Tout est parti d’un documentaire, Fidaïyate, réalisé par Lamia Gacemi. En marge de la projection le 26 avril dernier, Yacef Saâdi s’est attaqué au statut de moudjahida de Louisette Ighilahriz. Celle-ci a décidé de contre-attaquer et de révéler dans la presse certaines vérités que beaucoup voudraient ne jamais voir publier. Ambiance.
– Qu’est-ce qui a poussé Yacef Saâdi à vous attaquer ?
Je ne sais pas. Je continue à me demander pourquoi il a tenu ces propos. J’ai été terriblement bouleversée lorsque j’ai lu ce qu’il a dit lors de son interview. Les explications qu’il avance pour dénigrer mon statut de moudjahida ne tiennent pas debout. Il affirme que je n’étais pas avec lui, mais je n’ai jamais prétendu avoir combattu à ses côtés, puisque j’agissais à cette époque en dehors de la zone autonome pour le compte des services de renseignements et de l’information. Je n’ai connu Yacef Saâdi qu’après l’indépendance, lorsqu’il a épousé ma sœur Malika (moudjahida, elle a fait partie du réseau Jeanson pour la zone autonome d’Alger, ndlr). Cette union n’a duré que quelques mois puisque mon père a refusé que Yacef fasse partie de la famille. Il disait que ce «genre d’homme» ne mettra jamais les pieds «chez moi». Après la décision de mon père de lui interdire l’accès à la maison, ma sœur Malika et Yacef venaient chez moi. C’est pour cela que, quand je l’entends dire qu’il ne me connaît pas, je tombe des nues. J’ai quand même été sa belle-sœur pendant quelques mois !
– Que voulait dire votre père en parlant de ce «genre d’homme» ?
Yacef Saâdi avait très mauvaise presse parmi les moudjahidine.
– Quand vous dites qu’il avait mauvaise presse, qu’est-ce que cela laisse entendre ?
La première des choses qu’on m’a dites lorsqu’on m’a ramenée en cellule, le 20 décembre 1957, après les séances de torture, c’est que Saâdi avait fauté…
– En clair ?
Ça voulait dire qu’il avait balancé beaucoup de gens. Mais ce que je dis, il le reconnaît lui-même. Tout le monde connaît cette partie de son histoire. Ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi, aujourd’hui, s’en prend-il à moi
– Cette histoire n’est-elle pas finalement qu’un vieux conflit familial ?
Je ne le crois pas. Il m’a attaquée en tant que moudjahida et non en tant que sœur de Malika.
– Vous racontez que lors des séances de torture que vous faisait subir le capitaine Graziani, celui-ci vous a reproché votre entêtement à résister, alors que d’autres avaient déjà donné des noms. C’est à ce moment-là qu’il vous aurait montré une photo de Zohra Drif-Bitat et de Yacef Saâdi assis ensemble…
Le capitaine Graziani parlait très bien arabe. A un moment donné, il s’est approché de moi et il m’a mis sous le nez une photo montrant Zohra et Yacef assis ensemble. Sur cette photo, Yacef écrivait. Il avait les jambes croisées, et Zohra était à ses côtés. Le capitaine Graziani m’a dit : «Regarde, pendant que tu t’entêtes à ne rien dire, eux ils ont déjà parlé…»
– Pensez-vous que l’on va assister à un grand déballage sur les dessous de la guerre de Libération nationale ?
Nous traversons depuis quelques années une sorte de révisionnisme. Nous assistons à une remise en question de notre histoire, de notre révolution. Il y a beaucoup de zones d’ombre et de non-dits. Un certain nombre de moudjahidine ont réécrit leur propre histoire de combattant. Beaucoup ont usurpé des faits d’armes pour se les attribuer.
– En 2012, on pourra consulter les archives françaises relatives à la guerre. Vous pensez que certains «héros» ont du souci à se faire ?
Absolument ! Beaucoup ont pris une posture de grand résistant, alors qu’ils ne le sont pas. Ils sont connus de tous les moudjahidate et moudjahidine. Je réserve les noms de ces personnes à la justice.
– Pourquoi n’avoir pas dénoncé plus tôt l’imposture ? Par votre silence, quelque part, vous avez cautionné ces mensonges…
C’est vrai. Mais la force et le pouvoir ont toujours été de leur côté. Nous, on s’est contentés de nos retraites et de nos pensions pour élever nos enfants et on a laissé dire tous les mensonges que certains ont mis en place pour se fabriquer une image très loin de la réalité. Mais maintenant, on a décidé de ne plus se taire. De ne plus être complices de certains mensonges. Personnellement, je continue mon combat quels que soient les problèmes auxquels je suis confrontée.
– On a ouvert un chapitre de l’histoire que certains voudraient peut-être oublier…
On l’a ouvert. Personne ne nous a autorisés à le faire. Vous savez que certains m’ont reproché d’avoir poursuivi en justice les généraux français ? L’Etat algérien a refusé de m’aider. Ce sont des entreprises privées qui sont venues à mon secours et ont accepté de m’aider financièrement lors du procès.
– Lors de ce procès contre le général Schmitt (lieutenant durant la guerre de libération, il avait qualifié Louisette Ighilahriz d’affabulatrice après ses propos sur la torture, ndlr.), celui-ci vous a glissé à l’oreille qu’il avait de la compassion pour vous, mais qu’il avait encore ses hommes à lui en Algérie…
Absolument. Je l’ai constaté et vérifié. Il savait à l’avance qui j’avais vu, qui j’avais rencontré à Alger. Comment pouvait-il le savoir ? Lors de la dernière journée du procès, il m’a dit que ses hommes lui rapportaient quotidiennement mes faits et gestes. Qui sont ces hommes ?
– Ne croyez-vous pas qu’il est temps pour les historiens d’écrire sur la guerre de Libération nationale de manière indépendante du pouvoir pour que les Algériens sachent enfin ce qui s’est passé ?
Je le souhaite de tout cœur. Qu’on libère toutes nos archives pour qu’on puisse enfin dire la vérité.
– Pour poursuivre en justice Yacef Saâdi, vous allez demander la levée de son immunité parlementaire (Yacef Saâdi est sénateur du tiers présidentiel, ndlr)…
Oui, car en tant que sénateur, je ne peux pas le poursuivre en justice. Je lui demande de se comporter pour une fois comme un homme et de démissionner pour venir m’affronter au tribunal.
Salim Mesbah
El Watan
Bio express : Née le 22 août 1936 au Maroc. Engagée à 21 ans dans la Révolution, elle rejoint le maquis en pleine «Bataille d’Alger», car elle est activement recherchée. Grièvement blessée lors d’une embuscade, le 28 septembre 1957, elle est rapatriée d’urgence dans un hôpital où elle passera plus de trois mois dans les locaux de la 10e DP, à Alger, où elle sera torturée .
