Merzak Allouache et les convoitises impérialistes pour l’inféodation de l’Algérie

Le Tribeca Film Festival fondé en 2002, par Jane Rosenthal, Robert De Niro et Craig Hatkoff en réponse aux attaques du 11 Septembre 2001 sur le World Trade Center à New York, est mobilisé par l’association américano-qatarie pour influencer le développement des révolutions arabes et la déstabilisation de l’Algérie pour l’instauration d’une démocratie islamique inféodée.

Le Tribeca Film Festival est un festival du film fondé en 2002, officiellement  par Jane Rosenthal, Robert De Niro et Craig Hatkoff en réponse aux attaques du 11 Septembre 2001 sur le World Trade Center à New York, pour remplacer le Tribeca quartier Lower Manhattan, en perte d’efficacité depuis la destruction du quartier par les attentats d’El Qaida. Il faut être naïf pour ne pas croire qu’il a été fondé pour accompagner la propagande américaine, pour la promotion de sa suprématie sur le monde, dans la perspective de la redéfinition de la nouvelle carte géostratégique, que celle-ci s’acharne à dessiner, suite à la fin de la guerre froide et son projet du grand Moyen-Orient incluant un Maghreb islamisé, sous contrôle et totalement inféodé. Officiellement  la mission du festival est de « permettre à la communauté cinématographique international et le grand public de découvrir la puissance d’un film en redéfinissant l’expérience festival du film.« 

En réalité, il s’agit d’une sorte de multinationale culturelle, intégrée dans la dynamique de la mondialisation ultralibérale, façonnée et contrôlée par les forces impérialistes, notamment américaines. Le moment fort de son démarrage correspond aux années 2006 et 2007 où le Festival a reçu plus de 8600 films et projeté 1500 qui répondaient aux attentes des organisateurs de ce festival. Le programme comprend une variété de films, allant du documentaire au long-métrage de fiction ainsi que le court-métrage.  Le Festival propose également des tables rondes avec des personnalités du monde du spectacle, choisis en fonction de leur disponibilité à collaborer avec les objectifs de ses organisateurs. Il est doté d’un programme de bourses Artistes dans lequel les artistes émergents ou déjà confirmés, retenus par son comité de sélection, peuvent en bénéficier à titre d’aide à la création cinématographique. Le festival attire désormais environ trois millions de personnes, y compris des célébrités, des mondes de l’art, du cinéma et de la musique et génère près de 600 millions de dollars chaque année. Son objectif stratégique, aussi bien à l’échelle planétaire que régionale, et particulièrement à destination du Moyen-Orient et du Maghreb est d’éclipser les festivals cinématographiques locaux des capitales arabes, notamment le Caire, Damas, Tunis, etc. Comme l’ont fait les grands multiplexes cinématographiques, qui ont éclipsé les salles d’art et d’essais  des quartiers. Cela, pour neutraliser l’émergence d’un contre-discours à la propagande américaine en empêchant les artistes locaux, qui résistent à l’expansion de l’hégémonie impérialiste, d’être visibles et audibles.

C’est dans cette perspective que les Américains ont organisé avec les autorités qataries le Doha Tribeca film festival. Dans sa version qui s’est déroulée le mois d’octobre 2011, Merzak Allouache s’est vu décerner le prix du meilleur long métrage arabe pour son film « Normal ! » d’une valeur de 100 000 $, qui lui a été remis par le cinéaste syrien Mohamed Mallas, président du jury. Le président du jury syrien et le prix décerné à un Algérien sont un signe hautement symbolique aux artistes et intellectuels arabes et particulièrement syriens et algériens de rejoindre l’association américano-qatarie pour une collaboration active et rémunérée. Lors de la remise du prix, le jury à précise explicitement que ce film a été choisi pour sa capacité à « exprimer avec courage ce qui se passe dans les pays arabes et à dévoiler la répression« . Cependant, pour éloigner les soupçons sur cette collaboration rémunérée, Merzak Allouache a feint de dédier son prix de 100 000 $ à la lutte du peuple syrien, qui a été largement médiatisé. L’imposture de cette diversion montre la gêne occasionnée à Merzak Allouache par cette collaboration honteuse, dont il voulait se laver les mains par ce geste désespéré. Car, à moins d’être dupe, tout le monde sait que le Qatar et les Américains sont très proches de la résistance syrienne, à qui ils accordent un soutien logistique et diplomatique conséquent, et que ceux-ci n’ont que faire des 100 000 $ offerts par Merzak Allouache.

De la vraie rémunération de Merzak Allouache pour cette salle besogne on ne saura évidemment rien. Tout ce que l’on sait, c’est que Merzak Allouache n’est pas arrivé au festival sur simple invitation. Son film Normal ! est un véritable film de propagande, qui lui a été commandé par l’Institut du Film à Doha (IFD) au milieu de l’année 2011, en pleine effervescence révolutionnaire des peuples arabes, certainement pour contribuer à la déstabilisation de l’Algérie et faire la promotion de l’islam wahhabite, dans la perspective d’instaurer une démocratie islamique, sous le « label » d’un islam « modéré« , comme cela c’est produit dans les autres pays arabes où les révolutions ont abouti. Cela ne peut être autrement, car, on imagine mal comment le Qatar, une théocratie archaïque puisse soutenir un projet de film progressiste, qui fait la promotion d’une véritable démocratie avec tout ce que cela implique comme transitions vers la citoyenneté, la liberté de conscience, l’égalité de la femme avec l’homme, etc. Le film de propagande demandé à Merzak Allouache devrait naturellement correspondre à la propagande à l’œuvre sur les chaînes satellitaires El Jazzera et El Arabiya, qui œuvrent depuis leur création à la promotion du wahhabisme à l’adresse du monde arabo-musulman.

