Ali Yahia, Benyellès et Taleb-Ibrahimi appellent à faire barrage à un 5e mandat de Bouteflika

Au-delà des conditions particulières dans lesquelles il avait été porté au pouvoir en 1999, ou des ajustements successifs de la Constitution pour en faire un document assurant une présidence à vie, le chef de l’Etat actuel, très lourdement handicapé, notamment depuis sa deuxième hospitalisation à l’étranger en mai 2013, n’est manifestement plus en mesure de continuer à diriger le pays.

Totalement absent de la scène nationale et internationale, il apparaît, dans les rares occasions où il est exhibé pour dissiper les rumeurs et montrer qu’il est toujours en vie, dans un état de délabrement physique qui ne laisse aucun doute sur son incapacité à gouverner.

Dans tout autre pays démocratique, pareille situation aurait conduit soit à une démission librement exprimée par le Président, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, soit à la destitution de celui-ci par voie constitutionnelle. Hélas ! Pas en Algérie où l’état d’empêchement, pourtant prévu dans l’article 102 de la Constitution, ne peut être appliqué tant que les institutions chargées de sa mise en œuvre sont aux ordres de ceux qui détiennent véritablement le pouvoir, à savoir l’entourage familial du Président et un groupe de puissants oligarques disposant des richesses du peuple selon leur bon vouloir.

Gérant le pays au jour le jour, ils ont acheté la paix sociale en inondant le marché de produits et services d’importation, en empochant au passage des commissions faramineuses vite transférées ou gardées à l’étranger. Ils ont détourné et dilapidé la manne pétrolière sans se soucier de l’avenir du pays alors que la poussée démographique, toujours aussi forte, l’épuisement annoncé de nos réserves en hydrocarbures, la fonte de nos réserves de change et la baisse durable des cours du pétrole font craindre le pire pour la survie de la population et la cohésion nationale.

Même s’ils ont toujours déploré la mauvaise gestion de leur pays et l’emprise des affairistes sur son économie, les Algériens, encore marqués par les traumatismes de la décennie noire, ont laissé faire, de peur de compromettre le rétablissement de la paix sociale enfin retrouvée et de revenir aux années les plus sombres du terrorisme avec les conséquences dramatiques qui pourraient en découler de nouveau. Cette peur a inhibé chez eux toute volonté de réagir pour changer le cours des événements et mettre fin aux pratiques mafieuses qui ont fini par discréditer et ruiner un pays riche, réduit aujourd’hui à faire fonctionner la planche à billets. Ce recours au « financement non conventionnel » – un euphémisme pour ne pas parler de faillite – marque le point de départ d’un processus de paupérisation qui accentuera inévitablement le mécontentement populaire et pourrait conduire à des troubles.

Forts de l’impunité dont ils ont bénéficié jusqu’à présent et persuadés qu’ils peuvent tout se permettre en l’absence de réactions significatives de la part des partis d’opposition et de l’opinion, les responsables de cette banqueroute poussent l’arrogance et le mépris envers les citoyens jusqu’à préparer la candidature pour un cinquième mandat présidentiel, d’un vieil homme impotent et incapable de s’exprimer. Trop, c’est trop ! Pour éviter le naufrage et sauver ce qui peut l’être encore, nous devons taire nos divergences culturelles, linguistiques et politiques pour crier à l’unisson : « ça suffit ! »

Pour nous faire entendre et faire barrage à ceux qui ont confisqué notre destin depuis près de vingt ans, nous devons parler d’une seule voix et nous mobiliser derrière ceux des partis d’opposition qui s’engageront à respecter un programme d’action commun visant l’instauration de la démocratie, l’application de la justice sociale et le respect des libertés publiques individuelles et publiques. Nous n’insisterons jamais assez sur le fait que seul un front commun est en mesure de peser sur la situation pour changer le rapport des forces, et favoriser l’avènement d’hommes et de femmes de qualité. Quant à l’Armée nationale populaire qui demeure encore l’institution la moins dépréciée du pays, le moins qu’elle puisse faire, à défaut d’accompagner le changement qui s’impose et de participer à l’édification d’une République véritablement démocratique, c’est de se démarquer de manière convaincante du groupe qui s’est emparé indûment du pouvoir et entend le conserver en laissant croire qu’il a le soutien de cette même institution.

