Révolutions arabes : complots ou roue de l’histoire ?

Devant la formidable accélération de l’histoire dans la rive sud de la Méditerranée, les Etats-Unis, leurs alliés suivistes occidentaux n’ont fait que prendre le train en marche

Depuis que s’est déclenché le grand feuilleton des révoltes arabes, depuis que cet autre grand empire assoupi depuis des siècles (certains statisticiens avancent qu’un pays européen moyen comme l’Espagne avec une population vingt fois inférieure détient un PIB supérieur, produit plus de livres, investit plus pour la recherche, compte plus d’ingénieurs,  de techniciens que l’ensemble des pays arabes réunis)  commence à remuer, se réveille, tous les observateurs étonnés se posent la question : est-ce un autre grand complot étasunien ? Est-ce une véritable révolte démocratique et libertaire ?

En effet, la question est judicieuse, qui est derrière ce jeu planétaire de à qui perd gagne qui touche à intensité variable presque l’ensemble des pays de l’aire arabe, de l’Atlantique au Golfe Persique.   

Est-ce la main des hommes ? Est-ce la roue de l’histoire ?

1) Ce qui plaide pour la première thèse, le complot, c’est d’abord les anciennes déclarations du président américain George W. Bush. Il a le premier évoqué en 2003 cette doctrine floue et ambigüe de « remodelage du Grand Moyen-Orient » qui vise à transformer l’ensemble des pays arabes, ces lieux de tyrannie, de désespoir et de colère et 5 États non arabes : la Turquie, Israël, l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan en y poursuivant une stratégie avancée de liberté et de démocratie. 

2) Une autre chose étonne aussi, en effet, dans ces bouleversements historiques, il semble que les dégâts collatéraux subis par le pays concernés se révèlent inversement proportionnels au niveau de relations plus ou moins élevé avec le gouvernement américain ! Je m’explique, les pays les plus proches des U.S.A, ses alliés, les royaumes et les émirats (Golfe, Arabie Saoudite, Jordanie, Maroc), les choses se déroulent plus ou moins normalement et les réformes lancées parfois très timides se déploient au rythme voulu par les pouvoirs en place (le Bahreïn reste une légère exception). Au niveau intermédiaire, là où les relations de ces Etats avec les U.S.A sont encore récentes, plus ou moins lâches (Egypte, Yémen, Tunisie) même si les pouvoirs ont été étêtés, les bouleversements ont été plus ou moins maîtrisés et les dégâts collatéraux également maîtrisés. Chez les autres (Libye, Syrie), les anciens ennemis, faux amis, le prix fort a été payé ou continue de l’être. 

3) L’engagement total des Etats-Unis et des pays occidentaux jusqu’à l’intervention militaire dans un cas, l’encouragement diplomatique, médiatique, les aides diverses apportées aux mouvements de révolte (même à reculons par beaucoup d’Etats alliés des Etats-Unis). 

En plus des dictateurs balayés, de leurs proches qui ont déterré le vieux concept de l’impérialo-sionisme, sans l’exprimer expressément, beaucoup de grands pays pensent à cette thèse, les Russes certainement, leurs anciens alliés en difficultés dans la région aussi, les Chinois peut-être un peu moins, le Brésil, l’Inde ?

La seconde thèse, celle pour laquelle je penche, c’est à dire la roue de l’histoire, ses soubresauts mystérieux et inexpliqués, ses énigmatiques rattrapages, le rétrécissement du monde par la révolution numérique, l’effet domino qui s’est créé dans des pays mal gouvernés, déchirés, pillés qui sociologiquement se ressemblent tellement. 

Les Etats-Unis, leurs alliés suivistes occidentaux n’ont fait que prendre le train en marche (voyez la réaction de cette ministre française qui cherchait à aider le dictateur tunisien pour écraser les premiers manifestants) car ils savent que si ces pays se libèrent, si le mouvement réussit, et il réussira certainement, il entrainera rapidement un extraordinaire appel d’air pour une économie mondiale moribonde (Actuellement la petite Libye, nouvellement libre, qui ne fait l’actualité que pour ses problèmes de groupes armés, d’attentats, a organisé toute seule des élections démocratiques exemplaires et son économie entrain d’exploser, certains signes le montrent : une bourse en pleine ébullition, des investissements énormes en cours, des milliers d’hommes d’affaires qui la visitent tous les jours !).

