Le Matindz : Quel regard portez-vous sur le mouvement que vous dirigez depuis sa création ?
Ferhat Mehenni : Le MAK est né d’une succession de drames kabyles dont le plus impardonnable fut celui du Printemps Noir (2001) quand l’Etat algérien avait tiré sur nos enfants qui manifestaient pacifiquement. Il a pour mission de consommer la rupture avec la répression et l’oppression que subit la Kabylie depuis l’indépendance de l’Algérie. L’évidence de cette rupture s’est imposée à nous le jour où nous avons réalisé que l’Etat censé être notre protecteur nous a toujours traités en ennemi, et quand nous avons vu que la communauté « nationale » avec laquelle nous partageons, encore malgré nous, notre destin d’Algériens est non seulement indifférente à nos malheurs mais descend souvent dans la rue pour soutenir d’autres peuples que le nôtre, y compris au moment où nous pleurions 130 Kabyles abattus par les gendarmes, en principe eux aussi, chargés d’assurer notre sécurité. Le MAK est donc le produit légitime de notre histoire. Il est la réponse adéquate à l’exigence de vie de dignité et de liberté du peuple kabyle. Il est devenu la colonne vertébrale de la Kabylie.
Il s’est structuré en Kabylie, au niveau des villes et villages et au sein de la diaspora kabyle. En quelques années, une équipe dirigeante efficace s’est formée et nous sommes passés du concept de l’autonomie vers celui, plus juste, de l’autodétermination. Les rangs des militants et sympathisant grandissent de jour en jour, depuis 2001, dans une ambiance maîtrisée et responsable. En dehors de mon fils aîné que le DRS a fait assassiner en 2004, aucun incident n’est à déplorer malgré les nombreuses provocations dont nos cadres et nos militants ont été victimes. D’un point de vue politique, le MAK est devenu une force vigoureuse et efficiente au service des Kabyles qui se ré approprient leur destin.
Pour autant, je ne suis plus le président du MAK qui est Mas Bouaziz Ait Chebbib, un homme brillant et simple. Je suis le président de l’Anavad, (Gouvernement Provisoire Kabyle) réélu à l’unanimité des 850 délégués au troisième Congrès du MAK qui s’est tenu le 26 février 2016, à At Zellal.

Le Matindz : Le MAK a organisé son congrès en Kabylie dans un climat de répression avec des arrestations massives. Que répondez-vous à ceux, notamment les politiques, qui avancent que c’est normal qu’un mouvement non reconnu soit interdit de rassemblement ?
Le grand écrivain Boualem Sansal qui a suivi avec attention ce congrès n’a pas manqué de le comparer à celui de la Soummam du 20 aout 1956. Il s’est tenu au grand jour, avec plus de 800 délégués, au nez et à la barbe de plus de 100.000 hommes déployés par l’État algérien en Kabylie pour l’en empêcher. Malgré quelque 250 congressistes interceptés par les services de répression, ils étaient quatre fois plus nombreux à déjouer les pièges des barrages policiers et à atteindre le village d’At Zellal. La volonté d’indépendance du peuple kabyle est irrésistible. Elle ne se laisse point intimider par la répression par laquelle les tenants de l’Etat algérien veulent la maintenir dans une soumission de type coloniale.
Quant à ceux qui estiment « normal » qu’un mouvement non reconnu soit interdit de rassemblement, ils expriment un point de vue fasciste, contraire à la démocratie au nom de laquelle ils s’autorisent une telle énormité. En démocratie, c’est la légalité qui est conforme au droit et non l’inverse. Le seul agrément qui existe pour un mouvement ou un parti politique est celui attesté par l’adhésion du peuple à son projet et non par un document politico-administratif délivré, de surcroît, par une dictature. Une loi non conforme au droit est une ignominie.
Pour revenir aux « politiques » qui valident la répression contre un mouvement démocratique, nous distinguons parmi eux deux ensembles : Les non kabyles qui, dans leur écrasante majorité, voient en la Kabylie un éternel danger pour l’unité nationale et le caractère islamique de l’état. Pour eux, normaliser par la dépersonnalisation les Kabyles, voir les réduire (y compris physiquement) est la seule solution. C’est cette classe politique qui non seulement s’était tue, à l’unanimité, lors des événements sanglants de 2001 mais avait eu l’outrecuidance de faire le procès de la Kabylie lors d’une séance scandaleuse du parlement algérien. Nous leur dénions le droit de décider à la place du peuple kabyle.
