Le général à la retraite Mohand Tahar Yala : le changement ne peut être que radical

Le général Mohand Tahar Yala, 65 ans, ancien patron des forces navales, compte lancer, avec d’autres cadres militaires et civils, un «mouvement national pour la citoyenneté». Une initiative qu’il prépare depuis trois ans afin de poser les jalons d’un «changement radical», selon ses déclarations.

Pourquoi prendre la parole (*) presque sept ans après votre retraite des rangs de l’ANP ? Et quelle est la part de l’ancien général et celle du citoyen dans votre démarche rendue publique ?

Mon grade de général est l’aboutissement d’une carrière linéaire et de formations militaires qui m’ont permis d’acquérir le processus d’évaluation d’une situation donnée et de prise de décision dans un environnement aussi complexe et difficile que lors d’un conflit armé. Un général ne se contente pas de dresser un état des lieux, son esprit est formé pour chercher des solutions et pour agir en vue d’atteindre l’objectif final : le succès, la victoire. S’il réfléchit sans agir, c’est la défaite ! Mais le citoyen actif et patriote, pour sa part, existe avant le général et avant le militaire. Il est animé par l’amour de la patrie et est disposé à mettre toute son énergie pour contribuer à son apaisement, sa sécurité et son développement. Pourquoi ai-je attendu tout ce temps avant de parler ?

Après la retraite, il m’a fallu des années de lectures, d’études, de recherches historiques et de contacts pour évaluer l’état des lieux et mesurer l’écart entre la situation du pays et ce que l’Algérie aurait pu devenir compte tenu de son magnifique potentiel. Et surtout, pour appréhender la solution politique et étudier sa faisabilité et son opportunité. J’en suis arrivé à la conclusion, que la citoyenneté est la seule idéologie pouvant faire de l’Algérie un pays puissant et prospère. Au début de ma retraite, je ne pouvais pas prendre la parole, tenu par mon devoir de réserve et parce que je n’avais pas encore de solution à proposer. Il est vrai qu’au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de participer à plusieurs travaux de réflexion, de 1986 à 1992, à l’Institut des études de stratégie globale, qui m’ont permis, au contact d’éminents universitaires, d’élargir mon champ de vision sur les défis de notre nation, mais c’est surtout après mon départ à la retraite que j’ai beaucoup appris.

Quel a été l’élément déclencheur de votre prise de parole ?

Plusieurs éléments, dès 2006, m’ont fait ressentir tout le mal que vivait mon pays : des jeunes candidats à l’émigration clandestine qui risquent leur vie dans des traversées périlleuses, au suicide d’une petite écolière parce que son père n’a pas les moyens de lui acheter les fournitures scolaires et préfère privilégier son jeune frère qui, lui, est un garçon ! A mes yeux, il ne s’agissait pas là de drames personnels ou familiaux, mais à chaque fois d’un drame national.

A partir de quel moment avez-vous senti que la situation du pays devenait périlleuse ?

Il faut se placer dans un contexte régional et international. D’abord, il y a eu le morcellement du Soudan « un pays trop grand pour les Soudanais », selon certains états-majors politiques. Nous avons des raisons de croire que certains de nos «partenaires» pensent également que « l’Algérie est trop grande pour les Algériens » ! Ensuite, les révolutions arabes n’ont touché, comme par hasard, que des Républiques (quid du Bahreïn et de l’Arabie Saoudite ?). J’ai alors fait le parallèle avec les révolutions dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie dans les années 1989-1990 et l’exemple de la Yougoslavie, un pays où on pensait avoir déjà fait sa propre révolution, et qui a fini morcelé après une terrible guerre civile. Tous ces éléments ont provoqué notre mobilisation intellectuelle dans le but de trouver et de proposer une solution pouvant éviter au pays un prix trop fort à payer.

Justement, pourriez-vous nous en apprendre plus sur le Collectif pour la réédification de la nation algérienne ? Ses objectifs à court et à moyen termes ?