Elle ne devra son salut qu’à l’intervention d’un médecin de l’armée française qui obtient son transfert en prison, alors qu’elle est entre la vie et la mort.





C'est dommage pour nous qui n'étions pas de ce monde à cette époque de bravoure et de sacrifice; pour apprendre 1/2 siècle après les faits que ce Yacef Saadi n'avait terminé la belle saga de la bataille d'Alger que comme un vulgaire bouchkara.
Il m'a été donné de lire dans El Watan je crois; que la personne présentée dans le film "La bataille d'Alger" tremblant et exténué et qui guide les paras dans la fameuse cachette de Ali, Hassiba, Petit Omar (allah yarhamhoum) est toujours vivante et qui réfute avec des arguments implacables que ce n'est pas lui le bouchkara mais qu'il n'avait pas les complicités et les soutiens puissants dont jouissaient cet co-auteur Yacef Saadi qui s'est affublé à travers ce film culte le beau rôle: le pauvre malheureux incriminé ne connaissait ni la cachette de ces 3 martyrs plastiqués ni celle du grand martyr (allah yahamou) Larbi Ben Mhidi.
Mais qui sait ma soeur (ou ma mère?) Louisa, cette polémique qui tente de te toucher dans ta dignité il faudrait juste la considérer comme une bénédiction qui te permettra à toi la frêle moujahida de laver l'honneur de ce moujahid accusé à tort par Saadi dans son film et de confondre le véritable dénonciateur qui n'aurait sûrement pas manqué de mettre en relief des actes de torture contre lui si ça s'était passé ainsi, mais s'il escamote la torture contre lui c'est qu'il n'a pas été torturé, et s'il n'a pas été soumis "à la question" c'est qu'il avait parlé bien avant d'avoir reçu une gifle.
Moralité de l'histoire "RABI A'MANOU LABSAR BECH YAKACHFAH ici en ce bas monde bien avant celui de l'au delà.
Enfin et pour terminer, l'histoire retiendra que malgré vos engagements et vos sacrifices vous (vous Louiza mais aussi Djamila et d'autres) vous ne vous êtes jamais accoquiné avec le pouvoir ni hier ni encore pire aujourdhui, si vous n'avez pas donné votre onction à ces mafieux qui se sont accaparés du pays comme le fait notre grand faussaire national "ABDELKADER EL MALI", par contre Saadi s'est accoquiné avec le pouvoir de Benbella (qui l'a laissé écrire l'histoire à sa guise contre quoi????) mais il fait mieux en devenant sénateur du régime le plus corrompu depuis l'indépendance.
Tous mes respects madame. Mr Yacef doit savoir que c'est grâce a hassiba bouhired ali la pointe arezki louni et d'autres jjeunes et belles du FLN qu'il a le statut qu'il a en Algérie. Il sait très bien que tout ces hommes et toutes ces femmes etaient d un courage et d'une bravoure à faire pâlir de hontes tous ceux qui pretedent maintenant avoir etaient des combattants. Mr yacef vous savez très bien que le petit omar (votre neveu) était -et est toujours là haut- un brave petit homme plus courageux que tous ces faux moudjahidines qui arpentent les rues d'Alger chaque jour et que tu ne dénonce pas. Omar hamadi condamné a mort par la France alors qu'il n'avait que 16ans a peine a vécu avec les cauchemars du condamné .a mort toute sa vie avant de tomber sous les balles des tangos. Mr yacef ceux et celles qui étaient sous ton commandement étaient plus brave et avaient plus de courage que toi tu dois le reconnaitre et leurs rendre hommage. Combien même louisa ne serait pas une moudjahida et n a pas été sous tes ordres, pour tous les sévices et les supplices qu'elle a subit de la part de militaires français -des lâches- vous n'auriez jamais du la dénigrée comme ça. Vous Mr yacef est ce que vous avez été torturé comme elle ? Pourquoi les militaires français se sont acharnés de cette façon bestiale sur une petite femme et pas sur vous alors que vous étiez leur ennemi n°1 dans la hiérarchie du FLN de la zone autonome? dans la vie ont fait les choix selon sa propre personnalité. Vous avez choisis de vous rendre pour épargner les vies des autres -selon vos propres dires- . Et hassiba petit omar ali la pointe, ont choisis de continuer et finir leur combat en martyrs 14 autres perssones sont mortes ce jour avec eux en martyrs – vaut mieux mourir que vivre en esclave de quoique ce soit-. en ayant vécu et constaté ce qu'est devenu l'Algérie entre les mains de tous ses hypocrites de gouvernants et tous ces faux moudjahidines vous devriez regrettez de ne pas avoir eu le courage de hassiba petit omar et ali la pointe au lieu de ça vous torturez encore une fois cette brave femme. Je suis sur que vous rêvez d'être a sa place oui a sa place, d'être une femme torturée comme djamila merieme louisa et toutes les autres, que d être l'homme qui se rend aux français et qu'on ne torture pas ou pas assez pour prouvez qu'il est un vrai homme. louisa et toutes les autres salut a vous toutes.
Nous sommes impatient de voir ces archives en 2012. Bien YACEF A BALANCE TOUT LES COMBATTANTS DE LA ZONE AUTONOME. Plus de 80 pages d'aveux (voir sur internet).et on se demande qui a donné Ali lapointe Hassiba et le petit Omar. Aprés l'Indépendance bon nombre de harka ont été réhabilités tel que Tounsi par exemple. Il fallait aux dirigeants "illégitimes" de l'époque avoir ces harki à leurs côtés. Mme Ighilahriz peu importe que vous soyez née au Maroc pour nous vous êtes à part entière Algérienne. Ce qui me déçoit c'est que beaucoup de gens comme vous ont peur du pouvoir actuel alors qu'ils ont affronté bien pire. J'appelle tous les gens dans votre cas d'avoir du courage et dénoncer ces voyous qui nous gouvernent encore. Internet est à votre disposition. Vous êtes tous agés pour garder encore ces secrets. LIBEREZ VOS CONSCIENCES pendant qu'il est encore temps. Relevez vous ne courbez pas l'échine.
