Le quotidien des Algériens est en passe d’être unique en matière d’accumulation d’angoisse, d’appréhension suite à l’état de pessimisme que vivons tous. Les raisons d’une telle situation sont singulièrement imputées aux contrecoups dévastateurs de la politique entérinée par le gouvernement en place, ce qui rend l’espoir de vivre dans la dignité une fin utopique.
Pourtant la santé financière du pays est à couvert de tout malaise, ce qui pousse le simple citoyen à s’interroger sur le rôle des dirigeants qui paraissent être en comble somnolence sous l’emprise d’un enrichissement bâti par tous les moyens illicites de la rapine, de la concussion et des détournements, dans une république qui exhibe tous les présages d’une monarchie hybride. Les subtilisations ostensibles de l’argent du peuple qui s’effectuent journellement au su de ceux qui sont censés préserver les richesses nationales, prouvent qu’une impunité absolue pousse dangereusement l’anarchie à s’installer solidement dans ce pauvre pays, le temps où des scandales financiers s’éclatent en pleine lumière du jour découvrant la connivence et la complicité de hauts responsables à savoir des ministres, des militaires et autres commis de l’Etat, chose qui sème la méfiance au sein de la société. Les dernières élections, auxquelles le peuple n’a pas pris part, ont démontré d’ailleurs une démission quasi totale de l’Algérien quant aux décisions dérivant de ces gouvernants parachutés à ces postes si sensibles de responsabilités par le moyen du trucage électoral et de la corruption. Ces récentes élections ont fait montre d’un ras- le- bol populaire qui a divulgué ouvertement l’absence entière de confiance vis-à-vis de l’Etat, une moralité que ces adeptes du pouvoir par la force et l’imposture ne veulent point assimiler tant la soif et la boulimie du règne leur sont une doctrine inéluctable.
Notre pays franchit une phase des plus scabreuses, conséquence d’une gérance sans repère, infligée par ceux que le peuple ne cesse de vomir depuis l’indépendance. Les oiseuses réformes qu’ont endossées les institutions sur tous les plans, ne se sont avérées qu’une poudre aux yeux comme pour berner ce crédule peuple qui continue d’essuyer un pouvoir unique en matière d’absolutisme. Les précédents mandats de tous ceux qui ont manié l’infaillible machine de la fraude pour s’étendre perpétuellement sur le strapontin de la royauté, indiquent clairement que l’appétit de régner sans partage prime sur tous les intérêts nationaux. Ceux qui ont coudoyé les misères qu’ a endurées le pauvre algérien, savent indubitablement qu’une révolte spontanée va engloutir ce riche pays avec tous ces paradoxes qui divisent cette terre en deux lieux, plutôt communautés différemment conçues, l’une à l’antipode de l’autre : il y’a cette arrogante oligarchie qui assujettit tout un peuple, dont les milliards du pétrole leur sont un butin impartageable, avec l’assurance d’être entièrement à l’abri de tout éventuel besoin, en s’obstinant dans leur talent d’étouffer toute voix d’opposition, chasser tous les journalistes soucieux du devenir tragique de leur pays, puis il y a cette classe qui vit sous le seuil de l’indigence, et qui demeure passive par le coup de la coercition, devant le destin que lui a réservé une indépendance déviée. La fonction dite publique, où les milliers d’employés subissent l’humiliation et l’avanie, de par la dérisoire rémunération que lui édicte la sphère dominante dans l’Algérie pétrolifère au début du troisième millénaire, où la majeure partie des travailleurs affichent une situation de mendicité sans précédent. Une politique spectacle émaille le monde du travail, où des enseignants pendus par le manque et la privation affrontent péniblement leur morose quotidien en se voyant accepter l’ordre d’arracher des résultats qui honoreront l’éducation nationale avec une certaine insolence indicible, une manière d’exiger une impossible mission à ces instituteurs plutôt à ces mendiants qui n’arrivent même pas à se permettre un livre chaque mois vu la situation catastrophique de l‘injuste politique des salaires, chose qui influe désastreusement sur le minable budget mensuel de chaque éducateur. Tandis que nos messieurs les députés, les ministres, et autres cadres affiliés à la dynastie privilégiée de l’autocratie, fournissent un excédent effort en démagogie et mensonge se plaisent dans l’art de se pavaner dans les livings régaliens, avec l’appui couard du grand chef. En leur distribuant dédaigneusement la rente du pays par millions sans respecter même l’ordre de mérite, pour la simple malsaine visée qu’est taire la vérité sur l’état social incontestablement avili du citoyen, c’est à dire une façon machiavélique de troquer leur silence contre un enrichissement juridiquement illégal.
La vraie réforme ne consiste pas à changer des programmes, la réelle panne de l’école algérienne ne réside en aucun cas dans la nature de la connaissance présentée à l’enfant, la problématique séjourne dans la non mise-à-l’aise du réacteur de l’éducation qu’est ce même enseignant, ce phare de toutes les nations, le temps où nos proches voisins tunisiens et marocains accusent des avancées spectaculaires dans ce même secteur et ce grâce à l’état d’opulence pécuniaire dont jouit chaque maître dans ces pays frères. Offenser cette vérité, signifie faire germer un malaise pour gangrener beaucoup plus les cervelles enfantines des générations innocentes. La fuite en avant choisie par le pouvoir pour faire omettre le fond de la crise au peuple, renfonce plus encore le mal aux confins de l’amputation de l’identité algérienne en délaissant voire en s’attaquant ainsi à l’école de la république cette garante de la substance spirituelle de la patrie. Des phénomènes graves de reniement historique se manifestent chez nos étudiants, résultat de la fausse conception didactique des programmes combinés pour la seule intentionnelle fin qu’est l’abrutissement de nos chérubins. La décadence du niveau intellectuel qui accompagne cette haine patriotique condamne cette grande masse sortante de nos universités à la déviation. Des exemples flagrants d’indifférences administratives surprennent à travers les injonctions de la direction adressées à toutes les écoles pour favoriser la bêtise, doper la médiocrité, en imposant aux enseignants des systèmes d’évaluations insolites, pour interdire ainsi le redoublement des faibles élèves assurant ainsi une façade plus éblouissante de l’école nationale afin de plaire aux gens du sérail d’une part, et faire l’apologie de la personne du président d’autre part. Un syndrome singulier de faillite sème le doute au sein des connaisseurs en l’occurrence, les pédagogues, les enseignants avertis et autres, en remarquant la préoccupante facilité qui revêt les épreuves des différents examens, de la sixième au fameux baccalauréat, recette qui fait hausser le taux de réussite pour s’enorgueillir et se justifier vis-à-vis de l’opinion nationale pour avoir atteint le fallacieux objectif de la fameuse réforme éducative impulsée par le clan présidentielle.