Cette commande a été mise à exécution par Merzak Allouache dès le mois d’août 2011, pour être fin prêt dans les délais impartis, afin qu’il soit présenté à Doha Tribeca film festival prévu pour le mois d’octobre de la même année. Étant donné les délais très courts pour la conception et la réalisation d’un long-métrage, Merzak Allouache profite sur l’occasion pour exploiter un film tourné en 2009 et qui s’est soldé par un échec, en le remaniant pour la circonstance. Il dira, lors du débat organisé au cinéma l’Épée de bois à Paris le mardi 3 avril 2012, que le film Normal ! est le résultat d’une actualisation d’un film, qu’il avait déjà réalisé en 2009, et dont il n’était pas content. Il s’agit d’ »une fiction qui prenait le deuxième festival panafricain d’Alger de 2009 comme décors et comme prétexte, qui consisté à placer les acteurs au milieu de la parade et voir, comment ils vont évoluer. » Puis, de préciser : « Après cet échec, j’ai créé donc avec les mêmes acteurs ce personnage de réalisateur de cinéma qui fait son autocritique par rapport à une période qu’il considère comme dépassée. » La réélaboration du premier film consistait donc « à introduire une scène représentant un débat dans un appartement, où les acteurs du premier film jouent le rôle des personnages qui n’ont pas aimé ce premier film, et discutent sur son éventuelle réécriture. La discussion a bifurqué sur d’autres choses, sur le présent politique, qui les intéressés plus. » En vérité, Merzak Allouache, qui était sous les ordres de ses mécènes, devrait obéir à leurs directives, à savoir actualiser le film par rapport à la nouvelle situation politique engendrée par les révolutions arabes et répondre à leurs attentes, c’est-à-dire, produire un discours subversif dans le but de déstabiliser le pouvoir algérien et faire la promotion des valeurs traditionnelles islamiques. Il apparaît évident que cette démarche cinématographique se prête facilement pour débiter un discours de propagande didactique, à partir du débat qui se déroule le long du film dans cet appartement et alterné par des séquences d’extérieur, tournées dans cette deuxième période pour compléter, adapter et rendre le propos du film cohérent et conforme aux attentes. Pour y parvenir, le film sera divisé en deux principaux volets.

Le premier, ne souffre d’aucune ambiguïté. Le propos est clair et le jugement précis et explicite. Il y développe un discours radical contre le pouvoir en place en incitant le spectateur à se révolter. Il s’agit du rejet du pouvoir politique algérien, responsable des désarrois de la jeunesse et de la société en général. Pour ce faire, l’accent sera mis sur la liberté d’expression, par la mise en scène du dynamisme créatif des jeunes, qui est entravé par la censure bureaucratique. Les jeunes créateurs sont confrontés à une censure principalement orientée vers la production d’une image positive de l’Algérie. Alors que le cadre de vie dans lequel évoluent ces jeunes est décrit d’une façon très laconique, ce qui rend sa perception plus tragique. C’est un cadre de vie inhospitalier. C’est l’image d’un pays en décadence. Le cadre bâti est en ruine, l’espace collectif est en état de délabrement avancé et inondé  d’ordures. La pauvreté est signalée par la présence de la mendicité dans la rue. Les ménages se débrouillent avec ce qu’ils peuvent pour confectionner un repas. La prostitution s’exerce dans un « bordel » à ciel ouvert. Le chantage par la violence est évoqué comme unique moyen de coercition dans la régulation des rapports entre pouvoir et société. Devant cette déliquescence, le pouvoir semble démissionnaire. Sa présence n’est manifestée que par le bruit assourdissant d’un hélicoptère dans le ciel d’Alger, qui effectue une surveillance sans relâche de la population. La pression permanente qu’il induit rend difficilement audible toute possibilité de débat. Dans un ton didactique, le film incite le spectateur à la dénonciation de cette démission du pouvoir et la répression qui la soutient, d’une part, et à l’action, par les manifestations et les marches pacifiques de contestation, d’autre part. Il propose explicitement d’imiter les procédés de la « cyber révolution » à travers les réseaux sociaux, (Facebook, You tube, etc.), qui ont prévalu pendant les révolutions arabes. L’objectif recherché est évidemment la demande de changement du système du pouvoir, qui doit déboucher sur la normalisation politique, par l’instauration d’un régime démocratique.

