Les rentiers du pétrole de 1963 à 2010 en Algérie

Pour les lecteurs de LeMatinDZ, le docteur Abderrahmane MEBTOUL, expert International économiste, revient sur deux ouvrages intéressants qui méritent débats et qui viennent de paraitre entre juin et septembre 2010 en France (1) sur un sujet brulant d’actualité : les liens entre la rente des hydrocarbures en Algérie et les politique socio-économiques. « Ces deux ouvrages renvoient à la nature du pouvoir en Algérie , rejoignant mes contributions produites entre 1993/1995 et reproduite dans un de mes ouvrages (2), nous dit l’auteur. Je ne saurai trop insister que l’économie, comme nous l’ont appris les grands classiques de l’économie Adam Smith, David Ricardo, Malthus, JB Say, Karl Marx et plus près de nous Joseph Schumpeter et Keynes, est politique et que l’histoire fondement de la connaissance ne se découpe pas en morceaux, existant des imbrications dialectiques au cours du temps. C’est l’objet de cette modeste et brève contribution. »

1- La période de 1962 à 1979 où l’économie socialiste spécifique

C’est de l’hymne à la liberté chantée en I962 dans les rues de l’ensemble de l’Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l’algérienne, l’autogestion des domaines des colons qui devait élever la production, restituer les paysans dans leur dignité, mais aussi les luttes de pouvoir entre l’Intérieur et l’Extérieur des différents clans. Le 19 juin I965, le Président élu auparavant est destitué et c’est le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l’Algérie serait au bord de la faillite. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résisterait aux évènements et aux hommes, à travers trois axes : la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur la dominance du secteur d’Etat, comme fer de relance de l’économie nationale, à travers les grosses sociétés nationales. Ceux sont les discours triomphants de constructions des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l’indépendance alimentaire, de l’école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons, horizon 1980, le Japon de l’Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969,du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977. Le système d’information, socio-éducatif participait à ces slogans idéologiques, comme façonnement des comportements. Nous assistons aux discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes avec la priorité à l’industrie dite lourde et au niveau international l’Algérie leader du nouvel ordre économique international dans sa lutte contre l’impérialisme cause fondamentale du développement du sous développement. Et voilà qu’après la mort du Président après une longue maladie et une lutte de pouvoir qui se terminera par un compromis, et la venue d’un nouveau président , qu’en 1980 , nous apprenons de la part des responsables politiques que cette expérience a échoué et que la période passée était une décennie rouge. Les nombreuses commissions dont les résultats sont jetés dans les tiroirs après des exploitations politiques contribueront à ces dénonciations. Du fait de la compression de la demande sociale durant la période précédente et surtout grâce au cours élevé du pétrole, les réalisations porteront sur les infrastructures, la construction de logements et l’importation de biens de consommation finale avec le programme anti-pénurie avec la construction sur tout le territoire national des souks fellahs. L’Algérie ne connaît pas de crise économique selon les propos télévisés un d’ex Premier Ministre, qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril en termes de parité de pouvoir d’achat 2010, équivalent à 70/80 dollars. C’est alors l’application mécanique des théories de l’organisation, en les fractionnant car les grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l’espace. En 1986, Mais, la population algérienne contemple l’effondrement du cours du pétrole les listes d’attente et l’interminable pénurie. Et voilà que nous avons un autre discours : les algériens font trop d’enfants, ne travaillent pas assez. C’est à cette période que s’élaborent les premières ébauches de l’autonomie des entreprises publiques avec la restructuration organique. L’on fait appel à la solidarité de l’émigration que l’on avait oubliée. IL s’ensuit l’effondrement du dinar dont on découvre par magie que la parité est en partie fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l’intelligence seules sources permanentes de la richesse. On loue alors les vertus du travail, de la terre, l’on dénonce les méfaits de l’urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, et l’on redécouvre les vieux débats entre partisan de l’industrie lourde qui serait néfaste, les bienfaits de l’industrie légère et la priorité à l’agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et comme par enchantement c’est le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment qu’il faut.

