POURQUOI LES PAYS ARABES SONT MAL GOUVERNES : 3. LE CAS DE L’ALGERIE

La planète politique de notre temps et les modèles politiques qui l’ont caractérisée amorce semble-il une mue qui ne tardera pas à changer sa fonction. D’un côté des Etats puissants qui se liguent pour prendre en main les destinées du monde et d’un autre côté, les Etats chétifs souvent ruinés qui deviennent alors un danger pour la paix, la sécurité dans le monde. Apparaît alors l’importance et l’efficacité des institutions internationales et les organisations non gouvernementales comme structures organisationnelles animées par de nouveaux acteurs sociaux et capables de remédier aux handicaps des gouvernements. Dans le système des relations internationales, la gouvernance apparaît alors comme une gouvernance sans gouvernement.

Le principe de la souveraineté est mis à rude épreuve et apparaît alors comme une vieille recette politique. Les constituants juridiques et anthropologiques de la nationalité et les structures idéologiques et subjectives des nationalismes céderont progressivement devant l’avancée d’une nouvelle citoyenneté sans odeur et sans couleur. Les identités religieuses ou écologiques se dissolvent et se désagrègent dans les matrices de la nouvelle culture médiatique. L’universel serait le creuset ou se construisent dans le cadre d’un fonctionnalisme à l’américaine, les normes et les valeurs qui fondent les relations sociales. C’est cette tendance philosophique et politique qui glorifie les rôles des ONG pour les placer alors comme armatures du nouvel ordre politique international. Le résultat serait comme « le suggère avec ironie Anne Marie Slaughter … un ordre mondial dans lequel les réseaux de gouvernance globale relieraient Microsoft, l’Eglise catholique, Amnesty international, avec l’union européenne, les Nations Unies, et la Catalogne ».Or, devant cette tendance lourde qui se dessine au XXIème siècle, et il faut le reconnaître , dans le monde arabe, la complexité des taches politiques et les exigences accrues du contrat politique demandent de plus en plus un apport conséquent en terme d’intelligence et de compétence et la qualité des élites fait aujourd’hui que les hommes d’Etat dépendent de l’Etat des hommes.

Face à cette situation, aujourd’hui, si l’on prend notre pays, l’Algérie et après des ruptures et les agressions qui ont ravagé la mémoire et provoqué des déboires, négocie avec elle-même les virages de ses modernisations socio-économiques et politiques solidaires, en un mot la construction de l’économie de marché concurrentielle et de la démocratie. L’espace sociologique et la tradition politique algérienne ont une histoire particulière tant en ce qui concerne le rapport avec l’occident que le rapport avec le patrimoine politico-religieux de l’islam. Cet espace a été le premier à forger sa déférence et son autonomie vis-à-vis du Moulk Abbasside qu’on appelle abusivement khilafa. L’ibadisme et son émirat sont fondés sur une certaine idée de la justice et du travail.

Si les logiques de la fragmentation ont été profondes, les méfiances remarquées face à la centralité politique traditionnelle avec les séquelles encore vivaces d’une culture beylicale alimentée par une écologie politique à dominance ruralo assabienne, l’Algérie s’est aussi construite dans une tradition politique fondée sur un mouvement politique pluriel et un nationalisme libérateur qui a marqué son identité politique actuelle. Les fruits et les paradoxes de son développement, sa crise et sa fitna, n’ont pas occulté la question de la légitimité du pouvoir et la problématique de la gouvernance. Les différents discours de tous les présidents qui se sont succédés depuis l’indépendance politique n’ont-t-ils pas été axés sur la bonne gouvernance mais hélas qui n’a pas été suivie dans la pratique. Il existe une symbiose entre les discours que contredisent quotidiennement les pratiques quotidiennes à travers les différents scandales financiers, des procès tapageurs mais sans lendemain, du fait de la neutralisation des rapports de force au niveau du pouvoir, expliquant en partie la démobilisation et la méfiance de toute une population comme en témoigne le fort taux d’abstention lors de différentes élections. C’est que le pilotage improvisé de la société, le détournement de l’Etat par les dépositaires des idéologies peu enracinées dans les consciences ont réduit la fonction sociale de l’autorité et remis sur le tapis une nouvelle fois les fondements de l’Etat tranchés avec un génie remarquable par le document historique, l’appel du premier novembre qui élabore l’architecture d’un Etat démocratique et social. Dans le triptyque « démocratique, social, imprégné des valeurs de l’Islam », tout en tenant compte de notre culture ancestrale amazigh, se concentrent en réalité les valeurs consensuelles d’abords du mouvement national algérien, l’esprit combatif et jihadien de la génération de l’indépendance, mais aussi une avancée historique dans l’apprentissage et la construction politique en Algérie.

