Le Dieu vivant s’est éclipsé pour nous rendre libres !

On n’a pas fini d’évaluer la signification de la mort du Prophète de l’Islam, et de ses conséquences théologiques (*).

La mort de Muhammad a inauguré une ère nouvelle fondatrice de notre Islam. En quoi consiste précisément cette différence entre l’Islam de Muhammad et le nôtre ? Tout simplement en ce que du vivant du Prophète, le Dieu était vivant. Il était vivant en agissant au quotidien pour gérer les affaires politiques, participer directement aux batailles militaires, organiser la vie sociale et religieuse de la communauté naissante et en consignant ces actions dans un livre aussi vivant appelé Coran. Cette situation a perduré jusqu’à la mort du Prophète.

Tel fut donc l’Islam prophétique : une théocratie, le gouvernement quotidien des affaires humaines directement par Dieu. On peut imaginer aisément, dans ces conditions, le bouleversement qu’a pu être la mort du Prophète : en mourant, Dieu a cessé d’être un dieu vivant, juge terrestre et gérant des affaires courantes. Dieu s’est éclipsé. D’un dieu vivant, il est devenu un dieu silencieux, absent, indifférent. Avec des conséquences décisives pour le sort de la nouvelle communauté.

Souvenons-nous de la réaction d’Omar qui a refusé de croire en la mort du Prophète, et de la réplique que lui a adressée Abû Bakr : « Celui qui adorait Muhammad, alors qu’il sache que Muhammad est mort ! Et celui qui adorait Dieu, alors qu’il sache que Dieu est vivant et ne meurt pas ! »

Cette déclaration d’Abû Bakr est d’une importance décisive. Elle nous montre que les acteurs de l’Islam naissant avaient bien pris conscience de la gravité de l’évènement de la mort du Prophète, non pas dans sa dimension psychologique ou politique, mais dans sa dimension purement théologique. Ils ont bien associé la question de la mort du Prophète au sort de Dieu : Dieu ne sera plus le même ! Dieu va passer du statut d’un Dieu vivant et agissant au statut d’un Dieu éclipsé et absent. Et Omar a parfaitement compris cet enjeu décisif et dramatique en niant la mort de l’Envoyé de Dieu. Abû Bakr lui a alors répliqué sur le même registre : Ne t’inquiète pas Omar, ton dieu ne s’est pas absenté : il n’est pas mort ! Ton Dieu est – encore – vivant, même si son Prophète est mort !

Mais Abû Bakr a péché par trop d’optimisme. Pris à la lettre, c’est un déni de l’éclipse de Dieu ! En fait, Abû Bakr voulait rassurer son compagnon, non sans se rendre compte lui-même qu’il s’est passé quelque chose avec le Dieu vivant. Dire que « Dieu est vivant et ne meurt pas » est une boutade réconfortante pour une communauté sous le choc non pas tellement de la mort d’un homme, mais d’un évènement théologique d’une importance capitale.

Ne l’oublions pas ! Encore une fois : la communauté musulmane a vécu plus de vingt ans sous un régime véritablement théocratique Un tel régime est appelé à disparaître avec la mort du Messager. Il n’y a pas d’alternative à cette disparition. Il ne peut exister un autre prophète pour prendre sa suite. A chaque communauté un prophète, nous enseigne le Coran. Le jeu est fermé. Et sans lendemain.

Remplacer le Prophète par un calife ? Cela est légitime, mais ne change en rien la fin du régime théocratique. C’est ce que prouvent les régimes instaurés depuis lors, d’abord celui des Califes, puis celui des Omeyyades. Leurs chefs politiques n’ont hérité du Prophète que ses fonctions politiques. Aucun d’entre eux n’a prétendu détenir des pouvoirs théocratiques. Le titre même de Calife est à cet égard significatif de par sa neutralité : il caractérise le nouveau chef de la communauté par ‘celui qui vient après’, simple successeur, mais il reste suffisamment vague pour permettre une interprétation plus osée, juste ce qu’il faut pour asseoir un minimum de légitimité…

Car tout le monde a été conscient de l’unicité et de l’exclusivité de la fonction prophétique, et aucun chef ne pouvait franchir la ligne rouge. Les premiers chefs de la nouvelle communauté se faisaient appeler Commandeur des Croyants (‘amîr al-mu’minîn). Mais il n’y avait là rien de religieux ! Personne ne pouvait dire la loi religieuse, ni même civile, en se prévalant d’une quelconque qualité religieuse ! Toutes les décisions prises après la mort du Prophète étaient de nature civile. Les choses ont changé après les Omeyyades quand on commença à diviniser le Prophète, puis ses Compagnons, pour en faire des sources de la chari’a, qui n’a vu le jour que bien tardivement.

