Oui, M. Ouyahia, avant Bouteflika, je ne connaissais pas plein de choses

Il y a, comme ça, des bizarreries en politique qui rappellent que nos dirigeants, à force de vieillir dans leur fauteuil, atteignent, sans avoir l’air, l’âge de la sénilité. Eh, oui ! Le temps passe ! Les cantines scolaires ! Vous vous rendez compte ? Non, je ne connaissais pas les cantines scolaires, et après ? Vous voulez dire, M. le Premier ministre que le glorieux Bouteflika a généralisé les cantines scolaires ? Admettons.

Mais vous réalisez le discrédit que vous faites porter à votre chef ? Quatre mandats, mille milliards de dollars dépensés, 19 ans de pouvoir absolue dont 8 ans à faire de la politique spectacle et onze ans à se donner en spectacle, tout ça pour des cantines scolaires !

Vous nous l’apprenez. Car c’est bien cela qu’on a entendu : vous n’avez retenu des 19 ans de règne de Bouteflika, que les cantines scolaires. Pour une fois, nous sommes d’accord : il n’y a rien d’autre à mettre à l’actif de la plus catastrophique présidence que puisse imaginer l’homme. Mais, entre nous, M. le Premier ministre, je vais vous faire un aveu : Oui, M. Ouyahia, avant Bouteflika, je ne connaissais pas plein de choses.

Avant Bouteflika, je ne connaissais pas les mandats de député vendus au plus offrant ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas la justice de la nuit ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas les paradis off shore ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas les enfants des ministres qui y placent impunément l’argent du Trésor public ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas de journalistes en prison ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas Mohamed Talmat ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas de ministre habitant le Maryland avec l’argent du pétrole algérien ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas Farid Bedjaoui ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas le mot « alacrité ».

Avant Bouteflika, je ne connaissais pas les hommes politiques qui se prostituent ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas Ennahar TV ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas Echourouk TV ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas le FLN de Ben M’hidi entre les mains de crapules ; avant Bouteflika, je ne connaissais pas le vrai sens des mots « crapules » et « crapuleries » : avant Bouteflika, je ne connaissais pas les fauteuils présidentiels roulants…

Bref, M. le Premier ministre, avant Bouteflika, je ne savais rien de la politique sale, du mensonge et, pour tout dire, de l’Algérie violée par les scélérats.

Didou

18 réflexions au sujet de “Oui, M. Ouyahia, avant Bouteflika, je ne connaissais pas plein de choses”

  1. M. Didou, juste une chose à ajouter : Durant l'ère coloniale il y avait dans certaines écoles des cantines scolaires pour les nécessiteux, pour les indigènes si vous voulez. Les documents historiques vous le diront.
    Mais ces gens n'ont rien compris à la vie.
    Je leur propose quand même, les paroles d'une chanson du grand Aznavour :
    ''IL FAUT SAVOIR
    Quitter la table
    Lorsque l'amour est desservi
    Sans s'accrocher l'air pitoyable
    Et partir sans faire de bruit.''
    Je vous salue M. Didou en espérant que ces gens s'en iront sans grands bruits.

  2. De toutes ,la plus belle est celle la :" Avant Bouteflika, je ne connaissais pas les fauteuils présidentiels roulants…"

  3. Des tartarins aux commandes du pays , entre deux mensonges il vous sortent un exploit exhibant les cantines scolaires comme un trophée de leur aventuriére gouvernance. Qu'ils nous disent plutôt ce qu'ils n'ont pas pu faire pour sauver notre pays de la débâcle actuelle , pourquoi tout a foiré sous leur gouvernance , pourquoi ils ne se reconnaissent pas dans cette grande bérézina économique et sociale qu'ils ont façonnée par eux-mêmes ,par leur incompétence , leur entêtement et leur médiocrité?

  4. Les cantines scolaires existent depuis la rentrée scolaire 1964-1965. Elles ont démarré avec un effectif de 400 ou 500 000 rationnaires. Le président de la République d'alors, Ahmed Benbella a publié un décret dans lequel sont précisés les attributions des Communes et du ministère de l'Education Nationale. L'Administration communale devait assurer la préparation des repas, le transport vers les écoles au cas où une seule cantine centrale devait assurer la cuisine, la distribution, le service et le nettoyage. Le personnel relevait de l'administration communale. L'Académie (aujourd'hui Direction de la Culture) était chargée de l'achat des produits alimentaires culinaires, du pain, de touts les ingrédients nécessaires, des produits d'hygiène et d'entretien ainsi que du combustible nécessaire. Les gestionnaires de cantine et de dépôt de daïra étaient formés par l'Académie et faisaient partie de son personnel. Jusqu'à l'heure actuelle et des modifications minimes ont dû être faites. Tout le monde sait cela, sauf M. Ouyaya qui a attendu l'arrivée de Bouteflika pour croire qu'il en était l'initiateur.

