L’Algérie et son pétrole

L’Algérie pays rentier vit de son pétrole, mais il est établi que le pétrole est appelé à disparaître.

L’Algérie pays rentier vit de son pétrole, mais il est établi que le pétrole est appelé à disparaître.

Si le phosphate et l’agriculture au Maroc, le tourisme en Tunisie, importent énormément pour le développement de ces pays limitrophes de l’Algérie ; celle-ci a toujours compté sur le pétrole pour son essor. Et le matelas d’argent décrié en cette décennie 2000-2010 est dû à l’exportation de nos hydrocarbures et la hausse du prix du baril sur le marché mondial.

L’importance du pétrole étant avérée ; historiquement lors de sa découverte en 1956, en pleine guerre d’Algérie, la France coloniale a intensifié ses efforts de guerre pour garder l’Algérie et ses richesses (la France recherchant son indépendance énergétique pour demeurer une puissance mondiale). L’Algérie détient environ 1% des réserves mondiales de pétrole, au quinzième rang avec 9,2 milliards de barils, et 2,5% des réserves mondiales de gaz, soit 4250 milliards de mètres cubes (l’Europe absorbe 97% des exportations algériennes d’hydrocarbures. Le brut algérien, le Saharan Blend est l’un des meilleurs au monde : sa faible concentration en soufre le rend particulièrement facile à raffiner.

Les principaux marchés des hydrocarbures algériens sont, dans l’ordre : l’Italie, l’Allemagne, la France, les Pays Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni. Le gaz algérien assure 25% (1) de la consommation de gaz de l’Union européenne. C’est dire l’importance pour l’Algérie des réserves de son sous-sol. Et l’on ne peut rester indifférent aux menaces qui pèsent sur cette énergie non renouvelable, sang de l’économie mondiale. Je fais miennes les inquiétudes des experts (2) qui tirent la sonnette d’alarme depuis des décennies quant à la raréfaction prochaine de cet excrément du diable qu’est le pétrole durant la décennie 2020-2030. La presse nationale algérienne traite tout le temps du sujet. Et la conscience du problème juste dans les chaumières les plus isolées d’Algérie. Si notre argent vient juste des exportations de nos hydrocarbures et que le pétrole est appelé à disparaître, pourquoi ramons-nous dans le sens contraire de ce qu’il faut faire ?

Les sacrifices consentis après l’indépendance de 1962 pour l’industrialisation du pays n’avaient servi à rien puisqu’au bout nous avions récolté l’échec suivi de la guerre civile de 1990. Sommes-nous marqués à ce point pour ne plus nous soucier des générations futures, le pays se dirigeant vers la somalisation ?

Avec le prix du baril caracolant autour de 100 dollars, le pays vit dans l’émeute permanente et le terrorisme toujours résiduel, qu’en sera-t-il lorsqu’il n’y aura aucune goutte de pétrole dans le Sahara algérien ? Je crois qu’il y urgence pour nous tous Algériens d’en finir une bonne fois pour toutes avec nos divisions. Il y va de l’avenir de nos enfants.

Amokrane Nourdine

(1) Chiffres de l’an 2005

(2) Géopolitique du pétrole, de Cédric de Lestrange, Christophe-Alexandre Paillard et Pierre Zelenco aux éditions Technip et La face cachée du pétrole de Eric Laurent, éditions Plon.