Mais, si le pouvoir exercé dans cette communauté des Croyants après Muhammad a été un pouvoir civil, l’objectif politique et civil de cette communauté est, en revanche, de nature religieuse : ‘le jihâd sur la voie de Dieu’ (al-jihâd fî sabîl al-lâh) ! Autrement dit, ce que nous avons appelé l’éclipse de Dieu, et l’arrêt de la théocratie, n’ont pas affecté les objectifs de la communauté des Croyants : réaliser l’apocalypse au nom de laquelle le Prophète fut envoyé à Qoraysh. La conquête par les armes de Qoraysh et de la cité de La Mecque, puis des tribus arabes, et enfin des Empires avoisinant l’Arabie, s’est inscrite dans la droite ligne du projet eschatologique de la fin du monde promu par le Prophète arabe. Un pouvoir civil peut très bien adopter des objectifs de nature religieuse. Mais il n’a pas exercé de prérogatives religieuses, car il n’en avait pas la compétence, du moins dans un premier temps.

Ce n’est que quand la perspective jihadiste eschatologique fut définitivement abandonnée que la nécessité de légiférer se fit sentir. Car il s’agit ici de régler la vie religieuse et sociale de la Communauté sur la durée, dans une perspective de vie ici-bas. D’où la nécessité de forcer l’interdit de légiférer et dire la loi de Dieu en lieu et place de Dieu. Il a fallu dire la loi de dieu au moyen de fatwa à la place de Dieu, chose inimaginable dans l’esprit du Coran. Le dogme fondamental du tawhîd (unicité) et du rejet du shirk (association à Dieu) exclut toute initiative humaine en matière législative !

La ligne rouge a ainsi été allègrement franchie par l’Islam post-prophétique, mais seulement à partir de l’époque abbasside. L’Islam en tant que communauté sociale, et non plus en tant que simple communauté de croyants jihadistes, ne pouvait survivre sans système et des règles législatives. L’émergence d’une société civile musulmane ayant abandonné le jihâd apocalyptique, se produisit avec l’époque abbasside, quand les conquêtes ont pris fin, et quand il fallait gérer un vaste empire qui ne pouvait aspirer lui-même au jihadisme : il était lui-même le fruit du jihadisme !

Une réalité sociale a vu alors le jour, qui ne pouvait être gérée sans législation. Ainsi, les fuqahâ, les ulamâ, les fondateurs d’écoles juridiques, qui ont cherché à pallier l’éclipse de Dieu, en disant la loi de Dieu à la place de Dieu. Comment ces législateurs musulmans ont procédé pour justifier leur œuvre législative en place et lieu de Dieu ? Ils ont institué ce qu’ils ont appelé les sources du droit (ûsûl al-fiqh) à partir desquels ils ont forgé la fameuse chari’a qu’ils ont attribuée à Dieu et avec laquelle ils ont soumis les musulmans jusqu’à nos jours.

Par contraste, la théocratie prophétique était une législation évolutive, vivante comme son auteur divin. Elle pouvait changer du matin au soir. La chari’a, elle, a été conçue par lesfuqahâ comme un corpus cosmique, parfait et éternel, valable pour tous les temps et tous les lieux, éternellement. Non seulement la chari’a est un blasphème, puisqu’il s’agit d’un accaparement du pouvoir exclusif de Dieu, mais elle a changé le caractère de la législation en la pétrifiant en des règles éternelles, déconnectées de l’espace et du temps.

Le Coran lui-même a été durant la révélation à l’image du Dieu vivant : un texte matérialisant la théocratie prophétique au jour le jour. C’est un texte vivant et changeant. Même le culte a changé durant la prophétie muhammadienne. La prière a, par exemple, changé de direction (qibla) ; elle a changé en nombre. Le jeûne aussi, par rapport au sexe. Lesfuqahâ, eux, ont déclaré le texte coranique un texte fixe pour toujours, clos en sa rédaction selon la volonté divine. On a même attribué à Gabriel des séances annuelles de mise en forme du Coran, de sorte qu’à la mort du Prophète, le texte coranique était pour ainsi dire fin prêt pour l’impression !

