On apprend avec stupéfaction que les autorités locales de la ville d’Oran viennent de rebaptiser en toute discrétion, une petite ruelle perpendiculaire à la place Mekkeri qui portait le nom de Fernand Iveton, pour lui attribuer le nom du Chahid Bachir Bouamer, jusque là inconnu au bataillon.
Que l’on donne à nos rues les noms de ceux qui ont fait la gloire de notre nation et que dans nos boulevards tonne la mémoire de nos héros est une chose très louable, travailler à sortir de l’anonymat les moins connus d’entre eux est encore plus respectable, mais pas aux dépens de révolutionnaires dont le combat est unanimement reconnu.
Déjà en 2014, on comptait près de 80 000 rues non baptisées en Algérie, c’est à dire suffisamment de rues pour immortaliser tous les Chahids et les Moudjahids de la révolution nominalement identifiés et qui n’ont jusque là, pas eu droit à leur plaque de rue, sans compter qu’il est également possible de faire illustrer ces derniers en prêtant leurs noms à des places, à des rondpoints, des édifices de toutes sortes, des monuments, des cités, des parcs, des lieux de culture, des centres sportifs, des maisons de jeunes, des stades, des piscines … et j’en passe. Alors pourquoi piocher dans le lot de rues déjà baptisées depuis des décennies et qui plus est portent les noms de ceux et celles dont on est tenu de respecter la mémoire ?
Fernand Iveton, puisque c’est de lui qu’il est question, n’est plus à présenter et son rôle pendant la guerre d’Algérie n’est plus à démontrer non plus. Mais, peut-être est-il nécessaire de le répéter encore et encore, ici et ailleurs puisque selon certains observateurs, c’est d’ignorance de l’histoire de notre pays qu’il s’agirait dans cette affaire. Soit, répétons alors !
Né le 12 juin 1926 au Clos-Salembier à Alger, Fernand Iveton était un militant communiste français d’Algérie, un anticolonialiste, rallié au FLN. Exécuté le 11 février 1957 sous l’ordre de François Mitterrand à l’époque ministre de l’intérieur, pour avoir été l’auteur d’une tentative d’attentat, il est le seul Européen guillotiné de la guerre d’Algérie pour avoir pris fait et cause pour l’indépendance de celle-ci. Bref, un MARTYR de la révolution au même titre que Zabana, Ferradj et tant d’autres condamnés et exécutés à la guillotine pour s’être engagés en faveur de la cause algérienne.
Partant de là, Fernand Iveton vaut même, sans exagérer, un grand boulevard rien qu’a lui tout seul, pour ce qu’il a donné au prix de sa vie, pour que vive l’Algérie libérée du joug colonial. Faut il souligner qu’il a d’autant plus de mérite puisqu’il s’est dressé contre les siens pour rallier la cause des algériens ? Et même la petite ruelle qu’on a daigné lui consacrer pour immortaliser sa mémoire, on finit par la lui ôter ! Quel sacrilège ! Quelle honte et quel blasphème pour l’idéal de Fernand et de ses camarades !
On veut bien croire que les élus locaux qui ont décidé de rebaptiser cette rue, soient frappés d’ignorance mais qu’en est il du ministère des moudjahidines dont le rôle, en plus de préserver les intérêts des anciens combattants, est de veiller à l’image de la révolution et à la mémoire de celles et ceux qui l’ont faite ?
La question reste donc posée. Pourquoi célébrer un martyr aux dépens d’un autre ? Pourquoi un Bouamer aux dépens d’un Iveton ? Un Bachir aux dépens d’un Fernand ? S’agit il d’une hiérarchisation des martyrs selon leurs origines ou leurs croyances ? Sommes nous face à un cas de discrimination flagrant des pouvoirs publics cautionné par les plus hautes autorités de l’Etat ?
Jusqu’à quand continuerons nous à mépriser nos anciens et à être dans le déni et la falsification de notre histoire ? Allons nous enfin réagir à cette infamie ou alors nous taire et risquer de voir un jour très proche, la place Audin changer de nom pour en porter un autre qui sonnerait un peu plus local ?
Jadis, lorsqu’il nous restait encore un peu d’honneur, on aimait à dire que « les martyrs doivent se retourner dans leurs tombes » maintenant on préfère l’expression « heureux (sont) les martyrs qui n’ont rien vu » pour nous consoler, nous donner la bonne conscience et nous débiner royalement de notre devoir de mémoire et de respect envers eux. Mais, suffit il de ne plus être pour ne rien voir ? Il est permis d’en douter !
Que nos héros reposent en paix, dussent-ils s’appeler Fernand ou Ramdane, Maurice ou Mustapha, Francis ou Mourad, Henri ou Laarbi, l’anonyme Ginette ou l’illustre Hassiba.
Samira Khelifa




Nous cultivons le pire des défauts; l'ingratitude dans sa splendeur ! Un homme (de surcroit Français) qui meurt pour la cause algérienne (et qui se fait guillotiner) , au moment où (bcp) d'algériens s'étaient rangés de… l'autre côté (et qui -aujourd'hui – décident) …. Honte à vous !!
