Des historiens jugent «irresponsables» les propos de Jean Pierre Elkabbach sur Mohamed Harbi

Un groupe d’historiens français et algériens nous ont fait parvenir la copie d’une lettre de protestation adressée à l’animateur Jean?Pierre Elkabbach à la suite de ses propos tenus sur Mohamed Harbi, dans un entretien au quotidien électronique TSA. Nous la reproduisons intégralement.

A M. Jean?Pierre Elkabbach,

Émission littéraire Bibliothèque Médicis

Chaîne Parlementaire et Politique public Sénat

Monsieur,

Spécialiste à titres divers de l’Algérie, nous avons lu avec consternation et effarement une interview que vous avez accordée au site tsa-algerie.com (Les Français ne sont pas nostalgiques de l’Algérie mais plutôt de « la France d’avant la crise ») et dont nous extrayons cette citation :

« L’animateur et journaliste cite également sa rencontre à l’occasion de l’une de ces émissions, avec l’historien algérien Mohammed Harbi qui était, par le passé, responsable de la fédération du FLN en France. « Je lui ai posé une question : « qui a décidé la lutte armée et le terrorisme à Paris ? » Il a mis un temps pour répondre et a dit que c’était lui », a-t-il raconté avant de souligner que maintenant, « il vit en France, il y a du charme aussi dans l’air de liberté de la France ».

Nous connaissons tous bien Mohammed Harbi, tant comme militant que comme historien de renom, et nous pouvons affirmer que ce qui est rapporté dans ce texte est faux – au surplus Mohammed Harbi a assurés ne pas s’être entretenu avec vous après l’émission Bibliothèque Médicis du 19 novembre 2011 ; et nous avons de bonnes raisons de lui faire confiance.

Mohammed Harbi, qui a déjà été agressé entre autres par des proches du Front national et qui a subi aussi des avanies en Algérie, n’a été en rien un partisan de la violence dirigée contre des civils pendant la guerre de libération algérienne de 1954-1962, tout au contraire : ses positions, tout au long de son itinéraire politique, furent marquées par une priorité accordée au politique et par une hostilité constante à la violence. Au surplus, Mohammed Harbi n’a pas été « responsable« , au sens de « dirigeant« , mais un animateur de la commission de presse et information de la Fédération de France du FLN.

Le texte cité ci-dessus, qu’il soit bien de vous ou qu’il vous ait été attribué – mais, à notre connaissance, jusqu’alors sans démenti de votre part – est donc à ranger dans la catégorie des libelles marqués par l’irresponsabilité.

Signataires :

Abdelmadjid Benchikh, juriste, ancien doyen de la faculté de droit de l’université d’Alger, professeur honoraire de l’université Paris XI-Sud Orsay;

Raphaëlle Branche, historienne, maitresse de conférences HDR à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne (Centre d’Histoire sociale du XXeme siècle);

Smaïl Goumeziane, économiste-spécialiste en économie du développement- et historien, professeur à l’Université Paris IX-Dauphine;

Ahmed Henni, économiste, ex-doyen et professeur d’économie à l’Université d’Artois;

Tahar Khalfoune, juriste, conseiller juridique à l’association Forum Réfugiés, chargé de cours à l’Université Lyon II-Jean Moulin;

Lemnouer Merouche, historien, professeur émérite de l’université d’Alger;

Abdelmadjid Merdaci, sociologue et historien, professeur à l’université Mentouri de Constantine, ex-enseignant invité à l’INALCO;

Gilbert Meynier, ex enseignant à l’université de Constantine, professeur émérite de l’université de Nancy II;

André Nouschi, historien, ex-enseignant à l’université de Tunis, professeur honoraire de l’université de Nice;

Tramor Quemeneur, historien, docteur en histoire, enseignant en BTS et chargé de cours à l’université de Paris VIII Saint Denis;

Benjamin Stora, historien, professeur à l’université Paris XIII-Villetaneuse, ex-professeur à l’INALCO;

Sylvie Thénault, historienne, chargée de recherches au CNRS, Centre d’Histoire sociale du XXe siècle.