Le collectif est constitué d’un groupe de patriotes, anciens cadres de la société civile et de l’armée, et d’universitaires attentifs aux évolutions du contexte international, aux menaces qui guettent notre pays aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. Des menaces qui peuvent mettre en cause l’intégrité et l’unité de l’Algérie. C’est un ensemble d’Algériens qui savent qu’ils n’ont pas d’autre pays de rechange. Nous avons tissé des relations avec toutes les composantes du peuple et toutes les tendances dans le but de cerner le plus grand dénominateur commun applicable à un projet de société viable pouvant mettre le pays dans la voie de l’unité et du développement. C’est un collectif citoyen ouvert à tous, toutes générations confondues, en relation avec toutes les composantes de notre société. Notre objectif à court terme est, une fois le travail de base effectué, de lancer un mouvement national de citoyenneté. Nous visons la convergence de tous ces Algériens qui aspirent au meilleur sort pour leur pays. Nous ne nous engageons pas dans un agenda imposé, ni ne voulons entrer dans de faux débats ou de combats entropiques. Il y a suffisamment, malheureusement, de divisions créées entre Algériens.

Quel écho a eu votre appel pour une « démarche populaire pour un Etat de citoyenneté » au sein de vos anciens collègues du commandement militaire et au sein de la société civile ?

Tous les échos qui nous sont parvenus ont été extrêmement favorables, de la part de mes anciens collègues, mais aussi de jeunes cadres. Souvent, on nous interpelle avec la même question : votre proposition est ce à quoi nous rêvons, mais comment y aboutir ?

Votre collectif appelle à un « changement radical« . Voulez-vous nous préciser cette idée ? Quelles en seraient les étapes ? S’agit-il de changer une personne ou tout un système ?

Il ne s’agit pas d’une seule personne. Mais de tout un système, bien sûr. Le changement ne peut être que radical parce que la situation actuelle est si lointaine des principes mêmes de la citoyenneté, qui reste un programme ambitieux pour le pays, échelonné sur des étapes. Un pays comme le Singapour – car il faut bien se nourrir des expériences des autres – était à genoux il y a cinquante ans, divisé avec des ethnies différentes et plusieurs religions. Mais il a su rebondir pour devenir un des pays les plus prospères du monde malgré l’absence de toute ressource naturelle, grâce à l’application du concept de citoyenneté comme contrat social. Alors pourquoi l’Algérie, avec son homogénéité ethnique et religieuse, avec ses formidables ressources humaines et naturelles, reste aussi dépendante de la désastreuse économie de la rente et aussi peu attrayante pour ses propres jeunes qui préfèrent partir ailleurs, parfois au péril de leur vie ? Pourtant avec sa position géographique centrale, ses ressources et son histoire, l’Algérie peut constituer une véritable locomotive de la région nord-africaine. C’est là notre ambition en tant qu’Algériens.

Vous axez votre initiative d’une « IIe République » sur le concept de « citoyenneté » : concrètement, comment voyez-vous se réaliser ce concept qui reste assez vague ?

Le concept de citoyenneté est une véritable révolution. C’est d’abord un lien juridique commun entre les citoyens, dans une parfaite égalité des droits et des devoirs, basé sur la sauvegarde de la cohésion sociale et nationale. Même notre histoire et notre culture nous aiguillent vers des modèles de citoyenneté adoptés par nos aïeux pour éviter les dissensions et pour promouvoir le vivre ensemble qui construit une société forte, un Etat fort par l’adhésion volontaire de ses citoyens. La citoyenneté se décline en deux principes : la civilité et le civisme. La civilité, c’est d’abord le respect de la dignité de tous les citoyens à tous les échelons. Du simple citoyen, au général et au juge. Tous doivent respecter la dignité du citoyen. Ensuite, il y a le respect de l’espace et du bien public (nous devons en finir avec la mentalité du baylek) et enfin et surtout, le respect du drapeau !

Quant au civisme, il s’agit du respect de la loi et des règles, une certaine idée de la solidarité déjà très ancrée dans notre société, et la liberté, la liberté des individus dans le respect de la liberté des autres citoyens. Nous souhaitons d’abord établir un pacte de la citoyenneté qui fixe les valeurs pérennes et les grands principes de l’identité algérienne. Un pacte enrichi grâce à l’apport de toutes les composantes de la nation algérienne et qu’il faudra faire voter par le peuple souverain pour le rendre immuable. Il faudra, en parallèle, peut-être envisager de dissoudre les partis actuels et réorganiser le paysage politique sur la base du dénominateur commun qui garantit l’intégrité de la nation et sa puissance. Il y aura d’autres mécanismes à mettre en place, qui seront précisés ultérieurement. Notre objectif est un Etat fort et des contre-pouvoirs aussi forts, un vrai système judiciaire qui ne méprise pas le citoyen et des médias réellement investis du quatrième pouvoir. Il faudra aller vers une Constituante, pour élaborer un texte rassembleur et ambitieux, fondateur de la deuxième République.