2- La période historique de 1988 à 1999 : crise politique et économique

Octobre I988 conséquence de la crise de 1986 qui a vu s’effondrer les recettes d’hydrocarbures de 2/3, contredit ces discours populistes, et c’est le début timide d’une presse libre et d’un multipartisme que l’on tente de maîtriser par l’éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l’Etat) avec la naissance d’une nouvelle constitution en 1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique depuis l’indépendance conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste. Elle était cependant porteuse d’une vision hybride de la société, dans la mesure où des articles renvoyaient à des options politico-économiques et politico-idéologiques contradictoires. Sur le plan économique, entre I989-I99O c’est l’application des réformes avec l’autonomie de la banque centrale, à travers la loi sur la monnaie et le crédit, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l’autonomie des entreprises et l’appel, très timidement, à l’investissement privé national et international sous le slogan secteur privé facteur complémentaire du secteur d’Etat. Après le socialisme spécifique, c’est l’économie de marché spécifique avec la dominance du secteur d’Etat soumis à la gestion privée. Effet de la crise économique, nous assistons à une crise politique sans précédent qui couvait déjà puisque un ex chef de gouvernement qui agissait dans le cadre de la Constitution de 1976, amendée en 1989, s’est opposé au Chef de l’Etat refusant de démissionner en invoquant la responsabilité politique de son gouvernement devant la seule Assemblée nationale, qui était au mains du FLN dont le président n’était autre que le même Président. La crise fut accélérée par des élections législatives, coordonnées par un nouveau chef de gouvernement issu des hydrocarbures. Une explosion sociale s’ensuivit dont l’aboutissement sera la démission de ce Président après plus d’une décennie de pouvoir. Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990. Et c’est la liste interminable de chefs de gouvernement et de ministres, changement successif du à la profonde crise qui secoue le pays. C’est la naissance du Haut Comité d’Etat (HCE), la venue d’un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d’espoir, présidera à peine six mois le HCE avant d’être assassiné, son remplacement par un autre membre du HCE, avec parallèlement, un Conseil Consultatif faisant œuvre de parlement désigné. L’on rappellera comme chef de gouvernement le père de l’industrie lourde des années I97O qui prônera l’économie de guerre. Son départ fut rapide du fait de la cessation de paiement. Lui succèdera un premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli qui signera l’accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l’Algérie étant en cessation de paiement n’ayant pas de quoi acheter un kilo de farine. Les accords avec le FMI verront une baisse drastique de la valeur du dinar (75% environ). C’est durant cette période qu’est signé l’accord pour le rééchelonnement de la dette en mai 1993 avec le Club de Paris( dette publique) et le Club de Londres (dette privée ), accompagné d’un Programme d’ajustement structurel (PAS) entre l’Algérie, le FMI, la Banque mondiale (BIRD) et l’Union européenne afin de remédier aux déséquilibres de la balance des paiements fortement affectée par la chute des cours des hydrocarbures et du poids de la dette extérieure. La période qui suit verra un Chef d’Etat avec un parlement de transition à savoir le C.NT (conseil national de transition) combinaison d’associations et de partis politiques désignés. Viendront les élections de ce Président axé sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle constitution (1996) qui va s’attacher à éliminer les éléments de dysfonctionnement de la Constitution de 1989 en encadrant de manière sévère les mutations que je viens de rappeler. Elle crée la seconde chambre, dite Conseil de la Nation, et par le truchement de l’article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par la première chambre, l’APN. Mais fait nouveau et important, elle limite le mandat présidentiel à deux étalé sur cinq années. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant le caractère dual de l’Exécutif,( ni régime parlementaire, ni régime présidentiel) tout en consolidant le système de Conseils existants dont l’institution d’un Haut Conseil Islamique et d’un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République. C’est à cette période que naît le Parti le rassemblement national démocratique (R.N.D) dont le fondement du discours est la lutte anti-terroriste qui raflera presque tous les sièges en 8 mois d’existence tant de l’APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour. Les parlementaires du fait de la situation sécuritaire de l’époque, auront surtout pour souci de voter pour soi même des rémunérations dépassant 15 fois le SMIG de l’époque alors que la misère se généralise, oubliant naturellement du fait de la généralisation des emplois- rente, qu’un parlementaire aussitôt sa mission terminée retourne à son travail d’origine et qu’une retraite automatique revient à afficher un mépris total pour une population meurtrie. Dans la foulée, la venue de deux chefs de gouvernement dont le premier technicien pratiquera le statut quo et le second l’application des accords du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé mais avec des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement.