17 commentaires

  1. @Amokrane Nourdine, je vous donne de l'après pétrole, En 2050 Alger la capitale aura 10 millions d'habitants juste une projection, et si le gaz et le pétrole viennent à manquer, imaginez la catastrophe, pas d’électricité, pas de chauffage ni énergie pour cuisiner. On a plus de forêt, pas de solutions de remplacement à l'horizon, a l'exemple du Biogaz, Bioéthanol, Biocarburant, certes dans cinq ans d’après nos ministres, on aura un pôle de Biotechnologies, y aura t'il des ingénieurs et des chercheurs capables de faire des miracles?
    Le solaire sura t'il répondre à nos demandes en énergie, le projet Desertec, sera confronté à un dilemme, le manque d'eau douce pour le nettoyage des panneaux solaire, n'oubliez pas qu'on est en plein désert et cette matière sera plus que le pétrole.
    Je l'ai déjà écris et s'il faut le réécrire cent fois ou bien mille fois, je vais le réécrire, Si on investit pas dans l'agriculture l'avenir de nos enfants est sombre, déjà avec le pétrole et gaz le notre n'est pas non plus l'éden.
    L’autosuffisance alimentaire ne passe pas, par l'import import, la base d'un pays, c'est son école et son agriculture.
    Tous les projets qui sont en train d'être réalisés actuellement en Algérie, ne sont pas du tout dans l'optique futuriste, on a besoin d'une autre vision pour des projets du futur, pour l'instant je suis peut être a des années lumières de ce que pense nos décideurs, le réveil sera brutal et on sera dos au mur!!!!
    D'ici là, peut-être on ne sera pas là sur forum du Matindz, mais j'imagine déjà la pauvreté, les maladies, le brigandage, un vrai retour au Moyen âge? and that's all talks.

    Dahmane

  2. Les hydrocarbures sont une bénédiction dans les pays démocratiques : autosuffisance et sécurité énérgitique, fiscalité pour les caisses de l'Etat, donc une manne qui bénificie à tous les citoyens. Dans les pays barbares du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, le résultat est l'inverse : ces pays deviennent la proie des pays gros consommateurs. Les pouvoirs utilisant les rentrées d'argent pour parfaire l'appareil répressif, généraliser la corruption, imposant toutes sortes d'injustices, semant les fléaux les plus improbables.
    En ce sens, l'Algérie est le pire exemple. En plus des maux cités précédémment, l'Etat a complètement perverti la société. D'un société de travail des années soixante, il a fait une société de bigots, de corrompus dans l'âme, de bornés. En d'autres termes, un pays clés-en-main pour le prochain colonisateur.
    Vivement la dèche pétrogazière, sous nos latitudes bien sûr.

  3. Si vous croyez un jour que les militaires vont lâcher prise vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, ils ne leur pas suffi le pétrole et le gaz ; voyez vous même les côtes algériennes des casernes partout même dans les grandes puissances y a pas autant de casernes que chez nous, n'espérez pas trop ; le jour où il n'y aura pas d'énergie dans notre pays c'est la fin des temps.

  4. L'ère du pétrole n'est qu'un brin de lumière dans un ciel sombre. Il a profité à une certaine classe.Quand il n'y aura plus de pétrole et c'est pour bientôt, le ciel s’assombrira et nous ferons face à notre destin car nous n'avons pas su profiter de cette embellie et tant pis pour nous.

  5. Ya si Noureddine c'est tout simple, l'Algérie etant elle même devenue une dérivée du pétrole, pas de pétrole, pas d'Algérie, et bonne nouvelle pas de généraux et encore moins de courtisans et de charlatans en gandoura blanche, par contre ce sera chacun son douar et Dieu pour personne

  6. Une critique n'est "belle" que si elle est pertinente, argumentée, bref … intelligente.
    On estime que les Algeriens n'ont pas bénéficié de la rente petrolière, occultant d'où est partie l'Algérie en 1962 : des Algériens analphabètes, sans accès aux soins, une agriculture de subsistance, quelques ateliers pour toute industrie, … Fikou !!!
    Peut-être que si les gouvernements successifs avaient distribué (comme le fit Kadhafi) une rente pétrolière annuelle (de 1000 ou 2000 dollars) aux Algériens … vous auriez applaudit. Le défi actuel est de consacrer les revenus pétrolier à la construction d'une économie pérenne à même d'assurer l'après pétrole. Ce n'est pas simple, ce n'est pas acquis mais cela vaut le coup d'essayer. Une économie qui fait arrive à faire plus 9% de croissance en PIB-hors-hydrocarbure, n'est pas le fruit du hasard. Mais d'un processus initié depuis quelques années. Fikkou !!!