En se ruant impétueusement sur le système du fondamental qui est certes la tumeur de l’intelligence algérienne, nos planificateurs adoptent un changement qui porte toujours les stigmates d’une pérennité, en éreintant l’enfant avec une masse de livres esthétiquement impeccables. Nos enfants affrontent un surmenage précoce qui agit dangereusement sur leur productivité scolaire, ce qui accule d’ailleurs les enseignants à l’épuisement et à l’asthénie. Une erreur de diagnostic montre visiblement les fausses études hâtivement élaborées à l’insu du principal acteur dans cette délicate opération de refonte du système éducatif du pays, l’exclusion voulue de l’instituteur lors de ce chantier si efficient, aura sûrement des incidences sinistres sur l’avenir déjà hypothéqué du monde de l’éducation par l’entêtement et le pédantisme des représentants de la tutelle en question. L’actualité nationale est sujette à des questions qui démontrent plus encore la fragilité du régime algérien, la distance qui sépare le peuple de ses gouvernants dévoile bien cette criante méconnaissance de ces derniers des réalités sociales du pays. Notre pays n’a guère connu de conjoncture pareille depuis l’indépendance. La surdité que feint le président par rapport aux plaintes émanant du peuple qui crie à la famine, n’augure rien d’optimiste ; le remaniement gouvernemental non effectué laisse des doutes s’infiltrer au sein de toute la société qui assiste muette au naufrage du bateau Algérie.
Chekri Rachid
Enseignant-écrivain, Akbou.





Sincèrement ,Monsieur Chekri vous devriez énoncer de manière plus simple. Comme tout ce qui se conçoit clairement…..
Vous voulez dire " LA REPUBLIQUE DU NAIN"
La république des mamamouchis , un titre honorifique qui les fait jubiler et s'extasier devant leurs maitres-chanteurs , Siadhoum, qui viennent leur apporter la technologie et le savoir-faire qu'ils paient rubis sur l'ongle avec le sourire et la satisfaction béate du Bourgeois gentilhomme .La république des mamamouchis qui ont tout à apprendre de Siadhoum qui viennent leur soutirer si facilement leur argent , des mamamouchis en mal de reconnaissance qui comptent leur argent mais qui ne comptent pas leurs capacités de leur peuple à l'aune de Siadhoum qui viennent les faire chanter à chaque saison. Des mamamouchis qui prêtent de l'argent au FMI sans demander à rehausser la côte de leur monnaie locale qui frôle la faillite , des mamamouchis qui s'accordent des rémunérations exhorbitantes et des titres honorifiques sans aucun rapport avec ce qu'ils apportent au pays.Des mamamouchis qui attendent le prochain avion pour aller jouer les figurants dans ce qui n'est pas leur ordre du jour. Des mamamouchis qui ont fait que nos glorieux chouhadas se sont sacrifiés pour des prunes.
Mais ça fait 13 ans qu'il nous entube et je lui tire chapeau, nous on se chamaille pour des futilités, lui il a osé et il est là ou il est, qui est le nain dans cette affaire, Lui comme il l'a dit Monsieur Foughali ou le peuple Algérien, Un nain qui a réussi à mettre tout le monde au garde à vous, les militaires, le drs, voir l'interview de Mesbah, les partis d'oppositions et du statut quo, comme le ffs, les vérvéres musulmans, et les berbères ensembles.
Il n'a raté personne, un Algérien s'achète pour pas grand chose, une autocritique est un remède pour les peuples en déperdition comme le notre "Le peuple Algérien" plutôt "Les peuples Algériens" divisé pour régner.
Certes, il y a l'art et la manière, il est là seconder par Belkhadem et son first Ouyahia et je pense, ils seront encore là pour longtemps du moins leur héritiers. Monsieur Ali on dit bien "LQOUM TEJAL" pour parler d'un peuple ancien qui avait exister dans le temps, je ne sais pas si c'était vrai ou justes des histoires de nos grand mères.
st ce qu,on peut demander une faveur au webmaster . je lis le matin chauqe jour il fait partie de mes rares plaisir de le parcourir ainsi que siwel du mak. Le seul proble est que certaines figures me gachent ce plaisir. je ne peux helas pas lire sans regarder les faces de ceux qui ont détruit l'algerie `jamais. le nain et l'enturbané ou le bouganour soudanais me gachent le moment.
Amiclaement aux lecteurs du matin et de siwel qui sont les euls que je lis
cessons de jouer aux hypocrytes svp…le vrai probleme de "notre" ecole reside dans sa langue imposée comme "nationale"…larabetisation et l'islamisation ont fait des ravages dans les cervelles de nos enfants…il est temps de rejeter cette langue vecteur de tous les archaismes …le peuple algerien maitrisait meiux que tout autre peuple la langue francaise ,proteuse de savoir,de connaissances et de sciences….il ya eu un plan de deprsonnalisation et de destructuration de l'algerien…sinon comment affubler cette langue "reellement etrangere" de langue nationalealors qu'elle n'est usitée dans la vie ede tous les jours par aucun algerien de l'est a l'ouest et du nord au sud..contrairement a tamazigh…le maghrebin(ddardja) et la francais qui elles sont vraiment nationales!!!!!il faut rehabiliter la langue francaise comme langue de savoir…mnt l'algeriea accumulé un immense retard par arrpport a la tunisie…l'egypte..le liban..le maroc…l'ideologie fasciste arabo-islamiqu a desertifié touyt sur son passage…mais leurs enfants ..y compris ceux de bouguerra solatani…etudient en langue francaise et anglaise!!!!!pas d'islam au propgramme…les enfants du peuple sont endoctrinés a 'lecole pour prendre le maquis et surtout obeir aux gourous du paleolitthique superieur
"La vraie réforme ne consiste pas à changer des programmes, la réelle panne de l’école algérienne ne réside en aucun cas dans la nature de la connaissance présentée à l’enfant, la problématique séjourne dans la non mise-à-l’aise du réacteur de l’éducation qu’est ce même enseignant, ce phare de toutes les nations, le temps où nos proches voisins tunisiens et marocains accusent des avancées spectaculaires dans ce même secteur et ce grâce à l’état d’opulence pécuniaire dont jouit chaque maître dans ces pays frères. Offenser cette vérité, signifie faire germer un malaise pour gangrener beaucoup plus les cervelles enfantines des générations innocentes."
@Chekri Rachid
Nighak à monsieur Chekri, vous me rappelez bizarrement un groupe musical de chez vous (Les Lions d'Akbou) qui aimait répéter à qui voulait bien l'entendre qu'ils ne s'appelait pas les [ Lj? ] mais bien [Lajan'z] . Comprenez "les lions" en anglais; cela fait plus branché.
