"L'Etat de droit veut que la loi s'applique même à celui qui la promulgue", estime le RPK

La rentrée sociale est marquée cette année par une crise financière qui met en danger la cohésion sociale, laissant présager une déflagration qui serait difficile à maîtriser à cause de l’absence de légitimité populaire et de la déliquescence avancée des institutions de l’Etat. Le pouvoir algérien, par son autoritarisme, par son aveuglement à se maintenir par n’importe quel prix, constitue aujourd’hui la première menace pour l’Algérie. Le recours à la planche à billets « maquillée » par le vocable de financement non conventionnel, outre qu’il trahit l’absence flagrante d’une stratégie économique, est une nouvelle fuite en avant face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays. L’Algérie n’est pas en crise à cause de la chute des cours du pétrole, comme tente de le justifier de manière fourbe le nouvel Exécutif, elle est en crise à cause de la chute vertigineuse du niveau de gouvernance des institutions de l’Etat dont les effets les plus apparents et les plus provocants sont la gestion clientéliste, régionaliste des biens de la collectivité, associée à une corruption généralisée.

Dans ce contexte, le débat sur l’application de l’article 102 de la Constitution a toute sa place dans la mesure où l’actuel chef de l’Etat n’est plus en mesure d’assurer la plus élémentaire de ses missions constitutionnelles. L’Etat de Droit veut que la loi s’applique à tous, y compris à celui qui la promulgue. Le changement politique commence, quand il est réel, par le respect aussi des dispositions légales limitant ou récusant l’exercice d’un pouvoir de fait.

Néanmoins, pour le RPK, si le départ de M. Bouteflika pour cas d’empêchement constitue une condition nécessaire pour le changement, elle n’est pas suffisante car l’alternance doit aussi s’appliquer sur le régime militaro-oligarchique qui plombe l’avenir des citoyens.

Des voix de plus en plus nombreuses s’expriment ouvertement pour mettre fin à l’autoritarisme et suggèrent la construction d’une alternative. Ces voix peuvent trouver un lieu de convergence dans l’espace de l’opposition démocratique si un dépassement des intérêts étroits des appareils politiques est réalisé. Mais ce serait différer les problèmes si on se focalisait seulement sur la question du pouvoir alors que le problème fondamental de l’Algérie est la redéfinition de la Nation avec son corollaire la refondation de l’Etat-Nation. Tant que les droits collectifs ne sont pas reconnus, on restera toujours dans l’état de domination politique et identitaire.

Le RPK n’apportera aucune caution politique et ne souscrira à aucune démarche qui déposséderait le peuple kabyle de sa volonté de s’approprier une large autonomie politique. Pour nous, le pluralisme politique, dans le contexte d’une nation multiculturelle, ne peut consacrer la citoyenneté équitable que s’il s’éloigne du paradigme de la domination de la majorité.

C’est à cet égard que nous dénonçons les mots que M. Ouyahia a tenus dans le discours de présentation de son plan d’action devant l’APN. « L’enfant du système » va encore plus loin dans cette vision de domination culturelle en soutenant de manière univoque que : « L’unité de notre peuple autour de son identité sera consolidée grâce à la mise ne valeur de l’arabe, langue nationale et officielle, dans nos actes, dans notre environnement, ainsi que dans notre culture ». Ces propos, parce qu’ils fondent l’unité de la nation algérienne et de son identité sur la seule langue arabe, sont à la fois dangereux et irresponsables.

Le retour au jargon du baâthisme vient contredire les professions de foi réservées à la langue amazighe pour son développement par l’Etat. Pour le RPK, il est scandaleux que l’identité première de l’Algérie, et de tout l’Afrique du Nord, soit toujours considérée par les officiels algériens comme une survivance indigène.

En ce qui concerne les élections locales prévues pour le 23 novembre prochain, le RPK qui n’a pas encore tenu ses assises, lieu où sera explicité le projet politique pour lequel il a été fondé, s’exclut de toute participation. La démarche participative ne peut dans tous les cas être assumée et engagée que si elle est inscrite dans une vision stratégique d’affirmation et de réappropriation d’une forme de souveraineté, non seulement au niveau locale, mais aussi régionale, à savoir la Kabylie en tant que territoire dotée d’un Gouvernement et d’une Assemblée élue.

Le RPK réaffirme son appel aux citoyens de Kabylie à élargir et à approfondir le processus de réhabilitation de l’organisation des villages pour se prendre en charge dans le cadre d’une autonomie de fait.

La crise financière qui impactera de manière négative les budgets de l’essentiel des municipalités commande à tous une implication citoyenne dans la protection de l’environnement, la mise en place de mécanismes de solidarité intra et intervillages sur toutes les questions ou projets d’intérêt public.

P/ Le Rassemblement Pour la Kabylie.