    Lorsque je lis que le solaire risque de capoter par manque d'eau douce nécessaire au nettoyage des panneaux (alors qu'une nappe de quelques milliard de metre cube sert à alimenter Tam sur 700 km), j'ai envie d'abord de rigoler avant de me dire que de telles critiques sont une insulte à l'intelligence des Algériens. Fikou !!!!

  7. @ Si Karim :
    Peut-être on est soit des antinationalistes ou bien des traitres de l'Algérie au solde de la main de l’étranger comme d'habitude.
    On ne change pas les règles du jeu, surtout si on gagne, si vous fourrez bien votre nez dans certains détails des projets réalisés ou en cours ou à réaliser, vous allez finir par accepter la phrase philosophe de Slimane Azem, j'imagine que vous le connaissez:
    "Avouqal Mara Yenghel, Mar trefidhetid Aslaaqal, Athafedh Ulache Dgess", je traduit : "Une ruche pleine d'eau, si elle est renversée, et si tu la soulève doucement, tu verras qu'elle est vide".
    L’après-pétrole c'est un domaine de spécialiste et d'économiste et non pas d'un groupe de Haouch Nedroma, il na y a pas de critiques bêtes sur un projet, si au moins les Algériens ont leurs mot à dire sur certains choix, ma question comment se fait t'il que des contingents d'Algériens quitte ce bled par centaines, Harragas, Canada, Europe, Malaisie, Turquie, Qatar, par voix terrestre, aérienne, marine, tous simplement nos décideurs sont à l'image d'un Zianide.
    Je prie Dieu pour que la Renault Bellara, l'autoroute east west, La mosquée d'Alger, Djezzy,, metro, seront la parade pour l’après-pétrole. Mes encouragements tout de même.

    Dahmane

  8. @Karim zianide
    Pour que notre critique soit pertinente et … intelligente, faisons une petite comparaison, voire deux :
    Aya sidi, ne comparons que le comparable et prenons l'exemple des deux pays voisins, le Maroc et la Tunisie. pour ne pas les citer. Pour que notre critique…. sachons qu'en matière d'infrastructures, en 1962, il n'y a pas photo comme on dit, entre l'Algérie qui a hérité d'un réseau routier, de chemins de fer, d'agriculture, d'ateliers, d'école, d'hopitaux, etc etc etc etc, dix fois supérieur à ceux des pays voisins (parce que chez zux presque inexistant). Aujourd'hui, si l'on compare que le secteur le plus significatif : l'éducation et la recherche, nous sommes à la traine… par rapport à l'Afrique noire même, avec tout le respect. Sans parler du niveau de vie moyen qui est nettement inférieur à celui de la Tunisie par exemple.
    Vous pouvez étendre la comparaison à tous les domaines. Vous vous rendrez compte avec un peu de lucidité et, surtout, avec un minimum d'honnêteté, que le pétrole est notre malédiction. C'est, dans le cas de l'Algérie, une arme de destruction massive entre les mains d'un attardé mental. Ainsi donc, vous trouvez que nous avons hérité d'une agriculture archaïque. Bravo Monsieur !!! Mais je ne sais pas sur quelle planète vous vivez. L'Algérie qui exportait des produits agricoles n'est donc pas la même que celle qui bétonne les plaines, qui clochardise les campagnes… et les villes !!! Quant aux 9, 10 % de croissance annuelle, citez moi un seul 10 pays africains qui ont un taux de croissance inférieur à 7 %.
    ChicheFikou !!!!

