Les ministres algérien et marocain des Affaires étrangères, Mourad Medelci et Taïb Fassi-Fihri, se sont réunis, à Rabat, et ont convenu de réunir d’urgence le Conseil des ministres de l’Union du Maghreb arabe, a déclaré le porte-parole du ministère algérien, Amar Belani.
Les ministres algérien et marocain des Affaires étrangères, Mourad Medelci et Taïb Fassi-Fihri, se sont réunis, à Rabat, et ont convenu de réunir d’urgence le Conseil des ministres de l’Union du Maghreb arabe, a déclaré le porte-parole du ministère algérien, Amar Belani.
« Les deux délégations ont estimé qu’il était urgent de réunir le Conseil des ministres de l’Union du Maghreb arabe (UMA) pour procéder, entre autres, à l’évaluation de la situation dans la région et dégager les perspectives de la coopération et de l’intégration maghrébines« , a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères.
Une relance « voulue en haut lieu »
L’entretien qui s’est tenu, en marge de la 4e session du Forum de coopération arabo-turque, réuni mercredi au Maroc, « a abordé en particulier, les relations bilatérales à la lumière des différentes visites sectorielles effectuées par les délégations ministérielles dans les deux pays« , selon M. Belani. Pour Mourad Medelci, la rencontre avec son homologue marocain a permis de faire un tour d’horizon sur l’état de la coopération entre les deux pays. « Nous sommes en train d’évaluer l’Etat de la coopération bilatérale à travers les contacts des différents ministres des deux pays qui ont commencé à produire des effets concrets », a souligné M. Medelci.
De son côté, le ministre marocain des Affaires Etrangères, Taïb Fassi-Fihri, a affirmé qu’il s’agit de « la consolidation des relations entre le Maroc et l’Algérie et qu’elles s’inscrivaient dans le cadre d’une feuille de route « voulue au plus haut niveau ».
Mais la question qui revient sur toutes les bouches est la réouverture des 1 559 km de frontières entre les deux pays.
Contrairement à l’Algérie, le Maroc a expressément exprimé à maintes reprises son souhait de voir la réouverture des frontières terrestres. Il est vrai que l’enjeu est important pour ce pays voisin qui verrait les Algériens franchir ainsi la frontières pour profiter notamment de ses infrastructures touristiques. Mais pas seulement. Puisque ils seront nombreux les Marocains qui profiteront aussi en Algérie, des prix de l’essence et autres produits de consommation, voire pour trouver du travail.
Cependant, il faut rappeler que c’était le Maroc qui avait le premier décidé de fermer la frontière à la suite d’un attentat terroriste en 1994. A l’époque, le Maroc avait par ailleurs demandé aux Algériens de se faire faire un visa pour y entrer. Ce qui eut le mérite d’irriter sérieusement le gouvernement algérien.
Mais, il n’y a pas que la question des frontières en jeu. D’abord, les changements de régimes survenus en Tunisie et Libye. En l’espèce, seuls le Maroc et l’Algérie n’ont donc pas connu de bouleversement notable. Aussi, le temps est sans doute au resserrement des rangs entre les deux régimes pour faire face à la vague de contestation. L’occasion sera aussi pour l’Algérie de se rapprocher du nouveau gouvernement libyen. On sait déjà que le président de la République a rencontré Moustapha Abdeljalil à Doha (Qatar) sous l’égide du pays d’accueil. La situation internationale n’est sans doute pas étrangère à ces tentatives de rapprochement de l’Algérie avec ses voisins.
Outre un échange de vues sur l’ordre du jour du Forum et la situation dans le monde arabe, particulièrement les derniers développements en Syrie, « les deux parties ont également passé en revue les réformes politiques ainsi que l’approfondissement et la consolidation des processus démocratiques dans les deux pays ».
Synthèse Y.K.





Et la lumière fut !
Fallait il cette lame de fond qui balaie joyeusement le monde arabe ?
Fallait il la pugnacité du peuple du Maghreb ?
Fallait l'echec patent d'une politique de destabilisation …..pour que, enfin, le régime algérien se rende à l'évidence que sans sa profondeur stratégique qu'est le Maghreb il ne vaut rien du tout…..même pas une outarde que le premier ministre qatari visait de son doigt tendu sous le nez de M. Medelci la semaine dernière !
Une réunion d’urgence !!! Coordonner leurs mesures pour mettre en sûreté le fruit de leurs rapines, cette veritable caverne scélérate, du butin entassé depuis des années avec même ce qui est volé rien que pour le plaisir de voler.
De quel P….. de Maghreb arabe vous parlez .Le Maghreb arabe n'a jamais existé et n'existera jamais (que sous forme hypocrite). Eclipsez-vous et laissez place à Thamazgha pour créer un espace de liberté et de fraternité. Le temps des dogmes est fini.
Arrêter votre business. 36.15 code Zetla
Ouvrez les frontières stopez vos égos.
L'UMA doit être réelle..
Dort tranquille peuple amazigh. Ton beau pays le Maghreb est devenu le tapis de l'Orient. Les descendants de ceux qui ont décapité ta rêne Kahina en l'an 802 veuillent sur toi en maîtres absolus, afin que tu sois toujours leur fidèle serviteur !
Situation ubuesque et kafkaienne ! Arrêtez cette hypocrisie ! Ou bien les 2 pays sont "frères" et dans ce cas il faut des relations normales, c-a-d des échanges économiques et humains aussi bien dans le cadre de l'UMA que bilatéraux et ceci implique l'ouverture des frontières terrestres et ne plus se contenter des bousboussades ministérielles ou protocolaires , ou alors ils sont "ennemis" et dans ce cas il faut aller au bout de votre logique et couper toutes les relations et toutes les frontières , pas seulement terrestres. Plus d'échanges, plus de visites ministérielles avec à la clé des séjours au Mamounia, plus de messages d'amitié et de "fraternité" plus d'hypocrisie!
Le Maghreb ne peut être arabe, le Maghreb est multiculturel, d'origine amazigho-berbère ; avec les adorateurs de la lune il n'y aura jamais la prospérité ; le Maghreb des peuple oui arabe non.
Pour ceux, parmi les Marocains porteurs de nationalisme de bazar, qui fulminent contre "l'Algérie", je leur conseille de faire le distingo entre les méfaits d'un régime qui a fait de l'inimitié au Maroc la base de sa survie et un peuple algérien qui est le premier à payer le prix de cette politique !
Certes pour les "algerophobes" parmi les Marocains et les "marocophobes" parmi les algeriens , la perspective de la fin de la brouille constitue le tarissement d'une source qui maintenait vivants leurs sentiments malades. Mais j'espère, qu'avec le temps, ils pourront s'habituer à des relations "normales" entre deux pays qui se sont trop détestés, trop ignorés jusqu'au suicide