  5. ouyah aurait mieux fait de dire,
    "avant la maladie du chef supréme vous ne disiez rien, vous aviez tous peur, et maintenant vous jouez au durs, aux patriotes, aux démocrates, aux justes,
    avant la maladie du chef supréme vous ne vouliez rien savoir, ni pourquoi il nomme un tel ni pourquoi il dégomme un tel autre,
    ni combien ils dépensaient, ni où aller l'argent, ni ce qui risque d'arriver quand il n' y aura plus d'argent du pétrole,
    avant la maladie du chef supréme, vous vous faisiez tous petits et maintenant…. qu'il est malade "
    si on demande aujourd’hui au chef supréme son avis sur les personnalités politiques et tous ses nouveaux détracteurs, il dira difficilement certes, mais il dira "ce sont tous des lâches qui venaient manger dans main sauf une dizaine, pas plus"
    n'importe qui comprendra et saluera les positions de benchicou qui sont les mêmes dés le début du pouvoir du chef supréme,
    mais pour les autres …
    ce sont eux qui devraient partir sans faire de bruits,

  6. … et vive l' Algérie française et sec !!! pour les mecs sans complexe qui adorent la vie car la vie est trop courte pour la dilapider dans le futile et trop belle pour passer à coté …
    Wallah j' adore la belle vie et à cette occase je lève mon verre mousseux et frais et je le bois à ta santé et à la santé de tous les bien-vivants …
    Inch'Allah l' Occident des lumières revient en Algérie et en force pour l’ensevelir de ses bienfaits de ce bas monde en attendant l' autre monde fait aussi de belles choses …

    tchin tchin !!!!!

  7. dans le livre d'or de l'Algérie il est indiqué que les premiéres cantines scolaires en Algérie virent le jour en 1920 et …à Mascara!!!
    Quand j'étais enfant, c'est à dire il y a soixante dix ans la cantine était une chose "normale"; Alors que le premier ministre l'invoque en insinuant que c'est une conquête sociale… je n'est pas trés bien compris.

  8. Les cantines scolaires existent depuis la rentrée scolaire 1964-1965. Elles ont démarré avec un effectif de 400 ou 500 000 rationnaires. Le président de la République d'alors, Ahmed Benbella a publié un décret dans lequel sont précisées les attributions des Communes et du ministère de l'Education Nationale. L'Administration communale devait assurer la préparation des repas, le transport vers les écoles au cas où une seule cantine centrale devait assurer la cuisine, la distribution, le service des repas aux rationnaires et le nettoyage des cuisines et des réfectoires.. Le personnel relevait de l'administration communale. L'Académie (aujourd'hui Direction de la Culture) était chargée de l'achat des produits alimentaires culinaires, du pain, de tous les ingrédients et condiments nécessaires, des produits d'hygiène et d'entretien ainsi que du combustible. Les gestionnaires de cantines et de dépôts de daïra étaient formés par l'Académie et faisaient partie de son personnel. Et ce, jusqu'à l'heure actuelle, avec des modifications minimes qui ont sûrement dû être faites. En général, sauf cas particulier, les Directeurs d’écoles primaires étaient en même temps gestionnaires des Cantines scolaires de leurs établissement. Tout le monde sait cela, surtout dans les mairies et dans les écoles, sauf M. Ouyaya qui a attendu l'arrivée de Bouteflika pour croire qu'il en était l'initiateur.

  9. Oui M Ouyahya, on connait les cantines bien avant l'arrivée de Bouteflika, ma propre grand mère travaillait dans une cantine d'école primaire à la fin des années 1960. Vous et votre "souteneur" actuel représentez une véritable imposture comme l'a écrit M Benchicou.

  10. YA didou tu as oublié une, ce corveable à merci qui est resté à la presidence depuis 1980 et qui ne cesse de repeter toute honte bue qu'il est un commis de l'etat! 3 fois 1ier ministre sous le meme president…
    disons qu'il est plutot un commis d'office! oudhem ougherous,ça ne rougit meme pas

  11. Le veritable probleme, ce n'est pas eux – C'est le ghachis parmis lequel ils trouvent des mercenaires…

  12. Oui avant boutef, je connait la cantine scolaire..des petits déjeuners..des déjeuners..et même des habiles en fin d'année..c'était au milieu des années 70..village imoula (daira seddouk-wilaya de béjaia).

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