Une rupture définitive ave les archaïsmes structurels de la pensée et de l’organisation sociale, une négociation avancée dans le domaine du développement, des ambitions exprimées dans le secteur de l’éducation, une participation active dans la scène internationale font que l’Algérie pouvait d’une certaine manière inscrire son parcours dans les logiques des Etats émergents. Or, ce programme a subi un naufrage inattendu. La mauvaise gouvernance conjuguée avec une conjoncture compliquée dans les relations internationales a mené vers l’échec et la fitna. Toutefois, les algériens ont soif d’une bonne gouvernance qui délimiterait alors les excès d’un populisme inconséquent et qui engagerait la collectivité nationale dans le renouveau. L’hypothèse la plus forte reste liée à la capacité des hommes à faire un Etat ou la capacité de l’Etat a engendré les hommes de la bonne gouvernance. Les équipements anthropologiques évoqués, les démantèlements provoqués par la fitna, les douleurs et les séquelles de la crise qui constituent des lourdeurs peuvent aussi pousser s’ils sont accompagnés par une communication politique conséquente, vers la recomposition du champ politique qui prendrait en charge la refondation national et la modernisation de l’Etat. Car, si le retour à la paix, à la stabilité et à la sécurité constitue la condition sine qua non du développement et de la prospérité, la démocratisation de la vie politique et la restauration de la crédibilité des institutions de l’Etat ne représente pas moins une condition tout aussi fondamentale.

La bonne gouvernance concerne l’ensemble des outils et des méthodes de gestion des affaires de la Cité et embrasse la totalité des actions politiques – celles des hommes comme celles des institutions qu’ils dirigent – qui ont pour vocation de servir la collectivité. Comme analysé précédemment , mesurable et quantifiable, en quelque sorte, la bonne gouvernance est aujourd’hui l’objet d’une attention particulière à la fois des institutions internationales, des grandes nations et d’ONG internationales spécialisées et surtout ne laisse plus insensible les investisseurs potentiels c’est-à-dire des investissements porteurs à moyen et long terme seules condition de lutter contre le chômage et la pauvreté afin d ‘avoir une croissance durable hors hydrocarbures et éviter que l’Algérie ne soit qu’une pure plateforme commerciale afin de drainer les réserves de devises via la rente. S’agissant de l’Algérie, les résultats qu’elle réalise malgré des dépenses monétaires sans précédents et ce grâce aux hydrocarbures et non au génie créateur qui vont à l’épuisement, semblent mitigés. La corruption dans les administrations et le système judiciaire semble constituer une

entrave aux affaires en Algérie. La mauvaise position de l’Algérie est liée au détournement de deniers publics, du trafic d’influence et de la corruption dans les marchés publics » lit-on dans la majorité des documents internationaux entre 2007/2010.. Cela ne fait que corroborer le manque de cohérence et visibilité dans la démarche de la réforme globale en panne et la socialisation de la corruption.

Conclusion : Pour l’Etat de droit et la démocratisation des régimes arabes

La bonne gouvernance est une condition essentielle à l’instauration d’un Etat de droit qui à la lumière des expériences historiques ne saurait s’assimiler durant une certaine phase à la démocratie qui doit prendre en charge les équipements anthropologues propres à chaque société comme l’a montré brillamment l’économiste indien prix Nobel d’économie A.SEN. La bonne gouvernance reste cette capacité intrinsèque que possède une société à produire la politique et à faire ressortir à chaque fois la force de l’arbitrage pour piloter les clivages et contenir les contradictions débordantes. Car les quarante dernières années qui ont marqué la vie politique et économique de bon nombre de pays du Tiers monde nous réconfortent aujourd’hui dans notre conviction qui consiste à dire que le développement n’est pas une affaire de quincaillerie industrielle, de signes monétaires tant par l’importance des réserves de change ou de dépenses monétaires sans se soucier de la bonne gestion , mais une question de bonne gouvernance, de moralité des institutions par la lutte contre la corruption, la considération du savoir, le respect de la femme, la symbiose des apports de l’Orient et de l’Occident grâce au dialogue des cultures, qui a fait la prospérité du monde arabe et musulman en général à une certaine période historique, une visibilité dans la démarche , une politique socio-économique cohérente , réaliste loin du populisme, permettant de concilier l’efficacité économique et l’amélioration du pouvoir d’achat de la majorité tenant compte des nouvelles mutations très rapides du monde où toute Nation qui n’avance pas recule. Bref, la bonne gouvernance se conjugue toujours au présent et se chante selon les hymnes des cultures et vit comme une harmonie entre la force et la politique. La bonne gouvernance se vérifie dans la vision et les convictions des vrais acteurs et leurs capacités réelles à entreprendre les actions appropriées et engager la société dans la voie de l’efficacité et de la modernité fécondes et intelligentes.

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Abderrahmane Mebtoul est Docteur d’Etat Es Sciences Economiques et Mohammed Tayebi Docteur d’Etat en sociologie, tous deux professeurs d’Université

(1) A. Mebtoul et M. Tayebi « le poids des tribus dans les sociétés maghrébines » –contribution peut être consultée site Internet www.yahoo.fr ou www.google.fr