Le législateur musulman a transformé l’expression d’une volonté vivante de Dieu que fut le Coran, en une relique sacrée à qui on peut faire dire ce qu’on veut, au moyen d’une pratique similaire à la divination : le ta’wîl, ou interprétation. Le fiqh entier repose sur cette technique divinatoire, alors même que Dieu dit que nul être ne sait interpréter le Coran en dehors de Dieu (lâ ya’lamu ta’wîlahu illa allâhu). Là aussi, ils ont osé violer ce principe clairement établi pour pouvoir se permettre de légiférer à la place de Dieu et nous faire croire que leur chari’a – terme qu’ils ont eux-mêmes inventé – est la parole de Dieu !

Puis, on a inventé une nouvelle ‘source’ pour dire la loi : les hadîths du Prophète. On a déclaré que toute parole du prophète est similaire à la parole de Dieu, puisque, explique-t-on, le Coran dit : « il (le Prophète) ne parle pas en l’air » (53,3-4) Peu importante que le législateur musulman ait changé le sens de ce verset, puisque celui-ci dit tout le contraire de ce qu’on lui a fait dire : le Prophète ne parle pas en l’air pour signifier qu’il n’a pas forgé les paroles coraniques révélées par lui. On a détourné ce sens pour faire dire au Coran que Dieu a voulu déclarer que toute parole personnelle au Prophète est une parole vraie ! C’est un parfait contre-sens ! En droit musulman, cela s’appelle une ruse ! Et la ruse, est une technique reconnue dans les ouvrages sur les fondements du fiqh ! Le fiqh repose sur la ruse et le mensonge sur Dieu !

C’est ainsi, qu’avec de telles tromperies et manipulations, que le législateur musulman a créé la chari’a, celle qui a cours de nos jours. C’est une innovation qui n’a pas existé du vivant de Muhammad, ni dans le Coran ! Mais ce n’est pas là notre propos. Nous voulons montrer à travers ces falsifications, que le vrai législateur originel du temps de la prophétie a bien été le Dieu vivant. Quand ce Dieu s’est éclipsé, l’on a cherché alors à le faire parler par tous les moyens, et en violant le principe sacré du tawhîd : se faire législateur à la place du législateur divin !

Cette entreprise de substitution est vouée à l’échec, non pas seulement parce qu’il y a fraude, mais parce que, comme on l’a vu, le texte des révélations n’a pas été un texte fixe et éternel. Le Dieu vivant ne s’est lié par aucun texte, car rien ne le lie, pas même sa propre parole.(**) La Toute-Puissance de Dieu est au-dessus de tout, y compris de sa Parole, qui ne peut être que le produit de cette volonté illimitée, et non sa limitation.

Insistons donc sur ce point important, et ses conséquences sur le statut des paroles coraniques. Rien ne dit que ce qui a été formellement dit dans le Coran n’est pas destiné à être modifié ou abrogé après la mort du Prophète. Comme l’a indiqué Abû Bakr, le Dieu vivant est resté vivant après la mort de Muhammad. Il s’est seulement éclipsé, en nous laissant dans l’ignorance de la loi. Qui peut alors prétendre connaître la volonté de Dieu, si tant est qu’une telle volonté fixe et éternelle existe ? Qui peut savoir si telle ou telle disposition cultuelle ou civile n’a pas été vouée à changer, comme elle a pu changer pendant la révélation du Coran ? Cette question est d’autant plus importante que le Coran n’a pas été un texte clos au moment du retrait de Dieu. Il n’existe aucune indication divine sur la clôture du Coran, si jamais celui-ci devait connaître une telle clôture ! Et dire que le Dieu vivant puisse clore sa parole, ou même s’en tenir à sa propre parole sans avoir la liberté de la changer à tout moment, c’est soumettre Dieu à la finitude, et donc le condamner à la pétrification ! C’est remettre en cause sa Toute-Puissance. C’est tomber dans le shirk.