3-La période historique de 1999 à 2010 : la rente toujours la rente

Ce président démissionne et des élections sont programmées le 08 avril I999 avec l’élection d’un Président qui promet de rétablir l’Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l’effusion de sang et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales qui sera matérialisé plus tard par le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix. Un chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d’attente mais son mandat sera de courte duré, à peine une année, du fait des conflits de compétences. Un second chef de gouvernement lui succèdera mais qui démissionne, tout en se présentant candidat à la présidence avec comme conséquence une dualité dans les rangs du FLN dont il est tissu. Il est remplacé par le Secrétaire Général du RND. Viennent ensuite les élections du 08 avril 2004 qui sont largement remportées par le précédent Président avec trois chefs de gouvernement successifs : premièrement le secrétaire général du RND qui a été chargé des élections de 2004, puis le secrétaire général du FLN courant 2007, ce Parti avec les élections successives étant devenu majoritaire tant au niveau de l’APN que du Sénat, avec peu de modification dans la composante ministérielle puisque l’ancien chef de gouvernement n’a pu nommer aucun ministre entre mai 2006 et juin 2008, assistant d’ailleurs à la même composante à quelques variantes près depuis 10 années, idem pour les walis et les postes clefs de l’Etat. Puis à nouveau courant 2008 voilà le retour du secrétaire général du RND qui précisons le, sera chargé des élections d’avril 2009. C’est également durant cette période courant novembre 2008 qu’est amendée la constitution, non pas par référendum mais à la majorité des deux chambres, les députes et sénateurs se feront comme leurs prédécesseurs voter un salaire de plus de 300.000 dinars par mois, plus de quatre fois le salaire d’un professeur d’université en fin de carrière. Cet amendement ne limite plus les mandats présidentiels, tout en supprimant le poste de chef de gouvernement en le remplaçant par celui de premier ministre consacrant un régime présidentiel. Dans la foulée l’élection présidentielle s’est tenue le 09 avril 2009 où l’ancien président est réélu pour un nouveau mandat de cinq années (2009/2014) en promettant la création de trois millions d’emplois durant cette période et d’augmenter le pouvoir d’achat des Algériens. Mais fait nouveau, une crise mondiale sans précédent depuis la crise d’octobre 1929 est apparue en octobre 2008. Comme en 1986, courant 2008/2009 différents responsables politiques déclareront à la télévision officielle que la crise ne touche pas l’Algérie du fait de la non connexion avec le système financier mondial, de la non convertibilité du dinar et de l’importance des réserves de change oubliant la chute des cours des hydrocarbures qui représente plus de 98Þs recettes en devises et que les dépenses réelles c’est-à-dire le plan de financement est largement tributaire du cours des hydrocarbures. C’est également durant cette période où nous assisterons à deux politiques socio-économiques contradictoires : la période 2000/2004 où existe une volonté de libéralisation du moins à travers les textes juridiques avec l’accord signé pour une zone de libre échange avec l’Europe applicable depuis le 01 septembre 2005, une nouvelle loi sur l’investissement , sur la privatisation , les lois sur l’électricité et le transport du gaz par canalisation et l’amendement de la loi sur les hydrocarbures autorisant l’investissement étranger sans limites. Revirement durant la période 2006/2010 où sous la couverture du patriotisme économique est amendée la loi des hydrocarbures qui postule pour ce segment que la Sonatrach sera majoritaire au moins de 51% tant à l’amont, l’aval que pour les canalisations , la loi de finances complémentaire 2009 avalisée par la loi de finances 2010 où est introduit la préférence nationale avec pour le commerce 70% pour les Algériens et 30% pour les étrangers et pour les autres secteurs 51% pour le national minimum et 49% pour les étrangers y compris pour les nouvelles banques étrangères ainsi que des mesure d’encadrement des transferts de capitaux. Dans ce cadre, le 11 juillet 2010 est adoptée la réglementation des marchés publics, prévoyant la marge de préférence nationale passant de 15% à 25%. En fait c’est le retour au tout Etat gestionnaire, à ne pas confondre avec l’Etat régulateur stratégique en économie de marché, le privé local de la sphère réelle ayant des capacités financières, technologiques et managériales fortement limitées, fortement connecté au secteur public par des relations de clientèles.

