Au Département renseignement et sécurité, les changements se font souvent en douce, presque dans le secret. Mais tout remplacement ou limogeage est synonyme de glissement stratégique dans les strates du pouvoir.
Un changement important est survenu au sein du Département Renseignement et Sécurité (DRS), tout-puissant service de renseignement qui constitue le vrai Centre de décision de l’Algérie. Le général Abdelkader Kherfi alias Ahmed qui dirigeait la Direction de la Sécurité Intérieure (DSI) a été limogé et remplacé par la général Athmane Tartag alias Bachir.
Loin des commentaires erronés et fantaisistes, ce remplacement est une sanction directement liée à l’affaire de kidnapping de 3 humanitaires européens survenue le 23 octobre au sein des camps de réfugiés du Polisario à Tindouf. Ce qui est en soi une gifle retentissante pour le Front Polisario, l’Algérie et ses services de sécurité.
Selon des connaisseurs, « il est pratiquement impossible d’accéder avec des véhicules étrangers aux camps de Tindouf, hautement surveillés de nuit comme de jour par les milices armées du Polisario et des unités de l’armée algérienne. En plus, l’idée de parcourir des centaines de kilomètres dans une portion de désert surveillée sans être aperçu, pour ensuite franchir les frontières très bien gardées, cela relève de l’imaginaire. Tout comme il est impensable de s’introduire sans une complicité interne, dans le camp de Hassi Rabouni où est installé le Quartier Général du Polisario, forteresse implantée dans une zone de haute sécurité, et en sortir tranquillement avec trois étrangers ni vu ni connu. »
Le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, en compagnie du patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, ont effectué une visite éclair le 4 décembre à Alger. Le lendemain, lundi 5 décembre, deux Sahraouis actifs au sein du Polisario, Maminna Alaaguir Ahmed Baba et Aghdafna Ould Hamoudy Ould Ahmed Baba, âgés respectivement de 29 et 32 ans, sont appréhendés dans une chambre d’hôtel au centre-ville de Nouadhibou (Mauritanie) qu’ils occupaient depuis une dizaine de jours (?).
Selon un « scénario » révélé par certaines sources, « après avoir réussi leur enlèvement, les deux ravisseurs avaient fui à bord d’un véhicule tout-terrain avec les trois otages à bord. Ils ont pris la direction d’une petite localité située près de la frontière entre le sud algérien et le nord du Mali. Une fois sur place, les deux ravisseurs ont livré leurs otages aux djihadistes, d’une katiba « dissidente » d’Al Qaïda au Maghreb islamique, contre une forte somme d’argent. Ils sont ensuite entrés en territoire mauritanien pour se rendre dans une première étape à Nouadhibou avant de se rendre ensuite aux Iles Canaries. C’est à ce moment là qu’ils auraient été repérés puis pris en filature par des agents des services de renseignements extérieur français (la DGSE), dépêchés en Mauritanie pour enquêter avec leurs homologues mauritaniens » (?).
En fait, il s’agit là d’une histoire bien étrange de barbouzerie qui dépasse de loin la personnalité de deux jeunes Sahraouis, et qui a coûté sa place au discret général Ahmed, proche du clan présidentiel.
Rappelons que la DSI était promise depuis longtemps au général Tartag par le général Toufik, patron du DRS. Déjà en 2005, le site bien informé/manipulé Maghreb Confidentiel annonçait un « changement majeur au sein du puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS) : le général Smaïn Lamari, numéro deux, serait remplacé par le général Bachir Tartag. » (n°695 du 19/05/2005). Cette information préfigurait une purge des officiers loyaux à l’ex-chef d’état-major le général Mohamed Lamari.
Après la mort de Smaïn Lamari, le 27 août 2007, Toufik avait voulu imposer M’henna Djebbar ou Athmane Tartag mais Bouteflika avait refusé de signer le decret.
Entre-temps, Mhenna Djebbar avait été nommé à la tête de la DCSA en 2005, et Tartag a fait valoir ses droits à la retraite.
M’henna Djebbar (ex-chef du CTRI stratégique de Blida (1990-2003) dépendant de la DSI), Athmane Tartag (ex-chef du CPMI (1990-2001) dépendant de la DCSA), le général Farid Ghobrini (ex-chef du Centre Principal d’Opérations (CPO) d’Hydra dit Antar, dépendant de la DDSE) et un certain général Kamel (actuel chef du CPO), sont les quatre « Mousquetaires » qui composent le commandement opérationnel de choc du DRS et sont restés fidèles au général Toufik Mediene. Ils détiennent à eux cinq des secrets que même le président et le chef d’état-major Gaïd Salah ignorent.
Dans ce contexte, la position du général Rachid Lallali, alias Attafi, patron de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE), paraît ambigüe par rapport à ce quinté de choc. Au point où les événements au Sahel sont devenus une affaire de sécurité intérieure dont va s’occuper le général Tartag.