L’islam qui a existé après la mort du prophète, qui est l’islam vécu jusqu’à nos jours, est une construction illusoire, fondée sur un faux artificiel. C’est une construction chimérique, parce qu’elle est une tentative de combler le vide laissé avec l’éclipse divin à la mort de son dernier porte-voix. La voix de Dieu s’est tue. Dieu s’est retiré du monde. Ce n’est certes pas l’occasion pour certains d’occuper la place vacante et de légiférer à la place de Dieu, et de nous faire accroire que la chari’a est la parole de Dieu ! Dieu s’est éclipsé pour nous donner la liberté d’organiser nous-mêmes notre vie terrestre, sans avoir à l’attribuer prétendument à Dieu ! Alors, construisons notre vie terrestre selon notre conscience, que Dieu a créée en nous-mêmes en nous créant !

Mondher Sfar, théologien tunisien

(*) Le lecteur pourra lire à ce sujet le chapitre que j’y ai consacré dans mon livre Le Coran, Bible, et l’Orient ancien, Paris, 1998, Chapitre IX, L’Eclipse de Dieu ; voir aussi l’excellent ouvrage de Héla Ouardi, Derniers jours du Prophète, Chap. XVI.

(**) Ce sont là des aspects que j’ai abordés dans mon ouvrage L’autre Coran, Paris, 2016, auquel je renvoie le lecteur.

19 commentaires

  1. NE pas perdre de vue ces elemetns:
    1- Les richesses de Kahdidja
    2- Plusieurs fois divorcée et riche femme d’affaire, Khadija engage le jeune Mohamed pour conduire ses caravanes vers la Syrie. Réussissant en affaire, Khadija lui propose le mariage. Ce mariage aura lieu non sans quelques réticences. Il a alors 25 ans et elle 40 ans. Elle lui donnera quatre filles mais aussi deux fils qui, eux, mourront en bas âge.
    La différence d’âge est donc de 15 ans. Et c’est Mohamed le plus jeune et le dernier .
    Mohamed heritier de ses drichesses, decida de se lancer dans une procession de marriage avec plusieurs femmes.
    Alors?! Cela en vous rappelle pas qq chose? Et que le rapport entre argent et femmes reste toujours inchangé depuis des millenaires. Et qu;il n'y pas que les Rois qui pretendent recevoir leur pouvoir de Dieu……Pour les idiots cela est vrai!

  2. Ayavava !
    « Le Dieu vivant s’est éclipsé pour nous rendre libres ! »

    Vous avez attendu que votre Maitre s’en aille pour quitter votre prison ?

    Soheib Bencheikh, le savant de Marseille, s’insurgeait naguère contre la judaïsation de l’islam. Et voila que si Mondher nous le christianise. Et pire que ça, il nous le Nietzschianise : « Tout simplement en ce que du vivant du Prophète, le Dieu était vivant. »
    En ce qui me concerne , je m’en tape que notre théologien verse dans le paganisme et pire même qu’il kéni sa transcendance à Boureb : » Il était vivant en agissant au quotidien pour gérer les affaires politiques, participer directement aux batailles militaires, organiser la vie sociale et religieuse de la communauté naissante et en consignant ces actions dans un livre aussi vivant appelé Coran. ».

    « Ih, fort bien que quand des cathos me parlent de Dieu c’est de Jésus qu’il s‘agit. Mais qu’un musulman vienne nous le vendre sous cette forme là ça me surprend.

    « Ils ont bien associé la question de la mort du Prophète au sort de Dieu : Dieu ne sera plus le même ! Dieu va passer du statut d’un Dieu vivant et agissant au statut d’un Dieu éclipsé et absent. »

    Moi je dirais que c’est le contraire. Dieu est passé d’un statut de l’inexistant , d’une pure abstraction, à une idée agissante. Il n’y a aucune contradiction en cela. L’idée de Dieu peut être réelle sans que ce qu’elle représente le soit. D’où l’arnaque.

    Mais continuez Monsieur Mondher, vous êtes sur la bonne voie !