Quant aux hommes politiques kabyles, ceux qui sont au pouvoir ou dans ses coulisses, enserrés dans les mailles du reniement et de la corruption, ils portent en eux-mêmes la honte de leur kabylité comme souvent le Juif portait celle de ses origines avant l’État d’Israël (Voir La haine de soi de Theodore Lessing). Pour parvenir à un « destin national » ils doivent renier le Kabyle qu’ils portent en eux pour devenir cet « Algérien » qu’ils ne seront jamais. En général, au fond d’eux-mêmes, ils nous envient et nous donnent raison, mais publiquement ils nous condamnent, par calcul et par lâcheté. Ils vivent un paradoxe. Leur seule base arrière est la Kabylie au nom de laquelle ils proposent leurs services à un régime qui n’a de mission à leur confier que celle d’assassiner la Kabylie, et ce, depuis 1963. Ils se prévalent de leurs origines kabyles pour agir contre leurs frères kabyles, leurs ancêtres et leurs propres enfants. Intérieurement, ils doivent se maudire, se sentir traîtres quelque part à leur seule patrie : la Kabylie.
Enfin, il y a les partis kabyles que sont le FFS et le RCD. En étant contre le droit du peuple kabyle à son autodétermination, ils ne font que scier la branche sur laquelle ils sont assis. C’est la raison pour laquelle la Kabylie leur a définitivement tourné le dos. Aujourd’hui, la Kabylie est en phase avec le MAK. Quand on réprime ses militants, c’est la Kabylie que l’on violente et que, paradoxalement, l’on renforce dans son combat pour son indépendance.
Le Matindz : Votre mouvement n’a pas reçu de soutien des partis dits démocrates et des organisations de défense des droits de l’homme en Algérie au fil des épreuves.
C’est tout simplement scandaleux ! Les droits de l’homme qu’ils pratiquent de manière discriminatoire en fermant les yeux sur les exactions policières en Kabylie sont l’expression d’un racisme antikabyle. Pourtant, les droits de l’homme, selon Ali Yahia, ne sont liés ni à une identité ni à une idée. Ils sont dédiés au respect de l’intégrité physique et morale de la personne humaine. Je le répète, le silence autant des organisations de défense des droits de l’homme que des partis politiques sur la répression des militants du MAK est criminel. Il relève soit d’un réflexe purement raciste, soit d’une couardise, de la peur de déplaire à ceux qui tiennent le pouvoir que l’on assimile par terrorisme intellectuel à une sorte d’ordre militaire. Ce dernier leur fait élever le droit des peuples à leur autodétermination au rang de vertu à l’extérieur, de honte à l’intérieur. Apparemment, la contradiction ne les étouffe pas :
D’un côté, ils soutiennent le Polisario qui veut édifier un nouvel État arabe en terre amazighe, parce qu’il a été créé, organisé et à ce jour financé par le pouvoir algérien ; de l’autre, ils condamnent le MAK enfanté par les luttes démocratiques de la Kabylie, loin de toute influence étrangère, sans aucun autre moyen que la force de conviction de ses membres dans le droit du peuple kabyle à disposer de lui-même. Cherchez l’erreur !
Le Matindz : Quelle relation entretenez-vous d’ailleurs avec les partis comme le RCD et le FFS réputés ancrés essentiellement en Kabylie ?
Pour le FFS et le RCD, le MAK est leur face cachée, leur côté ombragé qu’ils ont peur de révéler au grand jour. Ils auraient aimé avoir notre courage et notre aisance à nous assumer avec fierté en tant que Kabyles, appartenant au grand et valeureux peuple kabyle. Malheureusement, le poids de leur passé les plombe et les en empêche. Ce passé les a acculés dans un cul-de-sac politique d’où ils ne peuvent sortir sans mourir. Alors, il ne leur reste qu’à courtiser une Algérie arabo-islamiste qui les méprise et les rejette de toutes ses forces. D’ailleurs, les dernières révélations côtés RCD et FFS nous renseignent sur la réalité de leur incapacité à être des partis algériens d’envergure « nationale ». Ainsi, Karim Tabbou vient de nous apprendre qu’au moment où il était premier secrétaire du FFS, son parti avait accepté que le pouvoir lui accordât, sans les remporter par la voie des urnes, des municipalités et des postes de députés en dehors de la Kabylie, afin de lui donner une envergure algérienne qu’il n’aura jamais, malgré ces compromissions.