Comment voudriez-vous « engager toutes les forces dans les meilleurs délais » pour ce projet de « réédification nationale » ? N’est-ce pas trop tard maintenant que la machine électorale (dont vous dénoncez le côté mercantiliste) a démarré ?

Le plus tôt, dans le processus de construction de la citoyenneté, serait le mieux ! Parce que nos ambitions sont très grandes pour notre pays. Mais il n’est jamais trop tard ! Nous nous mobilisons sans limite dans le temps. Il faut au plus vite nous inscrire, en tant que nation, dans une véritable dynamique de développement et d’apaisement, pour notre propre bien et pour celui de nos voisins. On ne veut pas, je le répète, subir un agenda imposé par les législatives, parce qu’on se retrouvera ainsi dans les mêmes éléments de langage répétés tous les cinq ans. On ne s’inscrit que dans l’agenda d’une Algérie puissante et qui donne toute la place à tous les Algériens.

Vous évoquez une « intelligence satanique » qui a encouragé « la médiocrité » dans plusieurs instances de l’Etat ? Peut-on identifier cette entité ?

Certains ont pensé à une personne bien identifiée. Mais le fait est que cette entité n’est pas conjoncturelle, elle émane de l’alliance que j’ai dénoncée : une alliance entre l’opportunisme et la médiocrité à tous les échelons.

L’Algérie semble, selon vous, à un carrefour décisif de son histoire : défis internes, mais surtout externes (Printemps arabe, vague islamiste, déstabilisation du Sahel et convoitises énergétiques, notamment). Quels seraient concrètement les risques qu’encourt le pays dans l’actuelle conjoncture régionale et mondiale ?

Autour de la région du Hoggar, riche en matières premières, nous avons l’impression que des forces veulent vider cette zone stratégique pour nous imposer des solutions à nos dépens ! L’Algérie ne peut rester muette avec ce qui se passe à nos frontières sud. Notre pays doit avoir une réaction vigoureuse. Déjà, lors de la crise libyenne, Alger aurait dû s’imposer dès les premières manifestations armées à Benghazi comme un acteur important, qui pouvait parler à toutes les parties grâce à son capital diplomatique et symbolique, s’imposer comme une puissance régionale et pas regarder passivement se dérouler les événements. Avoir une position d’un pays fort, qui peut servir d’intermédiaire régional ou, si les belligérants outrepassent leurs engagements, imposer sa force. C’est ce qu’on doit faire au Mali avec les derniers dangereux développements. Ou nous sommes offensifs ou nous sommes perdants !

* »Manifeste national pour la IIe République, une démarche populaire pour un Etat de citoyenneté« , contribution publiée dans El Watan le 21 mars dernier.

Bio express :

Né en 1947, Mohand Tahar Yala obtient son bac mathématiques en 1966 avec une mention qui lui permet d’être retenu pour des études en France en mathématiques supérieures et en mathématiques spéciales. Il rejoindra la marine nationale en 1968 et suivra en parallèle une formation à l’Ecole navale de Brest (France) de 1968 à 1971. Après une formation d’état-major naval en Yougoslavie (1983-1984) et une formation en Egypte (1993-1994), le futur général Yala prend le commandement de la façade Est entre 1994 et 2000 (à Jijel) avant de prendre le commandement des forces navales entre 2002 et 2005, date de son départ à la retraite.

Adlène Meddi

26 commentaires

  1. Trop tard mon général!!! Qui en Algérie pourrait faire confiance aux propositions d'un militaire aujourd'hui???!! Nous sommes plus enclins a écouter les solutions d'un israélien ou d'un nazi ,mais pas celle d'un militaire qui, après tant de meurtres d'innocents,après tant de pillages,tant de gabegie,tant de hogra,tant de corruption,tant d'enrichissement illicites,tant de médiocrité,tant de misères endurées par le peuple algérien ,vient maintenant 50 ans après ,se rendre compte de la situation intenable pouvant déboucher sur tous les dangers ,y compris une dislocation de notre "nation" et nous proposer un "mouvement de citoyenneté après avoir eu ses arrières bien protégés par des décennies de pillages pétrolifères et ses comptes en banques bien remplis !!! nooon monsieur le général …gardez pour vous vos solution car ,un fossé de sang vous sépare de nous ,la plèbe!!! vous n'inspirerez confiance a personne car ,une vipère restera toujours une vipère ……
    le dernier espoir du peuple algérien s'est envolé après l'assassinat du grand patriote Boudiaf, le seul a avoir pu fédérer le peuple autour de lui ,par une langue bien algérienne (ddardja) et le refus d'une islamisation voulue et entretenue par vos pairs pour mieux abrutir et asservir ce peuple!!!l'arabetisation doublée d'une ideologisation islamo-wahabite de nos petits ecoliers , n'est pas le fait de petits fonctionnaires de l'état mais des réels dirigeants cachés ,.. Bouteflika que vous nous avez imposé est toujours la et bien vivant malgré ses frasques,ses échecs et sa corruption a ciel ouvert contrairement au nationaliste crédible qui lui a reçu une rafale de mitraillette derrière le dos (par un fou bien sur!)… Ne nous proposez rien et continuez a soutenir votre clan c'est mieux pour vous!!!!!