Pensez vous que Boutef s'enquiquine avec des vrais hommes à l'intégrité irréprochable Mme? Mais que non, pour connaitre la véritable histoire et le passé révolutionnaire de quelqu'un, il faut juste attendre si un jour ce quelqu'un soit appelé par ce même Boutef à travailler avec lui, pour deviner rapidement ce que vaut réellement celui ci, et le tour est joué. Ca ne demande aucune gymnastique intellectuelle ni une souplesse de l'esprit pour débusquer les intrus ainsi que les imposteurs qui tapissent dans l'ombre de nos Palais afin de parachever ce que la France n'a jamais réussi à entreprendre contre notre cher Peuple, car cette même France s'était proclamée haut et fort être nos colonisateurs, ce que ses sbires qui nous saignent à blanc n'ont jamais eu le cran d'assumer ni reconnaitre, encore faut il avoir un semblant de dignité pour le faire, chose qui ne figure pas dans leur jargon ni dans leur culture de sorciers Crado faisant encore à l'orée du 21ème siècle la court à tous les charlatans de la plus petite à la plus grande Zaouia dont regorge hélàs notre chère et valeureuse Patrie qui ne manque pourtant pas d'hommes à la logique et le sens de la grandeur les plus cartésiens, susceptibles de rendre jalouses les Nations les plus érudites qui peuplent notre Univers. Le fellah a toujours baissé son pantalon pour faire rougir ses tomates, Yacef Saadi a baissé le sien pour vous faire réagir. Bravo Mme Ighilahriz, continuez votre combat, car il est juste et noble, démasquez ces taupes sinon on sera toujours contaminé par la PESTE qui ronge notre présent médiévale, longue vie à vous et à tous vos semblables, le pari en vaut la chandelle.
C'est triste pour notre pays d'assister à ce genre de déballage entre des résistants et résistantes, alors que les véritables harkis ne sont pas dénoncés et agissent tranquillement dans les arcanes de l'Administration algérienne. En 1962, de 40.000 moudjahidine recensés on est passé un plus d'1 million en 2011, pour le simple fait que des réfugiés en Tunisie et au Maroc sont devenus par miracle des moudjahidine en 1960 et 61. Le gouvernement français, sentant la fin proche de la guerre d'Algérie, oblige les officiers algériens à rejoindre le maquis afin de noyauter l'ALN soupçonnée d'étre sous influence communiste. Sans compter les individus emprisonnés pour des délits de droit commun, devenus par enchantement des détenus politiques, voire des responsables qui ont acheté des attestations communales pour leur promotion professionnelles. Et quand on entend des" Résistants" dire j'ai des dossiers , cela s'appelle dissimulation de preuve. Lequel est puni par la loi.
bravo Madame, nous savons tous que vous etes une moudjahida authentique,nous savons aussi que yacef Saadi a vendu Alger à l'armée des frontières et assassiné des djounouds de la wilaya 4 comme il a vendu à l'armée française de valeureux moudjahine, après avoir rendu des services à aussares il en fait de meme avec Ben Bella en contre partie de s'approprier les biens des pieds noirs qui ont fuit Alger,jusqu à présent Yacef reste une honte pour les algérois et pour ses voisins de la casbah.
C'est un secret de polichinelle, tout le monde sait que yacef est une balance, et il se permet de perorer sur ses seigneurs et maitres, tant que les français ne lacheront pas les archives les traitres de tous bords continueront de sevir et de nuire…plus pour longtemps….
A Chater:Le FLN n'a jamais dit aux fidayines de la bataille d'Alger de ne rien dire pendant les interrogatoires.Il leur a dit:essayez de tenir au moins 24 heures, le temps que les autres membres soient informés de cette arrestation et se mettent à l'abri.Les hommes ne sont pas faits de métal et ils finissent par craquer.Ensuite, sache que pour nous Algérois,yacef Saadi est un grand héros de la révolution algérienne.Alors au lieu de l'attaquer, continuez comme vous le faites de dénoncer Abdelkader el Mali et tous ces soi-disant Moudjahidines de l'armée des frontières
Salutations
PS:tu noteras mon surnom ''Petit omar'' que j'ai choisi avant cette affaire entre Yacef et Mme Ighilahriz.Mon grand regret est que deux personnes algéroises se déchirent alors qu'il faut mettre son énergie dans l'anéantissement de dracula(le clan d'Oujda)
salutations
Sans pour autant vouloir polémiquer avec vous, je sais comme vous "Petit Omard" que les fidayines dans les villes devaient tenir 24h avant de cracher le morceau et permettre ainsi aux autres membres de se diluer dans la nature, quant aux combattants dans les maquis, eux devaient résister à la torture 48h. Mon propos dans mon post, c'est de revenir sur les témoignages à travers le film La Bataille d'Alger, co-produit par Yacef Saadi où le début du film commence par ce résistant qui finit par craquer et conduit les paras du sinistre Bigeard à la cache des plastiqués (Petit Omar, Hassiba Ben Bouali, Ali la Pointe allah yarhamhoum), c'est que le personnage présenté dans ce film est toujours vivant et il a témoigné dans El Watan sur cette escroquerie historique en disant "je ne pouvais être la personne qui a balancé ces 3 martyrs pour la simple raison que je ne connaissais pas leur cache tout comme celle du grand martyr Larbi Ben Mhidi, c'est une manière de nous suggérer que la personne qui a conduit à leur arrestation se devait les connaitre et savoir où ils se cachaient et en suivant son regard on trouvait la personne de Yacef Saadi.
En disant dans mon propos que Yacef a dû être la personne qui a craché le morceau ce n'est pas pour dire pourquoi il a parlé, mais pour souligner que dans le film il y a des blancs inexplicables. On n'y voit pas Yacef soumis à la question, s'il y avait été soumis et qu'il en porte séquelles et traces (comme celles de la brave moudjahida Louisette que ce Monsieur l'a attaquée gratuitement lui déniant toute participation à la guerre de libération. Il aurait forcément mis en exergue ce triste épisode; s'il le saute et on ne le voit pas soumis à la torture c'est qu'il y a échappé à la baignoire et à la gégéne, mais alors se pose la question pour quoi un grand chef comme Saadi a échappé aux tortures et la réponse est aisée : il a parlé sans être soumis à des actes barbares comme ceux qu'ont endurés Louisette mais aussi Larbi Ben Mhidi qui a sûrement dû être amoché pour amener le criminel Aussaress à le faire disparaitre.
The last but not the least, pour quoi Saadi s'attaque à cette frêle moujahida à l'automne de sa vie en disant au départ "c'est une manigancière et une menteuse, j'étais chef de la Casbah et je ne l'ai pas connu; ensuite devant le tollé soulevé, il se rétracte quelques peu pour dire qu'elle n'était pas sous ses ordres et c'est ce qu'il voulait dire" mais cher "PETIT OMAR" pouvez-vous gober des sornettes pareilles? Si Saadi ne connaissait pas Louisette (ce qui est faux parce qu'elle affirme qu'il a épousé sa soeur Malika un certain temps) on ne parle pas d'une personne qu'on ne connait pas à moins de faire dans la médisance, mais il va loin en portant un double jugement : historique et moral en affirmant qu'elle n'est pas moudjahida et qu'elle ment.
