Les 15 membres de l’organe de l’ONU présidé par les États-Unis « appellent à la libération immédiate de toutes les personnes enlevées ».
Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé lundi sa profonde inquiétude à propos de la « menace terroriste » grandissante au Mali où des militants d’al-Qaida ont rejoint les rangs des rebelles pour conquérir une partie du territoire après un coup d’État militaire à Bamako.
Le Conseil a par ailleurs condamné l’enlèvement des sept diplomates algériens dans une ville du nord du Mali par le Mujao, un groupe dissident d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). « Les membres du Conseil de sécurité expriment une profonde inquiétude à propos de la menace terroriste grandissante dans le nord du Mali due à la présence parmi les rebelles de membres d’Al-Qaida au Maghreb islamique et d’éléments extrémistes« , dans un communiqué publié lundi. « Ils condamnent toute violence et pillage, y compris contre des travailleurs humanitaires, et le rapt de diplomates algériens à Gao« , selon le texte, le quatrième concernant le Mali publié depuis le coup d’État militaire du 22 mars.
Dans ce communiqué diffusé par les États-Unis, qui président le Conseil en avril, les 15 membres « appellent à la libération immédiate de toutes les personnes enlevées et l’arrêt immédiat de toute violence, et renouvellent leur appel à toutes les parties au Mali pour rechercher une solution pacifique à travers un dialogue politique opportun« .
La vacance du pouvoir au Mali doit être officialisée mardi après la démission du président déchu Amadou Toumani Touré, ouvrant la voie à l’investiture du président de l’Assemblée nationale comme chef de l’État de transition alors que le nord du pays est aux mains de rebelles touareg et d’islamistes armés.
Avec AFP




