L’admirable veste de Tonton Smaïl

Autrefois, la parole donnée valait son pesant d’or ; aujourd’hui, elle ne coûte plus rien dans notre société : c’est l’un des troubles de notre personnalité ; l’autre, consiste à mépriser de tout ce qui est algérien afin d’encenser ce qui est étranger. Nous allons illustrer cela par l’« affaire de l’Egypte au SILA » qui est loin d’être réglée.

Afin d’apporter la contradiction au « groupe d’intellectuels » qui exigeaient la participation de l’Egypte au SILA, une contribution fut proposée à quatre quotidiens et à deux sites d’information. Seuls deux l’ont publiée : lematindz du 8/9 (« Heureusement, tonton Smaïl veille ! »), le quotidien « L’Expression » du 25/9 (« Ameziane a agit par nif et dignité. »). Quant aux autres, contrairement à un « chibani » retraité, les patrons de journaux portent sur les épaules de lourdes responsabilités. En effet, pris entre l’enclume de l’éthique et le marteau des contraintes (publicité, imprimerie, fisc, justice, etc.), de brillants esprits sont réduits à parodier les singes des gorges de la Chiffa qui ne mordent jamais la main qui les nourrit. Ce n’est pas le cas du maquisard de la presse algérienne qui préfère rompre que plier l’échine : passer deux ans en prison et voir son journal disparaître pour ne pas renier ses idéaux. Le mérite de Mohamed Benchicou est encore plus grand, puisqu’il a accepté de publier un texte qui combat les instigateurs d’une pétition qu’il a, pourtant, signée !

Après la publication de plusieurs contributions, les rôles des uns et des autres étaient clairs, mais voilà que surviennent des rebondissements annonçant la participation de l’Egypte au SILA ! Aussitôt, commençait la course au retournement de vestes et de jupons afin de s’adapter à la nouvelle situation. Enfin, les masques commencent à tomber en révélant les vrais visages de certains acteurs :

1) Hier, l’attitude de « tonton Smaïl» fut comparée à celle de l’« aigle royal » ; aujourd’hui, après les multiples revirements, « corbeau noir » n’est-il pas plus proche du réel ?

2) Dès l’annonce de l’interdiction de la littérature égyptienne au SILA, les nationalistes algériens ont soutenu de toute leur force cette initiative au point d’être accusés de « suppôts du Pouvoir ». Voilà qu’aujourd’hui, leurs accusateurs se retrouvent dans le camp de ce même Pouvoir ! Nous nous gardons de jeter des pierres, car nous savons qu’il existe un clivage dans la société (de la base au sommet) entre les « nationalistes » et les « internationalistes » (marxistes, baathistes, islamistes, « occidentalistes », etc.). La devise des premiers était (après le Congrès de la Soummam) : « La révolution algérienne n’est inféodée ni à Moscou, ni à Washington, ni à Londres, ni au Caire. » ; leurs actions furent la conduite de la Révolution, l’« Opération Khartoum », la découverte du scandale SONATRACH, etc. Quant aux seconds, hier ils recevaient les ordres du chef des moukhabarat Fethi Dib ou du général De Gaule ; leurs actions furent le putsch de l’été 1962 contre le GPRA, la signature d’un contrat gazier en novembre dernier au Caire (alors que le sang des Algériens n’a pas encore séché dans les rues), le sabotage des entreprises publiques algériennes afin de les remplacer par des sociétés nationales (ou privées) étrangères, etc.

Le revirement du SILA est bien malheureux et maladroit : on annonce un bras de fer avec un adversaire, puis on se défile. Cela aurait été plus payant de se taire, puis de les inviter. Cependant, même dans ce cas, l’Algérie airait été perdante, car c’est l’Egypte qui avait commencé la guerre médiatique et les agressions des Algériens avec les moyens de l’Etat. La logique exige que ce pays reconnaisse ses fautes et demande pardon au peuple algérien. Après cela, on pourrait aborder la réconciliation. Sans cela, il est difficile d’oublier la haine déversée, les personnes lynchées, les symboles profanés. Pour l’exemple : est-il moralement acceptable de dérouler le tapis rouge aux officiels égyptiens ayant brûlé notre drapeau, alors que des jeunes de Sidi Salem croupissent en prison ? Pourtant, ces derniers ont fait ce sacrilège pour nous montrer qu’ils n’ont pas encore profité des fruits de l’indépendance, eux, qui sont nés et ont grandi dans un camp de la SAS abandonné par la France. En conclusion, le changement d’attitude envers l’Egypte est contre-productif pour la grandeur de notre pays, car contrairement aux affirmations des « intellectuels », le conflit ne se réduit pas à une simple « guerre du football », mais relève d’avantage de l’instinct de domination qui régit les relations humaines. Après ce revers, le prestige de notre pays pourrait prendre un sacré coup, surtout que son rang est déjà au plus bas dans l’échelle de valeur des nations. Espérons seulement que la soumission n’atteindra pas l’humiliation et que les nationalistes algériens reprendront bientôt le dessus.