Quand il se rétracte, il prétend avoir juste dit qu'il ne la connaissait pas parce qu'elle n'était pas sous ses ordres et selon cette théorie yacéfienne Zabana, Boumelik, Zeddour, Si Rédouane, et d'autres martyrs et anciens résistants qui n'étaient pas sous ses ordres sont des menteurs et des usurpateurs parce que M. Yacef doit avoir connu la personne pour lui donner l'onction de vrai martyr ou d'ancien moudjahed…….
Yacef, comme je l'ai dit précédemment a été un résistant mais qui a fini bouchkara en affublant les autres de ses ignominies ça a commencé avec la bataille d'Alger où il fait porter le chapeau de la dénonciation de ses camarades à un autre (lequel je le répéte est aussi un Algérois de bonne souche et de bonne moralité et qui est toujours vivant) au crépuscule de sa vie il redevient bouchkara en jetant en pâture une brave dame lui déniant le titre glorieux de résistante et l'affublant d'être menteuse.
PS : je ne suis pas Algérois et j'ai autant d'amour et d'affection pour les martyrs et les résistants d'Alger, j'ai autant d'admiration pour Louisette que pour Djamila Bouhired, Ouzegane Fatma, mais aussi tous nos martyrs et résistants de toute l'Algérie de Si El Haouas, à Amirouche, Si Salah, Boubnider, commandant Azzedine, Si Lakhdar, Benboulaid, Laghrour. Lotfi.
Fraternellement
Selon Hegel la véritable histoire objective d'un peuple commence lorsqu'elle devient une histoire écrite.Toutes ces polémiques autour des acteurs de la révolution algerienne cinquante ans après
l'indépendances s'inscrivent dans la dynamique pour le changement de ce système qui a confisqué la mémoire du peuple depuis 1962. Ce changement passera inévitablement par l'écriture de la véritable histoire.
A Chater Herandou
:La polémique entre Le colonel yacef Saadi et Mme.Louisa est effectivement malheureuse surtout qu'il émane de deux Algérois.Mais je suis très très heureux ,extrêmement heureux que yacef Saadi n'ait pas été torturé par les paras.cela lui a permis de nous donner après l'indépendance sn film extraordinaire''La bataille d'Alger''' en fait selon le livre de Mohamed Lebjaoui(membre du CNRA) qui était à la Casbah en février 1957(grève des sept jours).La bataille d'Algérie, car après la grève des sept jours la question algérienne a été discutée à l'ONU.Entre nous, j'ai compris que tu n'es pas algérois.Tu did Rebbi Kechfah.A Alger on dit kechfou.Tu es oranais, originaire d'Oujda ou du moins tes parents.,,Bref.La campagne de salissage des révolutionnaires algérois par les planqués du clan d'oujda ou leurs mercenaires journalistes des autres régions tombera dans les poubelles de l'histoire.Car le combat héroique des fidayines algérois est gravé dans nos coeurs et nos esprits, mais surtout dans un film que nous aimons regarder et faire regarder à nos enfants:la bataille d'Alger et le rôle héroique des fidayines et du colonel Yacef Saadi,Cela, nous nous le ferons jusqu'a ce qu'on bottera hors de l'Algérois le clan d'oujda.
Salutations
Yacef Saadi à négocié l'arrêt des bombes et l'assassinat des civils, il faut visionner le documentaire déja diffuser sur LCP, television française, le temoingnage de Yacef saadi. Moi je demande aux deux, Yacef et L. Ighilahrez d'arrêter ce genre de débalage public par respect aux memoires de nos valeureux tombés au champ d'honneur les armes à la main. Ce n'est pas de cette façon qu'on va connaitre les vérités sur la guerre d'Algérie. Sans parler des balances FLN contre MNA, etc,… Lire Le livre de Jacques Simon "L'algerie".
Comment le FLN de Abane a balancé tous les messalistes de la Casbah, Ce n'est pas bon à dire mais la vérité un jour, on doit l'entendre crue même je sais qu'elle va faire des dégats. Par contre, les vraies balances ne parlent pas beaucoup. Ci-dessous la déposition d'un Ex president de la république sur l'affaire de la POSTE d'Oran.
5 Avril 1950 :
Un hold up aux allures militaires est perpétué à la grande poste d'Oran en avril 1949. Lors de la capture de l'OS (des militants de l'Organisation Spéciale, la branche armée et secrète du MTLD) Ben Bella. est arrêté
Sa déposition complète (il est prolixe) est enregistrée le 12 Mai 1950.
L'an mil neuf cent cinquante et le douze du mois de mai, Devant nous, Havard Jean, commissaire de la police des renseignements généraux, officier de police judiciaire, auxiliaire de M. le procureur de la République. Agissant en exécution de la commission rogatoire n°34 du 7 avril 1950 de M. Catherineau, juge d'instruction près le tribunal de première instance de l'arrondissement de Tizi Ouzou, étant subdélégué.
Assisté de l'inspecteur officier de police judiciaire Tavera René de notre service. Pour faire suite aux renseignements contenus dans la déclaration de Belhadj Djillali Abdelkader Ben Mohamed, entendons le nommé Ben Bella Mohamed qui nous déclare :Je me nomme Ben Bella Mohamed Ben Embarek, né le 25 décembre 1916 à Marnia (département d'Oran, arrondissement de Tlemcen), fils de Embarek Ben Mahdjoub et de SNP Fatma Bent El Hadj, célibataire. J'ai exercé la profession de cultivateur à Marnia. Actuellement, je suis permanent rétribué du parti politique MTLD. J'habite Alger, chez Mme Ledru, 35, rue Auber. J'ai fait mon service militaire en qualité d'appelé au 141 RIA à Marseille. J'ai fait la campagne de France 1939-1940, puis la campagne d'Italie. J'ai été démobilisé avec le grade d'adjudant en juillet 1945.Je suis titulaire de la médaille militaire avec 4 citations. Je n'ai jamais été condamné, je suis lettré en français et quelque peu en arabe. J'ai fait mes études primaires au collège de Tlemcen (EPS) jusqu'au brevet. Mes études terminées, je suis retourné chez moi, dans ma famille à Marnia, où j'ai aidé mon père qui possédait un café fondouk et du terrain de culture. J'ai été appelé sous les drapeaux en 1937 et, comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai fait la campagne de France et d'Italie pour être démobilisé en juillet 1945.