20 commentaires

  1. Tout d’abord, sur le plan philosophique, la culture de démocratie n’a aucune place au royaume des arabo-musulmans qui prônent en revendiquant l’application de la charia que tout doit être arraché à l’homme par la punition. Je m’explique: à l’heure où dans le monde on passe aux nouvelles technologies de l’éducation par l’introduction des dernières versions de la didactique chez-nous on en est encore à donner à l’école publique des leçons magistrales d’un autre âge où le prof est considéré comme le seul détenteur de savoir et de pouvoir et l’enfant un être auquel on ne demande jamais son avis. Je me résume: c’est à l’école que l’enfant doit faire ses rudiments de démocratie or il trouve un maître ou une maîtresse qui gère la classe d’une main de fer pour soit disant justifier la discipline devant accompagner les cours. L’enfant est assis 7 ou 8 heures durant pour écouter une succession de disciplines et de notions indigestes: c’est là qu’on commence à brider l’intelligence humaine: celle dont nos dirigeants ont peur de rencontrer dans l’exercice de leurs détestables fonctions. Un enfant qui grandit dans ces conditions fera un meilleur modelé d’être humain compatible avec la soumission, condition sine qua non pour le maintien du régime hérité des soviétiques. Pour épicer tous ces actes consistant à embrigader nos jeunes on recourt aussi à une dose d’éducation religieuse à travers laquelle il est promis aux bons musulmans qui sont patients et endurants des bons points pour l’au delà donc pour le paradis. En ce moment, c’est le message même de nos imams stéréotypés et envoyés dans les mosquées par le ministère de la religion. Le pouvoir, hostile à une époque que le FIS utilise la religion à des fins politiques. A présent, croyez-moi, j’ai entendu sur un cimetière où devaient avoir lieu récemment les obsèques du chasseur tué par l’armée par erreur à IGHIL ALI l’imam véhiculer un message du pouvoir en prévision de révolte citoyenne. Il levait ses mains et demandait à Dieu de protéger notre jeunesse. Dans ces conditions, la religion ne fait-elle pas office d’antidote contre la protestation. En jouant sur les fibres de croyance des gens et en demandant que Dieu veille sur nos jeunes n’est-ce pas une manière politique très habile de faire oublier aux fidèles que le destin de leurs enfants n’est aucunement lié à la gestion humaine des affaires du pays mais à la simple fatalité divine. Exactement comme on a fait avec la catastrophe de BAB EL OUED( le président a alors évoqué un phénomène divin incontenable mais pas un mot sur la responsabilité des hommes ayant trait à cette calamité. Nos politiques utilisent la religion comme une bouée pour convaincre ceux qui privilégient plutôt la thèse de catastrophe divine qu’une négligence caractérisée des hommes ayant entraîné tous ces morts et toutes ces pertes incommensurables.C’est ce qui explique d’ailleurs l’ambiguité de ce pouvoir qui affiche qui une face tantôt intégriste tantôt laïque selon les circonstances. Regardons un peu les messages des films et dessins animés que diffuse la télévision Algérienne. Des personnages occidentaux par exemple à peine habillés mais qui parlent en Arable. Pour sauver l’arabité le régime montrent des images en contradiction avec les valeurs musulmanes. Et puis, la violence qui est répercutée par ces programmes pour enfants donnent en ce moment du fil à retordre autant aux parents qu’aux enseignants. Regardons où mène le bricolage de nos patrons dont le seul souci est la rente, la rapine. Et puis, en toute liberté, ils peuvent disposer selon les lois régissant cette planète, leurs avoirs dans les banques suisses. Ils bénéficieront de l’impunité tant que les intérêts du puits hôte ne sont pas menacés. On attend que Ben Ali tombe pour annoncer en boucle qu’il a des biens mal acquis partout. Où est la notion de droit international’ Quand il va dans ces pays pour dépenser sans compter avec sa famille: c’est un bon touriste. Quand sa peau est mise à prix, " c"est un malfrat" Quelle hypocrisie!Combien l’Algérien a-t-elle dépensé pour juste jouer pendant quelques jours le fantasme de" capitale de la culture Arabe"? à l’heure où nos artistes réclament un statut ou des conditions de vie décentes? On invite par exemple une star libanaise avec des milliards alors qu’on laisse mourir à petit feu l’artiste ou le cinéaste. L’hégémonie du régime c’est un tout: il se veut notre tuteur à vie, décide de nos goûts et couleurs. Nous sommes ses propres choses en quelque sorte ou son décor pour ne pas s’ennuyer.

  2. J’ecris souvent opinions a des organisatons politiques (ONG) et donc le sujet de gouvernance et son casse-tete, m’ont rarement donne’ un mal de tete comme celui que votre papier m’a cause’. Oui, la culture et la morale sont derriere la bonne ou mauvaise gouvernance, car celle-ci depend des gens et non de regles ecrites que tout un chacun peut branler en toute circanstance pour declarer son innocence ou justifier son act. Remettre en cause les "gouverneurs" Arabes revient donc a remettre en cause leur culture et moralite’, c.a.d leur religion. Donc, l’Arabo-Islamisme EST UN POISON, a ceux qui se disent Arabo_musulmans (communemment pays arabes), mais pas a leur ennemis ! Une relation sadistique envers les siens.

    La question centrale devient, pourquoi des NON-ARABES forcent-ils les leurs a l’arabo-Islamisme?

    En Algerie, il a existe’ des gens sans histoire avec cette terre qui y vecu des generations durant – Des non-autochtones, a un moment ou toute survie dependait de la possession de terres(par heritage) ou le service, metayer ou serviteur. Au depart des tarzan europeens, ils ont bel et bien laisse’ derriere ces gens-la!