Je vous reprends à travers les guillemets plus haut juste pour vous demander si vous ne pouviez pas faire plus simple et plus accessible.
Le style "journalistique" supporte rârement le superflu ou le surfait. Vous pouvez toujours essayer de faire passer "thaharrach'th" par exemple pour une petite bourgade à la Maupassant, celle-ci restera, malgré tout, un "coin d'Akbou" avec toutes les misères quotidiennes que connait notre bled.
Autre chose, puisque vous aimez bien aborder le sujet de l'école, auriez-vous des PROPOSITIONS en la matière svp? Car le constat, même ma défunte grand-mère arrivait à l'établir: "lakoul aguina oughour thétsrouhoum, yarrakoun dhi ghyal!" disait-elle. Pourtant, l'école, elle, elle n'y a jamais mis les pieds!
Si c'est pour être à l'image de cet Algérien lambda connu et reconnu pour son "art de t'ménchir", il vaut mieux écrire plutôt pour nous livrer de l'information fraiche touchant à la région d'Akbou, Tazmalt etc.
Allez, au prochain constat! Je prépare mes Larousse, mes Robert et mes Doliprane!
Zakia d’Alger. Enseignante.
Salut à tout le monde, je veux répondre à ce monsieur qui se plait dans l'art de critiquer des intellectuels tel monsieur Chekri, vous demandez à cet écrivain de vous donner des solutions aux problèmes de l'enseignement en Algérie, si vous êtes vraiment un connaisseur, vous aurez dû savoir qu' un écrivain est un intellectuel qui soulève des problèmes que vit la société, l'écrivain n'est pas un pédagogue monsieur qui s'est octroyé fautivement le nom d'un poète Français. J'ai lu presque tous les écrits de monsieur Chekri parus dans la presse nationale, j'ai reconnais en lui un courage indicible, un enseignant qui n'a pas osé dénoncer son chef hiérarchique dans un écrit intitulé les opprimés de l'alphabet en défendant une de ses collègues victime des agissements illégaux de ce responsable. De grâce ayez un peu de retenue, critiquez oui, mais constructivement, je sens en vous l’odeur d’une haine mélangée à une dose de jalousie monsieur. Mais vous êtes comme ça vous les Kabyles, vous n’aimez pas que les vôtres soient au firmament des vertus malheureusement.
Zakia d’Alger. Enseignante.
Salut à tout le monde, je veux répondre à ce monsieur qui se plait dans l'art de critiquer des intellectuels tel monsieur Chekri, vous demandez à cet écrivain de vous donner des solutions aux problèmes de l'enseignement en Algérie, si vous êtes vraiment un connaisseur, vous aurez dû savoir qu' un écrivain est un intellectuel qui soulève des problèmes que vit la société, l'écrivain n'est pas un pédagogue monsieur qui s'est octroyé fautivement le nom d'un poète Français. J'ai lu presque tous les écrits de monsieur Chekri parus dans la presse nationale, j'ai reconnu en lui un courage indicible, un enseignant qui n'a pas osé dénoncer son chef hiérarchique dans un écrit intitulé: les opprimés de l'alphabet en défendant une de ses collègues, victime des agissements illégaux de ce responsable. De grâce ayez un peu de retenue, critiquez oui, mais constructivement, je sens en vous l’odeur d’une haine mélangée à une dose de jalousie monsieur. Mais vous êtes comme ça vous les Kabyles, vous n’aimez pas que les vôtres soient au firmament des vertus malheureusement!!!
L'école qui est à la base de la formation du citoyen est l'instrument privilégié du progrès économique, social, culturel et scientifique. En Algérie, on lui fait jouer un rôle des plus vicieux, celui du maintien de la caste au pouvoir en Algérie.
Si les quelques lettrés (et qui n'ont pas fait de hautes études par ailleurs) de l'école occidentale des années 40 / 50 ont formé des esprits libres déclencheurs et meneurs de la révolution, l'école algérienne, elle, a formé des bataillons de fanatiques d'alla dangereux pour leurs propres pays C'est dire l'immensité de la perversité.
L'école soustrait les gosses à la formation qu'offre la vie réelle sans leur donner l'équivalent, pour ne pas dire mieux; pire elle les dépersonnalise avec des contenus idéologiques et identitaires enveloppés dans une langue étrangère morte et forgée par son identification à la religion. Sans parler de la perte, en fréquentant cet outil d'endoctrinement, de tout esprit critique, de tout esprit de responsabilité, le comble pour une école publique. En soustrayant l'enfant, de 6 ans jusqu'à 18 ans( au moins ) au contingences du réel, en les coupant du passé qui a forgé nos peuples, en leur inculquant une doctrine obscurantiste étrangère, l'école est l'outil du maintien au pouvoir d'une clique de prêts à tout.
Le pouvoir a beau essuyer ses actes coupables sur le dos du peuple, il a bel et bien programmé la déchéance actuel du pays en commençant par l'école. Le premier acte de ce crime est l'arabisation. L'arabisation entraine l'islamisation et vice versa. Parallèlement, pour recueillir les pauvres endoctrinés sortis de l'école, en lieu et place de postes de travail et un avenir, l'Algérie construit des mosquées par milliers.
Ma réaction à propos de l’écrit de monsieur Chekri intitulé : La république des Nains, en réponse à l’internaute Charles Baudelaire.
Je ne sais pas pourquoi la rédaction de votre journal publie les commentaires des uns et censure ceux des autres, je vous ai adressé hier un écrit portant une réponse à l’un de vos internautes qui se plait dans l’art de dénigrer des intellectuels qui participent presque toujours dans l’enrichissement de votre journal, exposant des thèmes très sensibles, parmi ceux là je rends hommage à monsieur Chekri qui n’a pas osé de dénoncer la politique destructrice de l’enseignement en Algérie. Quand un simple citoyen se permet de demander à monsieur Chekri de donner des solutions à la crise et aux problèmes de l’enseignement, il a affiché bêtement son ânerie puisqu’il ignore qu’un écrivain est celui qui soulève des problèmes que vit la société sans y porter de remèdes. Un écrivain n’est pas un pédagogue monsieur le pédant. Une odeur de haine mélanger celle de jalousie émane de votre réaction cher internaute et ce n’est pas ainsi qu’on avance ya khouya likbaili.