  9. Bjr Akli
    J'ai été ravi de lire votre message qui se démarque des inepties habituelles et c'est avec autant de plaisir que je vais essayer de vous répondre sur les points que vous soulevez. La comparaison avec nos voisins :
    Le Maroc détient le record d'analphabètes avec un effroyable 47% dans la tranche de 15 ans et plus. Pire encore, dans la tranche des 15-24 ans (tranche sensée avoir fréquentée les bancs de l'école), ils sont 24%. La durée moyenne de scolarisation dépasse à peine les 4 ans. L'Algérie est à des années lumières du voisin marocain. J'admets que la Tunisie a des scores similaires à ceux de l'Algérie.
    Le niveau de vie, je ne sais pas comment vous l'estimez mais si je me fie au PNB on est loin devant. Malgré la désastreuse politique salariale d'il y a quelques années (et qui s'améliore avec les statuts promulgués et les régimes indemnitaires), vous serez dérouté si vous essayer de comparer les salaires médians -50% d'employés au dessus et 50% en dessous – (pas moyen puisque c'est un leurre) des trois pays maghrébins.
    Et l'on peut égrener de la sorte pleins d'indicateurs que vous aurez loisir de consulter dans le dernier rapport du PNUD et lié aux objectifs du millénaire. Vous serez tout simplement "scotché".
    Quant aux taux de croissance, le Maroc, la Tunisie, l'Afrique du Sud seraient aux anges, s'ils pouvaient dépasser (même d'un 1/10) les 5% de croissance. Je n'essaye pas de dresser un tableau idyllique, il y a une tonne de choses qui fonctionnent mal ou pire, de travers mais je suis allergique aux discours "sinistrose" et encore plus aux écrits débiles et insultant l'intelligence des Algériens (…. d'Algérie surtout).

    Cordialement

  10. Karim zianide, bonjour,
    Vous en conviendrez que la comparaison porte sur des pays à revenus de nature et d'importance extrêmement différentes : entièrement rentiers dans le cas de l'Algérie, basés sur le travail dans le cas de nos voisins. Les moyens financiers sont incomparables (en tout cas on ne l'a martelé des années durant comme une source de fiereté à la télé, etc). Et dans le rapport : moyens financiers, développement économique et social entre les trois pays nord-africains, l'Algérie est très loins derrière.
    Vous me direz : les inégalités sociales dans ces pays, etc. D'accord, mais il faut en parallèle reconnaître que ces pays vont des inégalités vers plus d'égalité à mesure qu'ils se développent. Chez nous, c'est tout à fait le chemin inverse. Les inégalités étaient invisibles à l'indépendance, de peu d'importance en 1980, et hallucinantes aujourd'hui. Et, ne me dites pas que les ultrariches algériens le sont grâce au travail; sinon, on discréditera pour toujours le travail en Algérie. Heureusement donc, pour le concept de travail, ce n'est pas le cas.
    En ce qui concerne l'éducation – enseignement supérieur, c'est un constat : on fait dans le chiffre, basiquement, à outrance, au point où le baccalauréat n'est qu'une formalité. Inutile de parler des cycles inférieurs. La qualité de l'enseignement s'en ressent pleinement. Il n'y a qu'à voir le niveau de nos étudiants inscrits dans les universités étrangères (après un cursus en Algérie) comparés à leurs collègues marocains et tunisiens. Par ailleurs, et je vous assure que ce n'est pas une tournure de la langue, nos paysans des années 60 /70 sont nettement plus cultivés. Ils connaissent absolument tout de nos terroirs, de nos traditions (les vraies, pas celles des feuilletons egyptiens) et sont plus responsables que la plupart des universitaires algériens des promotions chiffrées. Le drame, pour nos paysans, c'est que, au lieu de leur mettre sous la main des outils agricoles, de les former aux techniques, etc; l'Algérie leur à mis un sac de farine de mais made in Canada. Tout ça, tout ce gâchis, rien que pour éteindre toute forme d'autonomie dans la société vis à vis du régime.
    La catastrophe algérienne se situe, à mon sens, au niveau de ces deux points : l'éducation -enseignement et l'infantilisation de la société. Car, la, les dégâts se chiffrent en génération. Par rapport au travail de sape de l'éducation – enseignement et de la société assisté de l'après indépendance, l'argent volé ou dilapidé passe très loin derrière, une futilité.
    Voilà, et j'estime que "qui aime bien chatie bien" et, surtout, ne cache rien.
    Fraternellement