Pour ce qui est du RCD, maison que je connais de l’intérieur puisque j’y étais jusqu’en 1995 (officiellement jusqu’en mai 1997), Nordine Ait Hamouda vient de nous dévoiler ce que nous savions depuis longtemps : pour atteindre les 75.000 signatures obligatoires pour la candidature de Said Sadi aux présidentielles de 1995 et de 2004, ce n’était pas le parti qui s’en était occupé, il en aurait été incapable, mais des structures de l’État algérien dont des agents du DRS et des walis.
Pour enfin répondre à votre question, le RCD et le FFS ont peur de nous rencontrer à titre officiel. En dehors d’une invitation du RCD à sa convention en 2012, il n’y a pas de rapports de structures à structures, pas de dialogue entre nous. Nos incessants appels à de telles initiatives n’y ont jamais trouvé d’écho favorable. Même lorsque le RCD avait invité le MAK à sa « Convention nationale », c’était davantage pour servir de caution à l’invitation de l’islamoterroriste Ali Benhadj à la même rencontre où, le vrai rapprochement avec le courant intégriste fut amorcé, que pour entretenir des liens de bon voisinage avec nous.
Pour preuve, nous déplorons
1) l’absence de condamnation par lui de l’arrestation de nos militants par l’État algérien,
2) la dernière sortie de Mohsin Belabbas traitant le MAK de parti extrémiste, n’ayant pas sa place en Kabylie où, selon lui, il n’y a pas d’existence d’un problème d’autodétermination.
Apparemment, pour lui, les islamo-terroristes sont plus fréquentables que les démocrates pacifiques du MAK. La Kabylie apprécie.
Le Matindz : Quels sont vos rapports avec le pouvoir ? Avez-vous été approché par ses émissaires ?
En dehors de ma convocation par le DRS en février 2003 pour me menacer, il n’y a aucun rapport entre nous et le pouvoir algérien.
Le Matindz : Qu’est-ce qui vous guide sachant que rares étaient ceux qui croyaient à votre combat quand vous aviez lancé le MAK aux lendemains du printemps noir.
Vous posez là une question philosophique. Qu’est-ce qui fait qu’un homme, un jour, se dresse seul contre tous, pour imposer une idée, un idéal, un nouvel ordre, aller au bout de lui-même et conquérir le respect et l’adhésion des siens ? L’histoire des peuples et de l’humanité regorge de cas similaires. Il me semble qu’il existe une force intrinsèque à la marche de l’humanité et qui se manifeste sous forme d’une volonté personnelle insufflée par une impérieuse nécessité de l’Histoire à se réaliser dans un sens politique, plutôt que dans un autre. L’objectif, souvent inconscient de chaque acteur, est d’amener le genre humain à tendre vers son unité et son humanité. Abraham, Moïse, Jésus, Mohammed, Bouddha, Alexandre Le Grand, César, Jugurtha, la Kahina, Gengis Khan ou Catherine de Russie, Christophe Colomb, George Washington, Napoléon, Mao, Lénine, Churchill, de Gaulle, Gandhi ou Ho Chi Min… ne sont que les instruments de cette impérieuse nécessité poussant l’humanité à se connaître et à s’unir. Pour en arriver à la mondialisation, cette Histoire a poussé des hommes à établir des ordres, des religions, des royaumes, des empires et des civilisations, avant de recourir à la colonisation qui deviendra la pierre angulaire de la mondialisation que nous vivons de nos jours, avec ses institutions et ses technologies de plus en plus sophistiquées. Chacune de ces étapes a apporté, certes, son lot de malheurs, mais aussi, et surtout sa part de progrès. Celui qui a, en partie, percé le secret de cette marche du monde est Tocqueville. Selon lui, plus le monde se développe économiquement plus la démocratie égalise les conditions de vie des hommes ; plus la démocratie se renforce plus elle redresse les torts et les injustices, disqualifie l’iniquité et l’oppression des peuples.