  2. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et nous ne doutons pas qu'il y ait des patriotes sincères. Plus que l'on puisse s'imaginer. Le problème c'est la gangrène qui s'est généralisée dans le tissu social. Notre général doit avoir un très bon scanner pour débusquer les intrus et malotrus divers qui se sont infiltrés , "dissous dans tous les secteurs et à tous les niveaux , soumis à un mode de gouvernance ou système qui cristallise le pouvoir en un cercle très restreint . Vous parlez d'un droit de résèrve parce que la sagesse nous dicte que toutes les choses ne sont pas toujours bonnes à dire , c'est vrai . Mais le contexte est différend , parce qu'entretemps l'objet de la réserve doit être équitablement traité , sanctionné et classé . Ce qui n'est pas le cas. Si Chakib Khellil (un bel exemple) avait été inquiété et puni ou innocenté , ça aurait ramené une certaine crédibilité qui ne peut engendré que la confiance. Malheureusement, le monsieur se permet même d'assister à des réunions après sa "suspension" . Soyez quand même certain qu'il est difficile en ces temps de convaincre avec une prévision de 50 ans. Le peuple a faim, a soif de respirer une bouffée d'air pur qui ne peut être que celui de la liberté.

  3. Pourquoi pas ! Sauf que parler d'homogénéité religieuse et ethnique est une autre forfaiture !!Rien que pour cela je suis sceptique sur cette initiative !!

  4. Le géneral Yala est trés probablement un patriote sincère, la Marine nationale n'étant pas trop impliquée dans la période sanglante que la population a tragiquement subi et payé la dime,il n'en reste pas moins,comme le souligne si justement Mr K. Hadded, que les Algériens ne font plus confiance aux officiers de l'ANP,"El Ghachi",la plèbe, même inculte et analphabète ,a des yeux et des oreilles. Tous savent qui contrôle l'économie(formelle et informelle),l'import-import,les ressources naturelles.Tous savent QUI régente la vie politique et sociale de leur quotidien à travers les clones du MALG.Surtout,il ne nous dit pas quel est l'élément principal Déclancheur de cette Dynamique sensée mener le Pays vers des jours meilleurs!Une Constituante? Mais celà fait prés de Quarante ans que Mr H.Ait Ahmed la réclame en vain! Avec quelle formule ou baguette magique compte-t-il mettre à bas l'Ordre établi ? Une Révolution sangante ou la marche du Sel à la Ghandi?Hélas,et c'est triste à dire,tous les hommes sensés savent qu'un tel changement ne peut venir que d'évènements imprévisibles et surtout externes au système en place. Ceci dit, l'initiative est bonne, il faut l'approfondir et lui donner de la consistance, et surtout y associer la Jeunesse,car rien ne se fera sans elle.Et cette Jeunesse a horreur de la Gérontocratie,elle a soif de "sang neuf"!!!!!!

  5. De belles ambitions sur papier mon général ! Mais dites moi, juste entre vous et moi, sur quels acteurs de la société, sur quelle énergie de masse positive comptez-vous vous appuyer pour aller dans le sens de tels sursauts, quand on sait que l'écrasante majorité des Algériens a été suicidée par le virus d'Allah qui a fait de nos concitoyens des zombies qui n'ont qu'une seule idée en tête : La belle vie, peuplée de houris, après la mort ! ? Et que la petite minorité de déracinés qui reste n'a qu'une autre idée en tête, celle de traverser tous les océans du monde pour fuir ce foisonnement de tarés islamistes que vos pairs continuent de caresser dans le sens du poil ? Commencez d'abord par peser de tout votre poids pour arrêter ces appels à la prière stupides à l'ENTV. on pourra en reparler après pour vous donner quelques pistes d'universalistes convaincus pour tirer notre pays de ce trou noir mystique stérile dans lequel vous l'avez précipité. C'est là que réside la condition sine-qua-non de toute entreprise sérieuse. Allah n'a jamais parlé aux hommes ! Êtes vous capable de convaincre, ne serait-ce que le putschiste Bouteflika de cela ? Si c'est le cas, tout espoir est permis, sinon, Belkhadem président en 2014, Ali Belhadj premier ministre, et on en parle plus !
    En attendant, ya madame encore à boire ! Santé mon général ! Le rêve est toujours permis !