Ali Delhoum, universitaire, chercheur

21 commentaires

  1. Le jeune contestataire arabe est à la fois révolutionnaire et anti révolutionnaire. Révolutionnaire en ce sens qu'il conteste l'ordre défaillant en place au nom de la démocratie. Et anti révolutionnaire car son environnement socio-culturel ne lui offre aucune autre alternative politique autre que l'idéologie de son milieux, l'islamisme. D'où son retournement inconscient, au final, et par l'acte du vote même, contre cette même démocratie.

    Il faut savoir que cette idéologie, portée par des prédicateurs à la verve "paradisiaque" fait miroiter une solution miracle à toute les souffrances de la Oumma. Une idéologie sensée portée dans sa version linguistique aussi la renaissance tant attendue et qui n'est au final que régression et décadence pires que la déliquescence économique héritée des potentats déchus ou en voie de l'être. Il est, d'ailleurs, dans la même logique irrationnelle que le Tunisien El Ghanouchi considère le français comme une langue étrangère qui polluerait, selon ses termes, l'esprit et la culture arabo musulmane tunisiens. Même chose pour Abdel Djallil avec sa charia comme source exclusive de tout le droit libyen.

    Pourquoi donc ce besoin de vouloir cloîtrer les peuples musulmans dans un système de vase clos? Et là je rejoins l'idée ou plutôt l'enjeux purement économique. Un peuple éveillé n'est pas bon du tout pour les affaires. D'autant plus que son territoire est bourré de richesses utiles et inévitables pour le confort des plus forts. Que se passera-t-il, pour l'Occident s'entend, si des pôles démocratiques émergent de ces convulsions sociales et triomphent légitimement dans leurs prises de pouvoirs? Et bien la fin de l'Histoire d'un système esclavagiste moderne uniquement dans sa forme d'exploitation par personnes locales interposées, des vassaux, mais vieux comme le monde.

    Il est d'ailleurs très étonnant que qu'Hillary Clinton et autres ministres des affaires étrangères occidentaux trouvent subitement les biens faits « civilisationnels » et démocratiques de l'idéologie islamiste qu'il dédramatisent par son qualificatif de modérée!

  2. Votre texte est basé sur trop d’hypothèses pour qu'on puisse le prendre au sérieux. D'abord vous parlez de Révolutions arabes comme s'il s'agissait de réalité(s) admise(s) parce que vérifiée(s). Qu'est-ce qui a vraiment changé dans ces pays, de révolutionnaire. Les mosquées sont pleines à craquer comme par le passé dans le même espace-temps de l'indigence sociale et de l'incurie dans la culture et la science. Ensuite, et c'est votre explication, vous vous interrogez sur deux causes qui s'opposent, la "roue de l'Histoire" et le "complot". Pour vous, naïvement, la roue de l'Histoire, et vous donnez l'exemple de l'Espagne, c'est chacun son tour, dans un évolution dynamique de l'Histoire, c'est-à-dire à un certain moment tout s'arrête pour laisser passer un train particulier ( ici vous révolutions arabes ). Et enfin, à quoi vous opposez le complot. Comme si vous ne voulez pas faire l'effort de comprendre que la relation qui existe entre les pays développés auto suffisants et les autres pays qui ne le sont pas est strictement basée sur le complot depuis la première et la dernière révolution, la révolution bourgeoise.

  3. Bonjour

    Je dirai que tant et aussi longtemps que la place de la religion dans les sociétés arabes n'est pas remise en question, on ne peut parler de réformes politiques ou sociales dans le sens propre du terme. La séparation de l'État du fait religieux est plus que salutaire.