3) La réintégration de l’Egypte au SILA s’est faite après l’intervention énergique des éditeurs arabes sommant l’Algérie à reconsidérer sa position initiale en brandissant l’arme du boycott. Il est utile de rappeler qu’aucune organisation arabe n’avait condamné l’Egypte lorsque nos symboles furent piétinés, nos supporters et étudiants lynchés, ce qui démontre un flagrant parti pris. D’ailleurs, tout Nord-Africain ayant vécu au Moyen–Orient sait que ces gens-là ne considèrent pas les Tunisiens, Algériens et Marocains comme de vrais Arabes : pour cela, ils nous surnomment les « Arabes cassés ». Peut-être que cette organisation est seulement venue au secours des « frères » égyptiens pour les extraire des griffes des « Barbares » algériens. Cette intervention étrangère a tout de même fait des heureux : le « groupe d’intellectuels » qui vient de remporter une victoire par abandon. Néanmoins, ils ont gagné une bataille, mais pas encore la guerre : ils ont milité contre la « dictature du commissaire politique qui voulait censurer les auteurs égyptiens en 2010, après avoir fait de même avec les auteurs algériens en 2007, 20008 et 2009. ». Logiquement, la lutte ne doit-elle pas se poursuivre afin de réintégrer les auteurs algériens (Benchico, Sansal, etc.) interdits au SILA ? S’ils abandonnent le combat maintenant, ne seront-ils pas considérés comme d’affreux mercenaires ayant réhabilité des auteurs étrangers en ignorant ceux de leur pays ? Il est vrai que cette tare est peut-être inscrite dans nos gènes, car même en allant loin dans l’histoire, nous retrouvons ce besoin névrotique de servir fidèlement les autres en méprisant les nôtres.

La cause de cette déviation n’est pas d’ordre génétique, mais provient d’une déficience psychique, la « haine des siens ». Celle-ci et son ambivalent, l’« amour excessif de soi » (« zaïmisme ») forment le « Mal algérien ». Ces dérèglements de la personnalité sont explicables grâce aux théories de la psychanalyse, lesquelles seront peut-être abordées une autre fois. Le premier syndrome cité est à l’origine des comportements suivants :

a. L’indifférence à l’égard de la souffrance des Algériens d’ici (victimes de la misère ou du terrorisme, harraga, etc.) ou d’ailleurs (Europe, Moyen-Orient, etc.), alors que nous prétendons être les champions de la libération des peuples opprimés !

b. Le mépris de l’intelligence des Algériens : les scientifiques comme les religieux, tels que Khaled Bentounès ou Mohammed Arkoun (qui vient de mourir dans l’indifférence), alors que des « douctours » étrangers sont reçu chez nous avec les honneurs dus à leur « statut ». Pourtant, ces charlatans ne sont ni des hommes de sciences ni des serviteurs de Dieu, mais uniquement des laquais des puissants du moment. D’ailleurs, certains ont avalisé l’invasion de l’Irak ; d’autres l’érection du « mur de la honte » à Gaza afin d’affamer les Palestiniens !

Avec une telle mentalité, notre pays ne risque pas de sortir de la médiocrité ; la seule issue consiste à nous remettre en question afin de changer de comportement. En effet, contrairement aux croyances des esprits dualistes, le monde ne se compose pas des êtres « bons » et des êtres « méchants », comme les personnages des westerns de notre enfance ; chacun d’entre nous porte en lui la bonté et la méchanceté, la bravoure et la lâcheté, l’intelligence et la bêtise, etc. : c’est la « lutte des opposés », comme nous l’enseignent le soufisme du Mostaganemois cheikh Bentounès et la psychanalyse du Suisse C. G. Jung. C’est l’orientation vers l’un des pôles opposés qui distinguent les caractères des personnes. Cette situation n’est pas figée, mais évolue avec la vie : on peut être brave, puis devenir lâche ; méchant puis devenir bon ; etc. C’est pour cela qu’il est plus sage de juger les idées et les actes, mais guère les individus.