La démocratie a, aujourd’hui à travers le monde, besoin de plus de liberté afin qu’elle profite à tous les peuples. Tout ordre, tout État qui se dresse contre elle finira par être balayé par ces instruments de réalisation de l’Histoire que sont les femmes et les hommes politiques chargés de guider chaque peuple vers son destin de liberté.
Ce qui m’anime se trouve donc est avant tout dans cet idéal de liberté et de dignité pour le peuple kabyle que j’avais longtemps confondu avec le peuple algérien. C’est cette nécessité vitale de réaliser une phase historique de la Kabylie, mais aussi de l’Afrique du Nord et de son environnement international, qui me donne le courage de dire et la force d’agir, formule que j’avais donnée au RCD dès les premiers mois de son existence.
Le Matindz : Un gouvernement provisoire, des instances… quelle est la prochaine étape ?
La mission du MAK-Anavad est de doter la Kabylie de tous les attributs de souveraineté d’une nation dont le point d’orgue sera la proclamation de l’indépendance de la Kabylie. Nous mettons petit à petit un État kabyle en place. Nous avons déjà mis sur pied un gouvernement provisoire, un hymne national, un drapeau, un journal officiel, une agence d’information et une carte d’identité kabyle. Beaucoup reste à faire comme un Conseil consultatif, une sorte de parlement, de cadre de concertation et de délibération qui aura entre autres mission de 1) réaliser un consensus le plus large possible sur le droit à l’autodétermination de la Kabylie en aplanissant les divergences entre élites, 2) de proposer un projet de constitution. Il y aura bientôt, tel qu’annoncé par le président du MAK, une Ligue kabyle des Droits humains. L’Anavad travaille à la mise sur pied d’une académie de langue kabyle, d’une institution dédiée à la protection de l’environnement, d’un service d’ordre pour sécuriser le terrain en Kabylie où le pouvoir fonctionnarise les terroristes islamistes. Il faudrait que nous puissions avoir une télévision, une banque, un État-civil… en attendant d’avoir une justice qui nous soit propre ! La feuille de route reste encore étoffée. Nous sommes ouverts à son enrichissement par les citoyens kabyles.
Le Matindz : Vos sorties sont systématiquement boudées par la presse nationale et dans certains cas, vous êtes la cible d’attaques haineuses… Votre combat semble incompris par les Algériens.
Pour disposer d’un média en Algérie, il vous faut un agrément que vous n’obtenez que si vous montrez patte blanche vis-à-vis du pouvoir en place. Ceux qui ne jouent pas le jeu auront le sort du « Matin » et de Mohamed Benchicou. C’est donc un système qui fait des médias des auxiliaires de propagande du régime en place. Globalement, en Algérie la presse est aux ordres des tenants du pouvoir. Ceci, étant, nous disposons de sympathies réelles au sein de nombreuses rédactions parmi les médias francophones, où depuis quelques mois, nous avons de temps en temps droit à des articles neutres, quand ils ne sont pas légèrement favorables. En revanche, dans la presse arabophone, la haine du Kabyle passe pour une vertu et une règle. C’est de l’infamie.
Je dois dire aussi que cette censure qui s’exerce, en Algérie comme en France d’ailleurs, contre nos activités et notre actualité prête à sourire. Quand la presse refuse de nous médiatiser, elle ne nous diminue en rien, elle se mutile et se ridiculise. Elle piétine son principe fondamental, le devoir d’informer, et donne l’image de la personne qui casse le thermomètre pour faire baisser la fièvre. Or, la censure aujourd’hui est impossible. Honte donc à tous ceux qui, délibérément, refusent de nous médiatiser.
Le Matindz : Vous êtes un homme politique, un essayiste et maintenant un narrateur avec votre dernier livre sur le détournement d’avion d’Air France (Noël en Otage). Vous mettez aussi la chanson au service de votre combat. Comment trouvez-vous le temps pour composer ? Y aurait-il un album en préparation après celui sorti l’été dernier ?
Moi, j’ai plutôt l’impression d’être un peu distrait, voire paresseux. Le temps que je consacre à mon travail d’écriture, de composition et de réflexion est relativement court par rapport à celui de l’amitié et des relations publiques. Je suis un hyperactif nonchalant.
