Signature d’un accord de coopération nucléaire entre la France et l’Algérie

Le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo et le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil ont paraphé mardi à Alger un accord-cadre de coopération dans le domaine du nucléaire civil, le premier du genre entre Paris et un pays "arabo-musulman", précisait-on dans l'entourage du président Nicolas Sarkozy.

Cet accord, qui doit encore être validé après consultation de la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom), est destiné à organiser la coopération entre les deux pays et doit notamment rendre possible des partenariats industriels, des transferts de technologie, des coopérations en matière de formation ou de prospection d'uranium.

L'Algérie et les Etats-Unis avaient signé en juin à Alger un protocole d'accord sur le nucléaire civil permettant un échange d'experts et le développement de programmes communs de recherche.

Dans le cadre de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, des accords commerciaux ont par ailleurs été signés, essentiellement dans les domaines des hydrocarbures et des transports.

Le directeur général de Total Christophe de Margerie a ainsi signé un contrat prévoyant la construction d'un complexe pétrochimique (vapocraqueur) à Arzew, près d'Oran, pour un montant d'un milliard d'euros.

Le français Gaz de France et l'algérien Sonatrach ont aussi prolongé jusqu'en 2019 leurs contrats d'approvisionnement en gaz naturel liquéfié, ce qui représente une facture de l'ordre de 2,5 milliards d'euros par an pour GDF.

En revanche, l'investissement par GDF d'un milliard de dollars (683.500 euros) pour développer le gisement gazier de Touat ne figurait pas dans les contrats signés mardi, contrairement à ce qu'avait annoncé dimanche Nicolas Sarkozy.

"Gaz de France va investir un milliard de dollars sur le gisement de Touat", avait affirmé le président français à l'agence de presse algérienne APS. En fait, le plan présenté l'été dernier auprès des autorités algériennes, avec une mise en production envisagée fin 2011, n'est pas encore signé.

Alstom va de son côté fournir une centrale thermique de 1200 MW à Terga, à 600km à l'ouest d'Alger, pour un montant de 800 millions d'euros. Le groupe a aussi signé un accord sur la construction de deux tramways à Oran et à Constantine et sur l'extension du tramway d'Alger, pour un montant total de 300 millions d'euros.

La RATP a décroché quant à elle un accord sur l'exploitation et la maintenance du futur métro d'Alger, pour un montant de 130 millions d'euros.

Un autre contrat porte sur la sécurisation des oléoducs de la région ouest par Thales.

Rédaction
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5 commentaires

  1. ok c bien beau mais le chomage et qu’elle rente pour notre pays et cela nous rapportera quoi a nous pauvre peuple. donc au final ils vont encore pomper l’argent de notre pays avec la complicitée de nos tortionnaires

  2. L’évocation, à elle seule, du vocable "arabo-musulman" me donne la chaire de poule car cela nous renvoie à des images d’un film d’horreur qui perdure depuis des siècles. Tant qu’on nous refuse de faire le portrait-robot de ce metteur en scène qui a horrifié la moitié de l’humanité, je ne vois pas comment on peut être tranquille et confiant avec ce vocable. Moi en tout cas, il me fait peur car il est incompatible avec la liberté, l’égalité et la paix. Faites attention quand même.

  3. de toute facon, il ont toujours meprise les gouvernements du tiers monde. ils ont raison, ont est meme pas capablent de resoudre le probleme de la pomme de terre, ils signent un accord de cooperatio nucleaire.

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