Pendant toute cette période, je n'ai pas eu d'activité politique. J'ai commencé à faire de la politique juste après ma démobilisation. Je me suis inscrit aux AML (Amis du manifeste et de la liberté) mais je n'avais aucune fonction particulière ni aucune responsabilité. Aux élections municipales de fin 1945 ou début 1946, je me suis présenté sur une liste d'union indépendante. J'ai été élu et c'est quelques mois après cela que j'ai été sollicité par le PPA pour entrer dans le parti et organiser une section politique à Marnia. J'ai organisé la section de Marnia, puis ai été chargé de prospecter la région en vue de créer partout des noyaux politiques. C'est ainsi que j'ai eu l'occasion de me déplacer à Sebdou, Turenne, Hennaya et Nemours. Je n'ai pas obtenu les résultats escomptés.
Je suis resté à Marnia jusqu'au début de l'année 1948. Un mois environ avant les élections à l'assemblée algérienne (avril 1948) le chef de la région politique qui m'avait contacté m'a fait connaître que je devais aller à Alger me mettre à la disposition d'un certain Madjid. L'endroit de la rencontre, un café actuellement fermé, qui se trouve aux environs de Monoprix à Belcourt, le jour et l'heure m'ont été fixés. Je devais me présenter à ce café maure avec un journal. Je ne me souviens plus exactement de quel journal il s'agissait, mais je me souviens qu'il y avait un mot de passe. C'est ainsi qu'à l'heure indiquée, j'ai rencontré Madjid. Je le voyais pour la première fois. Il m'a dit dans les grandes lignes ce que le parti attendait de moi. Une organisation paramilitaire, superclandestine venait d'être créée et le parti me mettait à la disposition de cette formation. Je vous précise qu'à ce moment-là, le MTLD existait et que j'en faisais partie. C'est donc ce parti politique qui m'a mis à la disposition de cette organisation paramilitaire qui prenait le titre de l'OS (Organisation spéciale) .Madjid m'expliqua en outre qu'il fallait obtenir la libération de l'Algérie par la force et que seule la violence était susceptible de nous faire atteindre l'objectif. J'étais désigné pour prendre la direction de l'OS en Oranie. Partout, dans les villes, je devais créer des groupes comptant un chef et trois éléments. C'est ce que nous avons appelé l'organisation "quatre-quatre".C'est au cours de contacts successifs que Madjid m'a expliqué le détail de ma mission. Durant mon séjour à Alger, j'ai fait la connaissance de Belhadj Djillali Abdelkader, Reguimi et Maroc.
Avec Madjid, nous constituions une sorte d'état-major qui devait élaborer le plan d'instruction et de formation militaires. Belhadj Djillali était chargé de la rédaction des cours d'instruction militaire que nous supervisions, approuvions ou modifions en séance de comité. Quelques mois à peine, après les élections à l'assemblée algérienne, pour mettre en pratique ce que nous avions élaboré en théorie, avec le chef national Madjid et le comité d'état-major, nous avons décidé d'effectuer un peloton d'instruction à la ferme de Belhadj, au douar Zeddine, près de Rouina. Nous sommes restés là sept jours au cours desquels nous avons fait des exercices de tir au "colt" et de l'instruction individuelle technique du combattant. Nous disposions de deux "colts" dont l'un appartenait à Madjid, l'autre à Belhadj. J'ai commencé à organiser à Oran où j'ai désigné comme chef un certain Belhadj, employé à la mairie, au service du ravitaillement. Puis j'ai nommé à Tiaret comme responsable de notre organisation un certain Saïd, tailleur. Par la suite, j'ai organisé Relizane, Mostaganem et Tlemcen. J'ai placé à la tête de ces trois derniers centres respectivement Benatia, conseiller municipal, Fellouh, gargotier, et un troisième à Tlemcen dont je ne me souviens plus du nom. Je suis resté à la tête du département d'Oran jusqu'en avril 1949. J'ai été rappelé par le parti à la politique.
Durant mes fonctions de chef de département, je venais assez régulièrement à Alger où j'effectuais des liaisons avec Madjid. Nous nous réunissions environ une fois par mois pour faire le point sur la situation de l'organisation paramilitaire. Je retrouvais là mes camarades de l'état-major. Ces petites réunions mensuelles duraient deux ou trois jours et à chacune d'elle nous avions le soin de fixer le lieu, la date et l'heure de la prochaine.
Au sujet des armes d'instruction de mon département, elles n'ont pas été livrées par Alger, mais achetées sur place. Oran disposait de quelques revolvers 7,65, de deux colts et d'une mitraillette allemande qui, je crois, est celle qui a servi à l'attaque de la poste d'Oran. Je vous parlerai plus tard en détail de cette affaire. Pour les autres régions, je ne me souviens plus de la nomenclature des armes, il n'y en avait pas beaucoup. J'ai été remplacé par Boutlelis Hamou à la tête du département d'Oran. A Alger, le parti m'a placé à la tête du CO (comité d'organisation). Ma mission consistait en la réception des rapports des différentes wilayas d'Algérie, que je transmettais au parti. En retour, j'adressais à ces dernières les instructions données par la direction politique.
Les réunions de wilaya avaient lieu mensuellement et chacun des chefs apportait personnellement son rapport. J'ai assumé ces fonctions jusqu'en septembre 1949. A ce moment-là, le chef national de l'OS, Madjid, est passé au berbérisme et le parti, en la personne de Khider, m'a chargé de m'occuper de l'OS. Durant trois mois, c'est-à-dire octobre, novembre et décembre, j'ai donc cumulé les fonctions de chef du comité d'organisation et de chef national de l'OS. A partir de décembre, j'ai abandonné mes fonctions spécifiquement politiques pour me consacrer à l'organisation paramilitaire.
J'ai été remplacé au comité d'organisation par Saïd Hamrani. Depuis la fin 1948, le coup d'Etat berbériste était en préparation, et peu à peu les rangs de l'OS se vidaient. Cette crise a atteint son paroxysme au moment où Madjid a été mis dehors par le parti. C'est, je crois, en juillet-août 1949. Quand j'ai repris l'OS, la situation n'était pas brillante. Alger se subdivisait en trois régions, Oran et Constantine en deux. J'ai dû supprimer cette fragmentation et les trois départements ne formèrent plus qu'un seul bloc. A la tête du département d'Alger, j'ai placé Reguimi Marc, avec comme adjoint, Larbi, celle du Constantinois, Belhadj. Djillali, conservait sous mon autorité la direction des trois départements en ce qui concerne l'organisation paramilitaire. A la tête du service général, en remplacement de Ould Hamouda, arrêté, je plaçais Yousfi Mohamed. A la suite de la démission du docteur Lamine Debaghine, l'OS a subi une nouvelle crise. Belhadj Djillali était mis en veilleuse et remplacé par Reguimi. Il était accusé de s'occuper beaucoup plus de son commerce que de l'organisation.