  3. Tout ça, c'est de la blague, des supputations et des cogitations basées sur du vent. « Le Prophète » n'a pas plus existé que son dieu, ni Abou Bakr, ni aucun de ces « souhaba » qu'on nous ressasse à longueur de journée. Ce sont tous des mythes. Lisez plutôt la Bible, elle qui est plus proche des gens qui ont inventé ce dieu de toutes pièces, pour voir à quel point le dieu des trois religions monothéistes est humain : Un des prétendus commandements que ce prétendu dieu a prétendument donné au prétendu Sidna Moussa se trouve dans le Deutérononme, chapitre 23, Moussa ordonne à ses soldats d'enfouir leurs excréments en creusant un trou par terre, de peur d'offenser leur dieu qui risquerait de mettre les pieds dessus dans le noir, car comme tout le monde le savait en ce temps-là, ce dieu parcourait de nuit le camp de long en large pour s'assurer que tout allait bien.
    Si quelqu'un pense que je radote, il n'a qu'à chercher le Deutéronome, chapitre 23 en ligne ou consulter la Bible pour voir. D'ailleurs il y a un bon nombre d'autres commandements tout aussi intéressants.
    Voilà la vraie théologie des livres soit-disant sacrés !

  4. Ce passage me plait beaucoup . je le cite encore çi-dessous:

    "Et dire que le Dieu vivant puisse clore sa parole, ou même s’en tenir à sa propre parole sans avoir la liberté de la changer à tout moment, c’est soumettre Dieu à la FINITUDE, et donc le condamner à la pétrification ! C’est remettre en cause sa Toute-Puissance. "

    Ne dit on pas qu' il est omniconscient et omniprésent dans l' espace et dans le temps ? et qu 'il est le père èternel ? comment alors eut il ètre mort?

    Serait il, il présent seulement en ane-gerie et dans le monde arabe. l' a ton reduit à un khalife cloué sur une chaise roulante à Zeralda ?

  5. Dieu a t il etait été victime d un AVC qui l 'aurait rendu paralisé et aphone?

  6. Arrêtez avec vos "bondieuseries" impostures SEMITES judaisme ,christianisme et mahométisme ou soumission à allah islam qui ont endeuilli l humanité depuis l'apparition des mensonges "hebraiques" .
    Voilà comment "les sémites" juifs et arabes ont copié des MYTHES ET LEGENDES SUMERIENNES !

    https://www.youtube.com/watch?v=8XSYpU5LiZo

  7. Soubhanek ya 3adhim echène !

    Ya Monsieur Mondher, je salue votre courage, vous qui zozez braconner en terre hostile.

    Non Khati, ya Kichi, même si ce zozage ce n’est que de l’effronterie on le salue kamim.

    Mais, Monsieur Mondher, vous voulez sortir de la théocratie en boitant et à l’anglaise, waqila.

    Vous ravivez en moi une blessure et la dévotion que je vouais dans ma jeunesse à Sidna Marx, radhia allahou 3enhou. C'est l'imam de Tunis qui vous a expliqué Feuerbach, Marx et Nietzsche ou kwa ?
    Non ce n'est pas du ménagement, a Kichi ! Il tmenyek 3lina !

    Mais ce qui me révolte c’est surtout votre manière de plagier elladhina qui se sont coltiné le sujet ma qeblakoum et votre fauderchisme intellectuel qui vous sert d’excuse pour ne rien assumer.
    « en mourant, Dieu a cessé d’être un dieu vivant ».

    Nietzsche l’a déjà dit, sauf que lui il était courageux, lui : « Dieu est mort et c’est hna qu’on vous l’a zigouillé ou dezzou m3ahoum ! » et « des soviets partout, qu’il a rajouté, si mes souvenirs sont bons ».

    en plus , vous ne prenez même pas acte de sa mort : il a cessé seulement « d’être un Dieu vivant ».Mais bordel (hachakoum), yemouth nagh immouth ara !!! Aya ici au matin vous pouvez tout nous dire, même les plus naïfs d’entre nous s’en doutaient un peu que Boureb il n’est plus tout à fait, vivant. Sauf que comme il sont aussi téméraires que vous ils n’osent pas dire le mot fatidique, alors il se contentent de dire , il n’est pas vivant !

    Ensuite, Ce n’est pas grave si vous avez du mal à liquider votre oedipe avec Dieu le Père, de substitution : ga3 les œdipes, ils sont koumça. Mais pu…..

    Mais, ya boundyou, l’acte de tuer le père dans la phase œdipienne, se doit d’être assumé.

    Si, on peut tuer une idée !!! Et d’ailleurs concernant Boureb, il suffit de tuer son idée pour s’en débarrasser, surtout maintenant que d’après Si Mondher, il ne viendra plus nous faire ch… Oui Astaghfirou allah, a Kichi.