    Bien à vous

  4. @ Nachabe Madih

    " Une idéologie sensée portée dans sa version linguistique aussi la renaissance tant attendue et qui n'est au final que régression et décadence pires que la déliquescence économique héritée des potentats déchus ou en voie de l'être. "

    Qu'est-ce? Dhachouth wagui à Madih? J'ai tout suivi jusqu'à ce passage, puis wallah ma fahmagh trenne !! La version linguistique d'une idéologie, je ne connaissais pas du tout!

    Voudrais-tu préciser ma oulach oughilif ?

  5. Bonjour Al Jardine.

    La question est de savoir pourquoi a-t-on permis l’instauration de gouvernements islamistes sachant que des peuples sans aucune expérience démocratique allaient voter pour des extrêmes!

    Ce qui suit concerne aussi l’Égypte et probablement aussi la Libye. Il faut rappeler que le parti Ennahdha, en Tunisie, a raflé large dans le milieu rural où le taux d'analphabétisme est le plus élevé. Ignorance, analphabétisme et paupérisation sont les maîtres mots qui préparent le lit au discours islamiste. D'où l'idéologie obscurantiste. Et si vous voulez mon avis, je vous dis que c'est déjà trop tard pour la Tunisie. La question n'est pas de savoir si le peuple a tord et que, par conséquent, s'il faut prendre deux risques opposés soit d'arrêter le processus électoral, comme en 91 en Algérie, avec son lot de malheurs, ou le respecter. La question est de savoir pourquoi s'aventurer précipitamment pour des gouvernements et autres constituantes à dominante islamiste? El houari Addi qualifierait cela de régression féconde! Mais une régression, comme son nom l'indique, ne peut être que synonyme de stérilité, malheureusement.

    Ce qui pêche dans cette approche des événements dit printemps arabe est l'abstraction totale que l’on fait de la notion du temps dans la vie d'une société. C'est à dire le fait quasi fatale, pour toute société à majorité musulmane, que le passage par un gouvernement islamiste soit une obligation dialectique avant toute prétention à la démocratie et à la laïcité. On la donne comme seule alternative possible qui permettrait aux peuples arabo musulmans de prendre conscience de l'impasse politique et civilisationnelle que représente l'idéologie islamiste au final. L’on parle de ces peuples et de ces sociétés comme si elles sont condamnées à évoluer en systèmes de vases clos, dans une autarcie obligatoire, complètement coupées des évolutions du monde. Un danger dont les séquelles ne peuvent être qu’irréversibles bien entendu.

    Un exemple de régression stériles que certains idéologues islamistes, auto proclamés sociologues et philosophes, qualifient de féconde se trouve en Afghanistan. Avant 1975, il n ' y avait pratiquement aucune étudiante voilée dans les universités de ce pays car, il faut savoir que ce pays musulman était à l'avant garde du progrès avant sa descente aux enfers. Un enfer, ou une régression dite féconde, duquel il lui est aujourd'hui quasiment impossible de remonter. L'autre grand danger que peut représenter cette idéologie des thuriféraire de l'ordre obscurantiste est sa main mise sur le système éducatif national, seul garant de la survie de son idéologie, et la manipulation de l’esprit innocent des petits bambins pour s’assurer un avenir massivement islamiste, une pérennité au pouvoir et où toute forme d'ouverture serait exclue.

  6. Bonjour Charles.

    La réponse est dans "De l'Euphrate à l'Atlas" de Jacques Berque. Notre islamologue y explique la connotation du sacré qui entoure l'arabe dite langue du Coran. C'est à dire, la langue d'Allah. Une langue éternelle et recelant donc un pouvoir surnaturel caché, mis en instance, mais duquel surgira un jour une lumière, celle de la grande renaissance musulmane, qui viendrait rendre justice divine à la communauté des croyants par la gratification de la meilleure des civilisations que l'humanité n'ait jamais connu depuis sa création. Un fantasme collectif historique!

