ZERHOUNI, C’EST FINI ? 1. Le chaotique héritage

En dix ans, il a fliqué le pays, étranglé les libertés et semé la terreur…

Nourredine Yazid Zerhouni, le déjà ex-ministre de l’Intérieur, restera dans la mémoire des Algériens comme le continuateur du régime colonial.

« La mission principale de Daho Ould Kablia, détrompez-vous, n’est pas tant de « pacifier » une Algérie déjà largement « fliquée », mais plutôt de liquider le lourd héritage de l’ancien numéro 2 de la Sécurité militaire. Force est de constater qu’en dix ans de « zerhounisme », l’Algérie a considérablement régressé au chapitre des libertés collectives et individuelles, et ce ne sont pas les efforts consentis par M. Ould Kablia en termes de « com » qui vont chasser cette image de « pays fermé » qui nous colle à la peau », écrit El-Watan.

Son plus grand tort reste évidemment sa vision fondamentalement « policière » de la société. Sa gestion des événements de Kabylie, son verrouillage systématique de la vie partisane, syndicale et associative par l’interdiction systématique de toute nouvelle formation, son hermétique quadrillage de l’espace public, comme c’est le cas à Alger où depuis la marche historique du 14 juin 2001, toute manifestation de rue est prohibée, l’interdiction à certaines personnalités « hostiles » et autres opposants étrangers de fouler le sol national, comme ce fut le cas récemment avec l’opposante tunisienne Sihem Bensedrine, autant de faits qui donnent une image peu glorieuse des « années Zerhouni », même si l’on sait que la responsabilité est partagée au sommet, le pouvoir étant cosolidaire dans ses dérives totalitaires.

Les derniers jours de Zerhouni (avant d’être « promu » vice-Premier ministre, un poste flou pour le moment, une voie de garage selon certains) auront été marqués par le matraquage des enseignants grévistes et autres catégories sociales frondeuses, l’interdiction à peine masquée du 3e congrès de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme et la fermeture d’un espace symbolique aussi emblématique que la Maison des syndicats. Comment occulter, dans la foulée, l’affaire de la carte d’identité et du passeport biométriques et leurs 15 kilos de paperasses ineptes ? Il faut dire qu’avec cet épisode, la « bureaucratie policière » avait atteint le summum de sa sophistication et de sa bêtise. Last but not least : l’histoire retiendra que c’est sous le règne de Zerhouni que le DGSN, Ali Tounsi, a été assassiné, et l’on se souvient, là encore, de la confusion à laquelle ses déclarations brouillonnes et embarrassées ont donné lieu.

Le challenge de Ould Kablia au lourd héritage de son prédécesseur : Déboulonner dix ans de « zerhounisme… »

Les fréquents déplacements de Daho Ould Kablia et les décisions rapides qu’il a prises pour redresser une situation, jugée chaotique, créée par son prédécesseur sont compris par les Algériens comme une « dézerhounisation » de la vie publique. Les observateurs de la scène nationale tablent à l’avenir sur moins de verrouillage des activités partisanes et une meilleure approche des libertés politiques et syndicales.

Selon El-Watan, « déjà, Ould Kablia s’est attelé à démanteler la complexe bureaucratie sécuritaire montée autour du passeport biométrique en allégeant la procédure de son obtention. Pour la gouvernance locale, il a annoncé depuis Oran une « charte de l’éthique » pour les walis en exhortant les préfets de la République à plus de transparence et à plus d’ouverture et de communication sur leur gestion. »

Le journal se demande : « Aura-t-il l’audace, le désir, le projet, et surtout, les coudées franches pour soulager les Algériens du poids du « zerhounisme », ne serait-ce qu’en supprimant quelques barrages parfaitement inutiles et ne servant qu’à resserrer l’étau sur des vies déjà assez tenaillées comme cela ? Nous ne nous faisons, évidemment, aucune illusion à ce propos. Mais souhaitons tout de même que les prochains jours ne donnent pas tout à fait raison à notre réalisme… »

L.M.