Zakia d’Alger, enseignante.
je ne m attarderai pas trop sur la pseudo crise de l ecole algerienne. d UNE il y a le savoir scientifique et technique de DEUX il y a, a vehiculer dans les cervelles de nos petits la science et le teccchnologies pour qu ils y arrivent un jour a dessiner, elaborer, creer, mettre en oeuvre des sciences ou des technique qui produiront beaucoup et industrialiseront beaucou pour produire bcp afin de satisfaire les besoins des citoyens…donc tout ce que vous voyez devant vous avant de naitre – avant d etre produit- a ete une idee dans la tete d un etre humain qui a pu trouve les moyens de le produire…..l ecole etant la premiere etape de selection afin de trouver les hommes capable de "TROUVER" des connaissances et technique…cette ecole doit leur dispenser un savoir qui doit etre vehiculer mais le vehicule qui est la langue doit etre branche sur les sciences et le technique pour que l enfant deviennent un vrai savant productif – dans le vrai sens du terme- MAIS et la PSEUDO CRISE est la le vehicule qui devrai vehicule la science et le savoir est branche dans le desert, la langue arabe – comme d ailleur la langue berbere- est branche sur aucun reservoir de connaissance mis a part un heritage de grand poetes arabe et l inepuisable coran et ses milliard d interpretation DONC notre vehicule – la langue arabe- n est nullement branche au savoir et ne dispose d aucun reservoir de sciences ou de tehcnologie…-il faut tout traduire….et au lieu d avoir des hommes de science, nous avons des INTEGRISTES. notre vehicule au lieu de telecharge le document a telecharge un VIRUS. et pour mettre un terme aq l integrisme, il faudra changer tres rapidement de langue d enseignement et le virus disparaitra de lui meme.
@Zakia Moussaoui
Vous me semblez, chère "enseignante", foncer tête baissée sans grand discernement.
Tout d'abord, puisque "j'affiche bêtement mon ânerie" (sic), permettez-moi de vous rappeler quelques "évidences".
Votre monsieur Chekri s'auto-proclame enseignant-écrivain lui-même, et nous livre régulièrement des écrits en lien avec l'école en général. Donc, l'âne que je suis, chère madame, vous rappelle qu'un enseignant digne de ce nom, avec la pratique de la classe qui est la sienne, l’expérience qui est la sienne …devrait être à même de nous « pondre » quelques remèdes, quelques modèles de substitution, des correctifs …et dépasser ainsi le stade du constat.
La pédagogie, de Durkheim à Jean Houssaye (qui fut mon enseignant à la fac en Sces de l’Educ.) en passant par Freinet, donc cette fameuse pédagogie –en dépit de tous les champs lexicaux et des mastur… intellectuelles possibles et imaginables- peut être résumée en ces quelques mots simples et accessibles (même aux ânes) : réunir les conditions nécessaires en vue de réussir l’acte d’apprendre. Vous préférez peut-être un Mémoire sur la dialectique Pédagogie/ Didactique ?
Ensuite, vous m’écrivez « … Mais vous êtes comme ça vous les Kabyles, vous n’aimez pas que les vôtres soient au firmament des vertus malheureusement!!! ». Que dire après ça ? Si la bêtise humaine était soumise à un barème eh bien sachez que vous venez d’en décrocher le 1er prix !
Pour terminer, sachez que n’était-ce le respect que l’on doit à une femme, l’âne que je suis vous aurait répondu avec des mots qui doivent vous être beaucoup plus accessibles puisque du même champs lexical que celui des « …ânes, bêtes .. » dont vous m’avez affublé.
Ceci-dit, je ne peux m’empêcher, kabyle que je suis, de vous dire en guise de conclusion :
« yahzéne el fil, tharnad wéltmass ! » …à Bon entendeur !
@zakia moussaoui
Madame tout le monde sait que l'enseignement de l'arabe saupoudré d'islam ne pouvait mener l'enseignement qu'à " la ruine de l'âme"mais le tabou l'emportait au détriment de l'Algérie.
Zakia, je connais Chekri Rachid et c'est un homme honorable qui sait ce qu'il dit. Ne vous attardez des pas à répondre à des énergumènes comme cet écrivaillon qui se dit kabyle et qui croit pouvoir donner des leçons aux Algériens depuis son "nidouillet" de sa mère LA FROONCE! niggakh ou jmaa limane… si slimane…
Je crois que vous cherchez vraiment à me faire sortir de mes gonds à travers beaucoup de commentaires que vous m'avez adressés directement ou en me citant.
Je vous promets que ce sera l'ultime réaction de ma part à vos aboiements.
"Ma mère" que vous aimez citer dans vos différents chiffons, cette mère donc, vous dit ceci : "ihraq dine Rabbi m'bavak à miss n'Bakhta mou guénour !"
Si cela ne vous suffit pas, je vous fixe rdv au port d'Alger le 29/08/2012, vous viendrez m'expliquer si je suis assez Algérien ou non quand je débarquerai, et vous verrez de quel bois je me chauffe à vou lahnak!
Quant à la France qui vous fait tant jaser, je vous l'ai déjà dit auparavant; cette France vous ch… dessus à vous et à vos semblables mi-islamistes mi-tchitchis algérois de mes deux! Elle vous ch… dessus en vous rappelant (car aveuglés par la haine du kabyle) que ceux qui vous servent de gouvernants ne sont autres que les "rejets" (et non les déserteurs) de sa propre armée!
Vos commentaires puent la provocation à plein nez! A défaut de pouvoir articuler un raisonnement, une pensée … taisez-vous, enduisez-vous de gel cheveux en sirotant un café noir et en fumant du "Hoggar" en attendant un bout de visa de cette même "madame la FrOnce" comme vous aimez à le répéter!
@ Zakia Moussaoui (Suite et fin)
Je me permets de revenir vers vous à travers ce 2e commentaire pour m’attarder un peu sur LE FOND.
Je ne connais ce monsieur Chekri ni d’Adam ni d’Eve, et je n’ai aucun différend personnel à régler avec qui que ce soit. Ceci pour être clair.
Vous utilisez, à plusieurs reprises, le vocable d’ « intellectuel » pour qualifier untel ou unetelle dans une ignorance totale de ce que ce terme recouvre. En d’autres termes, vous le galvaudez tout simplement.
J’en veux pour preuve, ces quelques « perles » de votre écrivain préféré : « … La fuite en avant … renfonce plus encore le mal aux confins de l’amputation de l’identité algérienne en délaissant voire en … / … résultat de la fausse conception didactique des programmes combinés pour … / … nos planificateurs adoptent un changement qui porte toujours les stigmates d’une pérennité … »
Quant à vos perles à vous, disciple de cette grande plume, je ne les compte même pas !