    Wlech din, Khlass doka, Dieu, il ne descend plus avec nous pousser les wagons quand on va au charbon, ce n’est plus la peine de lui vouer un cul-te. Et : pisk sikoumça on ne va plus incarner nos actes en lui, mais c’est lui qu’on incarnera dans nos actes, ça lui apprendra à transcender.

    Woullah ya si !

  8. Dieu existe et habite dans la Galaxie X25 qui se trouve a 2500 milliards d'annee lumieres de la Galaxie Voie Lactee!
    Franchement il doit certainement avoir une force quelque part dans l'univers qui controle tout ce beau monde Galactique, de trous noirs et d'autres elements inconnus, alors appelons cette force Dieu. Quand aux livres dits bibliques, quelque soit la religion, ils ne sont qu'une collection de contes et de legendes. Leurs contenus est plein de fausses locations geographiques, de faits figes dans l'espace et le temps et d'absurdites que tout etre eduqe peut detecter avec un minimum de raisonnement ( la Bible dit que la Terre a ete cree il ya 6000 annees n'est ce pas ?) . Le commun etre humain, surtout celui qui a un minimum d'education, a besoin de religion pour vivre et esperer ; l'eduque a besoin de religion pour celebrer les marriages et deces; le dictateur a besoin de religion pour gouverner, le….. La liste et les raisons sont longues.

  9. Nighak a Kichi,
    Mondher Sfar essaie de nous vendre une sorte de religion sans Dieu. Il s’est aperçu que son Dieu n’est plus vivant et c’est sur son cadavre qu’il s’aperçoit qu’il ne peut plus s’en passer.
    J’ai écrit ici même, il ya longtemps, que Même si Dieu lui-même disait au musulmans, je suis mort ou je n’existe pas, ceux-ci resteront musulmans et ne changeront rien en leur islam. Et Mondher Sfar vient de nous en fournir la preuve. Même quand il les aura convaincu qu’il n’y a aucun rapport entre Dieu et l’islam , l’islam existera quand même.
    Il peut se passer de Dieu , mais il ne peut pas se passer de son culte. Alors il grignote ici et là des thèses maintes fois galvaudées théorisées par d’autres qui professaient la nécessité d’une religion parce que l’homme a besoin absolument de repères (comme nous le professait un certain « enseignant » soit disant athée mais qui nous chiait son baratin de haut).
    Comme les disciples de Moïse qui se sculptèrent un veau d’or parce qu’il leur fallait à tout prix un Dieu. ( Dieu c’est le dollar en abstraction et le dollar c’est Dieu en incarnation).
    Mondher en est arrivé , comme J.J Rousseau à la nécessité d’une religion civique qui se déclinerait sout une forme d’un culte aux vertus et aux valeurs nécessaires et utiles à l’homme.
    Eksed alnik s.enni muqliyid ar thayets. Arrêtons de regarder le Ciel, Dieu n’y est plus. Bqay 3la khir a la transcendance vire l’horizontalité.
    Ce n’est pas bête, ou ça l’est totalement. Car une fois la religion détranscendencéïsée, coupée de son rapport à l’infini, il ne restera à l’homme qu’à admirer l’autre homme qui est en lui. Une sorte d’altruisme narcissique ou de narcissisme altruiste. Mais comme l’homme qu’il faudrait en-culter est mortel plus besoin de le tuer.
    Mais Mondher oublie les dangers de cette approche. Robespierre qui professait comme Rousseau cette approche a semé la terreur, ainsi que d’autres dieux incarnés dont la liste est tellement longue pour ne citer personne.
    Mais nom de Dieu nous n’avons besoin, ni de lois, ni de religions, ni de nation : le code de la route suffit amplement. Il s’agit juste de le respecter.

  10. Je crois que j'ai raté mon pokiage-loqué!

    Nighak a Kichi,

    Mondher Sfar essaie de nous vendre une sorte de religion sans Dieu. Il s’est aperçu que son Dieu n’est plus vivant et c’est sur son cadavre qu’il s’aperçoit qu’il ne peut plus s’en passer.

    J’ai écrit ici même, il ya longtemps, que Même si Dieu lui-même disait au musulmans, je suis mort ou je n’existe pas, ceux-ci resteront musulmans et ne changeront rien en leur islam. Et Mondher Sfar vient de nous en fournir la preuve. Même quand il les aura convaincu qu’il n’y a aucun rapport en Dieu et l’islam , l’islam existerait quand même.

    peut se passer de Dieu , mais il ne peut pas se passer de son culte. Alors il grignote ici et là des thèses maintes fois galvaudées théorisées par d’autres qui professaient la nécessité d’une religion parce que l’homme a besoin absolument de repères (comme nous le professait un certain « enseignant » soit disant athée mais qui nous chiait son baratin de haut).

