Plusieurs morts lors de manifestations contre le régime de Bachar Al-Assad

Les ministres arabes des affaires étrangères tiendront le 12 novembre une réunion sur la Syrie, le régime de Bachar al-Assad ayant failli à ses engagements de cesser la répression contre le mouvement de contestation, selon un communiqué officiel de la Ligue arabe dimanche 6 novembre.

Selon le texte, la réunion a été décidée « en raison de la poursuite de la violence, le gouvernement syrien n’ayant pas respecté ses engagements à appliquer le plan arabe pour une sortie de crise dans le pays ».

Dix civils ont été tués dimanche, dont huit à Homs (centre), par les forces de l’ordre, au premier jour de la fête musulmane de l’Aïd Al-Adha, indique l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). En outre, deux civils ont péri sous les balles des forces de sécurité dans les villes de Hama et d’Idleb, dans le nord du pays.

Malgré les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines à Homs, un haut lieu de la révolte contre le président Bachar Al-Assad, des manifestations ont eu lieu dans la plupart des quartiers de la ville, selon la même source. Les forces armées et de sécurité sont également intervenues à Zamalka et Irbine, dans la province de Damas, ont ajouté les Comités de coordination locaux (LCC), qui chapeautent les manifestations en Syrie.

Le président Al-Assad a assisté à la prière de l’Aïd Al-Adha dimanche matin à la Mosquée al-Nour de Raqqa dans le nord de la Syrie, a rapporté la radio officielle syrienne. Dans de nombreuses villes du pays, cette prière a été suivie par des défilés parfois massifs pour soutenir Homs et appeler à la chute du régime, selon l’OSDH et les LCC.

Les forces de sécurité ont dispersé à coups de gaz lacrymogène et en tirant en l’air une manifestation à Damas dans le quartier de Kafar Soussé. Cinq manifestants ont été blessés et plus de soixante-dix personnes ont été arrêtées, dont trente manifestants, dans ce quartier, a rapporté l’OSDH.

D’autre part, les détenus de conscience ont entamé dimanche une grève de la faim dans les prisons syriennes « pour protester contre le régime qui n’a pas tenu ses promesses mensongères de les libérer », selon l’OSDH.