La joie née de l’interdiction de la participation de l’Egypte au SILA fut de courte durée, puisque des injonctions venues d’en haut l’ont annulée. Ce revirement porte un sérieux coup à la réputation du pays qui s’est incliné devant une association dépourvue crédibilité. Cette situation est porteuse d’un malaise après l’impunité dont bénéficient des étrangers, alors que des Algériens sont sévèrement condamnés. Quant aux « intellectuels », ils sont contraints de continuer le combat afin de réintégrer les auteurs Algériens exclus, si non, ils seront considérés comme les suppôts d’un pays étranger. Il est vrai que cette pratique objecte fait partie de nos mœurs, celle-ci a pour origine la « haine des siens » tapie dans les profondeurs de notre être. Néanmoins, il est temps que ce comportement avilissant cesse, car il en va de notre survie : si nous ne nous respectons pas, personne nous nous respectera ; si nous ne développons pas notre pays, personne d’autre ne le fera. Quiconque sait cela et ne le dit pas est passible de poursuites, devant Dieu et l’histoire, pour « non assistance à peuple en danger ». Assurément nous le sommes, car dépendant des recettes pétrolières : si cette manne venait à tarir, notre peuple sera réduit à la famine.

En revanche, si nous utilisons convenablement nos potentialités, surtout mentales, notre pays ne tardera pas à se transformer en un havre de pays. Alors, ce jour-là, les harraga changeront de projet pour fonder un foyer dans leur propre pays, les Algériens vivant à l’étranger reviendront par centaines de milliers. Après tout, l’Algérie est un splendide pays, parole d’un ancien émigré ayant vécu en France et en Arabie !

Boudjema Tirchi.

15 commentaires

  1. Ya Si Boudjema, Yarham Oualdik enlevez-moi un doute…
    Vous êtes un professionnel du journalisme ou juste un bénévole qui s’extériorise ?

  2. "…la lutte des opposés" comme nous l’enseigne le soufisme de… Cheikh Bentounès.."?!? Comme à dit "Lui" : "Vous vous lisez vraiment quand vous avez…Bu?! C’est quoi cette "cacophonie" encore? Je stoppe car la migraine commence à m’envahir et je n’ai plus de "paracétamol"!

  3. ya si tirchi, l algerie "havre de paix"quand votre petit fils ou fille si vous en avais je vous le souhaite sera grand pere ou grand mere et il ne vivrons pas sa. ici c l antichambre de enfer point le reste c du baratin.

  4. Merci monsieur Trichi pour cette contribution fort pertinente. Vous avez dit tout haut ce que nous pensons tout bas. En effet, nos dirigeants ont un grand complexe d’infériorité devant la culture du Moyen-Orient. Si Warda est adorée chez eux, c’est à cause de la culture qu’elle véhicule. Voyez le cachet signé pour Majd Erroumi! Pourtant nous avons des chanteurs et des écrivains de renom, mais on les marginalise. Dommage.

  5. @ Halima G. « … la lutte des opposés comme nous l’enseigne le soufisme de … Cheikh Bentounès.. ?!? » Voilà une phrase qui a provoqué la « cacophonie » dans la tête de la sensible Halima en lui causant une forte migraine. L’auteur du texte est désolé pour cet accident indépendant de sa volonté. En fait, c’est ce qui arrive souvent lorsqu’on réagit à un évènement, inhabituel, avec son émotion (le cœur) et non pas avec sa pensée logique (la tête), car pour cette dernière, tout est possible, jusqu’à preuve du contraire (même un religieux qui utilise le même terme qu’un psychanalyste !) L’explication : avant d’élaborer ces théories, Carl Gustav Jung a fait des séjours d’études auprès des musulmans en Tunisie, des bouddhistes en Inde, des tribus primitives en Afrique et des Indiens d’Amérique. Le soufisme, comme le bouddhisme, enseignent les notions de la « lutte des opposés » : C. G. Jung s’en est inspiré. Pour approfondir ce sujet, je vous propose les ouvrages suivants : 1) C. G. Jung. « Métamorphose de l’âme et ses symboles » (pages 298, 611, 703). Georg éditeur SA, Genève, 1993. 2) Cheikh Khaled Bentounès. Propos recueillis par Bruno et Romana Solt. « Le Soufisme, cœur de l’Islam ». Préface du père Christian Delorme (pages 63-68). Editions « El Alamein », Sétif, 1997. « Sur autorisation exprès des Editions de la Table Ronde, Paris, 1996 ». Pour d’avantage d’informations, contacter l’ « Association Cheikh El Alaoui Pour l’Education et la Culture Islamique », Mostaganem. Cordialement. Boudjema Tirchi. PS : cette fois-ci, je ne tiens pas compte de cette phrase : « Vous vous lisez vraiment quand vous avez… Bu ?! »