Je travaille depuis trois ans à la composition d’œuvres musicales de type classique et à leur orchestration par un ami breton, marqué par les 5 ans qu’il a passés en Kabylie au début des années 70. Monsieur Le Roux. Il y a près d’une trentaine de titres achevés et dont l’orchestration peut rappeler autant Tchaïkovski, Brahms ou Mozart… L’essai en valait la chandelle. Nous aurons le temps d’y revenir à sa publication. Je prépare également un livre sur l’indépendance de la Kabylie.
Le Matindz : Que pensez-vous de la déclaration en tamazight de Ban Ki Moon qui a obligé Abdelmalek Sellal à répondre dans la même langue ?
Ban Ki Moon qui ne connaît pas le kabyle a fait l’effort d’apprendre une formule de politesse pour nous saluer dans notre langue. Bouteflika qui est soi-disant le président des Algériens refuse jusqu’à l’idée de reconnaître aux Kabyles qu’ils ont une langue à eux.
Ce geste est historique. Le Secrétaire général de l’ONU qui s’exprime en kabyle, est une victoire révolutionnaire pour les droits des peuples en général, et du peuple kabyle en particulier. Il valide de fait le droit de la Kabylie à son autodétermination.
Avec un acquis de cette taille, nous préparons le 20 avril 2016 avec plus de légitimité et de détermination pour dire comme un seul homme, à Vgayet, Tuvirett et Tizi-wezzu, qu’en tant que peuple kabyle et en tant que nation, nous avons le désir et la volonté de vivre libres, sur la terre de nos ancêtres. Je saisis cette occasion pour appeler toute la Kabylie à marcher tous ensemble pour un Etat kabyle indépendant.
Je mets en garde le pouvoir colonial algérien contre toute tentation de répression ou de perturbation de ces marches historiques. Nous savons qu’il souhaite récupérer l’événement afin de spolier la Kabylie de sa mémoire et de ses symboles. Le peuple kabyle ne l’admettra jamais.
En France, la commémoration aura lieu le 17 avril 2016, avec une grande marche qui ira de Bastille à République où un concert de clôture sera organisé. J’appelle toutes les associations kabyles de France à se joindre à cette manifestation en prenant d’ores et déjà leurs dispositions.
Entretien réalisé par Hamid Arab




"Paresseux" cela vous concerne, écrire et se rapeller Monsieur Roux cela aussi est stricement privé vous concernant, mais impardonnable d'avoir confondu le peuple kabyle au peuple algérien pendant longtemps….
Franchement la réciproque était vraie chez vous alors "le peuple algérien peut être confondu en peuple Kabyle".
Peut etre que le premier royaume de Koukou ne vous inspire pas?
Vous ne ramenez finalement que vos opinions et vous en avez le droit Mr Mehenni, alors chantons toujours nos parodies au delà des océans, et pourquoi pas le rêve d’être le nouveau roi du royaume de "foufou" et non Koukou", bon courage et longue vie, conditions essentielles pour achever le projet.
Enfin si d'ici là on ne sera pas tous finis.
Merci Monsieur le President,
Nous sommes fier de vous. Thargaz, vous avez toujours ete le symbole de la fierte du peuple kabyle. Comme Bouaziz Ait Chebbib, Matoub, etc. Les grands hommes finissent toujours par marquer l'histoire. Vous etes ainsi que Bouaziz Ait Chebbib notre lumiere et phares qui va nous guider vers notre autonomies et independance. Des Millions de Kabyles sont avec vous et le regime des laches le sait, quand aux Kabyles de services (ils savent qu'ils sont Vomis).
Assa, Azaka thelakvayale anili
Vive Le MAK, Vive le GPK
N'oubliez pas de prendre avec vous le drabki et le paralysé de l'état
« Abraham, Moïse, Jésus, Mohammed, Bouddha, Alexandre Le Grand, César, Jugurtha, la Kahina, Gengis Khan ou Catherine de Russie, Christophe Colomb, George Washington, Napoléon, Mao, Lénine, Churchill, de Gaulle, Gandhi ou Ho Chi Min… ne sont que les instruments de cette impérieuse nécessité poussant l’humanité à se connaître et à s’unir. »
Sérieusement a Dda Ferhat ? Genghis Khan est devenu un unificateur aujourd'hui ?
