar auquel personne n’a pardonné ni n’est prêt à pardonner l’ignominie de ses déclarations sur Tahar Djaout. Mais alors pourquoi le convoquer dans ce procès ? Mais il fallait bien ce repoussoir pour marquer les regards critiques de ce voisinage imposé par le procureur et tout aussi inventé que le reste. La vilenie rajoute au dossier son air de procès fabriqué pour atteindre un ailleurs qui n’est pas dit explicitement.
Le relativisme idéologique
Tenons-nous en aux principaux indices de cet ailleurs. Le premier d’entre eux est que cette affirmation proclamée de donner la parole à tous pour qu’ait lieu le débat sans la stigmatisation est inconsistante. Tous ceux qui n’ont pas lu ce livre ou même qui l’ont lu sont tenus de respecter la liberté de création. C’est bien la première fois que d’un point de vue philosophique la liberté de création s’accompagne de la mort de la liberté de critique. Parce que c’est une œuvre de pure fiction, alors taisez-vous ! Toute atteinte à l’œuvre devient une atteinte à la liberté. Il ne nous reste plus qu’à nous mettre au garde-à-vous idéologique. Mais cela n’est pas suffisant dans la panoplie des arguments, Maougal en rajoute un autre de toute beauté : cette œuvre n’est pas à mettre entre toutes les mains. C’est tout à fait novateur ! C’est bien la première fois, aussi, qu’on proclame que les œuvres littéraires doivent être protégées du public et que le peuple des lecteurs n’est pas globalement mature pour aborder ce livre hors du commun ! Il ne nous manquait plus que les imams de la lecture, des directeurs de conscience, des exégètes qualifiés pour nous, peuple immature et enfoncé dans des lectures «idéologiques». Maougal nous invite, en sorte, à une lecture «censitaire», celle des mandarins, un remake du premier collège des lecteurs.
Christiane Chaulet Achour ne dit pas autre chose, peut-être à son corps défendant, dans le sens que donne le montage de ce dossier à son intervention. Nos lectures sont «idéologiques». Ne connaissant pas encore les validations épistémologiques d’une lecture scientifique des œuvres d’art et de la littérature, il me semble difficile de faire autre chose que des lectures marquées par l’idéologie et, à un degré supérieur, des lectures armées par des grilles empruntées aux sciences sociales.
Aussi, je préfère m’en tenir à ces lectures idéologiques étayées par ce que je sais des sciences humaines. Mais lecture idéologique quand même, affirmée et assumée. Et c’est bien le deuxième indice de cet ailleurs vers lequel on nous entraîne : par un tour de passe, la «lecture idéologique» ou «non objective», comme le regrette un autre intervenant, soustrait le roman à l’idéologie. Comment en arrive-t-on à nous culpabiliser d’avoir une lecture idéologique d’une œuvre par essence idéologique ? Par ce tour de passe-passe qui fait passer le roman de l’ordre de la représentation à l’ordre du droit. Le roman ne se construit plus sur une vision du monde, sur son interprétation, sur sa représentation, sur l’instance émotionnelle mais sur une catégorie juridique : la liberté et le droit à l’expression. Il n’appartient plus au monde de la vérité mais au monde du formel juridique. Il n’appartient plus au monde et, par conséquent, ne participe plus aux luttes de ce monde. C’est bien ce que l’on veut nous faire croire.
Exit Marx ou Gramsci pour la lecture autour des enjeux sociaux ; exit Freud pour la lecture autour des enjeux psychiques. Nous sommes en pleine mythologie. Ce texte devient un texte parmi d’autres, sans sens ni direction particulière, sans prise de parti dans les luttes des hommes et n’a rien à voir avec la multiplication des visées néo-coloniales qui veulent nous faire passer le 1er Novembre pour une erreur historique, une atteinte au rêve d’une Algérie multiraciale et multiculturelle qui nous aurait sauvés des griffes de l’islamisme et de son terrorisme. Le dossier nous invite au relativisme. Il n’existe plus d’enjeux. Nous allons remiser au placard nos vieilleries idéologiques qui nous ont fait croire au passage, à l’intérieur de la littérature, des conflits, des visions, des espérances des hommes. Nous classerons désormais M. Darwish, G. Amado, G.G. Marquez, L. Aragon dans une malle au fin fond du grenier et nous nous convertirons au relativisme.
Mais ce n’est pas que ce seul enjeu. Le dossier nous glisse en contrebande, comme avérées, deux thèses : l’islamisme est un fascisme et il trouvait sa source dans l’idéologie de la guerre de libération. Il nous faudrait un peu plus que les affirmations de Sansal et de Louni pour classer l’islamisme dans la case «fasciste», le vert étant le fils du gris et pour ce premier argument que nous ne voyons pas où se trouve ce grand capital dans notre pays qui aurait poussé à la création de ce fascisme dans une réaction de peur face aux risques de prise de pouvoir par la classe ouvrière. Il nous en faudrait un peu plus pour oublier le rôle de l’impérialisme anglais et américain dans sa création, sa manipulation et son utilisation. Même si l’élucidation scientifique de l’islamisme n’est pas achevée.
Etrange dossier qui invente une polémique et une cabale et qui, pour se légitimer, les convoque le jour même du procès. Etrange dossier qui reprend les procédés de l’auteur qu’il tient à défendre. Etrange dossier qui nous invite à nous taire et à faire place à la divine parole d’un créateur. L’enjeu doit être bien important pour qu’on nous somme de nous taire sous mille et une argumentations et surtout qu’on esquive les seules questions qui aient été posées avant ce dossier : avons-nous le droit, oui ou non, de critiquer n’importe quelle œuvre littéraire ou artistique et ces œuvres appartiennent-elles à l’instance de représentation du monde réel et sont-elles donc une partie des enjeux de ce monde ?
Ce dossier avait, cependant, un objectif plus immédiat : disqualifier toute la défense du mythe fondateur de notre Etat-nation, la guerre de libération et le 1er Novembre. Leur ôter tout ce caractère sacré qui fait qu’au-delà de nos divergences, de nos luttes internes, des affrontements, en tant qu’Algériens, nous défendons notre lignée symbolique, notre appartenance commune à l’Algérie dont nous plaçons la naissance dans le 1er Novembre. Il faudra aussi compter sur le poids de nos mythes agissants avant d’espérer mener un débat à sens unique avec ou sans le soutien discret des appareils idéologiques de l’Etat français et de ses démembrements locaux.
M. B
Merci, Monsieur Merwan B. J’ai retrouvé ce texte de M.Bouhamidi sur le site DZLIT, site dont je recommande de nouveau la lecture. D’ailleurs, un autre article de
ce journaliste y figure. Cet article paru le 7 février 2008 dans le soir d’Algérie, informe les lecteurs de la possible participation de B. Sansal au salon du livre de Paris du 14 mars 2008. C’est cet article qui semble avoir été le point de départ d’une polémique devenue incompréhensible sur la dernière œuvre romanesque de B. Sansal.
Sansal dont l’imagination fertile et l’écriture géniale a simplement mélangé les pinceaux, au lieu de défendre un roman de fiction beau et terrible il s’est investi historien et a mélangé son histoire et la réalité quitte à porter préjudice aux algériens fiers de leur révolution et de leur indépendance. J’aime mon pays, et tant pis pour vous tous si cela vous parait de moindre importance quant à l’article de Semmane il est simplement lamentable; il n’a rien compris à la littérature ni à l’écriture, c’est horrible de réfléchir ainsi. Faut-il faire une étude de marché pour écrire un roman? je m’en passerais volontier de ses conseils, à moins qu’il s’adresse à lui même.