    Pas besoin de chercher trop loin: Il n’y a qu’a ouvrir les placards pour de chacun d’entre-elles, pour se retrouver avec une avalanche de squeletes, a commencer par le nabos et tous ces lieutenants.

    En termes simples, les algeriens, a l’occasion du remaniemment social courant, se doivent de se reapproprier leurs terres et richesses, ainsi que leur identite’s authentiques. Chacun dans son douar, prendre le control de la mairie, de la daira et les Wilayas. Reecrire, chacun sa constitution, sa justice, son assemblee et son gouverneur. De la une assemblee nationale legitime peut decouler, et une nouvelle constitution redigee sous laquelles organiser un des elections pour un gouvernement federal a pouvoirs limite’s.

    Seule une telle APn peut reglementer l’exploitation des ressources pour acheminer le peuple vers une independance de celle-cis.

    Il est imperatif que ce soit les algeriens qui valorisent ces richesses et non l’inverse. Minimiser l’exportation et les revenus doivent etre acheminer a l’acquisition de savoir-faire et outillage, et rien d’autres.

    Tout executif doit vivre et fonctionner avec SEUL les revenus generer par la taxe sur le travail. Pour s’enrichir le depute’, le ministre etc. doit generer le travail des citoyens!

    La dignite’ de l’individu est dans son utilite’ donc TRAVAIL. Declare’ souverain, toute autre souverenete doit en decouler: celle de la ville, de celles de ses habitants, celle de la daira, de celles des communes, etc.

    Je ne suis pas Kabyle, mais il faut parfois se rendre a l’evidence, que le MAK a raison !

  3. Solution pour une sortie de crise
    en AlgériePosté par Rédaction LQA le jan 29th, 2011(Lahouari Addi, Universitaire)***
    Les événements qui ont secoué la Tunisie et qui secouent aujourd’hui l’Egypte sont un tournant historique dans l’évolution dans la région. Les deux prochains pays qui seront touchés seront l’Algérie et la Syrie. Ces événements expriment la colère des populations contre des dirigeants qui se sont écartés de la trajectoire historique des nationalismes issus des luttes de libération du 20èm siècle. Les générations des militants des années 1940 et 1950 avaient pour objectif de créer des Etats respectés au niveau international, développés économiquement et évolués socialement. Les élites postindépendance ont échoué et n’ont réalisé aucun de ces objectifs. Elles ont au contraire créé des régimes autoritaires coupés de la population et gangrenés par la corruption.
    La protestation violente qui a commencé en Tunisie, et qui atteindra bientôt l’Algérie, a pour aspiration le rétablissement de la confiance des populations envers leurs Etats. Les Tunisiens, les Egyptiens, les Algériens… ne veulent plus avoir honte de leurs institutions, de leurs armées, de leurs polices…, détournées à ce jour de leur vocation à servir la Nation. Les régimes des pays arabes ont perdu leurs légitimités et la confiance des peuples. Ils n’ont pas les ressources pour évoluer et se transformer pour devenir des émanations de leurs sociétés. Le changement radical est inéluctable, avec une rupture totale avec des régimes qui ont gravement porté atteinte à l’orgueil de la Nation, à la dignité des citoyens, à l’avenir des futures générations et au passé de la résistance à la colonisation.
    Du point de vue historique, les événements en Tunisie et en Egypte ont toujours eu des retombées en Algérie. Le renversement de la monarchie égyptienne par les Officiers Libres en 1952 a encouragé les nationalistes Algériens à préparer l’insurrection de 1954. Celle-ci a été précipitée par les soulèvements en Tunisie et au Maroc contre le Protectorat français. Il faut rappeler que le mot « fellaga » vient de Tunisie. Ce terme était employé par les colons Français pour désigner les fidaïnes Tunisiens qui frappaient les représentants de l’ordre colonial à la tête.
    La déferlante populaire qui a commencé en Tunisie est imminente à Alger, Oran, Constantine… Il faut la canaliser, l’accompagner pour atteindre ses objectifs : l’établissement d’un Etat de droit et d’un régime démocratique. Il est de la responsabilité des citoyens et des fonctionnaires de l’Etat d’éviter le bain de sang qui risque d’endeuiller des milliers de familles. La haine qu’ont les jeunes Algériens à l’endroit de la nomenklatura n’a pas son équivalent dans la région. L’Algérie a vécu des événements sanglants qui ont coûté la vie à 200 000 personnes dans les années 1990 et les cicatrices sont encore vives. L’Algérie est un pays riche dont les richesses ont été dilapidées par des dirigeants cupides et véreux au-dessus des lois de l’Etat (Affaires Khalifa et Sonatrach entre autres). La population en veut à Bouteflika et au DRS pour avoir mené le pays à la ruine et au désastre.
    Il n’y a cependant pas de fatalité et le bain de sang peut être évité. Il faut pour cela que le Commandement militaire ne commette pas une seconde erreur historique et qu’il accepte le changement du régime en aidant la société à restaurer les institutions de l’Etat. Les mesures à prendre dans l’immédiat pour calmer la population sont les suivantes :
    -Destitution de Abdelaziz Bouteflika
    -Radiation de l’ANP de Tewfik Médiène et de ses plus proches collaborateurs
    -Dissolution de tous les services du DRS, à l’exception de ceux de l’espionnage et du contre-espionnage. Cette mesure est destinée à retirer l’armée des ministères, de la gendarmerie, de la police, de l’administration judiciaire et des médias.
    -Formation d’un gouvernement de transition présidée par Abdelhamid Mehri et composée de personnalités nouvelles qui n’ont eu aucun lien avec le régime. Sa mission principale est de gérer les affaires courantes de l’Etat et de préparer des élections présidentielle et législatives dans un délai de trois à six mois.
    -Dissolution de l’Assemblée nationale et du Sénat avec obligation aux députés et Sénateurs de reverser au Trésor leurs traitements depuis l’année 2008
    -Retrait du soutien financier de l’Etat aux partis RND et FLN