Ce changement stratégique à la tête de la DSI peut en annoncer d’autres au sein du DRS, de l’ANP et du gouvernement.
Saâd Lounès





A moins que ce changement ne soit le signe annonciateur d'un boulersement profond non seulement sur le plan politique interne (comme cela est annoncé en grandes pompes) , mais aussi sur le plan de la politique étrangère du régime (notamment sa politique régionale) qui est devenue un fardeau très lourd à supporter ….surtout par ces temps pourris où la théorie des dominos étale avec insolence sa pertinence et …son efficacité .
Dans les régimes autoritaires semblables à celui algérien, les changements sont perçus, un tantinet, "démocratiques et, par conséquent, inappréciés par les caciques-décideurs.
Mais quand changement il y a : soit il se fait par un jeu de tourelles de chars, on appelle cela un putsch (ou contre putsch), soit, lorsqu'il est pacifique, il est signe que le feu est dans la maison ou un grand danger s'approche du gourbi !
Le "monstre de Ben Aknoun'' à la tête de la DSI veut dire le retour à la décennie noire !
Tarthag c'est ce monstre,mutant des services secrets algériens le DRS ;qui a droit de vie et de mort sur tout Algérien.
Le CPMI de Ben-Aknoun
Rattaché à la DCSA, le CPMI (Centre principal militaire d’investigation) est situé dans le centre de Ben-Aknoun. Le bâtiment de détention est constitué d’un grand hall de réception des prisonniers. Face à l’entrée principale, se situent une série de cellules qui se termine sur sa partie droite par une petite salle d’interrogatoire et de tortures. À la droite de l’entrée du bâtiment se situe la salle principale de tortures, à gauche se trouvent les WC sans portes.
http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvtort/machine_mort/machine_mort_cpmi.htm
Le CPMI a été dirigé de 1990 à mars 2001 par le colonel Athmane Tartag, dit «Bachir», surnommé par certains le « monstre de Ben-Aknoun». Ce centre s’est notamment distingué dans l’arrestation d’opposants civils et leur retournement, alors que sa mission est en principe spécifiquement militaire. Dès le printemps 1992, Tartag a reçu l’instruction de son chef, le général Kamel Abderrahmane, de ne plus remettre les « intégristes irrécupérables » à la justice ; ce qui signifiait clairement carte blanche pour tuer. Mais avant, ils passaient systématiquement par la torture[4]. Il s’ensuivit des expéditions punitives qui firent entre 1993 et 1994 entre dix et quarante victimes par jour. De véritables escadrons de la mort ont été formés dans ce centre, chargés de poursuivre les islamistes, de les liquider et de terroriser la population[5]. Mais leur mission militaire initiale ne fut pas abandonnée. Ainsi, de nombreux militaires suspectés de sympathies avec le FIS ont été arrêtés et détenus au CPMI de Ben-Aknoun.
En particulier, en mars 1992, plus de soixante-dix militaires (dont le plus haut grade ne dépassait pas celui de capitaine), soupçonnés de préparer un coup d’État, ont été arrêtés, torturés et condamnés à des peines de prison allant jusqu’à trois ans. Certains de ces militaires ont été liquidés après leur libération par les commandos rattachés au CPMI, d’autres ont « disparu ».
La suite ici.
http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvtort/machine_mort/machine_mort_rapport_3.htm
Quand vous dites : «Le tout puissant service de renseignement algérien : DRS » ? Puissant par rapport à qui ? Peut-il égaler le service de renseignement US ? Peut-il être comparé au service canadien du renseignement ? Peut-il se mesurer au dernier des services de renseignement européens ou asiatiques ? Non. Au risque de me répéter, puissant par rapport à qui ? Par rapport au peuple berbère qu’il a tenté d’effacer de la carte géographique et de la carte géopolitique ? La réponse n’est pas fausse car, le peuple berbère (kabyle surtout) résiste malgré une division profonde à toutes les bassesses et platitude inventées par les barbouzes de Ben Aknoun. Ceux de Navarre inclus. Puissant dans la liquidation des héros et des intellectuels fidèles aux combats de Abane, de Boudiaf…? Puissant dans la création des commissions d’enquêtes ; des enquêtes qui sont renvoyées aux calendes grecques trois mois après chaque crime commis ? Confondre puissance et lâcheté, c’est confondre Christ et Satan.
Maintenant si le général « Amchiche » est remplacé par le général « uchène » qu’est ce que cela peut rapporter pour les démocrates algériens qui sont dans le trou abyssal de leur propre inconscience : une inconscience qui fait frémir…Chrétiennement votre.
Pourquoi aller jusqu'au lointain camp saharoui et le rapt des étrangers pour justifier un changement à la tête de la mafia du pays ? Quand le Palais du gouvernement y a été plastiqué et un ministre d'Etat y a constaté ses affaires personnelles jonchant le sol, vous semble-t-il, n'a pas émoussé l'amour-propre du DRS !! Pourquoi à l'époque les barbouze DZ n'ont rien fait et sont restés béats, comme dépassé par les événements!! La vérité est que ces gens ne sont pas à la hauteur de leur mission et personne ne peut leur faire le moindre reproche, étant que dans ce pays ceux qui ont des armes peuvent agir comme bon leur semble!!