Sce : El-Watan

28 commentaires

  1. S’agissant de barrages qui rendent l’accès à la capitale un véritable enfer, ils peuvent commencer par installer des portiques électroniques (sur 03 voies) ce qui aidera à la fluidité et donnera un contrôle plus sérieux comparé à ces barrages archaïques qui bloquent plus qu’ils ne filtre.

  2. Détropez-vous, les gars, Zarhouni ou Oul Kablia c’est du pareil au même; c’est kif-kif, ils sont tous les deux de la sécurité, l’Algérie démocratique n’est pas pour demain, on tourne en rond et on espère l’inespéré.

  3. On est dans un feuilleton colonial chaotique, dictatorial trompeur, pillard et terroriste qui reste anti-Algerien (anti-Amazigh car l’identite de l’Algerie et de tous les peuples qui la composent est Amazigh) et pro-imperiliste arabo-islamo-macabre. A qui obeissent les generaux anegeriens? Le clan des traitres mercenaires genocidaire pro-colonistes francarabiques se deguisera suivant les circonstances en mouton, en loup, en lion, en chevre, en lapin, en sanglier, en barbu, en terroriste, en collombe, mais jamais il ne liberara l’Algerie Amazighe, jamais il n’acceptera l’identite reelle de l’Algerie, jamais il ne travaillera pour l’interet des peuples amazighs d’Algerie. Nous avons la, un regime colonial totalitaire, et nazi arabo-islamiste qui excelle dans l’art de la duperie et du mesonge criminels. La liberte, le developpement, la democratie, les droits humains sont, selon ce regime colonial arabo-islamo-nazi, tous interdit par l’islam qui a le pouvoir magique de transformer des peuples non-arabes en arabes et d’exterminer ceux sur lesquels sa magie criminelle ne fonctionne pas. Mes chers amis, le devoir de verite ne passe jamais par l’estomc mais par la raison. Alors arretez de publier les tragedies des despotes assassins et egorgeurs d’Alger. P.S. Ce regime de voyous tueurs nous sont imposes par la France et l’Arabie (+l’Egypte qui est une succursale de la tyrannie imperialiste mahometane) pour erradiquer notre humanite et faire de nous des zombies succeurs de sang, le sang de notre vie, de notre existence, de notre identite, de nos enfants, de nos parents, et de notre peuple. Pour quelle fin? Pour que nous restions des esclaves eternels des imperialistes qui succent nos richesses, notre moelle epiniere et notre ADN.

  4. L’absurde a été tel que les Algériennes et les Algériens ont été sommé de lister d’anciens camarades de classes, de régiments et surtout de se présenter devant une administration déshumanisée en trainant son voisin pour se faire identifier. Un voisin, souvent sorti du néant, et surtout un lourd dossier bureaucratique délivré par la même administration. Un vrai capharnaüm qui ferait rougir Kafka!

  5. Bonjour Algérie de demain!Zerhouni n’est certes plus là, mais son héritage et ses tentacules sont toujours présents et encrés dans les moeurs politiques de notre Pays, alors SVP bernez vous, vous même mais ne nous entrainez pas dans votre sillage par vos fâbles qui trop indigestes!Hypocritement votre!

  6. huit articles consacres a Zerhouni ! Trop c’est troppppppp…En ouvrant la page du Journal rien que ses photos. Brrrrrrrr…je zappe votre journal jusqu’au ce jour ou sa figure disparaitra de la Une. En attendant, je vous prie de pas y rajouter d’autres articles avec photos de ce miserable.

  7. L’indéboulonnable chimiste de Tikrit, le tortionnaire, le brouilleur de pistes était tout prêt de son but, il voulait acculer les pauvres de ce pays jusqu’à vendre leurs reins pour survivre en leur empoisonnant la vie.

  8. Confiez l’explication d’un fait tout à fait simple à ce monsieur et il devient comme par enchantement impossible à comprendre tant il le complique par son ignorance.Et dire qu’il a été Ministre pendant une longue décennie.