16 commentaires

  1. "Ma patrie est la langue française " c de Camus .
    Je me demande si la "trahison" ou la "lacheté " ,pour nous tous orphelins d'une langue,ne reside pas ds le fait de continuer à s'exprimer en Français ….c encore plus grave que d'habiter en France à mon sens !
    Mais s'exprimer en langue arabe classique est un autre reniement !
    A cet egard , Slimane Azem est un grand patriote .

  2. M elkabch qui était à la tête de l'état français quand il y a eu 45000 mort en 1945 en Algérie? digoule n'est ce pas. et combien d'algériens ont étés tué entre 1958 et 1962 en Algérie ou en France alors que digoule était chef de l'état français avec tous les pouvoirs. et charles de gaulle est considéré comme un grand homme d'état alors qu'il n'est qu'un criminel de guerre comme n'importe quel vulgaire dictateur. Ton charles de gaulle devrait étre jugé pour génocide crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en algérie et d'autres colonies.M elkabch Digoulle avait tous les pouvoirs de chef d'etat alors que M Mohamed Harbi n'avait rien pour retrouvé son statut d'étre humain confisqué par la France .Les anglais se sont débarrassé de leurs colonies après avoir subit les affres de la guerre de l’Allemagne nazi, alors que la France n'a rien voulu savoir et a continué à colonisé les peuples d’Afrique qui ont été jusqu’à vous libérer de l'occupation allemande en donnant leurs a votre place parce que vous étés des lâches et vous avez capitulé devant l'armée allemande qui est rentrée à paris sous les applaudissements des français.en 1954 la France a envoyée deux millions de soldats pour se déchainer sur les algériens. deux millions de militaires pour 100000 combattant armés (fellagas), vous savez pourquoi? parce que pendant que certains de vous étés planqué a Londres et d'autres étaient les serviteurs des allemands , les algériens combattaient pour que vous puissiez votre liberté et là vous avez compris qu'un algérien valait 100 français. un algérien est 100 fois plus brave qu'un français. la France est ingrate envers les Algériens. l'ingratitude de digoule et encore plus incompréhensible puisque c'est grâce aux algériens que les soldats français sont entrés a paris indemnes. évidement M elkabch tous ça tu le sait mais tu fait semblant de ne pas le savoir. c'est grâce aux algériens qu' :"il y a du charme aussi dans l'air de liberté de la France", n'oublie jamais ça. les ingrats ce sont les français comme vous qui ne reconnaissent pas la vérité. les algériens ont toujours combattus pour leur liberté et celle des autres et ils continueront à le faire. que te dire de plus, que vous êtes ingrats envers les anglais et les américains et tu sait qu'il ont aidé la France avec les armes les hommes et l'argent.

  3. Je ne fais plus confiance à personne! Même des Historiques que l'on croyait, il y a juste quelques années, propres et justes s'avèrent être, en fin du compte, impliquées dans de sales affaires jusqu'au cou. Qui croire? Tout semble malhonnête et à lire certaines biographies narrées, étalées par d'autres, des opposants ou de simples témoins de l'époque anté et post indépendance, l'on s'aperçoit, finalement, que tout n'est que tromperie et mensonge.

    N'est-ce pas que Ben Bella a demandé l'avis de Mohamed Harbi sur le sort à réserver au colonel Chabani juste avant son exécution? Le témoignage rapporté par le Matin.dz même montre que si "notre" historien l'avait voulu, le colonel aurait été vivant et aurait été même l'un de nos présidents après l'indépendance! Qui croire? Trop de coups foireux semblent caractérisés ce que l'on appellent "les historiques" de l'Algérie!

    Harbi est, de plus, historien. Il pourrait donc avoir "l'art" de raconter en occultant certains détails de l'histoire qu'il jugerait trop encombrants. N'est-ce pas ce même Harbi qui innocenta Boussouf, dans la presse nationale, après la publication de "Amirouche, une vie, deux morts et un testament"?