4. Urgence d’une gouvernance renouvelée

Visibilité, visibilité, cohérence, cohérence, bonne gouvernance, bonne gouvernance, revalorisation du savoir, revalorisation du savoir, moralité, moralité, tels sont les axes fondamentaux du redressement national. C’est que face tant aux mutations mondiales qu’internes à la société algérienne, cette jeunesse “parabolée”; a une autre notion des valeurs de la société. Cela se constate à travers l’éclatement de la cellule familiale, la baisse progressive du poids des tribus, de certaines confréries religieuses et de certaines organisations syndicales, (ces dernières ne mobilisant uniquement pour des revendications sociales et non pour des actions politiques), du fait de discours en déphasage par rapport aux nouvelles réalités mondiales et locales. Notre analyse montre clairement que le fondement du système, de 1962 à 2010, repose sur la rente des hydrocarbures (cours et cotation du dollar). Les politiques socio-économiques ont peu varié à quelques variantes près, sous le slogan continué dans le changement, l’opposition véritable étant marginalisée et les nombreux micros partis insignifiants, souvent instrumentalisés par l’administration se manifestant qu’au moment des échéances électorales en contrepartie d’une fraction de la rente : industries clefs en main entre 1965/1979 , infrastructures clefs en main durant les périodes 1980/2010 et les différents gouvernements successifs ont été toujours animé par l’extraction des hydrocarbures, malgré bon nombres de discours car supposant un changement profond de politique et donc des réaménagements dans les structures du pouvoir existant des liens dialectiques entre la logique rentière et l’extension de la sphère informelle en extension que l’on ne combat pas uniquement par des mesures techniques de faibles efficacités existant une relation dialectique entre l’avancée des réformes ou leurs freins selon que le cours en termes réels hausse ou baisse. Les exportations hors hydrocarbures et cela depuis fort longtemps, de moins de 3% du total des recettes devises, 80% de valeur ajoutée composant le produit intérieur brut ( PIB) l’étant directement ou indirectement par le biais de cette rente autant que la fiscalité qui dépasse 70%. Aussi la solution durable passe par une gouvernance renouvelées, et la valorisation du savoir dévalorisée, la récente enquête, inquiétante, l’importante revue américaine Foreign Policy de juillet 2010 précisant que l’élite algérienne est malmenée par les difficultés de la vie, la marginalisation sociale, classant l’Algérie parmi les plus vulnérables au monde avec une note de 8,6 sur 10 pour la disparition et la dispersion de l’élite, s’agissant d’une des notes les plus mauvaises du monde et de conclure : les très bas salaires et l’environnement politique défavorable hypothèquent l’avenir de l’Algérie qui risque de se retrouver sans son intelligentsia pour construire son avenir. Or, ces deux facteurs sont déterminants pour le développement véritable en ce XXIème siècle, tenant compte de la concurrence et de cette mondialisation irréversibles, le principal défi étant la maitrise du temps. En fait réussir la transition implique la refonte de l’Etat. Or comme le rappelle avec justesse Malek Chebel (Interview à El Watan 20 aout 2010) « l’Algérie à l’instar de bon nombre de pays musulmans est en transition et fonctionne entre l’imaginaire de la Oumma et la construction d’un Etat-nation ».