  9. Nous devrions nous rappeler comment a été déterré Messadia pour qu’il prenne en mains les "destinées" du pays. Nous devons appréhender le retour de Zerhouni et ce, dans le traditionnel jeu du yoyo qu’affectent ce clan. Prudences les amis, le père fouettard peut revenir…

  10. Malheur à ceux qui ont goûté aux délices du pouvoir, croyants que sa saveur est éternelle et qu’à la fin, il ne leur reste plus que le calice à boire jusqu’à la lie ! C’est bien le cas de tous les dirigeants des pays qui s’accrochent à l’idéologie arabo-islamique comme bouée de secours pour piller leur propre pays au détriment du pauvre peuple qui vit dans la tourmente. Beaucoup de ces personnages, meurent dans l’indifférence totale, dans leur lit où jetés dans la fosse aux lions, personne ne se rappellera d’un chacal errant qui a décimé les troupeaux de pauvres gens. Chacun doit répondre de ses actes quelque soit son rang ou son importance dans l’exercice du pouvoir. Zerhouni, Boutef et consort, auront toujours les nuits d’hiver, longues et glaciales pour remémorer leurs méfaits et recompter tous les assassinats commis au service de la mafia !
    Salut à tous TAZRORT.

  11. AZUL, Ce sieur est programmé par le système pour revenir et occuper la présidence dans quelques temps puisque la révision de la constitution lui est faite sur mesure.
    Un grand débat est organisé par les décideurs sur l’article du nombre de mandats qui n"est qu’une diversion car l’essentiel pour eux c’est la modification de l’article qui permet au président de l’assemblée d’assurer l’intérim.
    Patience, ce n’est pas une prophétie, ce n’est qu’une vérité d’un pauvre montagnard. Tannemirt

  12. Vivant depuis plus d’un demi siècle sous mon nom amputé d’une lettre par rapport à celui de mon père, j’ai toujours réussi à me tirer d’affaires en ayant recours à un document administratif appelé "attestation d’individualité" que je me faisais délivrer sous signature de 2 témoins. Depuis une dizaine d’années, un telex aurait atterri dans les bureaux des administrations enlevant à ce document toute valeur… On a refusé de m’établir ma carte d’identité en m’exigeant au préalable de corriger mon nom et moi et mes enfants n’avons plus le droit au certificat de nationalité car Monsieur le Président du Tribunal refuse de nous la signer parce que ledit document serait frappé de nullité selon lui.. A noter – entre autre- que j’ai effectué tout mon cursus scolaire, ma carriere professionnelle et mon service national sous mon nom et que j’ai même été élu APW sous ce même nom. Aujourd’hui je suis privé de carte d’identité et de passeport parce que le dossier de base doit contenir l’extrait de naissance du pere et parfois du grand-père et mes enfants universitaires ont perdu des chances de recrutement (enseignement, administration…) parce que Monsieur le Président du Tribunal leur refuse la nationalité algérienne car leur père ne porte pas exactement le même nom que leur grand-père. Nous sommes une fratrie de 6 membres; nous avons toujours vécu avec ce nom qui est en fait celui de notre famille… nous ne voulons pas changer de nom parce que nous sommes liés à ce nom que nous avons toujours porté, par des liens sentimentaux que l’administration ne peut comprendre car elle n’a pas de sentiments.
    Monsieur Ould Kablia devrait rechercher ce fameux telex qui a oté à l’attestation d’individualité son pouvoir alors qu’elle simplifiait si bien la vie des citoyens… D’autant plus que ce telex (s’il existe) représente une très grave atteinte à la Loi puisque ledit certificat est un "document officiel d’état civil" et qu’il porte même un numéro: 26.
    Un document officiel d’état civil, rendu caduc par une injonction administrative… C’est dire comment l’administration algérienne gèrait le droit citoyen !
    Si j’ai soulevé ce problème c’est parce que je sais qu’à travers le pays des milliers de gens continuent à en souffrir. Pour l’anecdote, on dit que durant la guerre du Golfe, un anglais qui portait le nom de G.W.Bush a décidé de se faire appeler autrement… il s’est connecté au site du ministère géré par leur Zerhouni et en deux clics il s’est débarrassé de ce nom pour en adopter un autre… Alors SVP messieurs les décideurs, permettez-nous de (continuer à) vivre sous le nom que nous aimons… Réhabilitez l’attestation d’individualité, ça ne vous coutera qu’un… autre telex !