Si pour le premier volet, le propos ne souffre aucune ambiguïté et le jugement est très précis, pour le deuxième, il en va autrement. Dans ce deuxième volet, Merzak Allouache s’attaque frontalement à la question du conservatisme de la société. Par une mise en scène très maîtrisée, il déploie un discours sur le sujet, qui est très ambigu et très subtil, par un procédé descriptif qui suspend le jugement, de manière à se laisser interpréter selon une double grille de lecture. Un procédé très efficace, qui lui permet, d’une part, de satisfaire l’attente de ses mécènes, et, d’autre part, de faire face à la critique. Deux grilles de lecture possibles sont ainsi offertes au spectateur, qui dépendent finalement de son degré d’émancipation des valeurs traditionnelles conservatrices. Ce ne sont pas deux grilles de lecture conflictuelles, mais additionnelles, qui se côtoient sans interférer l’une sur l’autre, à l’image de la ligne de démarcation qui sépare entre les conservateurs aliénés dans les valeurs traditionnelles et les modernistes qui participent de valeurs universelles évoluant dans des espaces distincts. Chacun trouve son compte d’une certaine manière. Merzak Allouche peut se targuer d’avoir réussi à satisfaire un double consensus opposé. Il ne peut, cependant, vendre argent comptant le caractère aberrant  de cette suspension de jugement étriquée. La suspension du jugement peut apparaître dans certains cas d’une grande modernité esthétique, comme le fît Akira Kurosawa dans le film Rashomon, mais dans le cas de Normal !, il s’agit d’une suspension qui implique une orientation de lecture du film, implicite et non avoué. Comment ? Tout d’abord dans la scène du baiser. Car, c’est à partir de la question de la liberté de la femme et accessoirement de la consommation de l’alcool que Merzak Allouache pose le problème politique du choix de l’identité de l’État. La séquence du baiser dans la voiture, dans une tentative de médiation de la vie intime et amoureuse par sa représentation cinématographique. Le personnage de la réalisatrice voulant prendre la liberté de représenter cet acte au cinéma bute sur le refus de l’acteur de s’exécuter, prétextant qu’il était fiancé et que cet acte est contraire aux valeurs traditionnelles. Elle sera elle-même rattrapée par ce blocage, apprenant que son mari, qui est, lui aussi acteur, avait embrassé cette même femme, dans d’autres circonstances, ou elle n’était pas présente, pour les besoins de la fiction. Il faut rappeler que la femme qui se prête au jeu du baiser est une immigrée, qui est présentée comme très émancipée des valeurs traditionnelles, dont la scène ne lui pose aucun problème particulier. Cette scène présente en fait une double possibilité d’interprétation. La première est celle qui est relative à l’échec de la tentative d’émancipation des acteurs des comportements conventionnels admis, qui dénote le conservatisme exacerbé de la société. Le spectateur émancipé peut trouver cela courageux de la part de l’auteur, d’avoir dénoncé cet archaïsme de la société. Ils peuvent aussi considérer que l’immigrée, qui accepte de se prêter au jeu, est le contrepoint dialectique qui souligne le jugement de l’auteur.

On peut dire que Merzak Allouache s’en sort indemne jusque-là. Mais c’est la suite des événements qui vient remettre en question la sincérité de sa démarche et connoter son jugement par le caractère suspensif. D’abord, la mixité et la trop grande promiscuité des comédiens et des comédiennes dans l’appartement exigu où ils se trouvent, et où se déroule son « prêche », peuvent provoquer un sentiment de gêne chez un spectateur aliéné dans les valeurs conservatrices, qui était déjà contrarié par le fait qu’une femme puisse embrasser un homme dont elle n’était pas mariée. D’autant que le débat se déroule dans d’interminables conflits entre le couple concerné par le baiser, menaçant leur foyer d’implosion, alors que les autres personnages apparaissent très calmes et sereins. D’où la deuxième interprétation possible. Le message peut être compris comme une mise en garde à l’adresse du spectateur aliéné dans les valeurs conservatrices contre une trop grande déviation des préceptes de la tradition islamique, d’où le risque de mettre en péril la stabilité du foyer.

Quatre séquences, qui constituent l’ossature de ce deuxième volet du film, viennent illustrer la démarche de l’auteur et conforter son propos de mise en garde de la majorité écrasante de la société, qui est largement conservatrice, contre une trop grande déviation des préceptes de la tradition islamique. Le baiser avec tout ce qu’il implique comme menace sur le foyer, le rapport de la femme à l’art cinématographique et audio-visuel en général, la mixité, etc. La liberté de la femme en général, représentée par le personnage de l’immigrée, décrite comme émancipée. Cependant, son traitement dans le film peut être interprété par le spectateur conservateur comme une « dépravée ». Qui peut lui faire dire, voilà où mène la liberté de la femme, une prostituée en puissance. Cette possibilité d’interprétation est suggérée par l’auteur en la mettant en scène monter en voiture avec deux inconnus et conduite vers un « bordel » à ciel ouvert sur la corniche de Tipaza. Alors, que dans les scènes précédentes, elle était représentée comme amoureuse d’un autre garçon. Pour accentuer son propos, l’auteur montre son ex-amoureux à la fenêtre d’un appartement, le regard dirigé vers le bas, en plongée sur la rue, observant l’arrivée d’un cortège de mariage et n’exprimant aucun sentiment sur son visage. Cependant, on peut à peine entrevoir sur son visage une lueur émotionnelle, pouvant orienter le regard d’un spectateur conservateur vers la conclusion que seul le mariage traditionnel conforme aux préceptes de l’islam peut sauver la fidélité et la stabilité du couple. Deux autres scènes construites sur le même principe et visant au même résultat viennent étayer la proposition de lecture du film selon deux grilles d’interprétation  possibles.