    Comme les disciples de Moïse qui se sculptèrent un veau d’or parce qu’il leur fallait à tout prix un Dieu. ( Dieu c’est le dollar en abstraction et le dollar c’est Dieu en incarnation).

    Mondher en arrivé , comme J.J Rousseau à la nécessité d’une religion civique qui se déclinerait sout une forme d’un culte aux vertus et aux valeurs nécessaires et utiles à l’homme.

    Eksed alnik s.enni muqliyid ar thayets. Arrêtons de regarder le Ciel, Dieu n’y est plus. Bqay 3la khir a la transcendance vire l’horizontalité.

    Ce n’est pas bête, ou ça l’est totalement. Car une fois la religion détranscendencéïsée, coupée de son rapport à l’infini, il ne restera à l’homme qu’à admirer l’autre homme qui est en lui. Une sorte d’altruisme narcissique ou de narcissisme altruiste. Mais comme l’homme qu’il faudrait en-culter est mortel plus besoin de le tuer.

    Mais Mondher oublie les dangers de cette approche. Robespierre qui professait comme Rousseau cette approche a semé la terreur, ainsi que d’autres dieux incarnés dont la liste est tellement longue pour ne citer personne.

    Mais nom de Dieu nous n’avons besoin, ni de lois, ni de religions, ni de nation : le code de la route suffit amplement. Il s’agit juste de le respecter.

  11. si tu prends le ciel comme papier,toute l'eau des oceans comme encre et tout le bois des forets comme plumes, tu n'arriverais pas à écrire une definition correcte de Dieu ni à traduire sa grandeur en paroles.

  12. Salut a Thassekkourth Oumagramane !… Wellah que ce gars me rappelle ce que Sidna Karl Marx (ou le plus proche de ses Sohaba, le non moins exalté Sidna Engels) a dit une fois, paroles sans doute aucun inspirées du Dieu le Plus Haut : « L'agnostique est un athée honteux, » un athée qui ne veut pas couper les ponts pour de bon parce qu'il a peur. Notre ami l'auteur ici ne dit pas exactement qu'il est agnostique, il dit que Dieu existe mais il faut faire comme s'il n'existait pas, car il a abandonné toute intérêt dans la vie des hommes. D'autres au contraire, en fait tous les croyants dans le tréfonds de leur inconscient, disent l'inverse : On sait que les dieux sont une pure invention humaine, mais s'il vous plait, faisons comme s'il existait pour de vrai, ta3 essehh.

  13. l homme a crée dieu.Et depuis plus de 3000ans il s en sert pour attiser ses passions de pouvoir ,de domination et de violence qui SONT intrinséques à sa nature humaine.
    Là où ce dieu crée par l homme passe l humanité trépasse!
    N 'est il pas temps de remplacer toutes ces impostures bondieuseriennes par la raison ,l esprit et le savoir scientifique et technologique ?!

  14. « On sait que les dieux sont une pure invention humaine, mais s'il vous plait, faisons comme s'il existait pour de vrai, ta3 essehh. »

    !
    Ce que notre théologien feint d’oublier c’est que l’islam n’est pas qu’une vue d’esprit chez les musulmans, il n’y a d’ailleurs aucune spiritualité en vérité en lui. L’islam est déjà dans la société : une culture, un mode de vie, une tradition, une façon de fonctionner. Et ce n’est pas en annonçant à la oumma que Dieu l’a abandonnée qu’elle changera.

    C’est Sidna Marx qui disait à propos d’Hegel que sa méthode était géniale mais qu’il lui a mis la tête en bas.
    Mondher Sfar déconstruit complètement l’idée de Dieu, Il garde les mêmes concepts et il nous remonte le nouveau Dieu, mais à l’envers.

    Mondher Sfar fait comme si c’était l’islam qui a créé les musulmans et non l’inverse. Il leur suffisait de délivrer un certificat de Décès et d’inhumer Dieu pour en finir.