  11. Bjr Akli
    Vous en conviendrez que l’idée de comparer avec nos voisins émane bien de vous. Je l’ai fait avec quelques arguments chiffrés et vérifiables. Je vous reconnais l’honnêteté de n’avoir pas rejeté les quelques parallèles (par ce qu’on pourrait s’étaler longuement sur ce volet) établis entre l’Algérie et ses voisins mais voilà que vous estimez que les économies ne sont pas comparables.
    Lorsque vous parlez des inégalités qui n’étaient pas visibles au lendemain de l’indépendance, cela tient au fait que l’Algérien (dans son immense majorité) était pauvre, que le système « socialiste » imposé a favorisé un nivellement par le bas … Ce n’était certainement pas le fruit d’une justice sociale mais d’un dénuement commun !
    Vous abordez le volet éducation, recherche scientifique, …. Un sujet qui mériterait une discussion à part entière. Je vous dirai juste ceci : Etant enseignant universitaire (dans une université de l’Algerie profonde), je suis resté en contact avec pas mal d’ancien étudiants. Je n’en connais aucun qui ait trouvé que sa formation en Algérie (du moins sur un plan académique) ait été défaillante. Ils ont tous réussit leur cursus. Là où ils font des reproches à l’enseignement algérien, c’est en termes d’inexistence de stages en entreprise, ou d’insuffisance de TPS.
    Pour faire sérieux et s’éloigner des clichés et mensonges des adeptes de la sinistrose, je vous conseille la lecture de ce rapport http://researchanalytics.thomsonreuters.com/m/pdfs/globalresearchreport-africa.pdf

    Cordialement

  12. Karim zianide, bonjour,
    Ma comparaison avec les pays voisins a valeur de moralité. Eux, avec rien, ils ont fait des choses ; nous avec plein de choses, on a produit plusieurs débacles dont la plus visible à l'oeil le moins exercé est la catastrophe urbanistique. On n'a pas besoin d'être spécialiste pour en parler avec sérieux. Et les chiffres plus ou moins officiels ne changeront rien à la malvie et aux tendaces suicidaires chez les jeunes et les moins jeunes. Ces tendances et bien d'autres ne sont pas dues au hasard.
    Quant à l'enseignement, loin de porter un jugement sur le personnel, enseignant ou autre, je ne fait que m'arrêter sur des constats et le plus frappant ,est l'absence des examens de passage. Est ce la faute des enseignants ? Non. Vous discutez avec des étidiants algériens et, dans huit cas sur dix, vous attrapez la migraine pour une semaine. Bien entendu la responsabilité est au niveau des "choix" (entre guillemets) "fondamentaux"; choix qui déterminent tout le reste. Les grèves incessantes, portant sur tout les aspects du système éducatif, tout au long de l'année, ne sont tout de même pas un caprice des étudiants et des enseignants.
    Et comme tout est lié, on peut estimer que tout ce "tirage vers le bas" a, comme prévu, installé la médiocrité, l'iresponsabilité, la vénalité, la terreur-népotisme généralisé, enfin tous ces fléaux qui font que les voleurs font maintenant leur "travail" tranquilement, en plein jour. Ils ne sont plus sous les projecteurs. C'est même qu'on appelle cela, signe des temps, "leqfaza", en opposition aux honnêtes "bouhioufs", cette espèce sérieusement menacée dans notre pays.
    Et, cette discussion, dans le fond, nous éloigne du fond du problème : l'illégitimité du pouvoir en Algérie. Tout est lié. Un système quoi.
    Cordialement.