    Le gouvernement de transition aura une autorité politique sur le Commandement militaire qui l’aidera à réaliser sa tâche de maintien de l’ordre et de protection des biens et des vies des personnes. Il invitera l’ensemble des citoyens à s’organiser en associations ou partis politiques pour apporter leur contribution à la mise en œuvre de la démocratie et de l’Etat de droit. A cet effet, aucune sensibilité politique ne sera exclue des institutions sous les conditions suivantes :
    -Reconnaître le monopole de la violence à l’Etat qui l’exerce dans le cadre de la loi
    -S’engager à respecter la liberté d’expression et la liberté de la presse dans le respect de l’honneur de tout citoyen
    -Reconnaître l’égalité juridique entre les hommes et les femmes
    -Accepter le système électoral à la proportionnelle
    -S’engager à accepter le verdict des urnes quel que soit le résultat

    L’Etat de droit de la démocratie appartiennent aux perspectives historiques de l’Algérie. Il serait vain de vouloir s’y opposer. Il vaut mieux accompagner ces évolutions sans violence comme l’ont fait les ex-pays socialistes de l’Europe de l’Est. La responsabilité des hauts fonctionnaires, en particulier des officiers supérieurs de l’armée, est grande. Ils sont appelés à être à la hauteur des défis de l’histoire.

  4. Une analyse ou une vision sur une sorte de boule de cristal’ Le poste de notre ami l’universitaire fait part de choses trop belles pour être vraies. J’aimerais bien pouvoir le croire l’espace d’une réflexion mais je suis dubitatif. On compare la Tunisie et l’Egypte à l’Algérie: qu’ont vraiment ces pays de commun? Qu’est ce qui présage que le scénario Tunisien qui effraie notre pouvoir va se reproduire en Algérie ou au pays des pharaons? Les donnes géopolitiques et économiques sont-elles similaires? Les peuples souffrent-ils la même dose de dictature pour s’orienter forcément vers un mouvement insurrectionnel’ La famine et la hogra sont-elles au même niveau du barométre du ras-le-bol général’ Y a-t-il une même culture de protestation dans ces pays si différents? Quelle influence des grandes puissances face à ces dictatures " utiles" dans leur ordre établi? La chute du régime Moubarek arrange-t-il les Américains lesquels ne font primer que la sécurité d’Israel dans la région du proche orient? Et puis qui garantit que les islamistes ne vont pas succéder au régime qu’on s’efforce de faire partir ? Gardons-nous de jouer trop vite aux devins: la politique n’est pas une science exacte et ce n’est pas comme en maths A égale B, B égale C donc A égale C. Attention en politique pas de transitivité. Quant à l’histoire elle a toujours été sujet à caution. Qui de nous a la bonne version de l’histoire et pas celle qu’on nous présente pour nous tromper et nous taire à savoir l’exemple que nous sommes dans la lutte de libération. En réalité, quand le pouvoir nous dit" chaâb adhim ?" n’est-ce pas juste pour nous faire une injection d’un puissant somnifère qui lui garantit quelques temps de répit( sans révolte) en nous gavant de compliments. Le système rentier qui nous tient et s’oppose à toute ouverture syndicale, politique ou médiatique n’en a que faire de l’histoire de nos vaillants Zirout, Abane, Amirouche et tous nos glorieux martyrs.L’histoire tout comme la religion n’est qu’une drogue à administrer au peuple pour le rendre plus docile et plus crédule. Tout ce qu’ils font c’est pour perdurer au pouvoir et profiter d’une vie en rose au détriment des droits élémentaires de ces Algériens vivant au dessus du seuil de pauvreté et ce, malgré les potentialités et richesses du pays. Conclusion personne ne peut prévoir si oui ou non le vent de la démocratie soufflera tout de suite ou plus tard dans un pays ou un autre.On s’aperçoit que les grands pays ne savent même pas s’il faut ou pas se mettre du côté des régimes ou soutenir les peuples dans leur lutte pour goûter un jour à la démocratie.Ils ignorent exactement où se trouvent leurs intérêts: sinon la démocratisation des populations reste leur dernier de leurs soucis. Observons: Obama appeler à la retenue et l’Elysée exprimer sa préoccupation. Lorsqu’il a été question d’envahir à 2 reprises l’Irak les bergers Américains ont fait parler leur aviation une fois avec l’accord de l’ONU une seconde fois( 2003) en se passant et de l’avis des pays membres du conseil de sécurité ( même les plus inffluents: la france, la russie etc) et fait cavalier seul pour occuper et anéantir un pays pourtant souverain et qui n’a jamais possédé d’arme de destruction massive comme fut leur argument factice. Alors ces impérialistes et autres colonialistes ont-ils donné leur feu vert pour démocratiser l’Egypte ou l’Algérie? La maison blanche n’a jamais rien dit lorsque des manifestants en Algérie tombaient sous les balles des forces de l’ordre. L’essentiel est que la ville de Hassi Messaoud où ils pompent l’or noir algérien est sous haute protection. Il n’y a aucune recette humaine pour sortir du merdier politique où nous sommes à moins( tenez-vous bien) que notre pouvoir accepte de dialoguer et d’entamer un processus pacifique qui devrait mener à une alternance démocratique. Notre président est un mortel, il faut bien qu’un jour on mette quelqu’un pour le remplacer, non? Cette idée fait-elle ou non son chemin dans l’esprit de ceux qui nous dirigent?