  13. Lahouari ADDI à Ould Kablia. Réponse publiée dans le "Le soir d’Algérie" du 24 juillet 2008. En votre qualité de président de l’Association nationale des anciens du MALG, vous avez répondu à mon article paru le 20 juillet dans ce même quotidien, utilisant une rhétorique que les lecteurs de la presse écrite croyaient révolue et qui ne correspond plus à la réalité politique et sociale de l’Algérie des années 2000. Il est bien sûr de votre droit de rester «congelé», mais vous n’avez pas le droit de faire des procès d’intention en affirmant que mon texte était «un réquisitoire».
    J’ai bien précisé que les Algériens étaient attachés effectivement à leur armée parce qu’elle fait partie de leur histoire. Par conséquent, si vous voulez ouvrir le débat, il faut qu’il soit loyal et sans coups bas, sinon restez dans votre bulle, enfermé dans un passé quasi-imaginaire dont vous tirez profit et n’accusez pas ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Vous me récusez le droit de parler de Abdelhafid Boussouf et de ses méthodes en corroborant précisément ce que j’appelle «le réflexe Boussouf» qui a trouvé son prolongement dans les vicissitudes de la construction de l’Etat post-indépendance. Vous allez même plus loin, me conseillant de rester dans «ma nouvelle patrie» (la France), insinuant que les cinq millions d’Algériens qui sont à l’étranger ont choisi une nouvelle patrie, et que les millions d’Algériens qui veulent partir sont à la recherche d’une nouvelle patrie ! C’est grave, M. Daho Ould Kablia, ce que vous dites. Ce n’est pas de l’inconscience, c’est de l’aliénation. Vous confirmez là votre apolitisme que vous avez déjà montré en accusant les Marocains, les Tunisiens et les Egyptiens de ne pas nous avoir aidés durant la guerre de Libération, ignorant totalement la géographie: Ghardimaou se situe en Tunisie et Oujda au Maroc ! Sans l’aide de nos frères marocains et tunisiens, l’armée coloniale aurait étouffé les maquis de l’ALN. Je vous rappelle que durant toute la révolution, Boussouf était entre Oujda, Le Caire et Tunis, où le FLN avait ses bases logistiques qui lui ont permis d’atteindre ses objectifs. Cette fois-ci, vous récidivez contre des compatriotes en leur déniant le droit d’être algériens parce qu’ils souhaitent que l’armée se conforme à la Constitution. C’est cela la mystique nationaliste qui crée une Algérie imaginaire et abstraite que vous opposez à des Algériens en chair et en os et qui, pour vous, sont des traîtres. Vous n’osez pas le mot, mais votre écrit le suggère clairement. Que vous le vouliez ou non, chaque Algérien est attaché à son pays et vous n’avez aucun droit de nier le sentiment patriotique des uns ou des autres. Même sur les harraga, preuve tragique du bilan désastreux de votre gouvernement, vous n’avez pas le droit de porter un tel jugement. Le précédent chef du gouvernement a même eu l’outrecuidance, sans rire, d’affirmer lors d’un colloque à Alger que les harraga quittent le pays pour se marier avec des blondes ! Voilà le personnel politique qui nous est imposé sans qu’il soit élu, caractérisé par l’incompétence et l’arrogance que cache mal une surenchère nationaliste cousue de fil blanc. Vous n’avez pas le monopole de la patrie, M. Ould Kablia. Boussouf avait les circonstances atténuantes : nous étions en guerre, mais vous, vous n’en avez aucune. Nous ne sommes pas en guerre, à moins que vous n’estimiez que votre gouvernement est en guerre contre le peuple ou une partie du peuple. Vous n’avez même pas compris mon propos sur Boussouf. Ce personnage appartient à l’histoire et il fait partie du patrimoine public, ce qui autorise n’importe qui à porter un jugement sur lui. A l’été 1962, une journaliste étrangère avait demandé à Abdelhafid Boussouf s’il avait la conscience tranquille après tout ce dont il avait été accusé. Il lui avait répondu : «Mais Madame, seuls ont les mains pures ceux qui n’ont pas de mains», reprenant le mot du philosophe allemand Immanuel Kant. Cette réponse ne s’adressait pas à un procureur d’un tribunal mais à l’Histoire et aux générations futures. Il a justifié ce qu’il avait fait et c’est aux historiens de juger. Boussouf était marqué par l’ordre colonial injuste qu’il cherchait à détruire par la violence. La radicalité du système colonial l’a forgé dans son intolérance et dans sa suspicion. Il se méfiait même de son ombre. Comme les militants de sa génération, il portait en lui les limites culturelles de sa société, notre société figée par l’ordre colonial dans son retard sur l’Europe. Le populisme révolutionnaire dont il était l’un des