  13. Akli, mon cher ami
    Que c'est difficile de vous suivre (à moins que vous mettez un malin plaisir à changer de terrain dès que l'on commence à baliser la discussion sur tel ou tel aspect) sur un sujet (pourtant) bien énoncé. On est parti du pétrole et de l'argent du pétrole, avant que vous ne déplaciez le sujet sur celui des pays voisins. Terrain infructueux, vous "sautez" à celui de l'enseignement supérieur (en particulier) et l'éducation en général. Je vous ai conseillé la lecture d'un rapport émanant d'un organisme, Thomson Reuters, au dessus de tout soupçon … voilà que c'est la légitimité du pouvoir que vous voulez abordez (à moins que ne ce soit les aspects urbanistiques) !!!!!
    On aura certainement (le plaisir) de se "retrouver" sur d'autres sujets, si on fait avancer l'idée qu'entre le "tout va bien" et le "tout va mal" il y a un très large spectre : Celui de la vérité ! C'est gagné.
    Je vous remercie pour cet échange courtois et "civilisé" !

  14. Karim zianid, re-bonjour,
    Le dénominateur commun des points que j'ai soulevé par-ci par là est, justement, le pétrole.
    1 – Des gouvernements autoritaires non rentiers (pétroliers) (nos voisins) sont dans l'obligation d'avoir un minimum de bon sens en matière d'économie, d'éducation, d'urbanisme, etc. Un gouvernement autoritaire, nanti, n'en a pas besoin. C'est la nécessité qui crée l'organe.
    2 – Une école qui initie à l'esprit critique forme des citoyens (dangreureus pour les rentiers). Une école pépinière de l'intégrisme et du déracinement est la garantie pour le sytème corrompu d'avoir un peuple docile et manipulable qui n'exiqe pas des comptes. Cette école la est d'autant plus… inutile qu'elle est ouverte au plus grand nombre. Remarquez que le pétrole qui entretient cette école là est celui la même qui paie la scolarité des enfants meqla dans les écoles de Londres et des States.
    3 – Au passage : la catastrophe urbanistique n'est possible que dans un pays rentier du pétrole, pas dans des pays comme la Tunisie ou le Maroc. Ce système rentiers, accaparé par sa mission de rapine, est un sytème gestionnaire des crises (de logement par ex.) (qu'il crée : déclassement des campagnes), par à coup; ou la démagogie n'est jamais bien loin. Je saute : l'économie démagogique à la Boumédienne, parce que artificielle, est prdistinée à être démantelée. Le chadlisme a été démonté par Bouteflika, parce que illégitimité, les chantiers pourvoyeurs de grosse corruption de Bouteflika seront à coup sur, démontés ou regangnés par la brousse au prochain changement de cap. Le fil conducteur de ces catastrophes ? Le pétrole qui permet tout. Comment de telles catastrophes se produisent et se reproduisent elles chez-nous ? l'illégitimité des pouvoirs (incontrolables et, donc, en déphasage avec les besoins réels), li'nadéquation des institutions. etc.. Qu'est ce qui renforce ces illégimités ? Le pétrole (= appareil répressif modernisé). La boucle est bouclée.
    Nous n'avons pas lu vos développements par rapport au verre à moitié plein.
    Je relève, par contre, votre affirmation paternaliste par rapport au fait qu'il ne faut pas distribuer de l'argent du pétrole aux citoyens. Au nom de quoi peut on contester cela à un gouvernement légitime s'il décide de le faire ?
    Cordialement

  15. Je relève, par contre, votre affirmation paternaliste par rapport au fait qu'il ne faut pas distribuer de l'argent du pétrole aux citoyens. Au nom de quoi peut on contester cela à un gouvernement légitime s'il décide de le faire ?
    L'affirmation contraire serait politiquement démagogique et économiquement stupide.
    Pour ce qui l'école et de la citoyenneté, la préméditation suggérerait la solution marocaine qui sciemment a délaissé (sous HII) le "Maroc inutile" dans un état d'analphabétisme scandaleux et où la scolarisation des enfants ne fait (jusqu'à ce jour) d'aucune obligation de par la loi.