La réalité est devenue le nouvel enjeu politique. Certains ont compris que la troisième guerre mondiale sera celle des services de renseignements et que les meilleurs services seront ceux qui seront en mesure de faire la part entre ce qui relève de la réalité réelle, plus ou moins cachée du commun des mortels par des manipulations mentales très poussées, de la réalité virtuelle, celle qui a empêché de voir venir ce monde qui advient. ck
Il n'ya pas de différence, ils sont tous des ignorants, les renseignements doivent être diriger par un civil, pas un militaire, les généraux doivent se concentrer sur comment protéger le pays des missiles, je suis arrivé la conclusion après l'attaque de Cherchell, l'équipe nationale en Egypte, la mort de l'embassadeur algérien en Irak, qu'ils sont tous des idiots, ils n'ont aucune formation ou connaissance.
Ce sont incontestablement des "harkis" que De Gaule a soigneusement préparés pour accèder au pouvoir en Algérie quelques décennies aprés l'indépendance factice de l'Algerie en 1962.
A la fin de la 2eme guerre mondiale en 1945, à la libération de la France, des dizaines de milliers de collaborateurs français, ou "harkis" nazis, ont été sommairement liquidés par les résistants français sans aucune forme de procès, tandis que des centaines de milliers de collabos ont été traduits en justice pour répondre de leur trahison, y compris le general Pétain qui a été condamné à mort. Et tout cela, bien sûr, avec l'approbation de De Gaulle.
De Gaulle, savait très bien qu'un "harki" traître à sa patrie, sans honneur et sans dignité, coupable des pires atrocités durant la guerre d'Algerie, était facilemet manipulable et malléable pour servir les intérêts français dans le futur et vider de toute la substance l'indépendance de l'Algérie cherement acquise par les sacrifices des "chouhadas" allah yarhamhoum.
Et en 2011, ce sont ces "harkis-colons" qui ont le pouvoir en Algérie et qui prennent directement leurs ordres des services secrets français. C'est la "piscine française" qui nomme et dégomme ces "monstres" du DRS, suivant ses intérêts géo-politiques, et d'ailleurs durant la derniere décennie la rente petroliere a surtout profité à la France, des centaines de milliards de dollars de flux financiers vers la France.
Je pense qu'il faut arrêter de se faire des illusions, qu'il y a un conflit entre la présidence et le DRS. Les dés sont jetés et les jeux sont faits depuis que la France a décidé de laisser des colons algériens (le clan d'Oujda, le Malg) après avoir éliminé les grands révolutionnaires, la présidence et le DRS profitent de la rente des hydrocarbures, en dilapidant l'argent du peuple, en assassinant les élites, en menacant de laisser passer les islamistes au pouvoir. Ce régime pour se pérenniser a su diviser le peuple entre citoyens honnêtes, minoritaires et autres citoyens, corrompus,mal honnetes ,majoritaires ,qiu trovent leurs comptes devant le statut quo de ce pays. Il n'yaura ni printemps arabe, ni révolution, ni 2ème république. Le jour où on aura des leaders politiques tel que Abane Ramdane, Ben M'hidi, Ferhat Abbas….qui doivent rassembler ce peuple et le préparer à un sacrifice pour sauver ce pays.pour cela ce peuple doit être éduqué, civilise et organisé, sinon ce regime a encore de beaux jours devant lui et nous condamne à crever comme ça.
Un bon signe, cela veut dire que le clan d'Oujda vit ses dernières heures, amen. Bienvenue au retour des patriotes pour nettoyer le pays de la vermine.
On a l'armée la plus bête des pays arabes et la plus peureuse, comment elle se laisse guider par ces nuls. Ce n'est pas la Corée du nord, alors pourquoi ils ont peur, tous ces gradés instruits qui sont honnêtes ? Moi, je crois que tout viendra de l'armée, le salut ou le déluge. Le peuple est déjà à terre et j'ai peur qu'on se réveillera un jour pour nous entretuer comme au Rwanda. Dans les manifestations on a vu des jeunes agresser les militants qui demander la liberté pour tous. Je ne vois aucun avenir pour personne ici à part pour la maffia et les terroristes.
Bonjour…. je veux juste savoir pkoi tt ces directions..et services.. ils font koi au juste sauf bouffer l'argent et manipuler la population via la télé et les autres médias…. contrôler ce pauvre peuple et les torturer c leur travail principale au profit de siad'hom , ces encien zaama moujahidine…ni moudjahidine ni rien … ancien mafieux et délinquant a l'époque de colonialisme …C'est ce genre de personne qui réagit comme ça quand en les mettre dans un poste ….ou… les donner des pouvoirs. Rien que ça …… on a jamais entendu que la DRS a fait ça … ou ça dans le monde.