  5. Les intellectuels sont à la traîne. Le peuple est mûr car confronté aux réalités…C’est de lui que viendra le sursaut comme c’est le cas en Tunisie, en Egypte et en Kabylie (Oui, oui, voir ce qui vient de se passer à Bajaia).
    J’ajouterai que je suis surpris et même offusqué, que la direction du Matin ait laissé passé une image sympathique de l’abominable individu qui dirige, hélas, notre pays…

  6. @ Reda, L’universitaire Lahouari Addi se trompe; son approche n’est pas impartiale. Les prochains pays seront certainement le Yemen suivi du Maroc.Remarquez qu’il y a un silence radio sur le Maroc, pays similaire à la Tunisie.Pour le moment, le gouvernement Algérien se débat pour solutionner le plus urgent; mais il ne s’occupe que de broutilles alors que les moyens économiques existent.Sa dernière décision d’augmenter les prix de l’huile et du sucre montre son incompétence politique; à moins que cela ait été fait sciemment. Néanmoins, le retard qu’il accumulera dans la redistribution des richesses nationales fera effondrer à court terme le système illégitime en place.

  7. Dans l’article, il a fait allusion à l’ibadisme qui a fondé le premier état vraiment démocratique dans tout le Maghreb. Malheureusement, nos historiens en parlent très peu alors qu’il pourra être un modèle dans la gestion de notre pays : justice, travail, équité, application de l’islam véritable (distribution de la zakat, respect de l’autre, corruption interdite etc….). Le modèle type se trouve chez les mozabites ibadites qui essayent d’appliquer depuis des siècles ces précèptes, difficilement à présent compte tenu de l’invasion culturelle………..

  8. Je ne sais pour vous chers compatriotes mais en ce qui me concerne le fait de penser vivre sous ce régime je souffre physiquement et moralement.Cette violence dictatoriale m’est perceptible à tout moment et partout.Cette injustice absolue qui nous est imposée est mortelle, elle est en train de me tuer à petit feu.Comment peut on accepter un régime pareil!?Comment dites le moi.Des gens qui s’accaparent du pouvoir de vous faire souffrir toute votre vie par les armes et la force.Sans aucune légitimité, sans sagesse, sans intelligence, sans rien, ils veulent les richesses du pays en utilisant tous les moyens imaginables de ruses, manipulation, force, répression, torture et prison.Les médias lourds mentent grossièrement, les journaux sont malhonnêtes, les pouvoirs publics sont violents et la bureaucratie vous pourrit la vie.quoi faire alors?!Fuir ou faire la révolution, on a pas le choix!

  9. @REDA, -ormation d’un gouvernement de transition présidée par Abdelhamid Mehri- Tiens tiens on propose encore un gags connu du fln pour presider la transition, pourquoi pas un diplomate comme Mr abdelhamid BRAHIMI ( l`attache a l ONU), il faut plus mettre notre avenir entre les hommes du fln.plus question. il faut disoudre le fln en premier lieu, apres celui qui veut faire la politique n a qu a creer son parti, et pour participer au election nationale, il faudrai au moins avoir obtenu un minimum aux election regionale ainsi on obligera les petites formations politique de meme ideologie a des alliamce et imposer par la loi le recours aux elections interne au parti politique pour les poste de responsabilite tels que les president de regions ou le poste de secretaire generale du parti ou le presidence du parti politique…ainsi ce construira la democratie…a mon humble avis.