La consommation de l’alcool, qui est la cause de l’éclatement du foyer. Un alcoolique se retrouve seul après que sa femme et ses enfants l’ont abandonné, ou alors, l’émancipation par la liberté de consommation de l’alcool. Les jeunes qui veulent prendre la liberté d’imiter des comportements occidentaux, se retrouvent à faire de la mauvaise musique dans des postures de drogués, perdant le sens de la famille et égarés dans des lieux marginaux. Merzak Allouache peut se défendre, qu’il n’est pas responsable de cette deuxième possibilité de lecture du film, qui peut être considérée comme négative par la critique,  en avançant l’argument suivant : que c’est plutôt la société elle-même, qui est conservatrice, qui est responsable sur cette interprétation. C’est là ! ou se trouve justement son ambiguïté et le caractère suspensif de son jugement. Qui peut apparaître ainsi, mais en réalité il n’en est rien. La confirmation flagrante de son intention, guidée par les conditions de ses mécènes est sans appel. Car, si la pression du pouvoir est ressentie en permanence dans le film, par la présence de la surveillance policière sur la société, représentée par la présence permanente d’hélicoptères de l’armée dans le ciel d’Alger, avec un bruit assourdissant, qui vient rendre inaudible toute possibilité de débat libre, il en va autrement pour la représentation de la pression de la religion. Celle-ci est quasi absente du film et à aucun moment le spectateur ne la ressent comme une gène ou un quelconque obstacle a sa liberté. Excepté une seule fois pendant le débat dans l’appartement, où l’on entend un appel à la prière, assez doux d’ailleurs et très agréable même, fonctionnant comme un son subliminal, qui la fait sentir au spectateur, plutôt intégrée à l’imaginaire comme une normalité.

Au fond de lui-même, Merzak Allouache semble déprimé, car il est conscient de la position détestable dans laquelle il s’est lui-même placé. Il s’est enfermé en quelques sortes dans un sentiment de culpabilité qui le pousse presque vers la paranoïa. On le voit dans ses différentes interventions, où il apparaît très confus et contradictoire, allant jusqu’à adopter des attitudes agressives et affabulatoires. Il dira, par exemple, lors du débat organisé à Paris le 03 avril, que « je n’ai jamais vécu ça avec mes films, et là ! » évoquant le débat qui s’est déroulé à Oran lors du FOFA, « les journalistes se sont comportés avec moi, comme s’il y avait une espèce de tribunal pour répondre à leurs injonctions. » Son attitude laisse croire, que dans sa paranoïa, il tente de  projeter son sentiment de culpabilité sur les journalistes algériens. Il dira à Oran, à ce propos : « Je n’aime pas vos écrits, je sais pourquoi vous écrivez et je sais pour qui vous travaillez« . À Paris, ses injures deviennent plus caractérisées encore : « Les journalistes sont des larbins, des relais, des portes voix de cette censure bureaucratique, ils n’aiment que manger, ils viennent aux festivals, juste pour bouffer ». Par contre, il ne dit pas un mot sur la production journalistique qui propose des contres discours critiques envers le discours dominant. Il met toute la profession dans le même sac. Il va jusqu’à dire « qu’il y a un clientélisme qui s’est installé au niveau de toute la société sans exception. » Il est tellement troublé par cette posture, qu’il ne cesse de se contredire à chaque occasion de prise de parole, d’une façon très grossière. Par exemple, pendant le débat qui s’est déroulé à Paris, il disait que les hostilités, dont il a fait l’objet à Oran, n’étaient ni contre le film, ni contre lui, ce qui était visé, c’est que l’on n’accepte pas l’idée qu’un film puisse être fait d’une manière libre et autonome par de jeunes créateurs. Alors que dans une interview qu’il a donnée sur la chaîne satellitaire El Arabya, il disait que ces hostilités étaient plutôt contre le film et surtout contre lui. Il est tellement troublé qu’il a été jusqu’à qualifier les Algériens de racistes. C’est une perte totale des réalités. Sa confusion d’esprit le pousse même à confondre entre cinéma expérimental, dont il qualifie son film, pour ensuite le qualifier dans d’autres circonstances de documentaire et de cinéma vérité. Cette confusion esthétique, entre deux types d’esthétiques cinématographiques aux antipodes l’une de l’autre, révèle sa gêne, vis-à-vis, du caractère propagandiste de son film, correspondant à la commande de ses mécènes de l’IFD qatari, pour un objectif précis, contre une rémunération onéreuse. Le film de propagande est caractérisé par la recherche de l’adhésion du spectateur à la morale déployée par le film et son conditionnement à réagir selon un objectif prédéterminé. C’est à cela, que le film Normal ! invite l’écrasante majorité des spectateurs, qui sont aliénés dans les valeurs conservatrices islamiques, d’y adhérer et de participer activement à l’instauration d’une démocratie islamique selon les vœux de ses mécènes.

De son vivant, un grand artiste a toujours été un mal-aimé de ses contemporains. En même temps qu’il est admiré, jalousé, envié et adulé dans la solitude et l’anonymat, en même temps il est craint pour sa capacité à démasquer et à pénétrer en profondeur dans les aspects les plus ténébreux de son époque et par son audace et son courage à les dénoncer. Par un consensus implicite et complice, il est l’ennemi à abattre. Hai, persécuté, injurié, vilipendé, affabulé pendant l’accomplissement de son art, ce n’est qu’une fois mort, que son cadavre devient exquis. Propre aux louanges. Il devient soudainement ce visionnaire, qui fait honneur à la nation, la grandit et le fait grandir à son tour à titre posthume. Car, il véhicule par son art tout ce qu’il y a de haïssable chez ses contemporains. Hypocrisie, mensonge, servitude, arrogance, lâcheté, conservatisme et toutes sortes de laideurs, qu’il parvient à transformer par son art en beauté, laissant place à des perspectives heureuses. Merzak Allouache a raté cette occasion. D’ailleurs, il n’a jamais réussi à atteindre l’essence de l’Art avec son médiocre cinéma. Il est en train de finir sa carrière d’amuseur public, en larbin des Qataris, le fétiche des Américains, pour accomplir les salles besognes.