Vous dites que « …un écrivain est celui qui soulève des problèmes que vit la société sans y porter de remèdes. Un écrivain n’est pas un pédagogue monsieur le pédant. »
Donc, si j’ai bien compris, tandis que l’intellectuel (version Pr Zakia) ne ferait que soulever des problèmes, le pédagogue (toujours version Pr Zakia) serait « LE » monsieur (ou madame) Ecole ! On en apprend tous les jours ! Jules Ferry, Ferdinand Buisson, J.J Rousseau et Jean Jaurès étaient tous de grands pédagogues reconnus bien sûr ! Nigham à Zakia, vous feriez mieux de réviser vos classiques avant de venir « déféquer » ici votre maigre butin de cette même école algérienne que vous ruinez !
La langue française (châtiée) telle que nous l’avaient enseignée nos maîtres d’école en Kabylie se trouve être aujourd’hui l’objet de beaucoup de débats (parfois stériles) en Algérie. A mon tour de vous poser une question (qui n’en est pas une !) alors : comment voulez-vous faire évoluer la pratique de cette langue en Algérie quand ceux-là mêmes qui sont censés la véhiculer et la transmettre sont eux-mêmes déficients ?
L’école est tout un projet de société madame ; celle-ci doit se réclamer de « quelque chose » au moins, avoir une assise idéologique …que porte généralement ceux que vous appelez « intellectuels ». Ensuite, pour sa mise en œuvre, il faudra des pédagogues, des pédopsychiatres, des instituts de formations des enseignants spécialisés, des outils (TIC et autres ..).
Concernant la langue française et son enseignement, permettez-moi de vous rappeler que cette langue est l’une des rares à ne pas être « neutre ». C'est-à-dire que (en principe) l’amour de cette langue vous fait adhérer (de facto) à certaines valeurs ! Or, du côté d’Alger (où vous faites office d’enseignante), il n’y a qu’à voir certaines de vos collègues, foulards et djelbab jusqu’aux chevilles et nous voilà enseignantes de la langue de Molière ! Le ridicule finit malheureusement souvent par devenir « la norme » en Algérie.
Peut-on débattre avec respect même si on a des opinions différentes, SVP ? Sinon, ca ne servira à rien ce genre d´espaces libérateurs.
vous dites n'importe quoi,est ce que vous vous entendez parler?vous voulez retirez la langue arabe de l'algerie;mais vous êtes complètement zinzins.même dans votre rêve le plus fou cela ne se réalisera jamais.et puis si vous voulez la langue de molière à la place de l'arabe, la porte est grande dégager allez rejoindre vos ancêtres les gaulois
…Votre monsieur Chekri s'auto-proclame enseignant-écrivain lui-même…( sic!) nous assène comme une Viriti incontournable Missié Baudelère qui s'est lui meme auto proclamé avatar sans en avoir le talent. Alors il préfère nous dire: " Si la bêtise humaine était soumise à un barème eh bien sachez que vous venez d’en décrocher le 1er prix !"!!!! Vous vous êtes hors concours!
"nains" pas nains car le petit de taille peut avoir un grand cerveau
Quelle norme, missié bodelère? celle que vous avez imposée? celle des hizbistes franssaoui qui éructent la "langue de molière"? en finissant toujours par une expression en kabyltchou, comme pour se préparer une porte de sortie ( au cas ou…). le train de l'Algérie libre et fière, a sifflé plus de trois fois et à ce jour vous n'avez toujours pas pu y embarquer. Allez donner vos leçons de frOnçais à vos congénères ( il n'y a pas d'autre mot pour vous définir …compatriotes, concitoyens ? L'êtes vous missié bodruche)
@ charles baudelaire
Erham oueldik a3tilo triha ta3 lé kleb arrangez lui la cravate et qu'on n'en parle plus une fois pour toute et de grâce une fois que vous l'aurez défoncé passez à autre chose. Il ne faut pas perdre son temps face à ces khobzistes qui doivent sûrement manger dans le couscousier qui remonte à l'époque de boum-boum.
En parlant de khobziste avez vous vu le défilé militaire de l'école de cherchel avant hier? Où a t on vu dans le monde un général major aussi gras qu'un sumo japonais? Imaginons demain une invasion étrangere, il ne pourra meme pas courir 100 metres.
Franchement ça commence à bien faire ces propos de bas étages (la froonce, viriti, missié, mama fransa, hizb fransa etc) Quel niveau!! ça me rappelle les boumediennistes kohbzistes. Toz a3lik puisque tu aimes bien ce language.
Ya si khouna, les hizbs fransa d'aujourdhui ce sont les princes des pétro-monarchies, qui sont en train d'acheter la moitié de la frooooooonce, ils planquent leurs enfants dans des écoles privés prestigieuse frooooooooonçaise! Ils ne les inscrivent pas au lycée emir abdelkader de bab el oued!!
Sans oublier abou belkhadem qui a plus de 19 millions d'euros planqués en suisse..
Celà vous pouvez leur donner l'appelation de hizb frooonsa!!!
Basta! erhem oueldik henina ça nous fatigue…..
@ nadia ramdane
Oulà ça fait longtemps! tu refais surface la nikabiste islamo-arabo terroriste? karim haddad, il va rejoindre les gaulois toi tu vas rejoindre les tentes bedouines en peaux de chevres sans eau ni électricité en arabie saoudite! Ah! mais au faite ils n'acceptent pas les algeriens, ils sont hais comme la peste dans les pays du moyen orient pour eux nous sommes en quelques sorte des gitans incultes de l'afrique du nord! Et vous vous les recopiez comme des singes avec vos nikab en drap noir. Va demander un visa de 8 jours aux saoudiens et si par malheur tu reste 9 jours c'est la prison direct!! Sans oublier les insultes dont je tairais les obsenités.
Je tiens à te dire que le colonialisme français que nous avons reussit à mettre hors de chez nous, nous les avons mis dehors avec la langue française ce n'est pas avec ta langue qu'on t'a ramené du moyen orient!
Pendant la revolution de 1954-1962 les moudjahidines communiquaient entre eux en langue algerienne et française!! Tous les ordres de mission étaient rédigés en langue française pas en écriture ta3 " bermicelle"!
Tu dois être contente et riquaner au fond de toi même quand les journalistes francophones se faisaient égorger comme tahar djaout, said mekbel, naima illoul morte dans un attentat à la maison de la presse et j'en passe! Tu dois être heureuse n'est ce pas?
Puisque tu adores la langue arabe que viens tu faire dans ce site francophone?
N'oublies pas que t'es une algerienne cette arabe là ils nous l'ont imposer à l'indépendance!C'est le clan d'oujda qui nous l'a imposé! Va défendre notre algerianité
En1954 pendant la revolution algerienne ahya dine rab si on aurait su le carnage qui allait être provoqué par ces islamo-arabistes on aurait mieux fait de rester avec nos familles.