Abderahmane Mebtoul © LeMatinDZ

Le 7 septembre 2010

Titre original de l’auteur : Hydrocarbures et logiques rentières de 1963 à 2010 en Algérie

(1) Malti Hocine « Histoire secrète du pétrole algérien » La Découverte, septembre 2010 et Martinez Luis directeur recherches CNRS paris France « Violence de la rente pétrolière », Algérie, Lybie, Irak Les Presses de Sciences Po, Paris juin 2010

(2) Dans une contribution parue dans le soir d’Algérie en 1994 « rente et logique de la politique socio-économique 1962/1992 » et reproduit dans mon ouvrage l’Algérie face à la mondialisation officie des publications universitaires deux tomes (420 pages Alger 2001) tome : pour une nouvelle culture économique, nous avons déjà développé les axes fondamentaux de la logique du système rentier. Voir également Abderrahmane Mebtoul : réformes et mondialisation (2 tomes) « Réformes, économie de marché et Démocratie » édition Dar El Gharb 2005 (140 pages chaque volume en trois langues arabe – français – anglais).

22 commentaires

  1. un expert international cest quoi au juste.ca me rappelle un autre expert international lui aussi.simple technicien de son etat qui a pu avec ce titre acceder a poste de conseiller special en economie du president zeroual.

  2. Nous n’arrêtons pas de faire des constats, mais quelles solutions préconisent nos experts ?
    Une bonne gouvernance n’est possible qu’avec des instruments juridiques admis et donc applicables, une justice indépendante mais au préalable une constituante. Trop de temps a été perdu… Faire vite avant qu’il ne soit trop tard.

  3. je ne vais pas rentrer dans les detailles et les analyses. j ai toujours en memoire la frase suivante; vous avez le petrole, nous avons les idees. les francais lon bien dit effectivement, ils ont reussit avec les idees.imaginez et penser avec toutes vos forces et intelligence que peut t on faire sans le petrole? et bien c est simple tous le monde vas se retrouser les manche et au travail toutes les idees seront les biens venues si ca fait gagner de l argent ou bes biens a tous les niveaux, pour vivre

  4. J’ai lu l’article avec un intérêt mêlé à une profonde amertume. Chaque fois qu’une personnalité meurt, on recourt aux éloges alors que l’Algérie a été mise à genoux par ces différents personnages qui ont détenu une responsabilité quelconque dans les rouages de l’État ou des partis. Je ne mets pas en doute leur honnêteté mais je considère que tous ceux qui ont occupé des responsabilités au niveau du pouvoir décisionnel en sont responsables. Jamais au grand jamais, un haut dirigeant n’a manifesté son refus ou sa désapprobation par une démission. Il y avait une sorte de complicité entre les amis de la révolution qui en ont profité royalement de la rente pétrolière (Logements, voitures, alimentation etc..). Il faut comprendre qu’il n’y a jamais eu d’économie au pays, c’était une activité organisée autour de la construction d’usines, par la suite un semblant de redressement économique pour aboutir à la catastrophe. Le dernier des Algériens voyaient dans les années soixante-dix que le système ne nous convenait pas, il était à l’encontre de notre mentalité et notre culture. Le début des années quatre-vingt ont créé un espoir, puis c’est l’effondrement à cause du parti unique qui bloquait toute tentative de libéralisation politique. Les problème en Algérie sont multiples et toute tentative en fait découvrir d’autres. Cependant, j’opte pour quatre axes: 1) Libérer le champ politique par une vision transparente des débats.
    2) Libérer le champ économique en accordant plus d’espace au privé qui se finance par lui-même.
    3) Lever les blocages administratifs et financiers qui sont source de corruption.
    4) Inventer une nouvelle forme de gestion basée sur l’esprit de transparence et d’équité.
    De toutes les façons, l’important est de casser avec les méthodes politiques et économiques actuelles qui sont obsolètes. Quant au reste comme le social, l’emploi, l’éducation, la santé, etc.., beaucoup reste à faire car les inégalités sont énormes et le fossé entre les riches et les pauvres va en grandissant.
    Pauvres de nous!
    M. Améziane Méchouar
    Expert-comptable
    Auteur

  5. Monsieur, il faut aller droit au but que nous réserve l’avenir avec ces messieurs qui nous gouvernent ?

  6. c’est l’anarchis sans precedents dans tout les secteurs, sauf les gargottes pour les tubes digestifs qui font du benef avec une hygiéne plus que douteuse, dommage pour un tres beau pays squoités par les cafârs et les parasites