  6. Azul fellawen,
    Oui il est trop tard mon général!!!
    Trop de souffrance, trop d'humiliation, trop de larmes et trop de sang versé dont une grande partie est due à votre clan de malheur.
    Trop tard mon général!!!
    On ne vous écoute pas, on ne vous croit pas.
    Trop tard mon général!!!
    Les meilleurs sont humiliés, chassés et vaincus, les médiocres ont prit des allures d'astres scintillants.
    Trop tard mon général!!!

  7. Ayant aussi le même âge mais avec ¾ de ma vie en dehors du pays, je ressens néanmoins des sentiments similaires et je voudrais conseiller à ce général en retraite de se convertir soit au consulting dans une discipline bien chère à tous les membres de l’ANP de Boukharouba qu’est l’édification et la bonne maintenance de la Révolution Socialiste de la nation mais peut-être d’une autre façon ; celle de s’assoir sur un banc public et d’admirer les résultats conséquents à leur politique de variation sur le même thème (ayant appartenu et appartenant toujours, j’en suis sur, à cette même école de Boukharouba malgré tous les vernis superficiels et artificiels gagnés çà et là pour la forme) pendant ces 50 dernières années ou encore de s’engager corps et âme dans le championnat national de Pétanque en tant que stratège ou autre. Ces 2 activités bien-sur demanderait une certaine exposition aux dangers de la rue algérienne tout autant de celle de possiblement perdre sa retraite en cas de bons et loyaux services. Mais concernant cette retraite de l’ANP, je suis sûr que le général en retraite s’est bien évidemment assuré d’autres sources de revenu de rechange comme font tous qui se respectent en Algérie. Avec tous mes respects.

  8. Mon général pour un ancien patron de la marine nationale vous auriez du envoyer votre S O S bien avant que le navire Algérie touche cet iceberg dont la face visible est la corruption , le mépris, l'incompétence et la médiocrité. Quant à la face cachée de cet iceberg qu'est l'islamisme il va envoyer le navire Algérie dans les profondeurs de l'obscurantisme.

  9. Mon général ! vous divaguez. Il n'y a aucune solution mis a part une guerre sans merci contre ce regime de pourris. Des millions de cas d injustices, de passe-droit…dans notre cas, la justice algerienne nous a desherite par deux fois….mon grand pere un des rares pionier de la guerre d independance (memebre de l os, emprisonne avec abane ramdhane et partagea la c ellule avec ahmed zabana)s etait refuse de prendre part a l incurie des moudjahiddine et faux moudjahhidine et leur pensions avait dit a mes oncles maternels :" retroussez vos manches pour travailler car moi je ne boirai jamais le sang des chouhhada s etait en 1963, il s etait remis au travail apres sa liberation de prison de france… il n avait demande que la personne qui occupe ses terre soit chasse de ses biens a lui et son frere mais la justice algerienne a transforme le conflit entre moi grand père et son propre frère et les juges avaient refusé de rectifier leurs decision….quant à nous la deuxieme generation malgré une tonne de preuves la justice algerienne nous avait deboute de nos plaintes en faveur d une garce de francaise a d un ex-maire qui il faut le dire a des amis tres haut placé dont un numero deux de l'Etat algerien et un general des services et s etait meme permis de me dire que :"tu ne gagneras jamais !" …..et vous venez nous dire que vous pensez aux changements…

  10. De deux choses l'une:
    1)ou ce genaral a la retraite,s'ennuie de faire trop de mots croisés et s'eveille a "la citoyenneté" juste pour s'occuper.
    2)ou ,sentant le danger d'une révolte "arabe" imminente a nos portes ,on l'envoie en mission ,prendre les devants,car les vrais militaires opposants se sont enfuis et se sont rassemblés dans le Moal ( mouvements des officiers libres algériens) et ceux la ,oui, ils sont crédibles,eux!