Youcef Benzatat

12 commentaires

  1. En complément à l'article, pour expliquer l'esthétique expérimentale.
    En considérant son film comme du cinéma expérimental, Merzak Allouache révèle son ignorance totale de ce cinéma non commercial. Contrairement au cinéma réaliste, qui fonctionne sur une esthétique diégétique, c’est-à-dire une continuité spatio-temporelle qui se déploie selon un récit et organisée dans une forme pour soutenir un sens, le cinéma expérimental se différencie de celui-ci, par le fait, qu’il ne se considère pas comme un art traditionnel, mais plutôt comme un art technologique, en rupture totale avec les catégories esthétiques traditionnelles. Il se veut ainsi comme un art hyperréaliste par la validité scientifique de ses catégories esthétiques. L’espace devient un couloir optique (Claudine Eyzickmann), obtenu à l’aide d’une certaine disposition de la couleur par le procédé de la synthèse additive, au lieu de la synthèse soustractive, en dématérialisant les objets de leur ressemblance (André Bazin) illusoire avec leur modèle et en tenant compte de la structure binoculaire et la courbure rétinienne de la vision pour transgresser la conception monoculaire et perspectiviste de la construction du dispositif de prise de vue cinématographique. La temporalité se déroulant dans une durée (Henry Bergson) par la remise en question de la temporalité conventionnelle qui se déroule dans une continuité ininterrompue.. Le mouvement devient qualitatif et discontinu par la transgression de la convention réaliste, qui consiste à reproduire une illusion de continuité de celui-ci selon le rapport vingt-quatre images secondes (Guy Fihman). La forme se réduit aux conditions physiques de la projection. Au sens du film se substitue une sorte de prothèse (Claudine Eyzickmann), permettant au spectateur d’amplifier ses sens pour mieux appréhender son rapport au monde. Les affects sont réduits à la sensation cinesthésique (Len Lay), permettant au spectateur de sentir son corps dans l’espace physique dans lequel il évolue, plutôt que d’éprouver des émotions psychiques. Cependant, il existe une autre forme de cinéma qui peut s’apparenter au cinéma expérimental, fondé sur l’image document par sa ressemblance au modèle filmé, qui sert de base à la stratégie filmique de ses auteurs, notamment, les films de Jonas Mekkas ou encore le film Le manuscrit retrouvé à Saragosse ou certains films surréalistes, qui ont généralement comme point commun la transgression de catégories esthétiques réalistes. Or, le film Normal de Merzak Allouache se situe plutôt entre ce que l’on a qualifié de cinéma « moderne » – inauguré par la nouvelle vague les années soixantes et représenté par le film de Jean Luc Goddard A bout de souffle, qui rompe avec certaines catégories esthétiques réalistes, tel que, la discontinuité spatio-temporelle et les correspondances image son et dont le sens consiste justement dans la recherche et l’expression des valeurs de la modernité – et le film de propagande, caractérisé par la recherche de l’adhésion du spectateur à la morale déployée par le film et son conditionnement à réagir selon un objectif prédéterminé. Une analyse attentive du film Normal de Merzak Allouache fait ressortir clairement son caractère propagandiste pour un objectif précis. Contrairement à ses prétentions de vouloir le présenter comme un film expérimental, qui pose la question de la censure et de la censure dans la société algérienne. C’est pour cela que le film de Merzak Allouache ne peut être considéré, ni comme un film expérimental, ni comme un film moderne.