  10. A Hocinov: Ton ressentiment est celui de pans entiers d’Algériens asphyxiés, étouffés par ce régime corompu et corrupteut.Toutefois pour des raisons connues : l’ignorance des uns, la peur ne ce serait-ce d’afficher son opinion pour les autres et le fait que ce pouvoir contrôle tout en même temps( éducation, culture, économie, médias, constitution) sont autant de facteurs quu lui donnent toutes les chances d’être pour de bon au trône.Regarde un peu autour de toi tu verras que tes compatriotes ne s’offusquent point que ce système ait instauré toute cette hégémonie tout ce totalitarisme. Une grande partie de ce peuple, incapable de mener la moindre réflexion pour s’éveiller et provoquer le déclic dont a be besoin ce pays pour se mettre à l’action. La précarité sociale, l’ignorance se conjuguent avec la peur dêtre emprisonné ou tué dans les manifs comme un chien laisse le citoyen se rentrer dans une carapace comme le hérisson et se murer dans le silence. Hocinov, moi j’abinde dans le sens de ton poste en m’en prenant à l’élite estudiantine et autre force intellectuelle que possédé le pays.Tout le monde courbe l’échine: le journaliste, l’avocat, ces magistrats qui vivent maintenant luxueusement après avoir il y a vint ans travaillé durement et pour des miettes pour leur tutelle. On a vu au Pakistan une marche des robes noires dans laquelle ils revendiquaient le départ du président dictateur il y a quelques années. Les écrivains, les artistes se taisent.Il n(y a juste ce qui sont qualifiés à tort ou à raison de voyous qui s’insurgent à chaque fois. Et puis quel que soit le tribut versé pour un combat, tu as vu qu’il n’y a pas d’aboutissement car nos despotes sont soutenus par les occidentaux pour préserver leur bifteck.L’ordre établi permet-il à un pays comme le nôtre d’accéder à la démocratie d’où les partenaires occidentaux risquent de perdre d’énormes intérêts chez nous.Voilà pourquoi les dictateurs arabes jouissent de l’impunité totale, tuent, volent, spolient leurs peuples respectifs même du droit de vivre ou de manifester dans la rue. J’avoue que ce n’est pas un jeu d’enfant pour recouvrer notre dû à ces mauvais élèves qui ne retiennent pas les leçons mais qui ont toujours assez de ruse pour se refaire une virginité politique. C’est un véritable cancer métastatique et quel remède pour l’instant pour nous en débarrasser?

  11. reda nous propose de designer mehri à la tête du pays, un pro-syrien oriental du fln, que dieu nous en protège. tous ceux qui ont fait partie du fln doivent disparaître à jamais et ne plus montrer leur gueule.les arabophones ont fait leur temps (50 ans), place maintenant à un kabyle ou un mozabite ou un targui pour diriger le pays (en alternance pour les 30 prochaines années).

  12. La strategie des arabistes et des islamistes en Algerie est celle d’occuper le pouvoir et l’opposition de facon à garantir à travers l’imposition d’une identité d’importation:l’arabité. Sans Thamazighth point d’Algerie du tout!

  13. Apres tant de pages, vous concluez: "La bonne gouvernance reste cette capacité intrinsèque que possède une société à produire la politique et à faire ressortir à chaque fois la force de l’arbitrage pour piloter les clivages et contenir les contradictions débordantes."

    Le systeme de gouvernance dont a dispose’ l’Algerie est dont les traces ne restent qu’en Kabylie, par le fait de sa survie demontre sa validite’ – ayant produit tout ces ingredients necessaire a une societe’ pour bien fonctionner. Aucun conflit majeur n’a ete enregistre’ en Kabylie, des siecles durant, c.a.d. depuis al mise a la porte des romains. C’est la decentralisation totale peoduisant l’absence d’une autorite’ centrale, qui a expose’ la societe nord-africaine – et sans blague pas besoin de melanger les chevres et les moutons en essayer regrouper les moyen-erientaux aux nord-africains – Nos histoires, tradirions et valeurs sont FONDAMENTALEMENT non seulement differentes mais OPPSOSEES. Ce a quoi vous referrez comme OCCIDENTAL peut etre simule’ comme un arbre, qui produit des fruits. La graine de cette arbre, c.a.d. sa genetique n’est pas Europeenne, encore moins judeo-chretienne comme aiment le presenter certains MALHONNETES. Ce grain a comme parents: LA DECENTRALISATION(Republique) et LA LAICITE’: Conjuguees ont produit la Democratie mais surtout la liberte(sa condition) – car sans liberte’, des nabots emergent vite pour gerer cette democratie.
    Pour la Republique, des son depart, c.a.d. aussi loin que Platon, a ete description du model de vie observe’ par celui-ci durant sa visite chez nous a la recherche de son ile magique.
    Quand a la separation du culte et de la vie commune, celle-ci a ete abordee par St. Augustin, et finalise par decret Papal de St. Ghelcisus( ST. Ghiles. Tosu les 2 Hommes de cultures et appartenance NUMIDES, de chez nous.

    Je rappele au passage qu’il y a 2 Eglises: Moyenne Orientale(Orthodoxe) et l’Eglise OCCIDENTALE(Catholique et Protestante/Baptiste "decentraliste" – La composante Judeo avancee par certains est fausse justement a cause de cette UNcongruance/incompatibilite’ entre les cultures et valeurs orientales et occidentales.

    La problematique algerienne est le detournement justement de ces valeurs qui ont produit 1954. 2 models: l’un inspire’ d’orient aboutissant a mr abdelkader, ami fidele de son opprosseur(tout comme ses heritiers), et l’autre inspire’ d chez nous/occident, qui a aboutit a la Summam et 1954-1962.

    Que s’est-il passe’ en 62 justement est la seule variable qui decrit ce qui se passe aujourd’hui, a savoir.

    La trahison de certaisn algeriens qui se sont plus qu’inspire’ mais associe’ au orientaux/Egyptiens pour voler les fruit de l’arbre nord-Africain.