    Comme je me rappelle aussi de sa position dans le conflit opposant l'armée au terrorisme islamiste dans les année 90. Une position où l'on voyait qu'il prit parti pour le FIS qu'il innocenta de ses crimes abjects. Historien "objectif" diriez-vous. J'aimerais bien le croire!

  4. C'est franchement consternant!! Cela releve de la paranoa… Après l'apologie et la glorification de la colonisation française en Algérie, toute honte bue et tout semblant d'objectivité balayé du revers de la manche, ces putrides, infects et nauséabonds nostalgiques de la France de papa n'en démordent décidement pas!!
    Après les géocides et crimes contre l'humanité commis an Algérie, et 50 ans après le cessez-le-feu, ils ne veulent absolument rien reconnaitre, mais rien absolument rien!!

  5. J'adore les jugements des politiciens, ces hommes et ces femmes qui doivent le succès de leur scolarité à une moyenne arithmétique entre des 2 en maths et des 18 en géographie…LOL (On s'amuse, faut pas prendre les choses au premier degré). Dans le référentiel d'analyse des historiens, tout le monde est irresponsable, sauf…..eux, évidemment ! Dommage qu'il se fasse tard, je m'en donnerais à coeur joie pour donner un peu de réplique à cette lettre de protestation qui rayonne de toute sa splendeur de Mandarinat. J'essaierais de le faire demain, idha dja-a nasrou Allahi !…LOL
    Azul Madih, ouech dh'lkheir kane ? Tu as disparu de la circulation mon ami !

  6. Alkkabach a-t-yenqec
    Voilà ce qui vous dérange réellement messieurs les signataires :
    Les propos de Elkabbach
    M. Elkabbach a expliqué être venu en Algérie avec « la tête haute d'un ami » et non celle d'un « coupable ». Il se dit convaincu que les deux peuples devraient s'intéresser à la construction d'un destin commun. Et puis, « chacun devrait balayer devant sa porte ! ». Autrement dit, chacun devrait se reprocher des choses et rendre des comptes à qui de droit. Pour étayer ses propos, M. Elkabbach évoque l’intérêt que portent les historiens algériens à certains épisodes de la lutte armée pour l'indépendance de l'Algérie. Il faut « raconter ce qui s'est passé en 1956 dans la vallée de la Soummam, essayer de savoir comment on a assassiné Abane Ramdane, comprendre tous les conflits, pas seulement entre le FLN et le MNA [Mouvement national algérien, de Messali hadj, NDLR] mais aussi à l'intérieur du FLN, chacun a du boulot, n'est ce pas ? », lance t il.

  7. Jean Pierre Elkkabach comme tant d'autres ne rate pas l’occasion de s'en prendre aux intellectuels algériens, lesquels se plaisent a s'afficher à la TV française , en compagnie , parfois, de personnalités nostalgiques de l’Algérie coloniale, les médias algériens étant verrouillés par le pouvoir.

  8. La France veut porter le chapeau des harkis et des pieds noirs à l'Algérie. La France est ingrate envers ses harkis et ses pieds noirs. les harkis et les pieds noirs ont choisi la France et la France les a rejeté. les français sont des fascistes qui ont collaboré avec les nazi. ils sont racistes. les problèmes de la France sont des problèmes français pas algériens.ceux qui ont fait de la résistance aux nazi ce sont les communistes et l’état français ne les aiment pas. les vrais bougnoules ce sont les français dixit les allemands. la France reproche aux algériens leurs combat pour la liberté.la droite et la gauche françaises française veulent diabolisé le FLN/ALN pour son combat, alors que cette même France soutient le clan de malheur qui gère l’Algérie par procuration depuis 50 ans. l'unique légitime représentant de l’Algérie est le FLN/ALN et non pas le clan boutef&co.la conflit Algérien avec la France continue depuis cinquante ans. Le 19 mars 1962 a eu un cessez le feu mais le combat pour la liberté de l’Algérie continu.La France est l'ennemi de l’Algérie et des algériens même ceux qui ont voulu s'y attaché que ce soit les pieds noirs ou les harkis et tant pis pour eux). l'Algérie ne retrouvera ça que si elle se débarrasse de le France en coupant toute relation avec. L’Algérie ne se portera que mieux en s’éloignant de cette France ingrate.