représentants a rencontré un écho auprès de larges couches de la population qui aspirait à finir avec l’ordre colonial. Mais pour autant, doit-on sacraliser cette génération et la soustraire aux investigations du débat critique ? Et comment ne pas faire le lien entre les limites idéologiques du nationalisme algérien dans sa phase de formation avec l’impossibilité de construire un Etat de droit cinquante ans après l’Indépendance ? Vous me refusez le droit de réfléchir sur ce lien ? Vous n’acceptez les débats sur l’histoire que s’ils sont apologétiques et menés avec la langue de bois que vous maniez comme un ébéniste expérimenté, comme le montre votre réponse parue dans Le Soir d’Algérie. Vous faites partie de cette élite civile cooptée depuis 50 ans par l’armée et dont le bilan est négatif de A à Z. Pour faire diversion, vous jouez au nationaliste pur et dur, m’accusant d’être contre l’institution militaire et me refusant le droit d’aspirer en tant que citoyen à une armée professionnelle, moderne et surtout respectueuse de la Constitution. Vous considérez qu’une telle armée serait «aveugle, sourde, aphone, et probablement paraplégique», ajoutant même que dans les pays les plus démocratiques, l’armée est «un rempart solide… une force forcément politique…». Vous êtes dans la position du flatteur qui vit aux dépens de celui qui l’écoute. Vous flattez l’armée pour assouvir votre intérêt personnel et, ce faisant, le discours que vous tenez la met dans une impasse politique dont on ne voit pas l’issue. Les officiers et les jeunes du Service national n’osent plus se montrer en tenue de sortie les jours de fête dans les villes et villages comme il y a quelques années. Pourquoi ? Selon vous, l’armée «fait face aux dangers … dont celui de l’éclatement de l’unité intérieure…», ou plus grave «celui qui a failli emporter l’Etat, pulvériser le ciment social, plonger la nation dans un système d’un autre âge», comme si celui que nous vivons aujourd’hui était post-moderne ! C’est exactement cela la «culture Boussouf» : sans le contrôle de l’armée sur l’Etat et sans sa substitution au suffrage populaire au détriment de l’électorat composé de civils au nationalisme tiède, l’Algérie disparaîtrait ! Votre montre, M. Ould Kablia, s’est arrêtée en 1962 et votre culture politique n’a pas changé d’un iota. Vous croyez même à la régularité du «suffrage populaire tel qu’il se pratique dans notre pays», affirmant sans rire que les Algériens ont choisi leurs dirigeants. Ou bien vous êtes naïf, ou bien vous êtes cynique. Vous demandez ensuite à ce «qu’on laisse l’institution militaire achever sa mission contre les ennemis de la nation en tous genres». Je voudrais vous poser la double question suivante : qui sont ces ennemis de la nation et quand cette mission de l’armée prendra-t-elle fin ? Considérez-vous que ces ennemis sont des Algériens qui veulent détruire leur propre nation ? Je suspecte que tout ce discours irréaliste ne serve qu’à cacher un intérêt personnel : celui d’être désigné et non élu à des fonctions officielles. La preuve ? Vous étiez déjà préfet à Oran quand j’étais lycéen ; je vais bientôt partir à la retraite et vous êtes encore ministre ! En sociologie politique, la privatisation de l’autorité publique s’appelle néo-patrimonialisme. L’Etat y est considéré comme un patrimoine d’une élite civile qui demande à l’armée d’être la seule source de légitimité et unique organe de cooptation de responsables politiques qui y trouvent une rente à vie juteuse. Et tant pis pour l’Algérie et ses intérêts supérieurs, et tant pis pour l’avenir des générations futures. Après moi, le déluge. J’arrête là cette lettre ouverte, mais je voudrais vous renvoyer à mes livres et articles relatifs à la «régression féconde» que vous citez en ironisant. Vous n’y avez pas réfléchi parce que pour vous, l’alternance électorale — que l’armée aurait pu garantir — est la fin d’un monde, celui de la cooptation qui permet de ne rendre des comptes ni à l’électorat ni à la justice en cas de mauvaise gestion des ressources publiques. L’armée est généreuse, et il suffit de la flatter. Mais un jour, ses officiers se rendront compte que le jeu ne vaut pas la chandelle et accepteront des réformes comme celles mises en œuvre en Amérique latine, où un pays comme le Brésil est en train de devenir un géant mondial. Je vous transmets, malgré tout, mes salutations patriotiques de l’étranger, où même si «on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses pieds», elle reste, qu’on le veuille ou non, dans le cœur.
    Lahouari Addi Professeur des universités

