L’intersyndicale brave le pouvoir : "Nous n’avons pas peur de vous !"

La politique répressive du gouvernement produit l’effet contraire : plutôt que de rentrer dans les rangs, l’intersyndicale appelle à l’élargissement du front social ; « Nous appelons à l’unité la plus large de l’action syndicale avec les syndicats autonomes de la Fonction publique qui se battent pour la convergence des luttes syndicales pour hâter l’aboutissement des revendications justes et légitimes des fonctionnaires », affirment les animateurs de cette structure syndicale dans un communiqué rendu public hier, affirmant que « cette politique répressive des pouvoirs publics ne fera pas plier les fonctionnaires qui luttent pour la défense de leurs revendications socioprofessionnelles dans le strict respect des lois sociales nationales et internationales ».

La grande grève de trois jours des 10, 11 et 12 février dernier est encore dans les mémoires. L’intersyndicale regrette que les pouvoirs publics n’en aient pas tiré les conclusions et qu’ils continuent à « privilégier la politique du monologue et des intimidations, de la répression des libertés syndicales par l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour remettre en cause le droit de grève garanti par la Constitution ». Elle dénonce également le recours « illégal » à la ponction sur salaire pour sanctionner les fonctionnaires ayant adhéré à la grève. Cela tout en soulignant le refus catégorique des pouvoirs publics à ouvrir des négociations et un dialogue social avec les partenaires sociaux représentatifs du secteur de la Fonction publique qui compte quelque 1,5 million de salariés. L’intersyndicale rappelle les revendications pour lesquelles les syndicats autonomes se battent. Il s’agit de préserver le pouvoir d’achat, revoir la nouvelle grille des salaires de la Fonction publique, réviser substantiellement le point indiciaire, élaborer des statuts particuliers en concertation avec les partenaires sociaux, abroger l’article 87 bis, intégrer les contractuels et garantir les libertés syndicales.

Bref, le gouvernement Belkhadem n’en a pas fini avec la contestation sociale. Le printemps risque d’être dur pour lui.

S.K.

5 commentaires

  1. Ce qu’il y a lieu de faire maintenant, c’est de fédérer les fonctionnaires de l’intersyndicale, de la coordination, et de la SAP( paramédicaux).
    Pour une GRÈVE GÉNÉRALE avant le congrès de l’UGTA la fin du mois.Je pense que les revendications sont les mêmes, non!?
    AUX BUREAUX RESPECTIFS DE RÉALISER CET ÉLAN !santé(médecins+infirmiers), enseignant de tous les niveaux, administrations, dites à Belkhadem de faire fonctionner l’Algérie avec les adhérants de l’UGTA .

  2. Ce que le Gouvernement Belkhadem n’a pas compris, c’est que depuis la grève des lycéens la peur a changé de camp.C’est le Gouvenement de Belkhadem qui a le dos au mur.
    L’épouvantail qu’il constitue ne fait plus peur aux moineaux car sa démogagie et son pupulisme ont laminé sa crédibilité.Cessons de nous mentir.
    Belkhadem n’a pas la dimension d’un SG du FLN ni celle d’un Chef de Gouvernement digne de ce nom. A la limite ce n’est même pas de sa faute s’il réduit sa mission à servir avec zèle son petit maître.
    "Les carottes sont cuites" comme dirait Chérif Zérouala.

  3. Je suggere aux syndicats autonomes, de créer un fond de solidarité pour aider les fonctionnaires qui ont été sanctionner.
    étant un ancien ancien moi-même..et que je me suis expatrié. je sais que le pouvoir algerien joue tjrs sur le couffin pour destabiliser tout mouvement revendicatif.

  4. Peut être ourriez-vous insérer ce commentaire sur le site….

    L’Algérie postule au Commonwealth ?

    Récemment plusieurs quotidiens nationaux ont fait état d’une demande d’adhésion formulée par l’Algérie au Commonwealth. J’avoue que je reste perplexe et pour le moins étonnée de n’observer que personne, aucune institution, aucune organisation politique et/ou civile, aucun intellectuel, aucun journaliste n’a commenté cette information.

    Quelques questions de profane :
    1)Qu’est ce qui motive cette demande d’adhésion ?
    2)Qui a introduit une telle demande et avec quel aval ?
    3)N’existe t’il pas, en Algérie, une (ou des) institution(s) habilitée(s), mandatée(s), autorisée(s) à procéder et quelle(s) est (sont) elle(s) ?
    4)Quelle importance revêt une telle demande et quelles en seraient les retombées ?
    5)L’Algérie a-t-elle besoin d’accéder à une telle organisation sachant pertinemment qu’elle regroupe seulement des pays anglophones ayant fait partie de l’Empire Britannique…?

    Celle ou celui qui voudrait bien éclairer ma lanterne de profane…

    Mesbahi Karima

  5. Nous sommes là, nous revendiquons, nous encaissons et nous esperons toujours. Les encouragements sont naturellement nécessaires mais surtout quand ils émanent des gens qui partagent notre condition(des gens qui vivent avec nous; en algérie)Je ne blame personne, bien entendu, mais nous seuls qui vivons ce calvaire pouvons mesurer ses degats.Cordialement.

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