  7. je l’ai dis et je le repete, des constats, pour des constats, par des gens qui ont profités et qui profitent des avantages que leur procure le systeme qu’ils mettent en echec, les lire et les croire c’est se moquer de soi meme. Le pire c’est que ces gens qui nous saoul avec leurs critiques, leurs constats, leurs analyses (applez, ca comme vous voulez) c’est eux qui ont contribué a la faillite de notre economique, et aujourd’hui tous le monde se lave les mains de l’etranger, ou a l’interieur du pays et ce a titre privé de consultant, ou d’expert .
    Puisque ces monsieurs du systeme decorés d’expert international, de docteur en…, de consultant parlent et ecrivent si bien, qu’ont-ils fait quand ils ont dirigé???, sinon pourquoi ont-ils accepté les postes proposés par le pouvoir de l’epoque sachant qu’ils ne pouvaient rien faire.
    Je crois que le vrai constat est que beaucoups de temps a eté perdu, un pays agenouillé, un peuple perplexe, livré a lui meme, une societé perdue……………..
    Desormais remettre le wagon sur rail, cela n’est pas evident.
    Ou sont des Hommes d’actions qui parlent, ecrivent et agissent????. Plus d’un homme instruit en est a ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abords les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par l’action, etait le plus sage.
    Gloire a nos martyres

  8. @nadia, les idées rien de tel pour développer un pays…Dans les contrées arabes et africaines elles sont rarissimes pour ne pas dire inexistantes, résultat des courses elles sont les dernieres de la classe…Je ne suis pas loin de croire à la théorie de la supériorité de la race blanche, pourvoyeuse de 99% des idées qui apportent sécurité et bien être au monde…Que ceux qui ne m’approuvent pas me démontrent le contraire…Imaginez l’Algérie française en 2010…elle aurait de la gueule c’est clair.Mais sous le colonialisme arabe, elle ne paie pas de mine la pauvre…Colonialisme pour colonialisme……ah si on pouvait faire un retour dans le temps !

  9. un expert c, est quoi au juste, C’est une personne qui critique, qui prends ne prend jamais de risque et qui parle pour ne rien dire. nous avons des problemes certe mais nous allons les resoudre a notre maniere pas besoin des expert du vent.
    gloire a nos martyrs

  10. cette analyse ne rapporte que des faits connus de tout le monde (sans citer le moindre responsable)et pour finir, il fait reference à une citation d’un islamiste malek chebel. appelons un chat un chat et cessons d’utiliser le langue de bois : la derive de l’algerie depuis 1962 est le fait du clan de oujda qui a usurpé le pouvoir de force en 62 (le pays a été dirigé par des cancres comme benbella, boumediene, chadli, zeroual et pour conclure la dynastie d’un inculte bouteflika a été installée pour régner sur le pays. Point de salut pour l’algerie tant que ce n’est pas un kabyle (non issu du systeme) qui dirigera pour installer la democratie et la laicité et surtout recouvrer l’identité berbère de l’algerie en mettant fin à l’arabo-islamisme synonyme de dégradation, de corruption et de recul de la nation, voire de sa disparition.

  11. @ M.Mebtoul …….. La Modestie ne risque sûrement pas de vous étouffer avec tous ses titres pompeux que vous ne cessez d‘égrener comme un chapelet, docteur par ci, expert par la et au final après tant de tarasconnade vous livrez un écrit aux antipodes de la simple analyse. Comprenne qui pourra…….. Relisez-vous………
    Citer Malti dans vos références montre votre degré de discernement. Lui et les hydrocarbures c’est comme dans un salon de coiffure ou le bagou du concierge du coin.