Surtout écrases toi sinon je vais tout te déballer de tout ce que vous êtes!
Tu dois être surement une tahia tahia, parce que tu dois rien avoir dans ta petite cervelle moineau.
et vous vous ME fatiguez avec votre (DZ) brandi comme un étendard .les monarques et autres belkhadem se moquent de vous puisqu'ils sont bien planqués…comme vous, au chaud de votre parti de la frooooonce,….bel aarbia, hizb franssa..f'hemt?
@Rachid DZ
Je ne sais pas si le Doc Chkoupi comprend le kabyle, mais dans le doute, je vais lui "traduire" mon 1er message : "in3âl dine Rabbi tâ3 yemmah Bakhta l'enturbannée!!" pour commencer.
Ensuite, s'il se considère comme gardien du temple, qu'il vienne au port d'Alger le 29/08/2012, je devrais débarquer vers 14h (heure du bled), et là, il m'expliquera si je suis assez algérien ou non le niais!
Ils sont quand-même marrants ces Algérien(ne)s qui se considèrent plus légitimes que d'autres pour parler de ceci ou aborder cela! C'est le cas de cette "enseignante" Zakia Moussaoui pour qui je je ne suis ni plus ni moins qu'un âne parce que j'ai "osé" demander à l'auteur de l'article d'essayer d'être succinct et dans la proposition (à l'image du Pr Mebtoul par exemple).
Le souci est que ces spécimens ne sont malheureusement pas rares; ils pullulent ici (même de pseudo-journalistes).
Ce sont généralement des gens qui ont le c… entre plusieurs chaises; prêts à prêter main forte au flics d'Alger dans la répression de marcheurs pacifistes venus de kabylie, mais capables de descendre une bouteille de whisky en 10mn tout en vantant l'Islam, Madani et ses sbires.
Il parait (d'après un de ses commentaires) que le Doc Chkoupi est le même commentateur que Moncef Alaoui (que je pensais être suffisamment au dessus de la mêlée). Ceci est vraiment bas, mais très bas!
Contre la censure, mais concernant ce fils de Bakhta, les modérateurs de cet espace feraient bien de le bloquer définitivement sous tous ses pseudos (même Boualem Titich!)
@ doc frich-folamort.
Arrêtes de critiquer le matin dz et ceux qui partagent les mêmes idées. De plus en plus d'algeriens qui ont toujours eu l'algerie dans leurs coeurs découvrent ce qu'est le clan d"oujda et votre plan démoniaque! Ce matin je viens de lire un article du journal soir d'algerie, qui aurait pensé qu'un journal algerien se mette à dénoncer les mafieux qui nous gouvernent en les appelant "le clan d'oujda"!
Dis aussi que le soir d'algerie fait travailler des journalistes hizb fransa!
Dis aussi que nordine ait hammouda le fils du colonel amirouche la bête noire de l'armée française est un hizb fransa!!
Pendant 50 ans vous nous avez trainés dans la boue ( en nous traitant de contre révolutionnaire, dad cha3b, main de l'étranger à l'époque où boum-boum nous traitait de tous les noms ) maintenant c'est à notre tour de vous demander des comptes!!
Et rien que pour te faire plaisir je vais me faire un nouveau pseudo hizb fransa – israeli qui remplacera l'ancien rachid DZ aya afrah a missié le khobziste
Je t'invite à lire la lettre ouverte de nordine ait hammouda fils du colonel amirouche du soir d'algerie datant de ce matin le lundi 2 juillet 2012.
Alors est ce un fils de hisb fransa lui aussi?
Par Nordine Aït Hamouda
Militant du RCD
En ce cinquantième anniversaire de la libération de l’Algérie du joug colonial français, je voudrais d’abord rendre hommage aux martyrs avant d’essayer de raviver le serment qu’ils ont honoré à travers l’épopée qui a mené à l’indépendance de notre pays.
Ils étaient une poignée de patriotes et de justes inconnus sur la scène publique officielle. Ils ont pris la décision de déclencher les hostilités contre la 5e puissance militaire mondiale pour, comme ils l’ont proclamé dans la déclaration du 1er Novembre 1954, libérer le pays de la longue nuit coloniale et redonner la dignité à leur peuple. Aboutissement d’un long processus de luttes portées par des générations de militants, cette décision sonne, du même coup, le glas de l’ère coloniale sur tout le continent africain. Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont enduré privations, souffrances et mutilations. C’est grâce à leur conviction, leur courage, leur moralité et l’exemple du sacrifice suprême, c’est-à-dire le don de soi pour la liberté et la dignité, que l’écrasante majorité du peuple algérien a accompagné la lutte armée dès les premières années. Cette adhésion a scellé la détermination des premiers dirigeants de la révolution. Ni les menées messalistes qui ont dérivé vers la trahison ni les tiédeurs multiples des biens-pensants de tout bord n’ont pu imposer la moindre inflexion au noyau originel rejoint par tous les patriotes que comptait le pays. Ces maquisards ont infligé à l’ordre colonial la pire des humiliations, poussant l’Etat français à renoncer à nombre de ses colonies avant de sombrer lui-même dans une crise politique qui emporta la IVe République. Pour redorer le blason de l’Etat colonialiste, de Gaulle, en sauveur suprême, mobilise tout ce que compte la République de forces répressives y compris l’usage du napalm, dont plusieurs localités portent encore aujourd’hui les stigmates. Pendant que la résistance algérienne mobilise à l’intérieur tout son potentiel pour faire face à cette armada dirigée par les Massu, Challe et compagnie, à l’extérieur de l’Algérie une excroissance du mouvement national, renforcée progressivement par les entrants de la 25e heure, s’affairait à affaiblir les maquis par la rétention de l’armement et à déconstruire le processus d’un Etat algérien démocratique et social incarné, sur le sol national, par les Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi, Krim Belkacem, Mustapha Ben Boulaïd, Benyoucef Ben Khedda, Amar Ouamrane, Amirouche, Lotfi… pour lui substituer une dictature militaire. Rompus aux manœuvres et à l’écoute de Paris et du Caire, ces responsables de l’extérieur font bloc dans le congrès de Tripoli pour contrer les instances légitimes de la révolution algérienne et ouvrir la voie au pouvoir des armes. Les travaux de ce conclave du lendemain de l’indépendance n’ont pas été clôturés à ce jour à cause de l’attitude du clan de Oujda emmené par Ben Bella et Boumediène dont l’ivresse du pouvoir ne s’encombre d’aucun scrupule. Tapis dans l’ombre, ils n’ont qu’un seul objectif : la prise d’Alger. Les hésitations et les réactions tardives du GPRA pour dégrader le colonel Boumediène et ses acolytes de l’état-major, le 30 juin 19621(1), ne font que renforcer la folie des conjurés. Ils se ligueront contre l’instance légitime de la révolution algérienne et les maquisards de l’intérieur pour marcher sur Alger au prix de centaines de cadavres, tout au long de leur route. C’est Khaled Nezzar, servant alors sous les ordres du colonel Boumediène dans cette guerre contre les wilayas de l’intérieur, qui écrit dans ses mémoires : «L’intensité des combats qui s’en étaient suivis, jamais je n’en avais vu d’égal personnellement, pas même durant la guerre de libération.»