    Cordialement.

  16. Ok, l'aspect positif du bilan de l'Algérie consiste donc en le caractère féodal du régime politique du Maroc. Même si "les nôtres" nous ont dépouillé de le seule chose que la colonialisme a fait de bien (pas pour nos beaux yeux, on l'a constaté) : nous débarasser de la féodalité turque qui sévissait trois siècles durant, dans les beyleks tout au moins. Une décision stupide économiquement ne l'est qu'en fonction de conditions et de conjonctures. Un régime démocratique, auquel on ne la conterait pas, peut légitimenent faire dans la distribution
    du moment qu'il est attendu au prochain rendez vous, et même avant. Ce n'est pas le cas de Boumédienne qui distribuait des sacs de mais moissonnés à Hassi Messaoud, détruisant au passage les campagnes. Ce n'est pas le de Chadli qui a déclaré la guerre à la pénurie de banane avec l'artillerie de Hassi machin. Ce n'est pas le cas de Bouteflika qui achète la paix sociale à coup de pack cadeaux, à coupe de mosquées à achever des chevaux, qui engraisse les barbus, les repentis, et ceux qui iront demain au maquis. qui va construire une mosquée avec des pièces de devises étrangères. N'est ce pas là qu'il faut prendre exemple sur la distribuer des billets ? Les libyens, eux, au moins, ont la latitude d'utiliser les 2000 dollars comme ils l'entendent. Pour quoi ne balayons-nous pas d'abord devant notre porte ?
    Je ne parlerai plus de l'école qui étudie tout sauf l'Algérie. Parce que, pour tout vous dire, ce crime contre nos enfants, contre notre histoire, contre ce qu'on est, me révolte.

  17. Pétrole et gaz, ces ressources qui font le malheur d'une nation, sources de convoitise pour les grandes puissances qui, assoifées de suprématie economique, n'épargnent aucun effort pour s'en accaparer coute que coute, meme au détriment d'une tranquilité longtemps recherchée par une humanité horriblement déshumanisée au nom d'un progrès insensé qui ne fait que détruire hommes et terre!
    permettez-moi d'interroger le pouvoir Algerien par des simples questions;
    – avons-nous vraiment puiser toutes nos ressources en hydrocarbures ?
    – la surface terrestre exploitée depuis 1956 à nos jours ne représente-t-elle pas moins de 60% de la surface explorée qui elle même ne représente que 1/5ème de la surface nationale explorable? (environs 1.800.000 km2).
    – pourriez-vous nier le fait que beaucoup de nos puits exploités ne le sont qu'à moitié, à défaut de techniques de production, meme si les contrats de partage de production liant la Sonatrach avec les associés étrangers sont nombreux ?
    – la production hydrocarbure en Algerie n'est-elle pas encore trés jeune ?
    – doubler la surface explorable ne consolide-t-il pas nos réserves confirmés et n'aidera t-il pas de quadrupler notre production tout en gardant 3/5 de la surface explorable intouchable ?
    – pourquoi l'Algérie ne dispose t-elle de rien que 4 raffineries simples alors que les pays consommateurs en possèdent des dizaines?!! mettre 20 milliards de dollars dans l'achat de raffineries complexes ne triplera t-il pas nos revenus?
    – à qui profite la vente du pétrole dans son état brut non raffiné?
    – n'est-il pas claire l'existence d'un pacte entre les grandes puissances et le pouvoir Algerien selon lequel l'Algerie vendra du brut contre un "parrainage de dictature" et un "laisser-tranquille"?

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