  2. @ Youcef Benzatat

    Tel que je le mentionnais dans un autre commentaire à votre intention et à celle de monsieur Bacha, ce que je lis depuis quelques temps à travers les colonnes du MatinDz sous vos plumes me pousse à "tenter" l'ouverture d'un débat sur (justement) le métier de journaliste si vous le permettez. En effet, le lecteur que je suis se sent parfois pris en otage dans une sorte de consensus mêlant journalistes, intervenants et commentateurs où le moindre "bémol", la moindre réserve est perçue comme arrogance, condescendance, reniement, complexe …et que sais-je encore! A titre d'exemple, la nuance apparaît rarement dans l'article que vous consacrez ici à Marzak Allouache. L'article sonne comme une sorte de "sentence" ou de "fétwa" en ce sens que du début à la fin, tout est "à charge".
    Mon 1er commentaire concernait la question de "L'engagement journalistique".
    Je me permets ici d'aborder une autre question :
    Les responsabilités sociales des journalistes
    Le développement prodigieux des modes d’expression et singulièrement celui des médias a conduit à l’émergence d’un corps particulier de praticiens dont le rôle, le poids social est allé en s’élargissant et en se perfectionnant. C’est celui des journalistes.
    Depuis les sociétés traditionnelles, marquées du joug des souverains et de la férule masculine, la première préoccupation de l’homme, en quête de sa propre compréhension, a été le droit d’avoir une opinion qui lui soit propre, différente voire opposée à celui du chef, le chef de famille, du mari, de l’aîné…
    Si à cette période, le journaliste n’était pas encore nommément désigné, la première de ses fonctions était déjà manifestement exprimée. C’est la fonction revendicatrice du droit à la pensée, à la réflexion, à l’opinion.
    Par la suite, le perfectionnement de l’écriture, la vulgarisation de la chose imprimée a abouti à un premier commerce de ces opinions, vite accompagné du souci de pouvoir les exprimer. La formalisation du droit à l’expression a ainsi pris corps.
    Une troisième étape a ensuite été franchie lors de la naissance de la presse écrite. L’occasion a en effet été donnée de faire la publicité des opinions et des idées. C’est dans cette période que va surtout s’ériger la stature particulière du journaliste. Polémiste, pamphlétaire d’abord, il va évoluer vers une mission d’observateur. Témoin des évènements, il s’arroge le droit d’en rendre compte, mettant ainsi sa propre personne, du moins son crédit en jeu dans la sincérité de la relation.
    Cet aboutissement a reçu une onction sociale notamment à travers les proclamations politiques et sociales entre le 18è et le 20è siècle. Ainsi, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1848 en son article 19 a écrit :
    « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit. »
    Ce statut reconnu et ainsi labellisé prescrit un rôle déterminant au journaliste, lequel va devoir être assumé en pleine conscience.
    Mais la déclaration va être avant tout interprétée et élargie à la liberté de communiquer, impliquant la liberté d’accès aux voies de circulation de l’information. En effet, les évolutions précédentes ont été accompagnées d’un développement spécifique et autonome des médias qui en ont fait l’objet d’un enjeu tout aussi spécifique. Pour y accéder, le journaliste va être soumis à une compétition de plus en plus sévère au cours de laquelle il sera tenu de composer tantôt avec les intérêts essentiellement économiques du média, son employeur, les exigences contradictoires de son auditoire, ainsi que les affirmations autoritaires des divers groupes de pression. Dès lors, il lui faudra ajouter à ses multiples obligations, celui du médiateur, c’est-à-dire la capacité d’interaction et de dialogue. Ce sont là de nouvelles obligations et responsabilités.
    Pendant ce temps, le flot informationnel grossissant a introduit la possibilité d’une spéculation sur les faits. Ainsi, de professeur de critique, le journaliste va être à son tour exposé à la critique. De part et d’autre, on attend désormais de lui qu’il assure à ses publics :
    – Un plein accès à l’information dans sa toute sa variété ;
    – La présentation et l’explication des valeurs de la société, lesquelles peuvent être contradictoires d’un groupe à l’autre ;
    – La réflexion fidèle des divers groupes constituant la société ;
    – La distribution des commentaires et des critiques ;
    – Un compte rendu, complet, intelligent et sensé de l’actualité placée dans le contexte le plus approprié.
    – Pendant tout ce temps, le journaliste lui-même ne peut s’oublier ni oublier ses propres préoccupations.
    C’est dans un tel cadre que s’exerce de nos jours la mission sociale du journaliste. C’est ainsi qu’il doit informer ses concitoyens tout en participant à la vie de la cité. Tantôt juge, tantôt partie, il en sera autant blâmé que sollicité. Il lui appartient pour faire face à la controverse d’être pleinement responsable.

    A suivre …

  3. Ne voulant pas me perdre dans les dédales de l'industrie cinematographique et son utilisation(ou pas) à des fins de destabilisation des pays arabes dont l'Algerie ,
    Ne voulant non plus attraper un maux de tête en suivant les méandres de la stratégie americaine et ses effets dans le monde arabe ,
    Je veux rester dans le plus simple et dire quelques verités à Mr Benzatat :
    -ne trouvez vous pas que ce sont les regimes arabes qui ont mis le tapis rouge pour le plan Nouveau Moyen-Orient Arabe ?
    Vous vous souciez de l'Algerie , pensez vous que le regime algerien , qui ecrase l'echine du peuple depuis 50ans , a agi pour consolider le sentiment national, le sentiment d'appartenance et la fierté d'être algerien ?, pouvez vous nier ,qu' aprés les mefaits de la colonisation, ceux de l'independance étaient plus atroces , plus ignobles parce qu'ils etaient les faits d'Algériens sur d'autres Algeriens ?
    Vous vous attaquez à un artiste, qui ne partage pas totalement votre vision de la vie, au lieu de vous attaquer aux clans qui ont mis l'Algerie aux encheres ? vous imputez tous les échecs et tous les avatars de l'Algerie aux imperialistes et aux sionistes , mais vous oubliez que c'est plus la complicité du regime algerien , son incompetence qui facilitent le jeu international qui ne respecte pas les pays pourris et les regimes vendus ….
    Mr Allouache est votre souffre douleur de la semaine …..à qui le tour cher monsieur ?

  4. Cet article me rappelle drôlement ceux d’El Moujahed dans les années 60 – 70.

  5. @Youcef Benzatat & N.Bacha

    Toujours puisés de la même résolution citée en (II), voici d'autres points sur lesquels il y a matière à "manger et à boire" notamment s'il devaient s'appliquer à votre présent article consacré à Marzak Allouache (lire le point 24)
    (III)
    La fonction du journalisme et son activité éthique