(2) Le GPRA, seule instance légitime de la révolution, est foulé aux pieds par ces assoiffés de pouvoir, aidés par les reliquats de la France coloniale. Le malheur de l’Algérie venait de commencer. Sous les apparences d’un tiers-mondisme exubérant, cette équipe s’installera au pouvoir avec la caution du Caire et de Paris. Elle demeure en place à nos jours. Ceux qui ont pris le pouvoir se sont acharnés à combattre leurs frères et surtout les élites. Ben Bella, qui a fait de l’activisme gauchiste une religion pendant son règne, déclare dans son discours d’ouverture au Congrès du FLN tenu à Alger du 16 au 21 avril 1964 : «Il faut combattre sans répit la tendance de ceux qui affirment que la construction d’un Etat est un préalable de la révolution. Une telle voie est fausse. Elle aboutirait, si on la prenait, à remettre le pouvoir entre les mains de ceux qui actuellement possèdent la culture. Primaire et folklorique, le personnage ne servait en fait que de potiche à Boumediène. Commencent alors, les liquidations physiques d’opposants actifs ou potentiels, de déportations vers le Sud de dirigeants de la révolution et d’emprisonnements sur fond de confiscation de toutes les libertés. Le 19 juin 1965, c’est au tour de Ben Bella, lui-même, de subir la foudre du clan. Le colonel Boumediène et ses acolytes, adeptes des caves et de l’ombre, sont prêts à affronter la lumière. Pour cela, le programme de Boumediène est simple : mettre fin aux quelques failles de la stratégie répressive de l’ancien président, play-boy à ses heures, pour anéantir toute liberté ; c’est le rôle dévolue à la sinistre sécurité militaire qui cherchera à éliminer tous les opposants, y compris par le meurtre, comme c’est le cas de Mohamed Khider et Krim Belkacem pour enfin créer l’homme nouveau, zombie sans mémoire ni conscience. Dans ce domaine, le stratagème se décline en :
• La falsification de l’histoire, voire son amputation ; le livre de Said Sadi(3) qui relate l’acharnement de Boumediène sur les restes des ossements des colonels Amirouche et Haouès illustre l’immoralité qui habite le clan et l’OPA méthodiquement menée sur la révolution algérienne et ses symboles. Absents du champ de bataille aux heures des périls, les nouveaux maîtres du pays proclament : un seul héros le peuple, pendant que le colonel putschiste terrorisant et mystifiant son monde se pare du statut du père de la nation.
• La mutilation de l’identité algérienne pour la réduire à des dimensions folkloriques tout juste bonnes à être exhibées dans des manifestations de villages. Le progrès et la modernité officiels se conjuguent uniquement dans le nationalisme arabe adossé à la légitimité religieuse. Dans sa folie sanglante, le baâth, qui assumait la laïcité, avait au moins le mérite de la cohérence. Liess Boukra(4) note très justement la convergence de l’action de Boumediène avec les tenants des courants religieux rétrogrades «Le premier voulait immuniser la société contre les germes de la modernité, porteuse de l’exigence citoyenne (démocratique, pluraliste), que son autoritarisme et sa mégalomanie ne pouvaient tolérer ni souffrir». Les seconds ne voulaient pas de «l’éclosion d’une conscience sociale libérée de son enveloppe religieuse». La SM veille sur tout : la découverte d’une lettre en tifinagh conduit inéluctablement l’auteur imprévoyant en prison qui se voit désigné ennemi du socialisme et de la nation avant d’être tiré de l’anonymat sous l’étiquette d’agent de l’impérialisme en général et d’élément dormant du SDECE (Services de renseignement français) pour ceux qui ont moins de chance.
• Au plan économique, l’inoculation des germes de l’attitude rentière insufflée, jusque dans le moindre recoin de l’Algérie profonde, au détriment de l’effort et du travail qui ont constitué nos valeurs ancestrales les plus sûres, sera la constante du pouvoir de Boumediène. Sous l’ère bénie de la gestion socialiste des entreprises (GSE), les travailleurs partageaient les bénéfices alors que leur entreprise était déficitaire, la production agricole est confiée à la télévision pour promouvoir une révolution agraire qui a déstructuré nos campagnes en dévalorisant le travail de la terre et annoncé la clochardisation de nos villes sous le poids de l’exode rural. Bénéficiant d’une conjoncture où les prix du baril s’envolaient après le premier choc pétrolier de 1973 et de prêts sans retenue du système financier international, l’Algérie se présente à l’orée des années 1980 avec des recettes tirées à 97% des hydrocarbures avec une dette extérieure estimée déjà à 15 milliards de dollars. A sa disparition, notre champion de la lutte anti impérialiste laisse un pays plus dépendant que jamais et qui doit honorer un service de la dette qui le laisse mains et pieds liés face aux Etats occidentaux. Déjà dans les années 1970 et pour s’assurer le contrôle de la société, le pouvoir a encouragé l’islamisme pour affaiblir le courant démocratique. Mais c’est sous l’ère de Chadli, qui affichait pourtant une certaine volonté à rompre avec le boumediénisme, que les institutions vont subir le plus la pression de l’islamisme. Au nom de la récupération des thèmes favoris des islamistes, le pouvoir a ainsi généralisé l'enseignement religieux à tous les niveaux. Créations de sections islamiques dans les lycées avec un baccalauréat religieux qui ouvre les portes à toutes les filières. Le contrôle strict des programmes culturels pour leur conformité à la morale islamique (télévision, radio…) devient une norme. Cette politique atteint son apogée par l’adoption du code de la famille en 1984 ainsi que la création de conseils des oulémas chargés de donner une caution religieuse aux orientations politiques du pouvoir. Il faut cependant rappeler que le règne de Chadli, s’il fut plus marqué par diverses concessions, n’augurait pas cette inclinaison à brader les valeurs républicaines. C’est sous Boumediène que le week-end universel fut abandonné à cause de tensions internes au régime et pour lancer déjà un signal aux secteurs les plus conservateurs, alors extérieurs au système en place. Dans le milieu des années 1980 se révèle brutalement la faillite du système algérien :
1. Au plan économique, seule la vente des hydrocarbures permettait un semblant de fonctionnement de la machine étatique. La chute des prix entraîne un effondrement brutal des recettes passant de 51 milliards de dinars en 1981 à 37 en 1983, alors que le pays doit faire face, déjà, à cette dette extérieure croissante. Ce tassement des recettes est accentué par une baisse durable des taux de change du dollar. Pour le reste, les meilleures usines tournent au mieux à 50% de leur capacité de production avec des arrêts plus ou moins longs à cause de leur dépendance en matière de maintenance et de l’indisponibilité de devises. L’agriculture n’est pas en reste, 2 protéines sur 3 consommées sont importées.