Alger, Oran et Constantine étaient respectivement dirigés par Boudiaf, Abderrahmane et Larbi. Maroc était rappelé à la politique. Yousfi conservait toujours la direction du service général qui s'enrichissait d'un groupe sanitaire. Je sais que le réseau complicité passait sous la direction de Ben Mahdjoub, Arab Mohamed conservant le service des artificiers. J'ignore quels étaient les responsables d'autres sections. A ce moment-là, l'OS avait la structure suivante :Un chef national placé sous l'autorité du parti. J'avais sous mes ordres un chef pour les trois départements et un chef de service général. Chaque département était placé sous l'autorité d'un responsable duquel dépendaient plusieurs chefs de zones. Pour Alger, il y en avait six ou huit : pour Oran, il y en avait un, enfin pour Constantine, quatre ou cinq. Tous les membres de l'OS, du chef national jusqu'au chef de zones, y compris le chef du réseau de complicité et le chef des artificiers, étaient des permanents du parti politique M.T.L.D, mis à la disposition de l'organisation paramilitaire. Ils touchaient un traitement mensuel. Les chefs de chaque département, le chef des trois départements, le chef du service général et moi-même percevions une mensualité de quinze mille francs, alors que les chefs de zones, le chef du réseau complicité et celui des artificiers percevaient douze mille francs par mois. Je vous ai dit qu'en ma qualité de chef national de l'OS, je dépendais directement du parti. J'étais placé sous l'autorité directe du député Khider. C'est à lui et à lui seul que je rendais compte de l'activité de la formation paramilitaire. C'est de lui et de lui seul que je recevais les directives et les consignes. Aucune décision grave, aucune réforme importante n'était prise sans en référer au député Khider. C'est d'ailleurs lui, qui, chaque mois, me remettait les fonds nécessaires à la rétribution des permanents de l'OS. Nous avions l'habitude de nous rencontrer une fois par mois, soit place de Chartres soit au 13 de la rue Marengo, soit dans un autre endroit quelconque. Il est évident que je le voyais d'autres fois à la permanence politique, mais pour l'OS, les contacts étaient mensuels. Aux différents cas que je lui soumettais et suivant leur importance, Khider les tranchait immédiatement ou me demandait un temps de réflexion. Je suppose donc qu'il sollicitait quelquefois l'avis du parti.
Je veux maintenant vous expliquer les conditions dans lesquelles l'OS a été créée. Dans le M.T.L.D, comme dans tous les partis politiques, il y a ce qu'on appelle les détracteurs. Il y a les réfléchis, les pondérés, les exaltés, les violents qui trouvent qu'on n'en fait jamais assez et qui nous disaient que la libération du territoire national n'allait pas assez vite. C'est dans cette atmosphère et pour faire face au discrédit que le parti a décidé, pour montrer sa force et sa volonté d'action, de créer une organisation paramilitaire. Cette formation, qui avait pour but la libération de l'Algérie, ne devait intervenir qu'en cas de conflit extérieur avec la France ou de conflit intérieur grave. Et c'est toujours sous la pression des perturbateurs et pour céder à leurs exigences que certains actes de violence ont été commis. Parmi eux, je citerai le cas de l'attaque de la poste d'Oran. Je vous le dis immédiatement, il s'agit d'un coup de force exécuté par l'OS. Après le départ de certains éléments troubles tels que Madjid, par exemple, et à la lueur de l'expérience acquise, il était avéré que l'OS n'était pas viable. Le parti avait décidé de la supprimer. C'est ainsi que peu à peu, les éléments et les permanents qui étaient rappelés à la politique n'étaient pas remplacés. L'ordre formel avait d'ailleurs été donné à tous les élus M.T.L.D qui avaient été mis à la disposition de l'OS d'avoir à réintégrer le parti.
A plusieurs reprises, je vous ai parlé de l'attaque à main armée perpétrée contre la poste d'Oran. Je viens de vous dire qu'il s'agissait d'une manifestation de l'OS, que ce coup de force avait été tenté pour satisfaire aux exigences des trublions politiques du M.T.L.D. Je vais donc par le détail vous dire tout ce que je sais sur cet attentat. Au début de l'année 1949, le M.T.L.D. subissait une crise financière assez aiguë et cela s'ajoutait aux tiraillements politiques. Je ne peux pas vous dire absolument si c'est Madjid qui était à ce moment-là le chef national de l'OS ou bien le député Khider, qui a imaginé ou conçu ce coup de force. En tout cas, ce que je puis vous affirmer, c'est qu'ils étaient au courant des faits, et que cette affaire n'a pas pu se réaliser, à condition que ce soit Madjid qui l'ait conçue, sans en conférer à Khider. D'ailleurs, par la suite, lorsque j'étais chef national de l'OS, les conversations que j'ai eues avec Khider m'ont démontré qu'il était parfaitement au courant des faits. C'est au cours d'une réunion de l'état-major de l'OS, à Alger, que Madjid nous a fait connaître l'intention du parti d'attaquer la poste d'Oran, pour se procurer de l'argent. Il m'a chargé de trouver sur place, à Oran, un local où nous pourrions en toute quiétude mettre sur pied le plan de réalisation d'une telle opération. Dès le début, nous avons désigné pour l'exécution Bouchaïb, de Temouchent, qui devait diriger l'expédition, Fellouh, de Mostaganem, Kheder, le chauffeur d'Alger, tous trois membres de l'OS. Cette équipe devait être complétée par trois ou quatre éléments supplémentaires choisis parmi les membres de l'OS ou des maquisards. Ces grandes lignes arrêtées, il était convenu que l'affaire se ferait au début du mois de mars et que Madjid viendrait à Oran, une quinzaine de jours avant, pour le montage définitif. Je suis rentré à Oran et j'ai immédiatement songé à utiliser le local dont le parti disposait, 1, rue Agent Lepain, à Gambetta, et j'en ai avisé Madjid.