  7. Une analyste tirée par les cheveux surtout de la part d'un prétendu universitaire chercheur qui penche pour la deuxième option " la roue de l'histoire", non sans blague depuis quand dans des pays encore soumis à l'idéologie théocratique qui se constate dans tous les pays arabo-musulman sont sur le chemin du cours de l'histoire. Je suis estomaqué par tant de désinvolture intellectuelle surtout émanant "d'un chercheur universitaire" de votre acabit. Votre analyse est d'une naïveté à faire dresser les cheveux sur la tête. Regardez ce qui se passe en Egypte, en Tunisie, en Libye pour ne citer que ces derniers, leur révolution tourne court à une révolution islamiste, il faut parler de printemps islamistes et certainement pas de printemps 'arabe démocratique" une révolution islamiste proprement dite, parce que derrières ces prétendues révolutions qui durent quelques semaines, ou au plus quelques mois, se cache d'autres considérations machiavéliques qui doivent répondre à la volonté des terroristes impérialo-sionistes, d'imposer leur projet machiavélique du grand moyen, qui consiste à soumettre et à contrôler tous les pays dits arabes et en faire une OUMA ISLAMIA si chère aux islamistes qui consiste à ôter les identités propres à chaque peuple, une ouma islamia docile qui consiste à maintenir les peuples arabo musulman dans un sous développement chronique. Allez lire certaines analyses sur le net concernant ces prétendues "révolutions arabes" des analyses dignes de foi sérieuses mentionnent plutôt que ces révolutions sont téléguidées par le Qatar, l'Arabie saoudite qui ne sont que des sous traitants des impérialos sionistes.

  8. Merci pour la réponse.

    Mon interrogation portait plus sur la formulation du passage concerné que sur le fond du commentaire. Mais je viens enfin de saisir ; il faudra incriminer le "ée" de "portée" dans […une idéologie sensée portée …] en lieu et place de "porter".
    Sinon, effectivement, chaque système linguistique porte en lui "une charge intrinsèque" même-si je suis assez sceptique quant à la nature de cette charge (du sacré etc) concernant l'arabe.
    Elle est-de mon point de vue- beaucoup plus "évidente dans le cas du latin tandis que la charge dominante (ou la connotation) dans la langue arabe est plutôt guerrière, poétique et élogieuse (des rois et autres autorités religieuses ou tribales).

    Pour preuve (si je ne m'abuse), il me semble que l'arabe fait (ou ferait) plutôt partie des langues dîtes "féminines" au même titre que le français par exemple.

    Pour terminer, ou ouvrir peut-être une brèche, n'oublions pas que la majeure partie de cette fameuse connotation vient -en plus des signes linguistiques eux-mêmes- de l'agencement de ces signes (ou de ces mots si vous préférez). Et, qui dit "agencement, dit forcément choix délibéré, donc la patte de l'humain, et, par conséquent, un facteur extra-linguistique.

    J'arrête, sinon je vais finir par divaguer!

  9. La version idéologique d’une langue plutôt. Jacques Berque, façonné dans la culture de la Croix et de l’esprit cartésien, ne parvient pas à se soustraire de la vision exotique quant à l’observation de son objet. Il fait partie de l’école islamologique de la naïveté. Il saisit l’Islam dans une manière, intellectuellement, vicieuse. Son champ d’investigation, à conférer au titre de son ouvrage majeur « de L’Euphrate au Tassili », est déjà conforme à une idée reçue et admise comme telle, depuis la prise de Constantinople, qui confond le monde arabe et le monde musulman, d’où l’appellation « civilisation arabo-islamique, pour établir la réalité de sa déconfiture devant la Révolution industrielle, qui venait de séparer définitivement le céleste du temporel, c’est-à-dire, la foi en un culte et la réalité au pouvoir de l’homme sur terre. La précaution de Berque n’est pas d’ordre intellectuel mais purement idéologique, dénoncée maintes fois par Roger Garaudy.