– Les glorieux chouhada, ainsi que les (vrais) moudjahid n'auraient pas levé le petit doigt s'ils savaient ce qui allaient arriver à leur pays… "indépendant"
L'ignorance et l'étroitesse de vue ne peuvent accoucher que de ce genre d'aberration : remplacer le nom d'un chahid et héros de le Révolution par celui d'un autre pour nommer une rue à Oran.
Mwa, je leur propose de débaptiser plutôt l'avenue de l’émir que vous savez; un pseudo-héros ayant combattu pour la gloire de sa religion plutôt que celle de son peuple. La France lui est d'ailleurs amplement reconnaissante au regard de sa reddition et surtout pour le rôle de "bons offices" qu'il a joué en sa faveur auprès de ses coreligionnaires orientaux.
Est ce que vous savez que ceux qui décident de ses" baptisations des rues" sont ceux qui n'ont rien à voir avec la révolution, et, souvent fraichement installés à l'indépendance dans les grandes villes d'aLG2RIE ET DONT ILS IGNORENT TOUS;
Autrement d'illustres indus occupants pour ne pas dire d'imposteurs qui peuplent les organisations des moudjahidines et ceux du ministère des "faux moudjahidines", et oui ils sont plus de 600 000 à percevoir des pensions (une ruine scandaleuse des finances publiques et une honte nationale du régime , complice) ALORS QUE LEUR NOMBRE ATTEIGNAIT DIFFICILEMENT LES 120 000 moudjahids, fidais et moussebils des deux sexes….? 600 000 appointent aux finances de l'état qui sont ces 500 000 ou plus imposteurs ya si Bouteflika?
Quand on Baptise l'aéroport de Tlemcen Zenata au lieu et place du Colonel Lotfi par Messali el hadj du MNA et non de l'ALN ou du FLN de la révolution, khlass la dérive est là ya si Bouteflika.
Après tout Boumedienne ou Ben bella qu'ont ils fait de plus que le colonel Lotfi ou Amirouche ou si Al Haoues et Si M'hamed Bouguerra, pour qu'Aboukharrouba on lui donne l'Aéroport d'Alger et l'autre l'aéroport d'Oran…?
Le révisionnisme renégat du polika finira par l'emporter Bouteflika , peu importe et aucune différence entre deux véritables MARTYRS, dont la majorité étaient des victimes civiles des répresailles de l'armée coloniale et consorts harkis, la nuance est importante entre celui mort les armes à la main ou emprisonné et exécuté avec les innocentes victimes civiles.
Autrement aucune hiérarchisation entre des vies humaines, et heureusement, par contre régionalisme des baptisations cela crève les yeux, voilà la bonne question.
Aucune moralité et aucune gène de changer de nom d'une rue, et, pourquoi, parce que ceux qui baptisent n'ont aucun lien avec la révolution et peut etre même pas d'origine algérienne.
L'imposture généralisée et les travestis de l'histoire termineront dans la honte, le pays est en pleine dégénérescence globale, au point ou même les morts n'échappent . Et pourtant Bachir Bouameur (qui n'est pas un inconnu du bataillon, cela engage l'auteur de l'article) aurait pu être porté sur le fronton d'un lycée ou CEM il n'y a pas que les rues.
Sidérant pour les mémoires de la nation, quelle supercherie mon Dieu.
Qu'ils reposent tous en paix pendant que s'engraissent les bon vivants faux moudjahids, honte à Boumedienne, à Chadli, à Zeroual et à Bouteflika, votre silence complice vous sera comptabilisé devant le grand tribunal divin par les morts, point final.
Au fait Ben bella et Boumedienne décédés de mort naturelles des années après l'indépendance seront ils classés "Martyrs"?
Chadli aucune Baptisation à ce jour, lui aussi a été président comme les deux précvédents, ca ne tourne pas rond dans leurs esprits pervers et malades ces baptiseurs de l'ombre.
Vite Bouteflika il faut encadrer juridiquement cette histoire anarchique des baptisations et débaptisations
Que pouvions attendre de mieux de cette raccaille oranaise qui pendant que la guerre de libération faisait rage en Kabylie et aux Aurès , disaient:
" wachbi7oum lekbail ma7a França"
Ils sont en retard de 2 siècles abasourdis qu 'ils sont ,par le RAI
et la Derbouka .Ne dit on pas d'ailleurs :
" Dzair el ba7ia wa7ran el za7ia"
Hier,j ai quitté mon île Ibiza pour une mission à Séville.j ai rencontré un ancien collègue universitaire kabyle établi à Oran de passage en Andalousie .Ce matin me disait il ,en prenant un verre ensemble,il avait reçu un coup de fil de sa sœur d Oran et d un sujet à l autre,il la questionna sur "cette insulte à la mémoire de l algérien Fernand iveton qui a sacrifié sa vie pour que vive l Algérie algérienne libre.
Ne sais tu pas lui dit elle que la rumeur s enfle de plus en plus en rapportant que ceux qui ont commis cette insulte justifie cet acte odieux fait à l encontre d un martyr parceque iveton Fernand n est pas MORT musulman et donc pour ces honteux arabomusulmans il ne peut être considéré comme un martyr plutôt un Chahid……!
C est tellement nauséabond ,qu à Un moment m est revenu en tête le souvenir d isabelle de Castille…….la bienheureuse !