    19.L'information et la communication, tâches dont s'acquitte le journalisme au travers des médias et avec le formidable support des nouvelles technologies, ont une importance décisive dans le développement individuel et social. Elles sont indispensables dans la vie démocratique, car, pour que la démocratie puisse se développer pleinement, la participation des citoyens aux affaires publiques doit être garantie. Or, celle-ci serait impossible si les citoyens ne recevaient pas l'information nécessaire concernant les affaires publiques que doivent leur procurer les médias.
    20. …..
    21.Il serait faux, néanmoins, d'en déduire que les médias représentent l'opinion publique ou qu'ils doivent remplacer les fonctions propres aux pouvoirs publics ou aux institutions à caractère éducatif ou culturel telles que l'école.
    22.Cela amènerait à convertir les médias et le journalisme en pouvoirs et contre-pouvoirs («médiocratie»), sans que ceux-ci soient représentatifs des citoyens ni assujettis aux contrôles démocratiques comme les pouvoirs publics, et sans qu'ils possèdent la spécialisation des institutions culturelles ou éducatives compétentes.
    23.Par conséquent, le journalisme ne doit pas conditionner ni médiatiser l'information vraie ou impartiale, ni les opinions honnêtes en prétendant créer ou former l'opinion publique, étant donné que sa légitimité réside dans le respect effectif du droit fondamental des citoyens à l'information dans le cadre du respect des valeurs démocratiques. Dans ce sens le journalisme d'investigation légitime trouve ses limites dans la véracité et l'honnêteté des informations et des opinions, et il est incompatible avec toute campagne journalistique réalisée à partir de prises de position a priori et au service d'intérêts particuliers.
    24.Les journalistes, dans les informations qu'ils donnent et les opinions qu'ils formulent, doivent respecter la présomption d'innocence, principalement lorsqu'il s'agit d'affaires en instance de jugement, en évitant de prononcer des verdicts.
    25……….. 26………..
    27.Dans l'exercice de la profession de journaliste, la fin ne justifie pas les moyens; l'information doit donc être obtenue par des moyens légaux et moraux.
    28.A la demande des personnes intéressées, et par l'intermédiaire des médias, on rectifiera automatiquement et rapidement, avec le traitement informatif adéquat, toutes les informations et les opinions démontrées fausses ou erronées. La législation nationale devrait prévoir des sanctions adéquates et, si nécessaire, des dédommagements.
    29…………….
    30……………..
    31.Dans les rapports nécessaires qu'il leur faut entretenir avec les pouvoirs publics ou les milieux économiques, les journalistes doivent éviter d'en arriver à une connivence de nature à nuire à l'indépendance et l'impartialité de leur profession.
    32.Les journalistes ne doivent pas confondre les événements conflictuels et spectaculaires avec les faits importants d'un point de vue informatif. Dans l'exercice de leur profession, ils ne doivent pas avoir pour objectif principal d'acquérir du prestige et une influence personnelle.

    A suivre ……….

  6. @Youcef Benzatat & N.Bacha

    (Fin)
    Pour terminer avec d'autres points de la même résolution (commentaires II etIII),je tiens juste à rappeler que je ne prétends aucunement vous donner des leçons en journalisme, mais vous inviter à un peu de nuance, plus de clareté (FFS / RCD / Armée / Boutef …), et surtout moins d'intégrisme intellectuel. Je vois déja "la meute" à la rescousse ! Monsieur Bacha doit se demander pourquoi je m'adresse également à lui, eh bien l'élément déclencheur a été le malentendu concernant le commentaire d'un lecteur (Nachabe Madih) qui m'était destiné mais que monsieur Bacha avait pris pour lui avec un droit de réponse dans "Rebon de Nadir Bacha". Eh bien, tout virulents que furent les commentaires de ce Nachabe à mon égard, j'ai trouvé quand-même assez peu élégant de la part de monsieur Bacha de ne pas adresser un méa-culpa à ce commentateur. Je l'ai dit et je le redis ici, il ne faut pas prendre les lecteurs pour du "ghachi". Nous avons été à l'école, comme vous, nous nous trompons, comme vous …

    Éthique et autocontrôle en journalisme

    36…… les médias doivent s'engager à se soumettre à des principes déontologiques rigoureux garantissant la liberté d'expression et le droit fondamental des citoyens à recevoir des informations vraies et des opinions honnêtes.
    37….il faut créer des organismes ou des mécanismes d'autocontrôle composés d'éditeurs, de journalistes, d'associations d'utilisateurs des médias, de représentants des milieux universitaires et de juges qui élaboreront des résolutions sur le respect des préceptes déontologiques par les journalistes, que les médias s'engageront à rendre publiques. Tout cela aidera le citoyen, qui a droit à l'information, à porter un jugement critique sur le travail du journaliste et sur sa crédibilité.
    38.Les organismes ou les mécanismes d'autocontrôle ainsi que les associations d'utilisateurs des médias et les départements universitaires compétents pourront publier annuellement les recherches effectuées a posteriori sur la véracité des informations diffusées par les médias, par rapport à la réalité des faits. De cette façon, on obtiendra un baromètre de la crédibilité qui renseignera les citoyens sur la valeur éthique de chaque média ou de chaque section, ou d'un journaliste en particulier. Les mesures correctives prises en conséquence permettront en même temps d'améliorer l'exercice de la profession de journaliste.

    Quim dhi lahna

  7. Youcef Benzatat, vous commencez sérieusement à nous pomper l’air avec votre logorrhée qui veut imposer un point de vue sur tout et qui s'offre même le luxe de commenter ses commenteurs.
    Je vais user du même procédé que vous et extraire vos mots hors contexte.