    Jacques Berque saisit l’Islam depuis l’Irak jusqu’à l’Atlantique pour ne pas avoir à traiter de ce qui n’est pas « arabe » tel que classé par les académies occidentale, la Charq et le Gharb, afin de ne pas se pencher sur les musulmans qui constituent la majorité mondiale de l’Islam, comportant la Turquie, ou d’ailleurs commence l’Euphrate, son plus grand lit, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, une partie de l’Inde et certaines partie de l’Asie du Sud-est. Cette histoire du « sacré » en parlant de la langue arabe langue de Dieu musulman est une aporie sur le plan de la pensée philosophique, Jaque Berque, parce qu’il ne veut pas donner l’affiche ségrégationniste de sa vision de l’Histoire qui est que la « grandeur de l’Islam n’a pu se permettre que grâce aux ethnies non arabes. » Et la vision de Berque est parmi les visions les plus nihilistes à propos du Monde arabe. Pour lui de l’Euphrate à l’Atlas (voyez comment il anéantie même la Mauritanie, les pays autour des fleuves Sénégal et Niger) la pensée est une utopie, une espèce de terre promise ne concernant que les mots. D’ailleurs depuis un certain temps, ce faux penseur est évité dans les universités respectables.

  10. Un grand poète comme vous a bien le droit de divaguer, je crois que c'est même son devoir, et ainsi, cher ami, vous n'êtes pas très loin de rejoindre Jacques Lacan et son "double lien de la parenté et du langage" qui expliquerait beaucoup mieux que Berque les" lois " qui régissent la langue, les individus ( et les groupes ) et la pensée. Un catholique qui se reconvertit à une autre religion, par exemple, l'Islam à l'âge de 30 ans ne pensera jamais comme un musulman "né" musulman, ou inversement.

  11. « La question est de savoir pourquoi a-t-on permis l’instauration de gouvernements islamistes sachant que des peuples sans aucune expérience démocratique allaient voter pour des extrêmes! » ! Voilà une interrogation que jalouserait le moins animé des fascistes nazis et néonazis. Pourquoi a-t-on permis ? Il y a ici l’impression d’assister à un débat entre dictateurs qui se passent des savons les uns les autres. C’est qui le « on », c’est quoi cette omniscience, ce pouvoir au-dessus de tout, anonyme, qui a de divin de se permettre ? Et puis cette surnaturelle puissance de « savoir » des peuples n’ayant nulle expérience démocratique allant comme un seul homme voter des extrêmes ? Des extrêmes…un extrême, l’islamisme, et les autres que ces populations incultes devraient-elles aussi pouvoir voter ? Et enfin, Jacques Berque, le sociologue de cour et de courants contre Laouari Addi, penseur du Temps présent et du combat dans les sociétés écrasées par les dictatures, le fascisme. Jusqu’à présent il appréhende de circuler librement dans son pays, dont je ne dirais pas la même chose pour la totalité de ses détracteurs.

  12. Le "On" renvoi à ceci: "la relation qui existe entre les pays développés auto suffisants et les autres pays qui ne le sont pas est strictement basée sur le complot depuis la première et la dernière révolution, la révolution bourgeoise." Cela ne te rappelle personne?

  13. "… Une analyste tirée par les cheveux surtout de la part d'un prétendu universitaire chercheur … Je suis estomaqué par tant de désinvolture intellectuelle surtout émanant "d'un chercheur universitaire" de votre acabit…Regardez ce qui se passe en Egypte, en Tunisie, en Libye pour ne citer que ces derniers, leur révolution tourne court à une révolution islamiste, il faut parler de printemps islamistes et …ces révolutions sont téléguidées par le Qatar, l'Arabie saoudite qui ne sont que des sous traitants des impérialos sionistes …"

    Voici donc quelques passages (choisis) de votre commentaire qui mériteraient de figurer dans le Guiness des records de la bêtise humaine mon cher Ali.
    D'une part, le rédacteur de l'article en question n'a aucun crédit (d'après vous) dès lors que sa(ses) thèse(s) ne colle(ent) pas à "ce que vous avez pu lire sur le net"; elle est vraiment bonne celle-là ! D'autre part, dès lors, il va de soit (d'après vous toujours) que ses prétendues qualifications ne seraient que mensonge et bien évidemment la fameuse "main de l'étranger" du complot "marocano-sioniste" n'est pas loin.