  14. qui s assemblent se ressemblent la chute aux enfers continue détrompez vous mes chers concitoyens .le pire est pour demain.pauvres generations futures apprenez a nager

  15. Une tres bonne question aux charmants lecteurs du Matindz: Ne pensez-vous pas que Zerhouni, Boutef guizane ainsi que tous les generaux coloniaux vassaux de l’imperialisme arabo-islamo-nazi d’Arabie qui les ont recrutes pour participer au colonialisme et a l’extermination de l’Amazighite et des peuples amazighs qui composent toute l’Algerie ne meritent rien d’autre que de subir le meme sort que Saddam Hussein? Moi en tout cas, je pense que oui!

  16. En 2001 et après d’incessants aller-retours au bureau chargé des Associations au niveau du Ministère de l’Intérieur, nous avions enfin réussi à déposer un dossier de création d’une Association… Rien de politique; une association corporatiste à caractère plutot économique que social. Il nous a fallu d’abord expurger les statuts de toute notion revendicative et c’est ce que nous fîmes… En Juin 2001 nous dumes subir l’enquête de police habituelle puis ce fut le silence radio… Cinq ans plus tard, nouvelle convocation chez la police pour le même motif puis plus rien…
    La Loi précise que si vous n’avez pas de réponse au bout d’un certain temps, vous pouvez faire prévaloir l’existence légale de votre association mais l’administration a trouvé la parade… elle refuse de délivrer tout récepissé de dépot ou même de vous accuser réception sur un exemplaire des statuts… Après 10 ans d’attente, certains membres du bureau sont décédés, l’objet de l’association n’est plus d’actualité… et aucune réponse n’a été donnée à ce jour.
    Ce n’est pas le refus qui fait enrager le citoyen, c’est cette arrogance, ce mépris, cette indifférence qui vous font comprendre que vous n’avez aucun droit dans ce pays et que vous n etes protégé par aucune loi car le droit n’appartient qu’à celui qui l’octroie et la Loi ne s’applique qu’au bon vouloir du détenteur du pouvoir… Monsieur Ould Kablia, Reprenez donc le dossier des Associations et vous comprendrez pourquoi nombre d’Algériens sont si désabusés qu’il est illusoire de penser leur faire retrouver leur citoyenneté…