  11. Pardonnez moi mon général je vais être plus catégorique que mes amis lecteurs : un général ne pourra pas dire non a son supérieur Bouteflika ! Point barre !

  12. Donnez nous un seul exemple où on a construit du neuf avec du vieux, alors on marchera! Bien sur il y a bien eu des vieux qui ont apporté du neuf mais un neuf pourri.

  13. La dynamique citoyenne qui avait rassemblé le peuple autour de son armée a eu lieu lors de l'election de LIamine Zeroual. Le peuple avait bien compris les enjeux et s'est rallié, avec entrain, à l'armée pour dire m…à l'islamisme. Cet islamisme que Bouteflika à réintroduit et glorifié par des "Monsieur Hattab", des Belkhadem et des Allah Akbar stériles prononcés lors de son dernier discours à Arzew. Comment voulez vous espérer redresser le pays et le mener sur le chemin d'un monde universel avec un tel imbécile en haut de la pyramide du pouvoir ? Vous avez la réponse mon général ? Moi je l'ai : Faire dégager au plus vite ces médiocres qui continuent d'assassiner, au vu et au su de tous, la sève de nos thivhirines en les irriguant de poison islamiste dans le but de les assécher pour de bon ! Réagissez pendant qu'il en est encore temps nom de Dieu, vous les généraux doués ! UN général doué en Algérie c'est si rare que vous devenez sympathique malgré quelques incohérences, sommes toutes humaines, dans vos réponses. Personne n'est parfait après tout, et l'humilité d'un homme se mesure par son degré de remise en question, seul gage de progression….Allez général, degagez ce nain (au sens intellectuel) d'el Mouradia !

  14. Mon général dit:

    "Après la retraite, il m’a fallu des années de lectures, d’études, de recherches historiques et de contacts pour évaluer l’état des lieux et mesurer l’écart entre la situation du pays et ce que l’Algérie aurait pu devenir compte tenu de son magnifique potentiel".
    Vous étiez où avant mon général ? En exil peut être? Et même si, je ne pourrai croire que vous n’étiez pas au courant de l'état de déliquescence avancé dans lequel le pays a été mis. Qui mieux qu'un officier militaire algérien connait la situation réelle du pays? Le but recherchée, par cette phrase ainsi formulée, n'est autre que de vous dédouaner de votre part de responsabilité du malheur algérien. Jouer à l'innocent, à celui qui ne savait rien car supposé trop pris par son travail, c'est prendre le risque de nous prendre pour des "CONS-patriotes" comme ne manquerait pas de dire notre ami Charles.

    Vous avez l'âge de 65 ans et vous ne semblez prendre conscience du mal qui ronge le pays en mesurant, comme vous le dites, son état des lieux, que pendant ces quelques petites années de retraite alors que vous aviez, avant, peut être, jusqu'à 40 ans de services pour le faire! Pour un général, avez-vous vraiment besoin de lire autant de livres pour comprendre que l'Algérie va mal? S'il vous plaît mon général, un peu de respect pour vos humbles lecteurs! Ne chercheriez-vous pas à mourir tranquille, par hasard, mon général?

  15. Bonjour.
    Après avoir servi très loyalement,sa carrière durant,le système qui a mené le pays à l’abatoire,à présent,notre général propose de réformer l'usine à gaz infernale qu’il trouve subitement odieuse et dangereuse.
    Il découvre spontanement les harragas,les candidats au suicide,les jeunes qui ne savent s’exprimer dans aucune langue,les chomeurs professionnels,les sans abrits,les barbus à la propreté et moeurses douteuses,les égorgeurs qui ne meurent jamais,les trabendistes, les corrompus,les députés à 500 000 da/mois, la pomme de terre à 100 DA/kg, les ministres débiles etc..
    Il nous dit qu’il s’est mis d’accord avec ses copains,septa – octogénaires usés jusqu’à la corde par l’intrigue et la magouille,pour changer radicalement les choses. Bravo général.!!
    Au fait, la proposition du généralissisme est très simple. 50 ans durant,la „famille révolutionnaire“ a brassé du vent en utilisant l’opium et le baton (Plus le baton que l’opium) et vendu du cauchemar.
    A présent,cette même famille révolutionnaire convertie en anciens de la société civile et officiers de l’ANP“ va maintenir en marche le moulin, continuer à brasser du vent et vendre du rêve.
    Ne serait il pas mieux au général et à ses copians de créer un club de pétanque pour jouer aux boules ou construire des bacs à sable pour jouer à la guerre. Guerre qu’il n’ont jamais connue durant leurs carrières de généraux khobzistes et laisser les jeunes générations se débrouiller seules. Rabah Benali