Il est arrivé vers le 20 février à Oran et a logé au local. J'ai omis de vous dire qu'il était accompagné de Khider. Ils ont été rejoints par les permanents Bouchaïb, de Temouchent et Fellouh de Mostaganem. Trois maquisards sont arrivés d'Alger quelques jours après. Je suppose qu'ils ont été désignés par Ould Hamouda, qui, à l'époque, devait être chef du réseau de complicité, par sa qualité de chef du service général. Ils ont certainement été reçus à la gare d'Oran par Bouchaïb qui les a conduits au local de la rue Agent Lepain. Comme cela est de coutume chez nous, ils devaient très probablement avoir un mot de passe et un journal, signe de reconnaissance. Je dois vous dire que c'est Madjid qui détenait les fonds nécessaires à la nourriture et qu'ils faisaient eux-mêmes leur popote. A cette époque, le parti m'avait rappelé à la politique. J'avais déjà pris mes consignes à Alger et j'étais en train de passer celle de l'OS, du département d'Oran à Boutlelis Hamou. Je ne pense pas que ce dernier à ce moment fût au courant de cette première affaire. Pour ma part, il avait été décidé que, deux ou trois jours avant le coup, je devais me créer un alibi en allant me reposer dans ma famille à Marnia, puis le lendemain de l'attentat me rendre à Alger pour y rencontrer Madjid. Environ six jours avant l'attaque de la poste, avec Madjid et l'équipe, nous avons tenu une réunion pour exhorter les exécutants à faire ce que commandait le parti. Pour cette réunion, Madjid et moi avons revêtu des cagoules noires du groupe de l'OS, d'Oran. Elles nous arrivaient jusqu'à mi-corps, nous étions assis dans la grande pièce centrale, face à la porte dissimulant nos pantalons par une couverture. C'est Bouchaïb qui nous a fait rentrer dans ce local et c'est lui qui a introduit les éléments, alors que nous avions la face voilée .C'est Madjid qui a pris le premier la parole. Il s'est adressé à l'auditoire enlangue arabe et a dit en substance : "Le parti a besoin d'argent, vous avez juré de lui obéir et il compte sur vous pour exécuter fidèlement la mission qui vous a été confiée."Il a expliqué succinctement qu'il s'agissait d'attaquer la poste d'Oran pour se procurer l'argent de la caisse de la recette. Il a ajouté que les détails complémentaires seraient fournis en temps utile par Bouchaïb. J'ai ensuite pris la parole en langue arabe pour confirmer ce qu'avait dit Madjid. Ici, je vous dois une explication. Dans les conversations préliminaires avec Madjid, il avait été décidé d'utiliser un taxi volé à son propriétaire. Madjid avait minutieusement étudié les détails de tout cela. Comme il avait été convenu, je me suis rendu à Marnia.
L'opération, autant qu'il m'en souvienne, avait été fixée pour le 3 ou le 4 mars. Dès cette date écoulée, j'ai pris le train à destination d'Alger où j'avais rendez-vous avec Madjid. Je l'ai effectivement rencontré et il m'a expliqué comment l'affaire n'avait pas réussi du fait d'un mauvais fonctionnement de la voiture restée en panne à proximité de la poste. Quelques jours après, l'état-major de l'OS s'est réuni et nous avons décidé que cette affaire serait reportée au 4 ou au 5 avril 1949. Je suis retourné à Oran, où je devais terminer de passer mes consignes à Boutlelis. Madjid m'a rejoint vers les 23 ou 24 mars, et comme précédemment, il a logé au local de la rue Agent Lepain. Là, il a retrouvé les éléments, c'est-à-dire Bouchaïb, Khider, Messaoud Soudani, qui était permanent rétribué du parti, chef de zones d'Oran centre, un certain X de Palikao, qui avait remplacé Fellouh et deux des trois maquisards de la première opération, le troisième ayant, je crois, rejoint Alger. Cette fois, je n'ai pas paru au local. Je prenais contact avec Madjid à l'extérieur. Il avait été décidé que le coup se ferait le 5 avril au matin et comme la première fois, on devait utiliser un taxi volé. Pour ma part, je devais rejoindre Alger deux ou trois jours avant la date et revenir à Oran par le train de jour qui arrive à quinze heures.
Madjid, lui, devait rentrer à Alger la veille, en prenant le train qui part d'Oran à vingt-deux heures environ. Ces consignes ont été scrupuleusement respectées et le 5 avril vers 13h je suis arrivé à Oran. A la sortie de la gare, j'ai rencontré Soudani qui m'a mis au courant du déroulement de l'affaire, me signalant qu'il avait été impossible d'utiliser un taxi, les chauffeurs étant très méfiants et qu'ils avaient dû user d'un subterfuge en se servant d'un docteur et de sa traction avant. Il m'a dit que l'argent se trouvait dans le local. C'est par le journal du soir Oran-Soir que j'ai connu le montant du vol et appris certains autres détails. Je devais reprendre le train du soir pour rendre compte de ma mission à Madjid. J'ai pris contact avec Boutlelis que j'ai mis au courant des faits, le chargeant en sa qualité de chef de département de veiller à la sécurité des éléments qui avaient perpétré le coup, et au moment du vol. Vers 17h30, ce même jour, j'ai vu Soudani et je lui ai dit de prendre contact avec Boutlelis, duquel il recevrait des instructions ultérieures susceptibles de parer à toute éventualité. Dès le matin, j'étais rentré à Alger par le train de la veille, au soir, j'ai pris contact avec Madjid auquel j'ai rendu compte de ma mission. Là, se terminait mon rôle. Par la suite, j'ai appris par Madjid lui-même que l'argent avait été transporté chez Boutlelis où le député Khider devait en prendre livraison. Ce fait m'a été confirmé par lui-même au cours de discussions et de conversations que nous avons eues alors que j'étais responsable du CO, puis chef national de l'OS. Le produit du vol a été entièrement versé au M.T.L.D. par Khider, la somme d'argent découverte chez Kheder le chauffeur représentait un prêt consenti par l'OS pour lui permettre de monter un garage personnel. Je ne vois rien d'autre à vous dire sur l'affaire de la poste d'Oran. Si par la suite il me revenait certains détails, je ne manquerai pas de vous en faire part ou de les dire au juge d'instruction. A l'instant, il me souvient que c'est Madjid, avant de prendre le train à destination d'Alger, qui a téléphoné ou qui est allé voir la femme du docteur. Les armes utilisées pour perpétrer l'attentat contre la poste d'Oran appartiennent toutes à l'OS de cette ville.
S.I. (Sur Interrogation)- La somme d'argent que vous avez trouvée dans ma chambre, soit deux cent vingt-trois mille francs, se décompose comme suit : trente-huit mille francs m'appartiennent en propre, dont quinze mille francs de ma permanence du mois en cours. Le reste représente la Caisse de l'OS, constituée en partie par des cotisations et les dons et en partie remises par le député Khider.
S.I. – Le revolver P 38 de marque allemande que vous avez découvert dans la poche de ma canadienne dans ma chambre est une prise de guerre de la compagne d'Italie.
S.I. – La fausse carte d'identité, l'extrait de naissance au nom de Mebtouche Abdelkader, né le 9 mars 1919 que vous avez trouvés dans ma chambre m'ont été remis par le député Khider et ce, dans les conditions suivantes : quelque temps après l'attentat perpétré contre la poste d'Oran, la police est allée me chercher à Marnia, à mon domicile. Mes parents m'ont averti. C'est alors que j'ai demandé à Khider de me procurer de faux papiers. A sa demande, je lui ai remis deux photographies et quelques jours après, il m'a donné les papiers que vous avez découverts.