2. Au plan social, la dégradation générale du niveau de vie s’accompagne par un développement du chômage. De plus, l’indisponibilité du logement et l’exode rural s’aggravent pendant que l’immense majorité des adolescents est rejetée par le système éducatif
3. Dans le domaine politique, l’impasse est totale. Le débat demeure un monologue du parti unique qui monopolise tous les moyens d’information. Les Algériens sont écartés de toute décision qui les concerne pourtant au premier chef. Pour la majorité, l’action du gouvernement réglée par les luttes de clan relève de l’arbitraire. A la fin de la décennie 1980 arrive ce qu’on peut déjà appeler une «génération perdue». En raison du chômage important qui frappe la jeunesse, un segment entier de la population est marginalisé. La grande majorité n’a pratiquement aucune chance de trouver un emploi dans un secteur structuré et perd tout lien avec l’Etat. Après les émeutes d’octobre 1988, réprimées dans le sang, c’est tout naturellement que le pouvoir choisit de privilégier la tendance islamiste qu’il croyait contrôler par peur de se voir disputer la légitimité par les courants politiques démocratiques qui, eux, ne s’invitaient pas à la rente mais menaçaient le système dans ses fondements. Mais avant cela et, sans aucun doute, l’événement qui a ébranlé le système du parti unique est la grève générale d’avril 1980 en Kabylie. Affaibli déjà par la lutte des clans pour la succession de Houari Boumediène, le pouvoir doit faire face à une contestation de type nouveau. Habitué à traquer les opposants dans l’ombre par une police politique omniprésente, il doit affronter un mouvement qui refuse la clandestinité et mobilise la population. Non seulement la grève générale — la première de l’Algérie indépendante — est un succès, mais des dizaines de milliers de jeunes font face aux forces de répression pour protéger les animateurs du mouvement. Incontestablement, cette date marque les premières lézardes de l’édifice du régime algérien et dévoile sa nature autoritaire devant l’opinion internationale. Avril 1980 est l’acte de naissance d’une opposition en rupture avec la culture des intrigues héritée du mouvement national. A leur sortie de prison, les camarades de Saïd Sadi réinvestissent publiquement le champ de l’opposition démocratique au régime du parti unique. Une nouvelle page commence à s’inscrire dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Si à la suite de cette contestation pacifique le système avait entrepris de se reformer un tant soit peu pour restituer des espaces publiques à la société, l’Algérie aurait fait l’économie de bien des drames. En fait, la réponse opposée aux revendications d’avril 1980 était un message qui se vérifiera à maintes reprises par la suite : le système algérien n’est pas réformable. Contrairement aux islamistes qui bénéficiaient de la tolérance et de la proximité des institutions, le mouvement issu d’avril 1980 mettait au centre de son combat la liberté d’organisation, les libertés individuelles, l’égalité en droits entre les hommes et les femmes, les droits de l’homme, la souveraineté populaire : tout ce que le parti unique ne peut tolérer sans remettre en cause sa propre survie. Mais il était écrit, quelque part dans la stratégie mise au point par le clan de Oujda pour s’emparer de l’Algérie indépendante, que le pays allait s'abîmer dans l’apocalypse des années 1990. Et, sans l’irruption de forces patriotiques, stigmatisées par le pouvoir, l’Algérie aurait sombré et ceux qui avaient offert leurs services à l’Iran auraient pu régner sur un émirat issu du dépeçage annoncé du pays. Bouteflika, qui se plaît à répéter qu’il n’était pas là dans les années de feu, aurait sans doute poursuivi sa traversée mondaine et paisible, loin de nos tourmentes. Des dizaines de milliers de morts, des milliers de disparus de tout bord, des destructions massives d’infrastructures et des fractures sociales profondes concluent cinq décennies du règne de l’arbitraire, de la manipulation et des détournements. Et on nous dit qu’il faut continuer avec les mêmes méthodes, dans le même cadre et sous la férule du même clan. Tous les sacrifices ont été trahis, toutes les résistances ont été reniées, toutes les opportunités ont été gâchées. Le pays, qui a vaincu militairement l’islamisme, se voit confisquer, encore une fois, sa victoire au profit de la survie d’un système pour lequel le pays se confond avec la rente. Bouteflika, représentant de survivance biologique du clan de Oujda, s’attellera à détruire tous les acquis sociaux et démocratiques arrachés par la génération post-indépendance. Pour ce faire, il livrera le pays à la corruption morale et matérielle dans une exceptionnelle conjoncture financière qui lui permet d’acheter les clientèles et les soutiens étrangers. Pourtant, en ce cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays, il reste des voix audibles au milieu de millions d’anonymes pour crier haut et fort que l’Algérie de Novembre et de la Soummam reprendra le chemin de l’honneur, de la dignité, du travail et du progrès. Les moyens consentis par le système pour mobiliser autour de 18% d’Algériens dans une élection comparée par les officiels et leurs alliés habituels ou de conjoncture au 1er novembre 1954 sont à la mesure du désarroi des tenanciers de la loge et de la désaffection de la jeunesse défiant une gérontocratie nihiliste. Si les martyrs n’en finissent pas de se retourner dans leur tombe à cause des tortures que leur infligent les usurpateurs du combat et des espérances du peuple algérien même après leur mort, ils doivent attendre avec impatience la fin des supplices et le repos éternel. Pour eux, aussi, le jour se lèvera pour remettre en marche l’horloge de l’histoire, du progrès, de la justice et de la liberté qu’une bande de conspirateurs a bloquée sur minuit pendant un demi-siècle.
N. A.-H.
1- Benyoucef Ben Khedda, La crise de 1962, page 23.
2- Mémoires du général Khaled Nezzar, page 70.
3- Saïd Sadi, Amirouche, une vie, deux morts, un testament.
4- Liess Boukra, Algérie, la terreur sacrée, page 66
source: le soir d'algerie