  16. Vous n’êtes pas « mon général » et vous ne le serez jamais. Je suggère de dire général tout court.
    Vous avez géré le pays avec vos copains du régime illégitime de manière criminelle, dans l'intérêt de nos pires ennemis d’hier et d’aujourd’hui. Vous avez, vous et vos copains de ce même régime illégitime, un fleuve de sang de nos compatriotes, sur les mains (200 000 morts et disparus). Et vous osez nous montrer votre tronche, après tout ce qui s’est passé ?
    Quant à vos pseudo-larmes de crocodile, vous savez très bien ce que je pense….
    Par respect aux lecteurs en général et à mes compatriotes en particulier, je ne termine pas ma phrase, volontairement.

  17. Mon général vous parlez de citoyenneté que le ministre de l'éducation nationale Benbouzid a demantelé depuis plus de 18 ans en poste, il a reussi a faire de nos jeunes des incultes, analphabetes, il a reussi a effacé de la mémoire de nos jeunes le sens du sivisme, nationalisme et tout simplement la citoyenneté. Il a reussi dans sa mission qu'il lui a tété confié par ceux qui ont continués a faire la sale besogne du colonialisme. Mon général pourquoi ce criminel Benbouzid est tjrs en poste dans ce minstere, parlez vrai au peuple, faites un constat de l'éducation nationale depuis plus de 18 ans, et tous on connait le resultat catastrophiques de nos enfants. La premire chose est de juger ce criminel de Benbouzid et les commanditaires qui l'ont mis dans ce ministère stratégique de l'Etat nation. Mon general je suis dans l'enseignement superieur et les choses s'aggraves de plus en plus, je suis d'accord d'agir mais il faut punir et juger les criminels de cette nations et leur sbires a titre d'exemple Benbouzid, le corrompu du procureur principal Belhadj du tribunal d'Alger qui seme la terreur pas ses passes droits avec sa bande de mafieux

  18. Pour terminer mon general, vous et vos alcolytes des hauts gradés qui ont mis l'Algerie a genou, le peuple ne peut vous pardonner, vous etes aussi complices que les criminels nezzar, lamari, boutaflika etr son clan d'oujda, clan de la promotion lacoste. Le peuple ne peut vous croire que vous decouvrez la realité de votre pays qu a l'age de 65 ans alors que vous etiez general. A moins vous etiez general dans la planete Mars. Nous algeriens fils de chouhada on ne peut vous pardonner.

  19. Hadarat
    Tenez bon! Les cris des hyènes ne doivent pas vous atteindre. Leur but est de décrédibiliser l'armée qui a aussi dans ses rangs des patriotes sincères. Votre carrière exemplaire plaide pour vous.

  20. Monsieur Ait Abdellah répond au Général Mohand Tahar Yala.
    Si tous les généraux du monde attendent leur retraite pour se soucier de l'état de leur nation, beaucoup auraient sombré comme l'est malheureusement notre piteuse Algérie au passé pourtant auréolé de gloire.
    Bon nombre de nos généraux ont préférés s'investir dans les champs de carottes et éviter les champs de bataille pour servir la patrie et la nation trahies. Certains fils de l'Algérie libre n'ont pas attendus leur retraite ni l'avis des nains pour rentrer dans l'arène au service exclusif de la patrie.
    Le peuple algérien en tout état de cause saura un jour ou l'autre reconnaître ses vrais enfants pour ne jamais trahir leurs sacrifices et leurs histoires.

    voir liens :
    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.284486434964839.67814.100002104548864&type=1#!/photo.php?fbid=284486654964817&set=a.284486434964839.67814.100002104548864&type=3&theater
    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.108669395879878.17692.100002104548864&type=3#!/photo.php?fbid=112174992195985&set=a.108669395879878.17692.100002104548864&type=3&theater

    Said Ait Abdellah

  21. Hadarat
    Les pierres que les guillotineurs de la liberté d'expression vous jettent ne doivent pas vous effrayer. L'entropie est , en Algerie, un sport national . Tout vous sera reproché mais si vous n'aviez pas exprimé publiquement vos positions, ces zingrats continueraient à vous manger dans la main. L'Armee est la seule institution à avoir resisté au tsunami. Tenez bon.