  9. La structure morpho-syntaxique des phrases "il vit en France, il y a du charme aussi dans l'air de liberté de la France" et "nous pouvons affirmer que ce qui est rapporté dans ce texte est faux" pose un sacré problème d’interprétation, à l’image de l'aspect peu clair des motivations sous-jacentes à ce jugement collectif asséné à un journaliste de renom. Mais qu'y a-t-il donc de faux dans la première assertion? Le fait que Mohamed Harbi vive en France ou le fait qu’il y a du charme dans l’air de liberté de la France ?

    Vouloir dédouaner l'ami Harbi de certaines déclarations est une chose mais le faire de façon si obscure ne fait que rajouter de la confusion au schmilblick franco-algérien. Et en fait, qu'en pense le principal concerné? A moins que, comparativement à la France, l'Algérie ne soit devenue, à notre insu, au bout de 50 années de dictature, l'exemple de tolérance, de charme et d'air de liberté par excellence, et que Monsieur Harbi y vive à l’ombre bleue des figuiers de sa terre natale, sans que nous ne le sachions non plus?
    Décidément, les petites querelles frivoles entre groupes de mandarins ne cesseront jamais de diluer le fond des ennuis du petit peuple et d’une Histoire modelée par des interactions d'intérêts et des références qui l'ignorent et lui inventent des lignées qui ne sont pas les siennes: hier, c'était "nos ancêtres les Gaulois", aujourd'hui c'est "notre "kheira oumatine" ! Wa ya-vava dhachouth oukhassar agui ? Le bonheur et la liberté des Algériens seraient-ils donc condamnés à n’être tributaire que de l’une ou de l’autre des filiations précédentes, comme semblent le suggérer ces querelles perpétuelles entre historiens des deux bords et qui occultent allégrement les souffrances du petit peuple?