    Or, pour citer encore Sartre : l’existence précède l’essence et pour Sidna Marx c’est l’être qui détermine la conscience. Lui nous fait l’entourloupe de Pascal : Même si Boureb n’existe pas ou plus, il faut faire comme si.
    Il fait le constat qu’on ne peut plus continuer comme ça avec ce Dieu là : comme les hébreux qui suivaient Moïse dans le désert jusqu’au moment ou ce fut lui qui les abandonna loin de la terre promise en leur montrant un petit bout de verdure dans le désert : « c’est là bas, la terre promise, qu’il leur dit, allez-y , moi j’ai autre chose à faire je ne viens pas avec vous ».

    Les chemins qui mènent à Dieu ou qui en sortent sont des chemins intérieurs et solitaires. Or, que fait Mondher Sfar ? Il tente une insémination artificielle.
    Monsieur Mondher annonce la mort de Dieu comme s’il existait. C’est Sartre qui écrivait que Dieu existe ou pas on s’en branle, car ça ne changera rien à notre sort.
    La majorité des gens n’entrave que pouic aux religions, et pire : ils ne veulent rien en savoir. La plus part des vieux et vielles kabyles d’antan ne connaissait pas un seul mot du Coran et cela est valable pour la majorité des musulmans non arabes. Je connais des vieilles qui ne récitent aucun mot du coran, excepté "allahou Akbar". Le contenu du Coran tout le monde s’en tape ! Sauf les théologiens, évidement.

  15. La science est la technologie sont arrivées a leurs limites depuis la decouverte de la formule d' Einstein, sur l'energie.
    je veux bien te donner raison que " la notion de Dieu" est création de l' homme mais la science n 'a pas créé l' homme qui existait avant toutes les technologies connues à ce jour il doit donc y avoir un créateur .Pour moi c 'est l'energie universelle je refuse de lui donner un nom religieux parce que tout a été dit et rien n 'a été dit.
    We dont know!!! c 'est infini ……..

  16. « « Je connais des vieilles qui ne récitent aucun mot du coran, excepté "allahou Akbar". Le contenu du Coran tout le monde s’en tape ! Sauf les théologiens, évidement… » » Je te jure que je ne plaisante pas en te racontant ceci : Une fois, quand j'avais 12 ans, j'ai expliqué à ma mère que ce qu'elle récitait en faisant la prière était composé de vrais mots d'une vraie langue parlée par de vrais humains à un certain endroit à un certain temps, et je lui ai traduit ce qu'elle prenait pour des formules magiques, “awal rebbi”, la parole de dieu. Impressionnée par ce savoir, distillé par l'un des premiers cordonniers syriens venus en Algérie, ma mère m'a alors demandé si Allah, Ennvi (Ennabi) et “Wa Sellama” étaient la même personne, juste des noms différents ou des synonymes, ou alors étaient-ce trois personnes ou trois entités différentes ?
    Les femmes de mon village à l'époque avaient coutume de pendre des petits rubans à certains arbres et certaines pierres pour demander à Lawliyya et Saddats de leur donner un bébé ou de leur rendre qui un mari qui un fils ou un frère parti à la ghorba. Le Grand Dieu, celui assis sur les nuages, avait beaucoup moins d'importance à leurs yeux que les autres i3essassen qui se cachaient dans les rochers et les arbres du village. Ceux-là se mêlaient activement aux affaires quotidiennes des gens, tandis que le Grand Maîte la-haut ne daignait presque jamais y jeter un coup d'œil. Il n'était là que pour les prières.

  17. "C’est Sartre qui écrivait que Dieu existe ou pas on s’en branle, car ça ne changera rien à notre sort." Si je ne m'abuse, Sartre lui-même, l'a tient de Bakounine.
    A propos des vieilles de che-nous, elles disaient encore mieux en la matière : "asivarekh rebbi i rebbi". c'est une synthèse "pieuse, si j'ose dire" de ce que clament nietsche, markess, sartre et tous leurs adeptes, de la négation de GODO.

  18. Ah, non Bakounine, avait dit: "de toute façon, même si Dieu existait il nous faudra nous ont débarrasser".

    Mais tu as raison, ils se tiennent tous par la queue.

  19. "asivarekh rebbi i rebbi".

    Non, c'est une bonne réponse aux créationnistes : S'il faut à tout prix un créateur, alors qui a créé le créateur du créateur de celui qui a créé le créateur qui a créé Dieu?

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