    Pour une fois, je vais laisser la forme de côté, pour "tenter" de vous interpeller sur le fond.
    Vous savez pourquoi les islamistes arabes ont tourné des révolutions à la base populaires à leur avantage? Eh bien, parce que tout bêtement ces islamistes (de par le monde) sont actifs, ils agissent et ce depuis des années. Aujourd'hui, ils récoltent le fruit de leur action en usurpant celui d'autres acteurs mais moins visibles.

    Pendant ce temps, des personnages de votre "acabit" (puisque vous avez l'air d'adorer ce mot) passent leur temps à commenter les actes et actions des autres. Cela rejoint parfaitement la boutade selon laquelle l'Allemand se les cassent à innover à travers ses BMW, ses AUDI et ses Mercedes, le Français en fait de même avec ses Peugeot et ses Renault, et l'Algérien, lui (Ali Mansouri) se tourne les pouces, puis finit par lâcher comme il sait le faire "…BMW comparativement à Mercedes wallah que c'est de la m… mon frère" et ainsi de suite concernant le reste des marques.

    A titre d'exemple, et ce n'est pas pour me glorifier de quoi que ce soit, je me rappelle d'octobre 1988 en kabylie et de toute la symbolique de cette date par la suite. Eh bien, tout jeune lycéen que je fus à l'époque, j'ai le souvenir de beaucoup de marches improvisées devant le siège d'une Daira ainsi que de caillassage de hordes de flics et gendarmes qui venaient en découdre avec nous. Certes, on comprenait à peine les enjeux, mais la révolte était là, et surtout l'ACTION à Ali vou karrouy !
    Je mettrais tous mes membres à couper que vos pieds n'ont jamais foulé le pavé d'une quelconque marche et que vous n'êtes même pas fichu de signer une insignifiante pétition.
    Vous me direz que votre action est plutôt "intellectuelle" tant il est admis que vos contributions sur Le Matin Dz ne laissent personne indifférent (ironie bien sûr!).
    Par moments, la lecture de "vos contributions" donne certaines envies que je n'ose vous décrire mon pauvre Ali …ce serait vous menacer; chose que je n'ai aucun droit de faire.

  14. Tu ne peux pas rédiger un commentaire sans insulter ces lecteurs ? je comprends, c´est plus fort que toi mais tu puis quand même faire un effort car il s´agit de respect, ok ?

  15. @ Mayssar Afulay

    A qui s'adresse votre commentaire exactement svp?
    A votre serviteur ou à son Altesse Ali Mansouri, l'inégalable, l'indescriptible …que dis-je? l'Unique, le Parfait ?

    Car, à force de "réagir", il me semble que vous ne prenez pas tout le temps nécessaire pour ressasser avant de livrer à notre lecture vos avis et commentaire. Je me trompe peut-être, mais oulach oughilif …ce n'est qu'un avis!

  16. Tu te prends, comme d'hab, dans tes contradictions. Tu tentes de me contredire par une espèce de procuration anachronique. Dans mon premier post, le premier après l'intervention, je dis à l'auteur qu'il tente d'expliquer sur des hypothèses incongrues, autrement dit qu'il n'y a pas de révolution arabe ( ni même de "jeunes arabes contestataires révolutionnaires ou antirévolutionnaires ) mais que processus de domination universelle, du plus fort sur le plus faible. Tu appréhendais le heurt à ce moment-là sur le sujet parce que ton intention était de caresser dans le sens du poil les théories éculées exotiques de Berque et consort et du même coup ramener sur le tapis le concept de la " régression féconde" de Laouari Addi, espérant avoir des arguments pour contredire, par une contrepartie encore plus naïve que les thèses berquiennes, les "régressions stériles", mis à part le pléonasme, qui démontrent que tu n'as pas lu, toujours comme d'hab, une seule publication de ce pertinent sociologue, qui est algérien et qui enseigne dans une université prestigieuse en France et que sa théorie de la "régression féconde"est en train de faire école dans le monde de la pensé moderne.

