Insolite : les fondateurs de la littérature algérienne dans le métro d’Alger…

L’ouverture du Salon international du livre et de la jeunesse d’Alger qui ferme ses portes ce vendredi a été marquée par une exposition photo sur les fondateurs de la littérature algérienne dans le métro d’Alger

Lors de l’ouverture du salon international du livre et de la jeunesse qui se tient à l’esplanade de Riadh El Feth du 16 au 22 juin 2012, c’est dans le métro d’Alger que les fondateurs de la littérature algérienne ont eu droit à une exposition photos grandeur nature alors qu’un livret réunissant leur biographie largement disponible et gratuitement sur internet est vendue à 50 DA lors du festival. La ministre de la culture  accompagnée d’une délégation ministérielle s’est réjouie qu’une telle initiative se déploie hors des espaces traditionnels du livre et qu’elle rapproche le livre du citoyen. Mais que reste-il de ces espaces quand l’une des librairies emblématiques de la capitale, de la place Audin, la librairie des Beaux-arts vient de fermer après la disparition en cascade de l’espace Noun, d’El Ghazali et d’autres et que l’activité des éditeurs ayant ou non une imprimerie s’set réduite durant ces cinq dernières années à l’achat de droits de livres déjà périmés en France à défaut d’une production nationale réduite à zéro, tous domaines confondus.

Cette galerie de « dix escales » n’est-elle pas le signe avant coureur d’une déshérence grave, irréversible et préméditée de l’activité intellectuelle conçue par ses détracteurs comme une panacée folklorique de mauvais aloi. Sous des dehors clinquants. Cet appauvrissement général de la vie culturelle et livresque révèle également ses signes alarmants dans les activités retenues lors de ce festival qui sont essentiellement commémoratives mais sans lien évident avec le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, un rendez-vous, disons-le, aussi, réduit à une peau de chagrin en matière de publications, de conférences, d’activités pédagogiques au sein des écoles.

Ainsi, cet hommage rendu aux écrivains phares de la littérature algérienne, sans qu’il soit tenu compte de leurs œuvres, leurs idées, leurs engagements politiques et esthétiques, a plus servi à «animer» une bouche de métro…

R.N

6 commentaires

  1. Bonsoir à tous,

    C'est les seules à donner un visage noble et humaine à l' Algérie à la différence des criminels des généraux illétrés et du FLN et les islamistes souvent ils ont la culture de la racaille, du meurtre .D'ailleurs c'est pour cette raison qu'ils ont la haine et la jalousie des écrivains comme Kateb Yacine, Rachid Mimouni, Tahar Djaout sans oublier notre grand écrivain Boualem Sensal.
    Nous nous reconnaissons cette Algérie de Mouloud Mammeri, Boualem Sensal, Jean Amrouche sans oublier Albert Camus
    Par contre nous nions cette algérie des criminels du FLN et des généraux " des illétrés" et des islamistes.

  2. Son message jaillira des profondeurs tel un messager de Dieu !

  3. Au saloon du livre, on les voit pas, les livres de ces auteurs. De même, dans le livre scolaire, leurs textes sont absents. Voila où la confiscation de l'indépendance a confiné l'algérien. Ce saloon c'est plutôt la foire du livre obscurantiste, du livre pyromane subventionné par les deniers publics, notre argent.
    Quoique cette initiative, dans le métro, symbolique, est bonne en elle même. Il est vrai qu'il est génant de l'organiser dans le salon du livre lui même où leurs livres et ceux de leurs héritiers sont absents. Ce serait flagrant. Pourvu qu'elle ce soit là le début d'une réhabilitation, totale, de nos auteurs. Pourvu que l'année prochaine, l'Algérie ait enfin son stand dans ce saloon qui deviendra alors un vrais salon du livre, où nous pourrions acheter leurs livres.

  4. Madame la ministre est contente, elle s'est même réjouie de voir que chaque chacun est à sa place (selon le bon vouloir des tenants du pouvoir d’Alger) madame la ministre est contente que les Mammeri, djaout, mimouni, et les autres sont toujours sous terre comme toujours. Ces hommes et femmes ont été enterré de leurs vivant. Madame la ministre se réjouie avec sa délégation que ces hommes et femmes qui dérangent les vivants sur terre, sont dans le métro plus profond que les tombes. Madame la ministre est contente, elle restera ministre et ses compagnons seront toujours de ses délégations encore pour longtemps. MAATOUB avait de l'admiration pour MESSAOUDI qui à peur de l’ombre de madame la ministre. Lounes et Khalida ont formé le couple le plus terrible contre l'obscurantisme en Algérie. Lounes est sous terre et Khalida est madame la ministre. De temps en temps Lounes prend le métro de la place audin à bachdjerah est se réjoui de voir des femmes et des hommes libres et qui n'ont plus peur de l'obscurité car au bout il y a la lumière qui attend. Dans le métro d’Alger y a des hommes qui renaissent, ils reviennent de l’au-delà. Madame la ministre remonte du métro, aveuglée par la lumière blanche d’Alger elle fixe ses lunettes noirs et monte dans sa voiture qui la conduira a travers cette Algérie qui malgré son beau soleil est assombrit par boutef bousse benbe boumed belkhad aboudjer abbassi belkheir etc.. etc… etc…

  5. la culture islamo beathistes importe moyen orient a eradique la culture et le savoir algerienne. dis moi se que je pourrai partager avec un egyptien ou avec un saoudien ? nous avons des histoires qui pourra jamais se recontre. moi, berbere otochtonne de la numidie qui revendique la veritable histoire de mon pays,par contre les islamo beathistes sont des envahisseurs algerie. il faut pas se trampe de cible les plus grands ennemis des berberes sont islamobeathistes qui voudront eradique notre culture.

  6. Je ne pense pas que l'excellent Mouloud Mameri ne soit mort de mort naturelle ! Maintenant "ils" lui font des éloges, allez y comprendre quelque chose !!!

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