  6. M.Tirchi. Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous avez dit. En effet, l’Algérie ne cesse malheureusement d’être trahie! Mais là où votre constat prête au doute, c’est quand vous insinuez que le mysticisme et l’ascèse du soufisme sont à considérer comme une théorie scientifique que vous nous proposez comme panacée à nos tares génétiques! J’appellerai cela, de la responsabilité idéologique de nos dirigeants, M. Tirchi dévie dangereusement vers la responsabilité portée par l’inconscient collectif de tous les Algériens, d’où la nécessité de l’application urgente de la thérapie soufiste, cette nouvelle psychanalyse algérienne que notre indigence scientifique a nié ses vertus thérapeutiques séculaires! Je relève, par ailleurs, qu’il est quand même incroyable que vous ayez fait une utilisation abusive du pronom personnel "Nous" dans lequel vous avez noyé tous les Algériens sans exception. C’est une déviation énonciative très dangereuse à l’origine de cette confusion qui met et le bourreau et la victime, dans le même sac. " Il est vrai que cette tare est peut-être inscrite dans nos gènes, car même en allant loin dans l’histoire…"! Et moi, le naïf, qui ai toujours pensé, Monsieur Tirchi, que le peuple algérien est innocent car, de tout temps considéré par ses dirigeants potentats comme peuple mineur! Je ne vois pas comment il serait lui aussi porteur de cette "tare génétique" de la haine de soi dont vous l’accusez par un subtil jeu de substitution de pronoms personnels, le "Nous", et dans lequel l’on sent fortement que vous vous ne aimez pas; à commencer donc par vous-même M. Tirchi! J’aurais bien aimé voir une séparation très distinctes des rôles porté par un "Nous" désignant un peuple non responsable et un "Ils, eux ou Vous" qui désignerait directement, distinctement, les seuls responsables de notre catastrophe nationale néanmoins vécue par le seul peuple meurtri depuis 1962! A ce moment-là, je vous proposerais d’aller encore plus loin dans votre proposition de thérapie en substituant le concept de "Psychanalyse" par celui qui leur convient le mieux: la Psychiatrie! Cette propension à la confusion qui vous caractérise ne s’arrête pas là: " les scientifiques comme les religieux, tels que Khaled Bentounès ou Mohammed Arkoun"! Ainsi, si l’on suit l’ordre syntaxique et lexical dans cette phrase nominale, l’on déduit « logiquement » que M. Bentounes est scientifique et M. Arkoun est religieux! Est-ce vraiment le cas de ces deux intellectuels algériens? Peut-on considéré Arkoun comme un religieux? Je pense, très malheureusement que si vous avez cité opportunément le nom de M. Arkoun "le religieux", c’est pour mieux discourir sur un Bentounes "le scientifique" et dont le soufisme devient incroyablement une branche scientifique comparable à la psychanalyse! Et Bentounes devient la solution miracle, une nouvelle théorie psychanalytique à même de nous extirper de "notre tare génétique", le nouveau Freud algérien quoi! Je ne vous parle pas des autres exemples sur lesquels votre inconscient a porte son choix pour étayer votre argumentation et qui nous révèlent amplement l’arrière fond idéologique qui a motivé votre pamphlet dont les non dits sont encore plus expressif que ce qui est apparent!