  17. disons que nous garderons de lui comme souvenir qu un grand debiteur de flagrants mensonges par exemple comme le jour ou il a du za3ma se justifier et justifier ses tueurs sur les tueries des jeunes martyrs algeriens en kabylie et egalement comme souvenir de lui d avoir plonge une grande partie de la population algerienne dans l alcool et la drogue tellement ils mettait les gens mal dans leur peau :meilleur que cet énergumène tu meurs

  18. En toute modestie, je pense que Daho Ould Kablia est l’homme qu’il faut pour redresser la situation.Pour les sceptiques son intinéraire plaide pour lui.Il faut d’abord mentionner son âge aux environ de 80 ans ce qui est un critère à ne pas négliger.Il est encore jeune et il a tout l’avenir devant lui.Ensuite c’est un homme qui gravite autour du pouvoir depuis 1962, un autre critère qui a dû certainement peser dans la balance.Depuis 48 ans qu’il est au pouvoir il doit connaître toutes les ficelles qui animent et motivent les rouages de la politique algérienne.Démocrate il est, avec lui nous allons redécouvrir la liberté de la presse qui va retrouver sa place d’antan.J’en suis convaincu.
    Et puis je le sens capable de relever le défi et pouvoir lancer des projets et des chantiers d’envergure tels que l’établissement des nouvelles cartes d’identité et des passeports .Des projets qui vont certainement changer le cours des choses et redonner de l’espoir aux jeunes algériens.Il doit certainement, lui et ses conseillers penser à augmenter le nombre des guichets au niveau des APC et des dairas pour alléger un tant soit peu la file d’attente et soulager un tant soit peu les citoyens qui trouvent des difficultés énormes pour pouvoir se faire délivrer des pièces administratives.

    Nous avons assez souffert des exactions du Zerhounisme.le Ould Kablisme est en marche pour redorer le blason terni par son prédécesseur.

  19. On nous présente kabyla comme un sauveur .Décidément, il ne faut grand chose aux algériens déjà tant de fois arnaqués pour continuer à croire encore au père Noël et de surcroît avec les mêmes au pouvoir et leurs affidés.

    Pouvez-vous nous dire, qu’est qu’il y a d’important de changer?

    A ma connaissance rien, on prend les mêmes du sérail ou de la famille révolutionnaire et on continue…on a vu que cela déjà depuis 62…les faux espoirs..

    y a-il qq chose de fondamental qui soit abrogée dans la politique adoptée jusque là?..rien.

    Attendez que la volonté s’il y a de changement se manifeste par des décision politiques aux moins pour commencer à espérer.
    Pour l’instant, je n y crois à rien, avec tout mon espoir de vivre ce changement…

    le jour où des jeunes ministres seront promus que le constitution soit revue dans le bon sens, peut-être je commencerais à croire..

  20. Ecoutez le pays a toujours eté dirigé par des militaires, par des corrompus, par une mafia, ceci n’est pas nouveau pour l’opinion publique, les scandales de nos ministres et de nos cadres en generale a fait aussi coulé beaucoups d’encre mais le resultat vous le connaissez. Donc ecrire ou pas ca va encore durer avec Boutef, ou avec son successeur (Zeroual, ou le frere de boutef) chose qui est certaine il sera deniché par l’armée avec l’aide de l’occident pour leurs interets. Donc Zerhouni ou autres c’est du pareil au kif kif tant que le systeme restera toujours en place(vouyoucratie, mafiocratie) ce ne sont que des pions qui ne travillent que pour s’accaparer des biens sur le dos de l’etat et du contribuable.
    La preuve Zehouni promu vice premier ministre alors que pas d’aujourd’hui la situation securitaire de la societe est lamentable, Ali Tounsi assassiné sous ses yeux.
    L’affaire de ami SAID proprietaire d’un local que Zerhouni lui a confisqué, …etc. TOUS CA A T-ILS CHANGÉ QUELQUE CHOSE???????????????
    Ca ne sert a rien d’ecrire de ce que tous le monde connait, et ca ne sert a rien de critiquer ceux que le pouvoir utilise pour se maintenir et se renforcer.
    l’acteur principal (le peuple) est dans un comas profond et Zerhouni le sait tres bien.
    Gloire a nos martyres.