Napoléon n'avait que l'amour de son prochain quand il a mis toute l'Europe sens dessus-dessous, Alexandre le Grand est parti exprimer toute son émotion débordante envers son frère humain aux asiatiques, et Christophe Colomb n'était nullement intéressé par les richesses de ce qu'il croyait être l'Inde, non il apportait seulement un message d'amour fraternel aux indiens, en même temps que toutes sortes de maladies qui ont décimé les populations indigènes. Ça, c'est de l'amour fraternel !
Et Abraham alors, et Moïse ! En voilà des unificateurs ! Ils ont bien sûr l'excuse de ne jamais avoir existé, mais bon, ça c'est une autre histoire. La même excuse peut être invoquée par Jésus et Mohammed qui n'ont presque certainement jamais existé non plus, mais ça c'est une autre autre histoire aussi.
Monsieur Mehanni avec tout le respect que je vous dois et pour votre passé de militantisme pour la cause amazigh, ls années de braises que vous avez passé dans les prisons algériennes, à l'époque j'étais encore très jeune et vous n'avez de leçons à recevoir de personne.
Mais je tiens à vous dire que j'ai pas la honte de porter ma kabylité comme vous l'avez comparé à ce juif avant l'État d'Israel pour parvenir à un destin national et renier le kabyle que je porte en moi. Je le dis haut et fort je suis fier d'être Kabyle dont mes parents ont vu le jour au coeur des montagnes enneigées du Djurdjura, comme je suis fier aussi de dire que je suis Algérien dont l'histoire nationale ne se limite pas à la Kabylie, l'Algérie c'est la continuation du royaume numide dans toute sa diversité régionale et qui a enfanté Massinissa, Jugurtha, Juba, Koçaila, Kahina, Bouloghine Ibn Ziri, Fdhma N'Soumer, Abdelkader, Hassiba Ben Bouali, Abane Ramdane, colonel Amirouche, Ben M'hidi et j'en passe…
La comparaison de Boualam Sensal du congrès du MAK à celui du congrès de la Soummam de 1956 est totalement tirée par les cheveux, vous et ce Boualam vous avez oubliez que les congressistes de la Soummam dont Abane Ramdane et Ben M'hidi et Krim Belkacem croyaient à l'indivisibilité de l'Algérie d'Est en Ouest et du Nord au Sud, tout leur combat qu'il les animé du fond de leur coeur repose sur cette vision qui est l'Algérie indivisible.
J'adhère pas à votre projet qui conduira notre pays à sa perte dans un contexte ou les États laïcs comme la Syrie, l'Irak et la Libye sont menacés de désintégration et qui seront remplacés par des khalifas obscurantistes au profit des ces pays que vous qualifiez démocrates et libres
J'adhère pas à votre projet qui conduira à l'effacement total de la vision et la continuité du combat des initiateurs du congrès de la Soummam, et je suis sûr qu'il y a plein de kabyles qui sont attachés à l'indivisibilité de l'Algérie.
Vive l'Algérie.
Ce n'est pas Mhenni qui rêve c'est toi .Tu ne seras jamais toi mème dans un pays de barbus diridigé par feneraux mafieux et qui vient de lever tous ses masques en decretant, toute honte bue.l'Algerie terre arabe.Nul kabyle qui se respecte ,ne souhaite vivre en Algerieniste sous une bannière aussi honteuse
sarah sadim, la terre de tes ancetres a été batipsée terre arabe l'Algerie des algerianistes ne colle pas sur le terrain c 'est une invention des kabyles de service.
Lorsque le pouvoir se trouve au sein d'un même clan, pendant 17 ans, que la Kabylie se trouve harcelée, provoquée, tant par les barbus, que par les forces policières de ce pouvoir corrompu, qu'il n' y a pas d'entente, qu'il existe une disparité flagrante entre les régions, que la Kabylie, enregistre le plus grand nombre de suicides au sein de notre jeunesse , cette situation peut engendrer un extrémisme plus sauvage. Le M A K est un mouvement pacifique, qui ne prône pas la violence et au lieu de lui accorder un agrément, on pourchasse ses militants, laissant libre cours aux soit disant afghans, qui ont fui le terrain des combats, pour servir d'épouvantails au clan Bouteflika, afin de faire peur aux algériens, qui n'approuvent pas sa politique. Saidani qui n'a pas tiré une seule cartouche pendant la Révolution, n'a aucun niveau universitaire, ni Officier de l'armée, se permet d' agresser les hommes qui le dépasse. C'est le monde a l'envers.