  22. Mon général , vous n'ignorez sans doute pas qu'il existe une crise de confiance profonde , au sein du peuple algérien , dépité, trompé , meurtri , au point , qu'il ne croit plus a rien . Aussi , notre société malade de la corruption , du clientélisme , du clanisme , du régionalisme , ne pourra se relever , a mois d'un miracle . Si au sommet de l’État et de ses institutions , la morale qui doit guider tout un chacun, est absente , le mouvement que vous voulez créer ne survivra pas à cause des intérêts sordides que personne n'est prêt à perdre. L'Algérie dispose d'un énorme potentiel humain, matériel et des ressources naturelles, intarissables, mais l 'égoïsme de nos dirigeants , a rendu notre cher pays , invivable pour la majorité des citoyens et un paradis , pour une minorité d'opportunistes , qui utilise les symboles de la révolution, comme un tremplin, pour accéder aux hautes fonctions .

  23. Général Yala, une seule question à double tranchant: avez vous reçu quitus pour vous exprimer ou bien est ce une tempête dans un verre d'eau? Le marin que vous êtes doit savoir d'ou vient le vent et celui que vous soufflez sent la liberté .

  24. Hadarat,
    En vous exprimant publiquement, vous vous êtes exposé à subir les outrages d'une meute déchainée de redresseurs de torts. Vous allez passer du statut de chef vénéré à celui de traitre en une seconde, alors que ces révolutionnaires amateurs de caviar vous mangeaient dans la main. ( souvenez vous de ces gens qui disaient, je connais Si Mohand Tahar et qui sollicitaient votre intervention.) Hadarat, laissez braire.

  25. J’ai personnellement travaillé avec le général Yala M.T et je ne peux que témoigner des qualités humaines de la personne. Dans un pays qui est dans une situation comme la notre, on devrait tous être des militaires : En Palestine occupée, tous les juifs, hommes et femmes sont des militaires potentiels ; si une menace se présente chaque citoyen prend sa place dans le dispositif de défense. Le service national sert justement à apprendre à chaque citoyen à participer à la défense de la patrie en cas de menace. « La politique occidentale qui consiste à démanteler tous les régimes hostiles aux intérêts israélo-américain en entretenant et gérant les conflits de basse intensité, en favorisant le morcellement politique et territorial, en promouvant le communautarisme, sinon la purification ethnico confessionnelle » (1) se déroule devant nos yeux au Maghreb, en Irak, au Soudan , au Mali, …
    Quand la France était en crise après la seconde guerre mondiale, c’est le général De Gaulle qui a rassemblé le peuple français et a remis sur pied le pays ; après cette même guerre aux Etats-Unis, le général Eisenhower est élu président et relance l’économie de son pays. Winston Churchill aussi était militaire et a commandé (1895) en tant que sous-lieutenant le 4th Queen's Own Hussars , un Régiment de cavalerie de la British Army et en tant que lieutenant-colonel, le 6° bataillon des Royal Scots Fusiliers (1916).Winston Churchill refuse en 1940 une armistice avec l’Allemagne nazie , prépare son pays à la guerre, et après sa fameuse déclaration en tant que premier ministre : « Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, du travail, des larmes et de la sueur » , mène son pays vers la victoire contre la plus puissante armée de l’époque .
    Il est peu sensé de traiter tous les membres d’une même corporation de corrompus si quelques-uns le sont effectivement (ou l’on été). Les dirigeants qui possèdent 100 % des qualités pour exercer leurs fonctions sont une denrée très rare, et pour le bien d’une société, ont doit souvent parmi ceux qui sont disponibles, se contenter de ceux-là qui possèdent la qualité nécessaire pour mener la dite fonction. Au lieu de critiquer sans discernement tous ceux qui veulent faire quelque chose pour faire sortir notre pays de l’impasse dans laquelle il se trouve, je crois qu’il vaut mieux essayer de choisir parmi ceux qui prennent l’initiative de le faire ceux qui sont sincères et possèdent les qualités requises. Des dirigeants compétents et honnêtes existent en Algérie, la compétence du peuple (2) est aussi essentielle que celle de ses dirigeants pour faire sortir le pays de la crise : Allah dit dans le Coran (8-53 Al-Anfal) : « C'est qu'en effet Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui-ci change ce qui est en lui-même. »

    (1) : lire l’article du professeur Chems Eddine Chitour : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/152450-le-peuple-syrien-dans-la-detresse.html

    (2) En particulier dans le choix de ses dirigeants et l’opposition à ceux qui veulent le mener vers le chaos (les peuples qui n’ont pas su le faire le payent souvent de leur chair et de leur sang)

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