    Exemple:S: le film de Merzak Allouache ne peut être considéré comme un film moderne…. Ou encore… Les affects sont réduits à la sensation cinesthésique ( WOW ! Vous utilisez quel dictionnaire pour nous épater?)…ensuite…….La temporalité se déroulant dans une durée (Henry Bergson) par la remise en question de la temporalité conventionnelle qui se déroule dans une continuité ininterrompue… (Ya Salem!!!)…aussi…De son vivant, un grand artiste a toujours été un mal-aimé de ses contemporains ( une affirmation que contredirait Picasso, Dali, Paul Mc Cartney, Carlie Chaplin, Laurel Et Hardy, Ait Menguellet, Idir, Guerrouabi ElHadj El Anka, Léonard de Vinci ou l’Inspecteur Tahar et son apprenti… mais la meilleure est …Merzak Allouache semble déprimé…Mirssi douctor Sqolli…
    Vous avez presque réussi à nous faire croire que vous étiez un universitaire, un chercheur, un homme ouvert. J’ai suivi vos commentaires sur différents sujets et j’ai débattu avec vous mais cela vous a déplu car vous n’aimez pas la contradiction. Vous êtes un chercheur oui mais un chercheur d’histoires qui cherche la petite bête qui monte qui monte. Voilà que vous devenez critique de cinéma en mettant au pilori Allouache qui soit dit en passant a produit deux films cultes ( Leila et les Autres et Omar Gatlato). Cela ne vous empêche pas de crier, car vous crier, "Allouache révèle son ignorance." Parlez nous de la vôtre au lieu de vous appuyer sur des références d’auteurs glanées ici et là grâce à Internet.
    J’ai failli croire aussi que vous étiez un de ces sophistes qui sévissent particulièrement sur ce site. Mais non ! Le révolutionnaire professionnel que vous êtes, ou plus précisément le révolté capricieux, devrait relire l’Histoire de cette douce France ou vous vivez afin de comprendre que vous vous rapprochez d’un Robespierre qui s’était proclamé guillotineur en chef de la république. Personne ne trouve grâce à vos yeux, pas même le général Yala, qui pourtant aurait bien des leçons à vous donner en matière de liberté.

  8. Il est sincèrement remarquable ce travail d'investigation et d'interprétation intellectuelle du message subliminale et tendancieux d'un film très dangereux par sa machination diabolique à reconstituer tous les archaïsmes qu'il nous suggère comme seul modèle à suivre car seul à même de nous garantir une issue salutaire à notre crise multidimensionnelle. Il va sans dire que votre analyse est visiblement très bien documentée et objective et que je ne détecte sincèrement rien de personnel qui l'aurait commandé et que l'on pourrait interpréter comme une volonté de votre part de nuire gratuitement à Allouache. Alors, laissez dire le sot, le savoir a son prix!

  9. Je ne sais pas mais je sens comme une sombre jalousie dans ton commentaire. Une insupportable frustration que l'on arrive à faire mieux que toi. Comme une commères qui tente piteusement de déguiser sa méchanceté innée sous le prétexte d'un nationalisme à la perlimpinpin. Mentir en privé peut passer, mais le faire en public et sans honte bue, je trouve que tu oses sans aucune raison valable ni même logiquement acceptable!

    Oui que la majorité des grands Hommes sont dénigrés de leur vivant. Et dans ton pays, l'Algérie des planqués, on continue à le faire même après leurs morts! Bien sûr que de son vivant un grand artiste peut être mal aimé et parmi ceux que tu cites même. Pour ne citer qu'Ait Menguellet et Idir, ils en ont pris et prennent toujours et de plus belles.
    Tu dois être du genre à applaudir avec jouissance extatique le duo Kafi/Benchenhou quand il s'en prend à la dépouille d'Amirouche ou traite Abbane de colabo! Hein? Tu pousses le dénigrement jusqu'à reprocher à l'auteur de s'en prendre au général Yalla alors qu'il n'en est ni l'auteur du texte et n'en a fait aucun commentaire sur ton idole. Tu sais? Tu n'impressionnes personne avec tes épithètes à l'emporte pièce qui transforment une vessie de porc en lanterne!

  10. Honnêtement, je n'ai pas pu lire cet article dans son intégralité tant il transpire une médisance gratuite et injustifiée. Monsieur Benzaatat ne fait que confirmer cette façon obsessionnelle que Nous algériens avons de vouloir péter plus haut que, non seulement notre propre c…mais encore plus haut que celui de tous ses compatriotes. Un peu d'humilité nom de Dieu !
    Je ne suis pas critique de Cinéma, mais de nombreux films de Merzak Alloucahe ont parlé à l'algérien lambda que je suis.
    Mais s'il y a une chose que je retiens de ce Monsieur, c'est son intervention sur un plateau de télévision quand Matoub avait énoncé de façon claire nette et précise : je ne suis pas Arabe et je ne suis pas obligé d'être Musulman. Merzak est allé dans le sens de cette assertion en affirmant : Matoub a raison !
    De telles positions courageuses valent mieux que 10.000 articles, critiques ou discours !

  11. Va falloir etre plus prudent Youcef Benzazat, Farid hamid et tutti quanti. Le conseilleur n'est jamais payeur et il voit rouge quand il doit passer à la caisse. curieux que ce soit farid chkoupi qui réponde à la place de benzitat. Faites attention monsieur le schizophrène quand on prend sa vessie pour une lanterne en croyant éclairer le monde, on se bruuuuule……mais ça me fait sourire de vous savoir énervé. tant mieux, vous allez pouvoir ronger votre frein.en tout cas ce n'est pas le grand gnome que vous etes que le monde regrettera.

  12. Bonjour Monsieur Moncef Alaoui ! je ne crois pas que Monsieur Nachabe Madih, Monsieur Farid Hamid et tutti quanti comme vous dites ressentent la nécessité ou le besoin de se rabaisser et répondre au niveau de correction de votre langage obscène et doivent certainement être occupés à méditer la souffrance de 35 millions d'enchaînés parmi les leurs. Quant à moi, je ne peux que vous souhaiter d'aller vous cultiver un peu ça va peut être contribuer à l'inhibition de votre bestialité.

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