S.I. – Je ne peux vous donner aucune indication sur les maquisards, je sais seulement qu'il y en avait deux, hébergés dans la région de l'Alma, un dans la région de Cherchell, un en Oranie, dans la région de Saint-Cloud et deux dans Oran-ville ou aux environs immédiats. Pour ces trois derniers, je pense qu'Abderrahmane, actuellement chef de l'OS du département d'Oran, pourra vous dire exactement où ils se trouvent.
Quant à Bouchaïb et Soudani, depuis l'affaire d'Oran, je ne les ai plus revus. Je ne me souviens du signalement que d'un maquisard. Je l'ai aperçu alors que j'étais en cagoule. Il semblait être âgé d'une trentaine d'années, très brun, le nez épaté, petit et trapu.
Lu, persiste, signe, signons.
Et de même suite, disons que Ben Bella nous déclare :Aux mois de mars et d'avril, non : en avril seulement, pour l'attentat de la poste d'Oran, je me suis créé un alibi en passant la nuit qui a précédé cet attentat à l'hôtel du Muguet, à Alger.
Lu, persiste, signe, signons.
Copie certifiée conforme Le greffier Signé : illisible*
Il s'agit en fait d'Ahmed Ben Bella. Texte reproduit intégralement conforme à l'original.
Dahmane Source: Internet
Si Bouhired a été condanmée a mort, elle la poseuse de bombes, pourquoi l 'ordonnateur ne l'a pas été. Djamila la belle à été torturée et destinée a la guillotine et pas le chef. bizzaroide tout ça. boumendjel à été jeté d'un 3 etage , Audin a disparu , ali la pointe dynamité avec hassiba. et le chef terro vit paisiblement 50 années de plus. la consigne du FLN aurait du etre de ne jamais rien dire meme apres l'independance pas seulement pendant 24H ça nous aurait evité d'assister à des scenes pareils. les sages une fois vieux se taisent alors que les céniles parlent pour dire des conneries.
Pour ce qui de la cachette du petit omar, en fait, il y avait une femme dans le coup, je ne dirais pas le nom, qui en remettant un message à un agent de laison l'a marqué deriere le dos avec une croix en utilisant un morceau de craie, les policiers français en civil évidement n'avait qu'a suivre la croix pour trouver la cachette, voial comment les français arrivaient à localiser les recherchés. ils utilisaient surtout beaucoup de femmes dans les renseignements généraux, l'apat et la proie. Dahmane
vivement les archives Françaises alors là on aura beaucoup de surprise. Mais avant beaucoup auront fuit via laéroport de Boufarik
Oui, Mme Ighil Ahriz, les français ont leurs hommes en Algérie, à ce jour. La France avait toujours été la tutelle- ce n’était un secret pour personne. Ils savent avec précision où les démocrates mangent, travaillent et font « pipi ». Ils ont leurs hommes dans les hautes institutions de l’état; Ceux qui ont choisi Abdelkader El mali, président, travaillent étroitement avec la DST et les RG français. Le discours collectif en Kabylie, la mémoire collective et la conscience collective de la jeunesse d’après guerre, toujours en kabyle-résument cet état de fait. C’est « tojor » les français qui gouvernent « langerie » dit « l’adage » populaire. On a implicitement refusé à Sadi, d’écrire un livre sur Amirouche! Ayen? Où sont ces experts en histoire? Quant à vous les moudjahidines et moudjahidates vous n’avez pas assumé vos responsabilités de témoins oculaires! On a implicitement refusé à Sadi, d’écrire un livre sur Amirouche! Ayen? Où sont ces experts en histoire? Quant à vous les moudjahidines et moudjahidates vous n’avez pas assumé vos responsabilités de témoins oculaires! Il ne s'agit pas d'une question d'archives; Un voleur et son complice sont condamnés de la même manière. Il s'agit plutôt d'actions concretes sur le terrain : actions en justices et réorganisations du pole démocratique. Il ne faut rien attendre des français; ils ne peuvent pas être justes, les imbéciles non plus…Chrétiennement votre.
les archives c'est pour 2038 sauf si les algeriens se reveillent et tentent de batir un etat digne, là ça sera pour juste apres pour nous debaler tout et foutre la zizanie. fafa la mere patrie des gouvernants algeriens y veille.
Les deux ont vécu la guerre de libération, et se sont battu contre l’occupant français.
Yacef vit en Algérie et côtoie les personnalités Algériennes de hauts rangs.
Louisette vit en France et côtoie les personnalités françaises de hauts rangs. Et déclare être la confidente de général Schmidt.
Pourquoi cette guerre de héros ou traites Algériens ?
Pourquoi la France refuse de remettre les archives Algériennes ?
Pourquoi les responsables Algériens font-ils toujours semblant d’ignorer qui est quoi ?
Pourquoi l’Algérien est-il devenu aussi pauvre et que les richesses Algériennes sont transférées à la France ?
Pourquoi continuer à s’attaquer au Président Houari Boumedienne, le seul qui a eu le bon sens de récupérer les richesses Algériennes pillées par la France ?
Pourquoi veut-on diviser les Algériens au lieu de les unir ?
Pourquoi les pilleurs, les corrompus, les voleurs ne remboursent jamais se qu’ils ont pris ?
Pourquoi l’avenir de l’Algérien se limite au jour vecu, sans aucun espoir du futur ?
Pourquoi, Pourquoi, je me pose la question de tous ces Pourquoi, sans espoir un jour de voir une réponse plausible de quelqu’un qui détient les clés du coffre qui contient tous les Pourquoi et leurs réponses.
Yacef ne devrait pas attaquer la grande Moudjahida et semer le doute dans les esprits des jeunes. Il doit présenter des excuses et corriger ses dires. C'est souvent ''ce n'est pas ce que j'ai dis ou ce n'est pas ce que je voulais dire''. Pourquoi cette polémique autour d'un symbole de la révolution. Les Algériens ont grandement besoin de s'identifier à quelques figures historiques comme Louiza ou comme Yacef. Yacef vient de commettre l'irréparable. Il n'est plus le grand Moudjahid. L'effet a été contraire. Mme, ne vous inquiétez pas. Le coup est pour lui, même si les généraux français ont démenti.
1. Qui te dit que ton Yacef a tenu 24 heures, puisque le film ne montre rien de son interrogatoire.
2. Ton Yacef a rejoint le clan d'Oujda depuis belle lurette.
2. Ton Yacef est haggar, car parmi les milliers de faux moudjahidine, il s'attaque a une moudjahida authentique.
4. Si ton Yacef est vraiment un homme, qu'il sorte du Sénat pour qu'il n'ait plus son immunité et que la moudjahida puisse l'ester en justice et la vérité éclatera au grand jour.