    Cette façon mirifique de lancer des appels pour tenter d'asseoir sa vérité, celle d'un groupe ou d'un autre, me rappelle une anecdote : Monsieur Aoudjhane (que Dieu ait son âme), professeur de mathématiques de renommée, à Alger, durant les décennies 60, 70 et 80, fut convoqué à la présidence de la république pour dispenser des cours de mathématiques à Houari Boumédiène, le putschiste. Le fait que Boumediène s'intéressât aux mathématiques au point de solliciter un Professeur agrégé avait de quoi nous étonner et titiller notre curiosité. Quand nous eûmes vent de cette indiscrétion, nous déduisîmes que Boumediène avait un niveau de connaissances nécessaire pour s'intéresser aux problèmes de résidus dans le calcul d'intégrales au voisinage de pôles critiques, la résolution d'équations différentielles non linéaires, ou autres thématiques barbares, pour lancer l'Algérie sur une voie moderne basée sur des calculs déterministes afin d’assurer un avenir radieux à son peuple. Mais en fait, nous confia Aoudjhane bien des années plus tard, quand le dictateur n'était plus de ce monde, il s'agissait de cours d'un niveau élémentaire. Il semblerait que Boumediène ne savait même pas effectuer des opérations de calcul classique à 2 chiffres. Ce qui ne tarda d'ailleurs pas à exaspérer l'impérieux (au sens noble du terme) Aoudjhane au point de rendre le tablier très vite. -J'avais mieux à faire que d'apprendre à compter à cet abruti, nous disait-il. Cette révélation redoubla notre curiosité: Boumediène avec un tel niveau de lacunes? C’était invraisemblable pour nous, aux temps de l’innocence!
    -Mais voyez-vous mes enfants conclut Aoudjhane, les gens qui font de la politique ont traversé leur cursus scolaire avec une moyenne arithmétique de 2 en mathématiques et 18 en histoire-géographie, avant de s'esclaffer d'un rire expansif que lui seul savait produire. Le peu de rigueur et l’aspect expéditif de cette lettre tendent à lui donner raison!
    Pourquoi ne pas vous intéresser, mesdames et messieurs les universitaires, à cette double dictature qui sévit à Alger où la liberté est compressée entre une dictature politique à l'échelle collective et une dictature islamique à l'échelle individuelle ? Avez-vous déjà oublié le viol (viol encouragé par Sarkozy, rappelons le!) de la constitution par le quintuple putschiste encore au pouvoir ? Avez-vous déjà oublié les 200.000 victimes du terrorisme islamiste combiné à un terrorisme d'état de la décennie noire ?
    Quant à la dictature islamique, elle est imposée par le simple citoyen, le simple voisin, le simple quidam rencontré dans les rues d’Alger. Une dictature qui consiste en un ensemble de règles totalement aléatoires et saugrenues que tout le monde applique à tout le monde et dont le pouvoir s'accommode car il participe d'une mise au pas de la société dans le moindre quartier, dans le moindre immeuble d'Alger et de ses environs. Mise au pas amplifiée depuis que Boutéflika le Taliban est au pouvoir, comme le montrent les deux anecdotes suivantes tirés du quotidien des Algérois :
    1-Dans l'une des nombreuses cités de Bab-Ezzouar, il y a de cela quelques mois à peine, un ami se fait contrôler son couffin par des voisins, au pied de son immeuble, pour s'assurer que ses courses ne contenaient pas de canettes de bière : On ne veut plus que tu monte ton «khamar» dans cet immeuble lui intiment-ils c'est « harram » pour nous et pour toi aussi!
    2- Il y a quelques années de cela, dans une cité des hauteurs d’Alger (la cité Garridi) un locataire n'entendant pas l'appel à la prière provenant de la proche mosquée n'a pas trouvé mieux comme solution que de régler sa chaîne Hi-Fi pour la faire déclencher à l'heure de la prière du matin (entre 3h et 6h selon les saisons) avec un volume sonore qui faisait vibrer l'ensemble de l'immeuble. Certains voisins avaient appelés la police. Mais la police n'intervient pas dans ce genre d'attitude liée à la ferveur religieuse. -Tu penses, me confia un ami, ils voulaient se déplacer pour nous taper dessus, nous les plaignants, oui!

    Ces 2 anecdotes à elles-seules résument l'état de fascisme avancé auquel est soumis le citoyen Algérien depuis que le Taliban Bouteflika est au pouvoir.
    Sans parler d'Alger la blanche dont le centre a pris, au fil des ans, des allures de ville triste, sombre et étouffante. Alger est devenue une ville morte, certainement la seule capitale au monde dont les rues sont désertes dès 19h!

    Parlez-moi de bonheur, de tolérance et de liberté !
    Quand on pense que, pendant ce temps, la mairie d’un petit village de France avait rapidement pris en main une affaire concernant l'angélus de 8h du matin, suite à une plainte d'un habitant de ce village. Allez donc demander à l’imam de la mosquée de votre quartier de baisser le son de l’appel à la prière du matin, vous verrez sa réaction! J’en avais fais les frais dans les années 80.
    Comme vous le voyez, en Algérie, il y a du charme dans cet air de liberté arraché à la France au prix de 1.5 millions de martyrs (selon nos sources officielles) et confisqué par les voyous du FLN du 19 mars! Et à cet égard la France a beaucoup à apprendre de nous, n'est ce pas honorables signataires?
    Ce n’est pas parce que la vérité blesse qu’il faut l’occulter ou la combattre!

    Kacem Madani

    PS Que mesdames et messieurs les signataires prennent nos délires avec philosophie! Ici sur lematindz, les lecteurs adorent pratiquer le tir-à-vue sur tout ce qui bouge, politique ou intellectuel. C'est notre sport favori, pratiqué gaiement pour nous défouler et oublier ce monde dans lequel l'exception de la bêtise humaine devient règle générale. Et cette lettre prouve que cette règle vous touche aussi. Il est bien dommage de le constater, à un tel niveau intellectuel!