  7. c’est tres bien de rappeller, ce qu’on vecu, les malheureux de sidi salem, amis qui ont soutenu, la premiere position, de smail, la npn participation des egyptiens(et leurs livres vehiculants majoritairement la betise assomante)vous auriez du lancer un mouvement petitionnaire, qui aurait, certainement conforte smail, ainsi, il n’y aurai pas eu de reculade, mais il est vrai, que nous etions tous, embarrasse d’etre pour une forme de censure, neanmoins, nous pourrons toujours ne pas acheter leurs bouquins abrutissants…..le combat pour la clarte, long et ardu .les couches qui ont le droit de vivre en algerie et ailleurs, ont le droit d’avoir l’apport des penseurs, il faudrait que nos intellectuels, epris de justice, s’investissent, un peu plus et se rapprochent des justes et des demunis, intellectuellement, afin de les premunir, de la catastrophe des dominants

  8. Possons les vraies questions pour esperer de trouver les bonnes reponses: ni l’arabisme ni l’islamisme n’ont donnè de resultats satisfaisants. L’Egypte est un probleme aux arabisés d’Afrique du Nord, comme toute communauté etrangere elle doit faire le choix: devenir Amazighes ou retourner en orient pour combler le vide identitaire. Vivre l’ambiguité accentue la schizophrénie et le refus de soi. La preuve est là: vous savez où est le probleme mais vous etes incapables de vous disocier du nombril de l’arabité…tout en demandant le visa peuple et pouvoir en réalité fuient eux memes par peur de se retrouver differents. Quand on vend son ame au diable !

  9. Interdire le Sila aux Egyptiens? C’était trop beau pour y croire. Pourtant l’ENTV, l’unique "unique" au monde l’a fait pour les mousselssel et autres niaiseries Égyptiennes et elle n’a pas fermé boutique pour autant, même si remplacer ces navets par d’autres navets Turcs ou Syriens n’est pas vraiment une solution (la solution c’est la production nationale et l’ouverture du secteur). Donc on aura droit malgré nous, bessif, à des stands d’Égypte au sein du Sila. Les "m’as tu vu ? ", les lèches- botte et autres douktours seront de la messe. Ces stands du malheurs seront sûrement quadrillés par un impressionnant dispositif policier et même Fakhamatouhou pourrait y aller jeter un coup d’œil avec « Celle la ». Triste époque, triste réalité. Je ne suis pas chauvin et je ne déteste pas le peuple Égyptien mais avouez que c’en est trop. Après des mois et des mois d’une campagne d’insultes, de haine, de mensonges et d’agressions ou rien n’a été laissé au hasard pour dénigrer tout ce que la notion Algérie et Algérien peut comporter (sans que les intellectuels de ce pays réagissent pour stopper ce déferlement maladif), les voila t ils ces ‘intellos’ invités a vendre leurs poisons ici même chez nous. L’Algérie est devenu aussi vulnérable pour subir le discrédit et l’affront sans pouvoir réagir malgré 150 milliards de dollars dans la cagnotte, malgré ses énormes potentialités humaines et énergétiques, malgré une armée puissante. Même le Mali, même la Mauritanie même le Burkina (qui est une création algérienne) nous tournent le dos s’ils ne nous méprisent pas. Triste époque je vous dis. La lâcheté ne touche pas le peuple mais les dirigeants et c’est là, la clé du problème.Tant que ces prédateurs sont au pouvoir, nous serons la risée du monde entier.

  10. Monsieur Trichi, j’ai beaucoup de respect pour vous et j’imagine que vous avez été abusé comme tout algerien par la faussa "rejla", mais reconaissez quand meme que vous avez misé sur des "canassons", je veux dire le Smail et sa tutrice.
    C’est cela la tragedie algerienne: on croit et puis…
    Relisez le commentaire de Twiger et je suis prte à vous rencontrer.amicalement votre…serviteur et humble. Twiger.