    La composante morale intervient alors, en effet. Cette entreprise lache n’a pu voir le jour chez les hommes attache’s a leur propres valeurs – Elle est sortie de la tete des orientaux – les impostures. Cette notion de dialogue des cultures, nous Kabyles l’avons essaye’ un 1/2 siecle durant – et nous avons tire’ nos conclusions. Vive la Kabylie autonome et libre.

    La liberte’ est le socle de tout developement – l’arabo-islamisme est l’essence-meme de l’oppression.

  14. Les grands maux sont à chercher dans le dogme qui régit le comportement de l’individu en prenant en charge son destin à sa place tout en lui conférant une place dans un ensemble dit "oumma"ce qui malheureusement le déresponsabilise en tant qu’individu devant ses actes au lieu de le rendre comptable. Pour illustrer mes propos je déclinerais juste quelques uns de ces aspects déresponsabilisant le citoyen et que par conditionnement religieux et mimétisme tout le monde s’accorde à exécuter sans se rendre compte de son irresponsabilité tellement la volonté de dieu est utilisé à toutes les sauces..
    Entre cette dernière, le mektoub, l’ah ghaleb et zhar point de place à la responsabilité individuelle encore moins l’autocritique pour développer ét aiguiser la construction d’un esprit critique.
    Dieu et le prophète sont à l’origine de cet état de fait et porte cette fatalité dont les gens s’en accommode justement pour ne pas être responsable.Si quelqu’un tue ou commet un accident c’est Dieu ou le mektoub et nom la responsabilité de la personne.c’est écrit, chose insensé chez l’homme responsable.
    Et ainsi vont toutes les excuses et les justificatifs des maux ou des actes accidentels ou délibérés des individus.
    Quand on est en difficulté ou pauvre généralement en s’en remet à dieu pour la délivrance. Mais dans le cas d’une réussite personnelle le musulman considère qu ‘il est le fruit de cette réussite, Dieu peut attendre.
    Il est urgent que des hommes éclairés se penchent sur l’issue à mener pour sortir de ce chemin tortueux que d’irresponsables illuminés ont bien voulu nous mener il est vrai au nom de Dieu.Vivement une école qui éveille et une laïcité qui protège.Des réformes tous azimuts sont plus qu’indispensables pour recentrer le rôle de l’individu dans la société en le remettant devant ces choix et ses responsabilités.. Ce 12 février pourrait être un signe avant coureur.Espérons-le!!

  15. En traitant l’Algérie de "pays arabe" vous faites insulte à tous les militants morts pour la défense de la culture originelle de l’Algérie et aux millions de Berbères algériens. Tant que vous continuerez à tenir ce discours négationniste, tous vos arguments seront entachés d’incrédibilité.

  16. excellent article, une analyse objective, on a besion ce type de comprehension pour accroitre notre niveau de reflexion

  17. la seule alternative, pour sortir de la crise est la demission du gouvernement, la levé de l’etat d’urgence .

  18. Les élites arabes d’Algérie (la majorité) ont cette manie, cette "assabiya" qui consiste à occulter et éluder le drame des berbères en général et des kabyles en particulier qui sont soumis à une politique criminelle de dépersonnalisation de la part de l’état algérien depuis 1962.Et pourtant les kabyles sont le fer de lance de l’opposition démocratique en Algérie!Aucune "bonne gouvernance" n’est possible en Algérie sans le respect du droit du peuple kabyle à l’autonomie.Les kabyles ne se feront plus avoir encore une fois, après avoir été berné et trahis à l’indépendance du pays.
    Les Kabyles doivent imposer leur reconnaissance en tant que peuple à part entière s’ils ne veulent pas être assimilés dans le moule arabo-intégriste de l’Etat central.L’aveuglement, l’autisme des élites arabes face aux souffrances des kabyles est révoltant, insupportable.D’où vous vient cette froideur, cette absence de solidarité envers les kabyles doublement opprimés et niés depuis l’indépendance ???

  19. @ il faudra un pouvoir de transition sans gouvernement donc pas de président, pas de chef de gouvernement, pas de ministres, pas de ministres d’état, pas de wali, pas de chef de daïra, ils n’ont servis qu’ a rendre la vie des algériens impossible. C’est une idée transitoire qui passe comme ça, mais c’est mieux qu mehri ou brahimi ou un autre du sérail. Même les politiques algériens qui jouer a l’opposition ne mérite pas de gouverner l’Algérie parce qu’il ont étés complices d’un système pourri, justement en participant a des élections que tout un chacun savait truquées. les fraudeurs ont trouvés un terrain favorable avec la complicité des partis d’oppositions qui cautionnés le système pourri avec leurs participations. Les partis politiques participatifs ont ils améliorés les choses? Non ils ont permis la transgression de toutes les lois et la constitution en premier lieu. Peut être vaut mieux réclamer un pouvoir, un gouvernement, et des institutions, constitués uniquement de canadiens, suisses et scandinaves. Que peut on reprochés aux gouvernants algériens et leurs valets de tout bords, et bien juste les 7 péchés capitaux : -ORGUEIL –AVARICE – ENVIE –COLERE –LUXURE-GLOUTONNERIE-PARESSE.

  20. Droit? Justice? allons-donc c’est bon pour les contes… les pires ennemis sont en nous, dites seulement que je suis Algerien et que les siècles m’ont trahis…..

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