Revirement spectaculaire en Egypte et retour probable des militaires au devant le la scène politique avec le contrôle des leviers législatifs.
La justice égyptienne a déclaré jeudi « illégal » le Parlement dominé par les islamistes, provoquant la colère des Frères musulmans qui ont parlé d’un véritable « coup d’Etat » des militaires, et relançant les tensions à deux jours de la présidentielle.
Dans le même temps, la Haute cour constitutionnelle a maintenu la candidature contestée d’un proche de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, à l’élection présidentielle lors de laquelle il affrontera Mohammed Morsi, candidat des Frères musulmans. Dans un arrêt très attendu, la cour a ouvert la voie à une possible dissolution, ou tout au moins à une mise hors-jeu, du Parlement, en jugeant « illégales » les conditions d’élection de l’ensemble des députés.
Sont mises en cause certaines modalités de cette élection très complexe qui s’était étalée sur près de trois mois à partir de novembre, combinant scrutin de liste et scrutin uninominal. Les résultats s’étaient traduits par un raz-de-marée islamiste, avec près de la moitié des sièges revenant aux Frères musulmans, et près d’un quart aux fondamentalistes salafistes. En 24 heures, la justice égyptienne a donné raison aux anciens du régime : autrement dit les militaires. En neutralisant le parlement à majorité islamiste et surtout en validant la candidature de l’ancien général de l’aviation. A travers ces deux mesures, l’armée a montré qu’elle ne compte pas quitter la scène, ni laisser filer ses énormes privilèges. Car l’arrivée d’un candidat de la confrérie à la présidence serait synonyme de la fin de la puissance du complexe militaro-industrielle qu’entretiennent les généraux égyptiens. Le dernier motif d’inquiétude : les généraux ont promulgué mercredi un décret autorisant les arrestations de civils pour n’importe quel motif.
Les militaires du CSFA au pouvoir ?
Il est évident que la conséquence de cette dissolution revient à dire que c’est le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui récupère le pouvoir législatif jusqu’à l’élection d’un nouveau Parlement. Selon le calendrier prévisionnel promis au lendemain de la chute de Moubarak, le CSFA qui assure la transition politique depuis devrait rendre le pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle, mais cela s’avère peu probable au regard de ce coup d’arrêt électoral.
Selon des sources militaires, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute de M. Moubarak en février 2011, pourrait annoncer qu’il assumerait directement le pouvoir législatif après la décision de la cour. Un haut dirigeant des Frères musulmans, Mohammed Beltagui, a dénoncé un véritable « coup d’Etat« , en pointant également la décision de cette même cour d’invalider une loi sensée frapper d’inéligibilité Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak.
M. Chafiq doit affronter samedi et dimanche pour le second tour de la présidentielle le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, dans un duel crucial pour l’orientation politique du pays près d’un an et demi après la chute de M. Moubarak. La loi dite « d’isolement politique » avait été adoptée en avril par le Parlement pour frapper d’inéligibilité les plus hauts dirigeants de l’ancien régime, comme M. Chafiq.
Sa candidature, un moment invalidée, avait ensuite été maintenue par la commission électorale en attendant un jugement sur le fond de la Haute cour constitutionnelle. M. Chafiq a salué le « jugement historique » des juges constitutionnels qui lui permet de se maintenir. Le bâtiment de la cour, dans le sud du Caire, avait été placé sous forte protection de l’armée jeudi en raison des enjeux politiques et de la sensibilité de ces décisions. « Cela veut dire que la révolution est finie« , s’est exclamé un manifestant venu protester contre le maintien dans la course de M. Chafiq.
L’ombre d’Ahmed Chafiq
M. Chafiq est accusé par ses détracteurs d’être soutenu par les militaires afin de barrer la route aux islamistes et rétablir un pouvoir proche de celui qui prévalait sous le raïs aujourd’hui déchu et emprisonné. « On ne veut plus des fouloul« , ont scandé des manifestants, utilisant ce terme péjoratif pour désigner les « restes » de l’ancien régime.
Ancien commandant de l’armée de l’air puis ministre de l’Aviation civile sous M. Moubarak, M. Chafiq, 70 ans, avait été nommé à la tête du gouvernement juste avant le départ de l’ancien président. Il a fait campagne sur le thème de la sécurité et la stabilité, tout en promettant qu’il n’y « aurait pas de retour » à l’ancien régime.
L’annonce de ces arrêts de la cour intervient dans un contexte tendu, comme en témoigne la décision mercredi de rendre à la police militaire et aux services de renseignement de l’armée le pouvoir d’arrêter des civils. Cette possibilité avait été levée le 31 mai avec la fin de l’état d’urgence, qui était en vigueur sans discontinuer depuis 1981.
Dix-sept organisations égyptiennes de défense des droits civiques ont dénoncé jeudi une mesure « sans base légale » et qui « est en contradiction flagrante avec la levée de l’état d’urgence« . La tension politique est également montée d’un cran après le verdict rendu le 2 juin dans le procès de Hosni Moubarak et plusieurs de ses proches, jugé trop clément par de nombreux Egyptiens.
L’ancien raïs a été condamné à la prison à vie pour ne pas avoir empêché la mort de manifestants lors du soulèvement contre son régime l’an dernier. Mais six hauts responsables de la police ont été acquittés, et toutes les charges de corruption contre M. Moubarak et ses fils Alaa et Gamal ont été déclarées prescrites.
LM./AFP





Lorsque une nation risque la disparition il est légitime à la puissance en place, qu'elle soit civile ou militaire de prendre ses responsabilités pour la survie de cette nation.
Il me semble qu'il ne se sont pas inspirés des islamistes algériens,ces Salfistes Egyptiens.