  11. @ Preuve. Tout d’abord, grand merci pour cette importante réaction. Toutefois, elle comporte plusieurs quiproquos qui proviennent d’une mauvaise expression de ma part ou bien de votre injuste compréhension. Alors je tente de reformuler mes pensées. 1) " les scientifiques comme les religieux, tels que Khaled Bentounès ou Mohammed Arkoun" : j’ai voulu dire, les scientifiques d’un coté et les religieux de l’autre (tels que Khaled Bentounès et Mohammed Arkoun.) 2) Je ne connais rien au soufisme (voilà un an seulement que j’ai découvert Bentounès grâce au livre cité plus bas), ni d’ailleurs M. Arkoun que je n’ai jamais lu. Par contre, je soutiens tous les religieux algériens (des zaouïas alawia, tidjania, rahmania ou du rite ibadite, etc.) pour faire barrage aux idéologies des frères musulmans, des wahhabites, chiites, venues du Moyen-Orient. 3) En fait, je suis un passionné de la psychanalyse d’inspiration jungienne, que j’ai pratiquée en France, dont le rôle est de soigner les névroses comme les psychoses. En revanche, je ne connais pas cette « psychanalyse algérienne » dont vous me parlez : en Algérie, j’ai découverts seulement l’« estomac-analyse ». 3) je persiste et signe en affirmant que le mal est en chacun de NOUS : opposant au régime qui a détourné le fleuve de la révolution en 1962, je suis aussi remonté contre mes divers camarades de combat qui ont tourné la veste pour des privilèges : voyez les anciens « opposants » : certains sont devenus des affairistes, d’autres des « zaïms » gagnant 30 briques/mois, etc.). Vu la situation de notre pays, tous les patriotes sincères sont les bienvenus quelque soit leur provenance. Comme disait feu Boudiaf en 1954, « même s’il s’agit des singes de la Chiffa » !

  12. @ Twiger. Merci pour votre manifestation de sympathie, qui est réciproque. Par contre, je n’ai pas l’impression d’avoir été « abusé par le Smail et sa tutrice». J’étais et je suis toujours contre la participation des Egyptiens au SILA. Lorsque ce Monsieur était de mon coté, je l’ai soutenu, dès qu’il a tourné la veste, je l’ai abandonné : c’est tout simple que cela ! Rappelons que mon combat médiatique contre les Egyptiens a commencé le 20/10/2009 par la publication sur TSA de la contribution intitulée « Répliques aux Egyptiens ». Par contre, vous étiez pour la participation des mangeurs de fèves : d’où nos prises de bec. Cela dit, sans rancune ; cordialement.

  13. excellent article, l’Algérie vient une nouvelle fois de baisser son froque devant une association arabe qui n’a à aucun moment pris position lors de la déferlante égyptienne, et sous la pression d’une pétition d’intellectuels qui ne se sont jamais manifesté lorsque le éditeurs égyptiens inondent le marché par des ouvrages subversifs qui font l’apologie de l’islamisme intégriste dont ils épargnent leur pays
    personnellemnt, je dirai bravo, grand bravo à Mr le commissaire du SILA

  14. Monsieur Trichi, ce n est pas que je soutiens les egyptiens, mais une logique et je la repete;un salon du livre en Algerie d aujourd hui sans les editeurs egyptiens est un vrai ratge.Ils sont les plus belles plumes arabes[je le repete et je ne rougis pas d autant que cette langue qu est l Arabe est ma quatrieme].
    Sinon il vous faudra revoir la constitution algerienne [je ne me reconnais pas du fait de la place de la langue et de la religion]
    Soyons logique simplement.Pour recouvrir l independance de ce pays, il faut declarer constitutionnellement le contraire, sinon vous defoncais une porte ouverte.Meme les ‘tribulations de mr Smail et de sa tutrice ne me derange guere, c est comme cela si on doit garder son poste dans ce pys.Vous croyez a la ‘rejla’ vous, moi non car c est aussi le service de subversion qui a manipule tout le monde pour’ faire sortir le le loup de la foret’. un conseil, ne vous ‘denuder’ pas trop, mon cher monsieur.Si vous n etes pas sincere, dans ce cas la vous jouez comme tout le monde.Dans ce cas je ne suis toujours pas des votres.
    Je repete je ne soutiens pas les egyptiens, ils s imposent par eux meme…dans beaucoup de secteurs d ailleurs. Voici un bel exemple qu est Orascom et la aussi je nai rien a en cirer.c est votre patriotisme frileux qui en prend un coup.
    Par contre je suis de tout coeur avec ceux qui se convertissent au christianisme et qui veulent eviter a leurs descendance ‘la decheance’ de l autre religion…’Cela eat un vrai combat, sinon le’Sila’ c est du pipi de chat.
    Cest ainsi que l on se libere du ‘joug arabo islamique’.
    amicalement Twiger

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