  17. Si Berques est "façonné dans la culture de la Croix et de l’esprit cartésien", je ne vois pas pourquoi ton idole Garaudy ne le serait pas aussi! Une belle contradiction! Tu ne fais même pas attention, non pas à ce que tu écris, mais à ce que tu rapportes. Tiens, je ne savais pas que Garaudy est arabe, baigné dans la culture, non pas de la croix, mais du croissant! Pour une trouvaille s'en est une et grâce à la perspicacité qui te caractérise à longueur de posts! Et puis, je ne comprends pas comment Berques serait d'un côté naïf et d'un autre vicieux? Ce sont bien sûr tes propres mots! En réalité, ces deux mots ambivalents caractérisant une même personne suffisent à m'informer, encore une fois, que tu ne sais même pas de quoi tu parles. Tu es allé surfer précipitamment un savoir dans plusieurs sources du net sans veiller à éviter les contradictions selon que Berques est apprécié par l'un ou descendu par l'autre. Fais l'effort de réfléchir par toi-même au lieu de copier coller les travaux des autres. Avant que je ne l'oublie, je te félicite pour ton deuxième pseudo. Mais veille quand même à ne pas sombrer dans la schizophrénie qui te reduit à qualifier la même personne à la fois de naïf et de vicieux.

  18. Tu es l’exemple même du naïf et vicieux, tu le prouves au lecteur en disant à la fin de ton dernier post « avant que je ne l'oublie, je te félicite pour ton deuxième pseudo » en étant pas sûr encore de quel nom d’internaute qui intervient dans le site tu vas choisir afin, comme d’hab, tu vas semer le trouble dans ce qui positif dans le site. Quant au façonnage de l’un ou de l’autre, sois un jour au moins sage et va lire « Les Mythes fondateurs de la politique israélienne » de Garaudy fustigeant ouvertement le trafic de l’Histoire mené par des Israéliens officiels dans le but de faire subir de grandes horreurs au peuple palestinien. Musulman, Garaudy, mais « son façonnage par la Croix » primitif, parce que c’est une âme de grande humanité, a agi aussi pour dénoncer cette manière de voir les faisant partie de la civilisation arabo-islamique comme des non ayants droit permanent, comme tu tente de le faire naïvement et vicieusement dans ce site, parce que moi, à l’heure où il est où tu jeûnes hypocritement, je fume une bonne Gauloise tout en croyant au bon Dieu.

  19. Oui oui, c'est tout à fait ça. Cause toujours! Mais, je constate que tu ne peux guère faire mieux que le zouave du pont de l'Alma!

  20. Bla bla bla bla bla tout cela pour ne rien dire, que de diarrhée verbale à faire vomir, de la l'imposteur mekhzénien que tu es, pris la main dans le sac dans l'imposture qui se lit sur tous tes postes, tu tentes maladroitement de jouer les intellectuels, un intellectuel de pacotille qui braie quand il est rappelé à l'ordre. Je ne suis pas le seul a t'avoir remis à ta juste place de personnage insignifiant de pauvre mekhzénien complexé qui va jusqu'à se donner un pseudo "charles Beaudelaire" le vrai doit se retourner dans sa tombe, tant tu lui fais offense, ce qui prouve ton profond complexe d'infériorité non seulement vis à vis des français mais aussi vis à vis des algériens jusqu'à voler leur identité pauvre type!! n'insulte pas les algériens tu ne leur arrives pas à la cheville. Au risque de me faire censure, j'arrête là pour le moment, mais je t'ai débusqué à tes premières débilités propre aux complexés imposteurs de ton acabit.

  21. Mis à part ton wikipédia, okay si le soldat du pont de l’Alma, s’appelle Brahim, misn Saïd nath Ahmed, misn Brahim, misn Aomar, misn el Hocine nath Slimane Agouni, misn Mohand Amokrane ndatart el arbâa, et je cite de mémoire en attendant que des parents me fassent parvenir par le net une copie de l’arbre de la famille.

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