Les forces syriennes ont tué huit civils, dimanche, lors d’opérations menées dans plusieurs villes du nord-ouest du pays, indiquent des habitants et des militants de l’opposition.
Des personnes ont été tuées dans la zone rurale d’Hama et dans la province voisine d’Idlib, deux régions dans lesquelles les interventions militaires et les arrestations se sont multipliées depuis la défection du procureur d’Hama la semaine passée.
Selon des opposants syriens, les autorités soupçonnent le juge Adnan Bakkour de se cacher quelque part dans la campagne autour d’Hama.
Des centaines de membres des forces de l’ordre ont mené des perquisitions systématiques dans les villages autour de Kfar Banouza, ville natale du magistrat, et ont procédé à de nombreuses arrestations.
Selon les autorités, Bakkour aurait été enlevé par des hommes armés lundi, mais dans une déclaration postée sur le site YouTube, le juge explique avoir démissionné après l’exécution sommaire de 72 opposants et militants détenus à la maison d’arrêt d’Hama, à la veille d’un assaut militaire contre la ville le 31 juillet.
Le président du CICR à Damas
Parallèlement, Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), était en visite à Damas pour évoquer notamment la question des soins à apporter aux blessés et celle de l’accès aux détenus alors que la répression du régime de Bachar el-Assad se poursuit contre le mouvement de contestation lancé il y a cinq mois.
Des militants ont fait état d’opérations militaires et d’arrestations massives dans des zones sensibles, comme Idlib, près de la frontière turque, et Deir el-Zour, dans l’est du pays. Ils faisaient état de morts, mais sans donner de chiffres précis.
De son côté, l’agence de presse officielle syrienne a annoncé que neuf personnes, six soldats et trois civils, avaient été tuées dans le centre de la Syrie, victimes d’une embuscade tendue par des groupes armés. Le régime attribue la responsabilité de l’insurrection à des malfrats et des gangs armés, et affirme que les forces de sécurité sont les vraies victimes.
A Damas, le président du CICR, Jakob Kellenberger, a rencontré le ministre des Affaires étrangères Walid al-Moallem dimanche, et il devait s’entretenir avec Bachar el-Assad lundi.
Par ailleurs, le secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil Elaraby, a annoncé dimanche qu’il prévoyait de se rendre en Syrie dans la semaine à venir pour « parler franchement et faire part des préoccupations actuelles » aux autorités.
Sources Agences