  10. Azul Kacem
    Les Algériens ont beau faire le tour du monde, réussir et vivre même dans des paradis,… ils finissent toujours par revenir vers l'essentiel, leur point de départ, l'Algérie. Impossible d'oublier que l'on est Algérien même au milieu de cultures les plus insolites! On sort du pays avec le serment, donné à soi-même, de ne plus y revenir, on fait un tour du monde en croyant se reconstruire de nouveau mais ailleurs,…mais on finit, inévitablement, par se rendre compte que l'universel commence par son village. Voilà pourquoi je reviens au Matin avec, cette fois-ci, un peu plus de plaisir de vous lire.

  11. Nous renvoyons dos à dos ces deux personnes. L'un Elkabach parcequ'il s'affuble d'une appartenance "pied-noir" alors qu'il est un indigéne algérien de confession juive, n'est ce pas benyamin stora? Et l'autre parce qu'il ne cesse d'éructer l'histoire d'une Algérie peuplée d'arabes et faisant partie de l'imposteur et morbide monde dit arabe!!!

    Deux indigènes, l'un juif ,l'autre musulman, en somme qui renie leur algérianité mediterranéenne amazighoccidentale.

  12. @Oziris Dzeus
    Je suis fille de Harki je pense que tu m'as lu dans quelques interventions dans ce journal, ceci est dû au 50ème anniversaire, je me mets à y penser à cette terre qui m'a vue naître, que devient-elle me dis-je ? J’ai lu dans un petit post sur cet article que vous dites "La France est l'ennemi de l’Algérie et des algériens même ceux qui ont voulu s'y attaché que ce soit les pieds noirs ou les harkis et tant pis pour eux"
    Ok, tant pis pour eux ! C’est dans la règle du jeu, on accepte le lot, chacun de son choix, mais que dirais-tu des enfants de Harkis ? à qui on s'en prend 50ans après l'indépendance, même depuis le plus haut poste de l'Algérie, avec cette invention "d'obligation à renier leurs pères (par allégeance, plus repentance et demande d'excuses à la place de nos pères) Pour pouvoir être les bienvenus en Algérie ! Et derrière bienvenue il y a quoi ? un Emploi vacant au Ministère ? un Poste d’Universitaire, ou en simple visiteur pour voir la tombe perdue de nos grands-parents et arrières grands-parents ? Ni l’un ni l’autre ne nous intéresse, ceci est passé à l’oubliette depuis longtemps. Lorsque ton premier cri raisonna sur terre tu savais que c’était l’Algérie ?
    En ouvrant tes yeux tu as aperçu un visage de femme s’attendrir sur toi tu en été conscient ? Tu savais que cette femme était ta mère ? Tu savais qu’elle était Algérienne ? Ton choix a été fait depuis là ?
    Pour te sentir aussi fier de ton pays il aurait fallu que tu te battes toi-même ! On est d’accord ! S’attaquer aux enfants parce qu’ils ont pour faute d’être nés dans une famille et pas dans une autre, c’est une autre forme de colonisation et …de la personne !! Car je trouve que c’est une colonisation par l’intérieur de la personne, c'est-à-dire qu’on cherche à coloniser l’âme de l’enfant du Harki.
    En Amérique qui est un puissant et énorme pays, on prête allégeance pour avoir la Nationalité, en reniant l’autre Nationalité, et non pas en reniant ses parents et en s’excusant d’avoir des parents d’une autre Nationalité, qu’ils aient été des voleurs ou autres, ce qui est plus logique.
    Il est vrai que l’image des négociateurs sur l’indépendance devant le perron (sur un autre article dans ce journal) est suggestive d’attendrissement et de fierté mais enfin !!! Quand mon grand-père et ses frères s’étaient battus comme des lions pour garder leurs terres à Constantine dans l’année de colonisation vous étiez où ? Pour beaucoup quand ils sont adultes et qu’il fallait se battre ils l’ont fait que ce soit d’un coté ou de l’autre, mais quand on est enfant on ne pouvait rien faire, ensuite on te demande de renier sur celui qui t’as nourris et protéger ta santé toute ta vie, cela viendrait d’une maladie grave qui ne dit pas son sans nom et que j’appelle la colonisation de l’âme.
    Même si on nous demanderait de renier la Nationalité Française, ce serait déplacé, parce que les Algériens en France sont binationaux. Le problème de l’Algérie avec les Harkis n’a rien à voir avec les enfants de Harkis. Je sais que je ne vais pas être diffusée sous ce post mais au moins un Algérien m’aura lu. Vous avez peut-être peur que l’on vous demande la restitution des terres de nos ancêtres ? Pas d’inquiétude on est Français on le reste.

