Yémen : les trois otages français libérés "en bonne santé"

C’est un communiqué de l’Elysée qui a annoncé la nouvelle dans la nuit de dimanche à lundi : les trois humanitaires français détenus au Yémen depuis plus de cinq mois ont été libérés.

C’est un communiqué de l’Elysée qui a annoncé la nouvelle dans la nuit de dimanche à lundi : les trois humanitaires français détenus au Yémen depuis plus de cinq mois ont été libérés.

« Le président de la République a été informé ce soir de la libération des trois travailleurs humanitaires retenus au Yémen depuis le 28 mai 2011 », expliquait le communiqué dimanche soir. « Le chef de l’Etat remercie chaleureusement le sultan d’Oman et les autorités omanaises pour leur aide déterminante, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à cet heureux dénouement », poursuivait le texte.

Un médiateur tribal ayant participé à leur libération a simplement expliqué que « les trois Français sont en bonne santé ». « Ils sont en ma compagnie à Ataq (sud du Yemen), une heure après leur libération par Al-Qaïda », a-t-il affirmé. « La médiation tribale a été menée auprès de Fahd al-Qussa, un chef d’al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) », a précisé un responsable local. Une libération «négociée par des dignitaires de la tribu d’Al-Awalaq auprès de Fahd al-Qussa, qui appartient à cette tribu », a indiqué le médiateur tribal, qui a requis l’anonymat.

Un riche homme d’affaires yéménite, Ahmed Ben Férid al-Souraimeh, « en exil dans le sultanat d’Oman », aurait joué un « rôle déterminant » dans la libération des otages, a expliqué cette même source sans plus de détails. Une rançon de plusieurs millions de dollars aurait par ailleurs été payée pour la libération des trois Français, ont également indiqué des sources tribale et de sécurité.

Les trois otages français – deux femmes et un homme – appartenaient à l’ONG française Triangle Génération Humanitaire. Ils avaient été portés disparus le 28 mai 2011 à Seyoun (600 km à l’est de Sanaa), dans la province du Hadramout. Selon des sources tribales, ils étaient détenus dans la province voisine de Chabwa, un fief du réseau islamiste dans le sud du Yémen. Le co-directeur de l’ONG, Pierre Verbruggen, a fait part de son «grand soulagement» après l’annonce de la libération, ajoutant qu’il n’avait aucune information sur la date de leur retour en France.

Fin juillet, des sources tribales avaient affirmé que les humanitaires étaient aux mains d’éléments d’Al-Qaïda qui demandaient une rançon de 12 millions de dollars. Une vidéo mise en ligne le 12 septembre par un site d’information yéménite montrait les trois humanitaires vivants et se disant « otages depuis 102 jours ». Il s’agissait du premier signe de vie depuis leur disparition.

Avec AFP