  12. Ya el hadj ABDERRAHMANE MEBTOUL, vous portez souvent des jugements sur la politique économique du passé ou actuel et sur les hommes du passé et actuels. Et l’avenir ???? Le peuple algérien sait ce qu’on fait ces prédateurs et ces tortionnaires…. même avant l’indépendance. Le peuple veut regarder l’avenir. Quel est le meilleur chemin pour l’avenir de l’Algérie ? Comment faire pour instaurer la démocratie et l’alternance ? Qu’est-ce qu’une république « dans les cadres des principes islamiques » à l’aube du troisième millénaire ? Qu’est-ce que la laïcité ? Qu’est-ce que la liberté d’opinion, de conscience et de culte ? Qu’est-ce que le respect des minorités ? Qu’est-ce qu’une république démocratique et authentiquement libre ? Qu’est-ce qu’un Etat de droit ? Est-ce que la démocratie est possible dans un pays arabo-musulman? Si c’est "oui" comment, si c’est « non » pourquoi ? Est-ce qu’il faut que l’Etat d’urgence soit prolongé ou pas ? Est-ce qu’un pays peut-vivre dans l’Etat d’urgence indéfiniment ? Voilà les vraies questions. Car s’il n’y pas de démocratie dans un pays (tous les intellectuels le savent), il ne peut y avoir de développement économique et social combien même il existe des millions « d’expert nationaux ou internationaux ». Il faut parler de l’avenir, le passé tout les algériens le connaissent !!!!. Ce sont les réponses à toutes ces questions d’avenir qui sont urgentes. On a perdu 50 ans depuis l’indépendance faut-il encore perdre 2 fois plus pour se réveiller ?!!!

  13. A l’inverse des autres nations, nos DOCTOURS sont prompt à vous présenter des analyses pour démontrer la dévalorisation du savoir non pas dans le sens de sa contribution au redressement du pays mais surtout en mettant l’accent sur leurs faibles rémunérations. Et dire que la majorité d’entre eux profitent au maximum de la déliquescence de l’État et de ses largesses. Ils sont devenus de simples rentiers.

  14. Ceci est un constat connu de tous les algériens, Et alors qu’est que vous proposez Docteur?

  15. Ok ya el akh Abderahmane Mebtoul, bonne analyse. Mais quelle sont vos proposition pour l’avenir de notre pays martyrisé, meurtri, trahi ??? Qu’est-ce que la démocratie pour vous ? Qu’est-ce que la laïcité ? Qu’est-ce que la liberté de conscience, d’opinion et de culte ? Qu’est-ce que l’idéologie arabo-islamique ? Quelle est la place de l’Algérie de demain dans la mondialisation inévitable ? Qu’est-ce qu’une république dans le "cadre des principes islamiques" ?? Qu’est-ce que le respect des minorités? Qu’est-ce qu’un Etat de droit ? Voilà les vraies questions auxquelles un intellectuel se doit de répondre quel que soit son idéologie. Un intellectuel se détermine ? Où se situe votre position ? Qu’est-ce qui ne vous convient pas dans notre pays ? Est-ce que une « bonne gestion technique» de l’économie et du secteur des hydrocarbures est suffisante ? Moi je ne suis pas intellectuel, mais j’ai déjà donné quelques avis (qui valent ce qu’ils valent) sur toutes ses questions fondamentales relatives à la GOUVERNANCE telle qu’on la conçoit en l’aube du troisième millénaire ! Le passé et l’histoire proche ou ancienne de notre ALGERIE, les citoyens le connaissent ou commence à le connaître dans sa crue réalité. Mais ya el akh Abderrahmane Mebtoul, que faut-il pour que l’Algérie s’établisse dans la paix (la VRAIE) et la démocratie (la VRAIE) sans lesquelles il n’y a point de développement …. ni de salut. On veut des propositions politiques courageuses et claires ya el akh Abderrahmane Mebtoul sur la gouvernance. Et les autres intellectuels apprécieront en tout connaissance de cause !!! Le problème de l’Algérie ne peut se régler sans propositions politiques courageuses en rapport avec les notions de démocratie et de liberté au sens universel du terme.