  13. Peut mieux faire
    La nostalgie maladive de l’époque coloniale d’un ElKabbach s’acharnant à cultiver le mensonge et à stigmatiser tout ce qui peut paraitre positif sur le pays qui l’a vu naitre ne dérange théoriquement personne. Pour saisir l’état d’âme du personnage, il suffit de se rappeler les subtilités très particulières de la communauté à laquelle il appartient. Contrairement à notre peuple, Amazigh en général et Algérien en particulier, la communauté ElKabbach a parfaitement retenu les lections nécessaires de son Histoire qui lui permettent aujourd’hui de dominer par la surnoiserie,la ruse et la malice, le fonctionnement du monde occidental en général et francais en particulier.
    L’allégeance première et obligatoire au CRIF du président francais et à l’AIPAC de l’américain est une preuve irréfutable.

    ElKabbach n’est qu’une pièce du puzzle de cette machinerie qui a réussi à se positionner en victime éternelle universelle de l’humanité en général et du monde occidental en particulier. Il faut savoir que la juiverie continue à ce jour à se faire payer grassement par les jeunes générations Allemandes et Autrichiennes des dommages réels ou imaginaires datant de la seconde guerre mondiale. Ces deux pays payent sans compter (Celà s’appelle: Kriegsentschädigung=dommages de guerre).
    Pendant ce temps,nous algériens,continuons depuis 50 ans à „savourer“ l‘humiliation de la part de nos bourreaux en polémiquant sur le qui a dit quoi.
    C’est la différence qu’il y a entre l’état d’esprit d’un Elkabbach et celui d’un Harbi.
    L’un,journaliste de son état baignant dans un système huilé de dominance passive sans partage,insulte sans retenue tout ceux qui ne répondent pas au codex de sa communauté. L’autre, révolutionnaire/historien du tiers monde évoluant dans un environnement hostile à sa logique,essaye de demeurer humble,digne et discret.
    J’ai eu la chance de lire l’ensemble des livres de Harbi (y compris ceux co-écrits avec Stora).L’historien Harbi est décevant, il n’est pas à la hauteur du révolutionnaire Harbi que j‘admire et à respecte profondément.

    Est ce que c’est l’attente qu’on a d’un historien, acteur des évènements qu’il raconte qui est suréaliste? Ou est ce qu’il y a d‘autres considérations qui empèchent l’étalage de sa part du film original? C’est la question qu'il faut lui poser. Lui qui représente un grand espoir aux yeux des générations post-indépendance qui sont impatientes de lire leur Histoire pour mieux apréhender leur avenir. Harbi n’a qu’à remettre à l’heure l’horloge déréglée Elkabbach sans pour celà s’attarder à écouter ce genre de vendeurs de mensonges cashers en kippas.

    Quand aux autres conteurs d’histoires dénommés Historiens Algériens dont j’ai eu la désagréable occasion d’écouter un échantillon débattant la date du 19 mars sur un plateau télé de l’unique (ENTV).C’est tout simplement du khobzizisme dans toute sa splendeur.

    Rabah Benali

  14. J'ai plusieurs livres de Monsieur Mohamed harbi, s'il y avait un peu plus d'Algériens de son talent et de sa vision, l'Algérie ne serait pas dans la situation où elle se trouve la chaise roulante actuel.

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