Alger, le 7 octobre 2017

18 réflexions au sujet de “Ali Yahia, Benyellès et Taleb-Ibrahimi appellent à faire barrage à un 5e mandat de Bouteflika”

  1. Laissez moi rire (ou pleurer); Taleb Ibrahimi et Benyellèe. Pour le 4e mandat déjà c'était un cadavre ! un 5e, pourquoi pas un 15e pour pour faire preuve de "raison" ?! Comme preuve de sagesse, d’honnêteté on ne fait pas mieux. Merci messieurs (de vous réveiller aujourd'hui et aussi) pour votre éclairage et votre honorable et courageuse prise de position. Quant à nous, nous allons continuer à fumer du thé, le cauchemar continue…

  2. ça serait rigolo de voir tous ces vieux retraités du système sortir dans la rue faire une manif contre boutef, s'ils partent maintenant de la place des martyrs ils arriveront à zeralda d'ici la fin du V éme mandat,
    donc en retard comme toujours,
    il faut appliquer l'article 102 à tous ces vieux séniles et boukrou en tète de liste,
    cette semaine il y aura du grabuge en espagne parce que leur chef supréme felip VI et en bonne santé et dit des conneries,

  3. Ces trois grabataires de 62, volent au secours d'un système aux abois (doux euphémisme)!
    Vous êtes une partie essentielle de ce maudit système,
    Vous êtes le problème, vous ne pouvez pas vous muer en solution miracle !
    Les miracles n'ont JAMAIS existé.
    un seul mot : dégagez de la vue de la Vraie VIE car Vous êtes la mort personnifiée !!!

  4. Laissons se démasquer pour que nous puissions les eradiquer une bonne fois pour toute ils se rangent avec le peuple ,c'est hypocrite mais c 'est bon pour le moral de nos troupes.Ils devoilent leurs faiblesse finalement.

  5. ces coscos la ,ne parlent que quand il y a des élections en vue ils espèrent encore rentrer par la fenêtre aprés avoir ete viré par la porte ils jouent aux rassembleurs aprés nous avoir divisés pendnat plsu de 50 ans .Mais laissaons les venir il faut les éplucher

  6. Ya3ni ontarnous, ontarnous kane, je sais que votre humanisme ya le matin vous interdit de puiser dans la morgue vos fotos, mi kamim.
    Alla khati, je ne vous accuse pas de faire du morphing avec les fotos de Boutef , vous êtes trop humains pour ça.
    Mi quand je vois les fotos de 3li yahya et de Taleb Brahimi , jemdis que Toutankhamon c’est Marlon Brando ado à côté. Et Boutef à l’air d’un poussin avec sa bouche de Luc de poule. Cuit.. non cui cui !
    Vous ne seriez pas en train de rouler pour Boutef , par hasard ?

  7. Il est tout de meme bizarre le zetre zumain, compare's aux autres animaux. Eux, ils bouffent, ils siestent etla baise a volonte',a tout moment et sans delais…C'est ce que m'a dit Shannan, une interne-medecin Irelandaise de 24 ans. Mais je suis marie' avec un fils, et je suis 2 fois plus ton aine' – Mais ca ne fera de mal a personne et plus excitant pour nous.

    Revenons au sujet. Ces bons messieurs me depassent de loin…ils ne cherchent pas midi a 14 heures. Maintenant que meme des etrangers qui ne savent absolument rien de l'algerie, savent que les algeriens, tous les algeriens, et certes chacun pour ses propres raisons, EN ONT MARRE !!! etils comprennent, que c'est normal.

    Ces vieux singes, veulent recuperer ce y'en a marre, pour l'etouffer au moindre geste, ou le kidnapper. Vraissemblablement, on ne kidnappe pas que des enfants, tant que c'est mafieux, ca fait l'affaire…

  8. Ah si vieillesse pouvait et si jeunesse savait." Ces vieux singes" comme vous écrivez n'ont pas trouvé une jeunesse comparable à la leur quand il avaient vingt ans en décidant courageusement, avec des moyens rudimentaires et modestes de libérer le pays et c'est grâce à leurs sacrifices que beaucoup d'Algériens fréquentent aujourd'hui l'université algérienne et étrangère, Aujourd'hui notre jeunesse dans une majorité notable ne semble ne s'intéresser qu'à sa satisfaction immédiate, personnelle, et matérielle. Sinon l'Algérie aurait été nettoyée de cette racaille qui empeste la prédation et la corruption depuis longtemps.
    Il faut respecter la vieillesse, c'est une question de morale et d'éducation. À bon entendeur salut.

  9. ILS ONT FAIT LEUR DEVOIR PAS PLUS ET BEAUCOUP D ENTRE SONT ALLER DANS CE COMBAT POUR S'ENRICHIR sEULS LES CHAHIDS ONT DU MERITE TOUTE CETET RACAILLE QUI NOUS GIOURVENE ONT SURVECU A LA GUERRE PARCE QU ILS ETAIENTS PLANQUES EN FRNACE AU MAROC EN TUNISIE EN EGYPTE ET AU MALI . POINT BARRE

  10. Tant que le Peuple ne se souleve pas, l'Armée se moquera de vous tous.!! Comme elle l'a fait en Aout 1962, elle le fera aussi!!! L'Armée saut que le Peuple, est faible, fatigue, est divisé; donc incapable. Alors, elle se paye le privilege de faire le b…el en cette Republique bananiere.

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