Ils auraient dû rester tranquilles jusqu'aux Présidentielles….Il s sont allés trop vite.Ce qui s'appelle Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué….comme nos islamistes qui vociféraient leur haines avant la victoire final..
"Fin Yaani Ya Bach Mouhendess, Fin Yaani Houkouma, Ya Mhamed, Ana Ayez Agawez", a voir et à revoir certains feuilletons Egyptiens de l'époque de la télévison de la traviata entv, il ne faut pas s'étonner du résultat, on a pris la même tangente avec les Boukhrouba, Alas El houari, Al Azher et Zitouna ont enfanté des massacres des peuples de l'Afrique du nord.
Les laics islamistes (baathistes) et les islamistes Salafistes vont s'affronter bientôt, et l'Egypte va subir son sort, l'islam est basé sur la violence et il le restera, c'est bien le messager d'Allah qui voulait ainsi. "El Foul Yechbaa Ferouan" , cette phrase du terroir nous renseigne sur un plat que les pharaons de l'époque, d'une civilisation d'un grand peuple. Moïse aussi est parti d'Egypte.
@Atala Atala
Mais qui décide que telle ou telle nation risque la disparition? Et qui décide de faire appel à l'armée, qui est est légitime pour le faire? Il se passe actuellement un remake de la situation en Algérie lors des élections de 91où les islamistes ont eu la majorité au parlement. Et c'est là où les forces militaires interviennent plus pour pour protéger les fortunes acquises induement que pour faire barrage au péril intégriste.
un senario à l'Algérienne
A atala atala ca m etonne pas lorsque un demi-politicien algerien nous a surnommes les demi-crates algeriens
@ Atala Atlale: je vous cite: ''Lorsque une nation risque la disparition il est légitime à la puissance en place, qu'elle soit civile ou militaire de prendre ses responsabilités pour la survie de cette nation.'' reponse: Ainsi disait Nezzar…….
Je vous salue M. Atala mais une nation qui risque la disparition ne peut survivre par la grâce de la puissance civile qui pourrait être le système politique en place .Par contre , elle le sera, si ses capacités militaires le permettent . Et il y aura toujours ce rapport de forces pour engendrer le mouvement d'une pression vers une autre, pour engendrer la vie. La vie est ainsi faite de hauts et de bas , de bien et de mal , de guerres et de paix pour disposer dans l’au delà, du paradis ou de l'enfer.Une personne qui prend conscience en se couchant qu'elle n'a aucune garantie de survivre le lendemain et que le matin , en se réveillant , elle en oublie que c'est un nouveau sursis temporaire. Et une fois le seuil de la porte dépassé , elle se sent happée par un tourbillon magnétique qui lui imposera de tracer mentalement "un plan de vol" qui lui permettra de rejoindre son boulot , pour échapper au tintamarre de la rue : klaxons, bruits de moteurs, voix de passants, criées de vendeurs . Pourtant dans ces brouhahas , qu'on ne puisse l'imaginer , des sorts se préparent et se décident pour faire le scoop du lendemain . La responsabilité dans ce cas n'est qu'un prétexte pour s'approprier le pouvoir et continuer le destin .
La récupération étant le pedigree des religieux de tout temps, les militaires égyptiens n'ont pas manqué d'exploiter la déception des véritables acteurs de la révolution égyptienne pour refaire surface.
Rappelons que les larves islamistes se terraient en Algérie dans les années 1954/55, de même qu'en Tunisie et en Egypte début 2011. Ils ne se pointaient le nez qu'une fois le travail faits et les vrais acteurs épuisés ou morts.
Les laics devraient tirer la bonne leçon : ne jamais mélanger les paniers avec les obscurantistes ni s'appuyer sur les militaires.
La difference entre nation et population(faute de ne pouvoir dire troupeau par manque de pattes), est la meme qu'entre pomme et orange.
Si cette analogie ne marche pas en egypte, elle le fait certainement bien en algerie…
Comment cela se fait-il que l'Egypte, qui se targue, d'avoir autant de douctour es "tout", ait autant de mal à prendre en main son avenir politique? Je pense que la confrérie des fréres musulmans n'est pas aussi clean qu'elle le prétend étre! L'armée est dans son droit! Elle protége le pays, c'est tout!
les jeux sont faits,illusion , made in algeria
Je ne comprends pas pourquoi vous qualifier,les évènements en Egypte de coup Etat alors que chez nous vous l'avez toujours affublé de sursaut pour la sauvegarde de la reboblik.Vous devez être fier de vous,comme chantre des coups d’État sur canapé, canon sur la tempe.Vous avez fait des émules sur les rives de Nil.
Je ne comprends pas pourquoi vous qualifier, les évènements en Egypte de coup Etat alors que chez nous vous l'avez toujours affublé de "sursaut pour la sauvegarde de la reboblik". Vous devez être fier de vous, comme chantre des coups d’État sur canapé, canon sur la tempe. Vous avez fait gagner des émules sur les rives de Nil à nos galonnés; remarque des points de similitude entre les bedonnants de nous deux armées:les affaires et l'impunité.
il est urgent de protéger ce grand acquis de nos robobliks,les coups d'Etat institutionnels.Vite il faut que notre "grande muette" assume la paternité.Une AOC(appelation d'origine controlé)de terroir avec service après vente assuré, nous extirpera définitivement de notre addiction au pétrole.
Les islamistes egyptiens se mettent "le doit dans l'oeil" pour croire que les militaires vont céder le pouvoir a une secte , qui s'est accaparée d' aquit ,obtenu par la jeunesse egyptienne qui n'a rien a voir avec l' ideologie integriste.