  16. Non ce ne sont pas les idées qui manquent.Rassurez vous, ça foisonne .Il y’a encore beaucoup de têtes capables de bien réfléchir, mais leurs donne t-on au moins l’occasion de s’exprimer ?Non le problème du pays est a rechercher dans l’avidité naturelle et normale de ceux proposes a la direction du pays.Ceux ci me font penser a Ibn Khaldoun quand il dit "" idh aaouribete khouribet ""
    Il y’a 9 siècles environs, les banou hillal ont semés la désolation en Égypte, aujourd’hui leurs descendants le font avec de nouveaux moyen et sur de nouvelles terre.

  17. En resume, tous les algeriens sont conscients des preblemes, mais pas conscients des solusions a entrepremdre pour sortir de l auberge.ils ont tous le regards sur les pays developes de l oxident, je trouve normale puisque ils sont a l origine de tous les changements progresistes. De ce fait, le changement chez nous, ne pourra aboutir que si : a tous les niveaux de la population, les accions et solusions a mettre en oeuvre sont prises de maniere consciente, responsable, honnete, et perseverrante. je dirais que le changement doit etre tout azimute. preparer la releve pour la presidence, une reelle participation de la population aux elections, , une reelle reppresentations aux niveaux de l assemble.( les algeriens ne connaissent pas la personne qui les representes ).A partir de la, on pourra travaller de maniere concrete, et pragmatique, injecter, et( NON changer de maniere radicale, ce qui signifie tout effacer et demarrer a zero) des solutions positives qui apporteront des resultats positives.je cite l exemple: les universitaires ou les bacheliers qui ne savent pas rediger une demande d emplois. la solution est simple, ensegner a rediger une demande, au cycle primaire, moyen, et seguendaire.INserer dans le programme une matiere, ou un module sur des notions de base de l administration. Nous avons des professeurs de l ecole d administration qui peuvent simplifier les cours en fonction des niveaux et des cycles scolaires.Les critiques constructives SONT ELLES MEMES DES SOLUTIONS CONSTRUCTIVES GENERATRICES D AMELIORATION ET D AVENCEMENT. La creativitee c est l action concrete de l imagination. NOUS avons nos propres problemes nous devont trouver nos propres solutions( il sufit de penser comme une mere de famille, qui a patir un seul legume et quelques epices peut te preparer plusieurs plats).la theorie de la classe gouvernante est vide de procedures simples, comprenssible par la classe pauvre et moyenne.

  18. J’aimerais bien que Mr.Abderahmane Mebtoul nous évalue ( il est dit-on expert en économie ) les pertes subies ( ou les gains acquis ) par Sonatrach ( et par voie de conséquences par l’Algérie ) lors de la gestion de ce secteur par Mr. Chakib Khelil avec sa fameuse loi sur les hydrocarbures ; loi que Mr. Abderahmane Mebtoul avait soutenue contre vent et marée.

  19. @ douce france, Hitler pensait comme toi à une supériorité d’une certaine race. Tu dis, je te cite : « Que ceux qui ne m’approuvent pas me démontrent le contraire. » Le contraire que tu cherches est clair comme de l’eau de roche. Il te suffit que tu ouvres les yeux ! Car tu regardes sans voir ! Il te suffit d’aller visiter tes compatriotes français habitant les territoires de l’Outre Mer, Martinique, Guadeloupe etc.., pour te faire une idée de la gueule qu’ils mènent sous le regard de ta maman la France.

  20. @bebbouche, Figure toi que les ultramarins sont dans leur immense majorité très satisfaits de leur citoyenneté française…Il n’y’a ni guerre ni guerilla contre la présence française que je sache.Une kemcha d’entre eux revendiquent l’indépendance pour réitérer certainement le coup de leurs modèles ouejdistes, à savoir prendre le pouvoir et affamer leur peuple.Heureusement que les ultras marins ne sont pas tombés dans le panneau de l’"indépendance"…Certainement en voyant ce que sont devenus l’Algérie et les autres pays après le départ de la France !!!!Chat échaudé craint l’eau…Tiens Mayotte a eu la m^me idée en refusant l’indépendance, résultat, les autres HABITANTS des îles Comores se bousculent au portillon pour rejoindre le petit paradis français… les veinards !!!

  21. Lematin-dz préfère afficher les commentaires stériles plutôt que les commentaires d’analyses: le niveau a baissé!

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