  21. détrompez vous mes amis (es), c’est du pareil au même, le régime nous a démontré à plusieurs reprise, qu’a chaque fois un des leurs part par pression populaire son remplaçant devient plus arrogant! attention les ennemis de ce pays sont toujours dans le pouvoir….

  22. Savez vous si le livre pouthakine est sorti en librairie ? Car je le cherche et je ne le trouve pas, il y a un espoir de le voir d’ici peu en librairie ?

    Merci.

  23. dey… dey…koursi el bey ;yemchi bey ; ou yiji bey ; ma t’et-badel kan el kesoua; ya 3adhab el hay
    " dey…dey … trône du bey ; un bey qui part ; un autre qui arrive ; simplement; c’est le costume qui change; et les pour les vivant c’est l’enfer.
    une chanson tunisienne

  24. bonjour,

    etonnant de constater la naivete mais surtout cette impression de neutralite voire de bienveillance envers un regime qui ne nous veut que du bien. un regime qui a encore de belles annees devant lui. Soyons serieux: suffit il de dezerhouniser pour construire une republique avec bouteflica, belkhadem, le fln, l`aln et cette constitution retrograde. ? le peuple est endormi depuis pas mal de temps a t-on besoin de l`enfoncer dans son profond sommeil avec des voeux pieux que vehicule la presse dite INDEPENDANTE mais qui s`applatit devant les eternuement du khalif.

  25. Je ne tire pas sur une ambulance.Le système a trouvé le moyen de se regégérer. Macchiavel a déjà décrit cette sortie de rentrée du système. DRS OU BOUTEFLIKA est la mauvaise équation .En fait Médiène et Boutef même combat.Zerhouni et Zéro Nie alias Old Kablya c’est KifKif borico comme dit ami Said!

  26. Bonjour a tous.Du moment que ZERHOUNI est a la touche, je me demande si le quotidien réapparaîtrait un jour sur les kiosques.Qustion posée qui mérite réponse.

  27. Quoi qu’on dise, quoi qu’on rabat des discours sur les libertés et la démocratie, Mer Zerhouni, et je dis bien Monsieur, parceque c’est un trés grand Monsieur ; reste le meilleur Ministre de l’intérieur que l’Algérie indépendante a connu. Moi, je le voyais comme premier minstre ou vice-président de la République, mais je me suis rendu compte de ma naiveté. Dommage, que l’Algérie met au garage des hommes de cette trempe.Et dites vous vous bien une chose, que la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat n’est pas gérée uniquement par la personne du ministre de l’intérieur.Donc, ce n’est pas la peine de continuer à l’accabler gratuitement.

  28. Zerhouni comme tant d’autres sont sur un échiquier, donc sont appelés à s’effacer.La pure vérité, elle si dure et amere car du Malg il y a un noyau dur qui gouverne depuis toujours.Cela change de personnes à la faveur du climat que l’on ne maitrise pas mais helas…Tous ceux qui sont mis en avant ne decide de rien ou alors juste lorsqu’ils se servent dans la caisse, mais il y a un noyau qui decide pour tous et c’est dommage car on aurait souhaité que ce noyau ne puisse pas trop basculer sur l’islamisme et trop le servir.C’est un jeux qui tente trop ce noyau alors que c’est sa perte ce "cancer", ne se domistique pas.Le pouvoir aussi use et parmis les maladies qui vous guettent;le cancer, la diabete, la tension et l’islamisme(la peur de la mort), des fois ont est malade de plusieures à la fois.Le poete disait "et je viendrais pisser sur vos tombes".Amicalement.

Les commentaires sont fermés.