Le Coordinateur

Hamou Boumedine

Rédaction
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13 commentaires

  1. Vision réaliste. Rappelons -nous les propos prémonitoires de feu Boubnider: " ou la régionalisation ou le chaos"

  2. La déclaration de Hmimed Ouyaya sur la primauté de la langue arabe en etrre amazigh va droitau couer de tout kabyle qui se respecte. Il payera sa trahison.Il vient de signer la fin de sa carriere politique et commencer sa descente aux enfers et Dieu sait si les kabyles son revanchards.

  3. Tiens nos kurdes à nous prennent déjà leur devant pour une chute de l'Etat et demander leur indépendance comme le PkK irakien. Mais pensent-ils que le peuple algérien restera les bras croisés?……..eux qui ont payé de vies et de sans cette partie de l'Algérie. Attenant les suites….

  4. Revanchards ? il n'y a pas de plus pire et les sionistes ont beaucoup à apprendre d'eux.

  5. Une autonomie de fait dites vous ? Oulah ma toukhourdjou men douarerkoum ? ( ma parole vous ne sortirez jamais de vos dachrats et l'Algérie entière vous sera interdite).

  6. Tu as dis : " Mais pensent-ils que le peuple algérien restera les bras croisés?." Et toi et tes freres bicots pensez vous que les berberes peuple autochnote de ce pays viendra quemander à vous et à votre Momo pedophile le droit de disposer de son destin et de celui sess enfants et petits enfnats qui ne nous pardonnerons pas de les laisser sous domination de votre babaro colonialisme arabo musulman ?

  7. Des petits mollahs de ton espèce constituent le meilleur argument pour une dislocation de ce damné pays et si cela adviendra (ce que je ne souhaite pas), les kabyles ont déjà une bonne longueur d'avance sur des apatrides incultes et bornés de ton genre.

  8. Tu en sais queqlue chose, donc force est de je constater que tu as dejä recü une belle tannée chose qui explique ta rage réprimée a notre égard .

  9. Qui vous a cette chanté cette chanson espèce de vandale ton grand père , ton papa ou ta mère ? Donnez nous des preuves, montrez nous vos vestiges et votre alphabet . Je ne suis pas aussi connaisseurs mais tous les colonisateurs ( almohads, romains, turcs, français, arabes et j'en passe qui sont passé par ce pays sauf vous qui dites etre les propriétaires du pays n'avaient rien à nous prouver. Je vous défie vous et tous vos écrivains, peintres, graphistes etc… de nous donner une seule chose que vos parents avez réalisé dans ce pays à part ce charbia dont vous parlez et meme les graphitis dans les cavernes ne vous appartient pas. je suis arabe, je suis musulman et mes ancètres ont bien marqué cette terre par toute une civilisation de plus de 17 siècles et j'en suis fier meme très fièr et ce n'est pas les kabyles d'outre mers de ton espèce qui me feront sortir de mon pays pour lequel des dizaines des miens sont mort pour le libérer ya ouled el harki qui me rédige de la France et dont tu connais meme pas l'histoire de ton pays et encore moins ta race et ce n'est que dans l'humiliation que vous vous souvenez que vous etes bèrbère ou amazigh mais les vrais bèrbères et les vrais amazigh n'entendent pas votre chanson y a ouhd el 32afoura et n'ont jamais pensé à la partition de leur pays dont la kabylie est et restera une partie et seul le peuple algérien décidera si jamais y aura un référendum. Quand au mot "Bicot" sachez qu'il a été utilisé à l'encontre de vos maitres français ainsi que raton par les nazis durant la seconde guerre mondiale et dont vous etes puisque vous etes une majorité d'émigrés que vous avez sali cette contrée mais pas les arabes qui ne se sont jamais abaissés.

  10. Je me rappelle avoir lu que les membres de l'OAS francais parlaient de la meme facon que toi , le sied Nair … avant que ces meme Kabyles que tu hais tant, ne les mettent a la porte. Celui qui ignore l'histoire la verras se repetait en face de ces yeux (proverbe Americain). Vestige dis tu ? Rien a prouver aux ignares. Un raciste ignare reste un raciste ignare , pas besoin de prouver quoi que ce soit pour lui.

  11. Juste pour ajouter a ce facho arabe qui s'appelle Nair : c'est au sein de la communaute Kabyle de France des annees 1920-30 que est ne l'idee de l'independance de l'Algerie. Quand ton traitre de Ben Badis lechait le c*l des francais et du president francais pour faire passer le projet Blum-Violette de 1936 , les Kabyles de France avaient cree le premier mouvement de liberation et avait place un algero-turque nomme Messali Hadj pour attirer les Arabes dans le sillon patriotique. Toi et tes potes vous nous faites ch*er a din ukavac. Vivement la separation et au plus vite.

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