Comme toi, Ferhat, je suis fils de chahid.
Comme toi, j'ai aimé l'Algérie, tout l'Algérie.
Comme toi, j'ai appris à parler l'arabe algérien.
Comme toi, j'ai été déçu, en tant que Kabyle, par l'Algérie qui ne me rendait pas l'amour que j'avais pour elle.
Comme toi, j'ai été déçu par les Algériens qui ne respectaient pas mon particularisme Kabyle.
Comme toi, "le printemps noir" m'a convaincu que l'Algérie ne voulait pas de moi en tant que Kabyle.
Comme toi, j'ai compris que la séparation entre l'Algérie, mon amour, et moi était inévitable.
Comme toi, j'ai souffert et je souffre encore de ce déchirement.
Comme toi,résigné, j'ai alors décidé de retourner à mon premier amour: Ma Kabylie ! Par dignité.
Wallah Ferhat nous ne sommes pas contre toi bien au contraire, mais votre "Kabylocentrisme" au sein de l'immense mer Amazigh en Algérie (espérons que vous étés convaincu que plus de 90% des habitants de cette ancienne numidie sont Amazighs….?), là est votre faille , on n'osera vous affubler d'une forme très sectaire de l'Amazighité.
Allez faites nous une nouvelle composition ou partition plus Amazigh que Kabyle, et là, l'histoire sera témoin et qui sait le destin pourra mieux vous propulser que dans les salons insipides des intrigues impossibles.
a chaque fois que je voie cet homme , je sens une sensation etrange de trahison et de faux …il manipule les algeriens en lelur promettant un avenir meilleur…c est un refrain tres connu en politique. ce que lui fait et ne dit surtout pas c qu il est dirige par le mossad et qu il n a d algerien et de berbere que son nom …vive les berberes d algerie !
Si su tas des sensations etranges en voyant cet homme, c'est que tu as peour de son projet
mon cher MEHENNI vous ne voulez pas au moins faire de la Kabylie un kurdistan et regardez derrière vous ce qui se passe au moins car le peuple algérien ne permettra à personne de jouer avec l'intégrité du pays. Si vous avez parlez au moins de tous les amazighs et en plus avec leur autorisation les choses auraient sans aucun doute changé mais parler uniquement de la Kabylie c'est que vous la mettez plus en danger que vos ne le pensiez car il y va de toute l'Algérie dans ce cas et personne ne vous permettra d'y toucher.
quand il y en a marre, c'est qu'il y en a marre, l'idee de creer un nouvel état dans un état n'enchante personne, mais si en continue avec cette mafia qui nous gouvernent, et et une majeur partie du peuple je-m’en-foutiste, cette solution s'impose d'elle même, la merde continue…
Cher ami je crois que vous avez enfoncé votre doigt dans les yeux de tous les binationaux dans peut de Temps vous aurez le choix de prétendre a la nationalité de (Mohamed) ou celle de (François) et si vous optez pour la seconde vous seriez obliger de fredonner les aires de la chanson d’Enrico
Pour l’éternité.
Tu es au ras des pâquerettes, il est donc facile de comprendre ton désarroi ,cela explique aisément ton
courage et ta témérité a te cacher derrière un pseudo.
Pour Mohamed et François, ça fait des lustres qu'on vous dit NON! Et ça fait aussi des qu'on vous dit nous c'est Massinissa, Jugurtha, Dihya, Tin Hinane. Vous avez tous cautionné Mohamed contre Dihya avec votre Algérie arabo-islamique, La kabylie a lutté TOUTE SEULE contre la falsification historique Et le choix que vous exposez ici n'a jamais été celui de la Kabylie, on vous le laisse
ah oui parce qu'il y a un peuple algérien ? et il est où ce peuple algérien ?!
celui qui a voté fis ? celui qui s'en fout ? celui qui passe son temps dans les tarawih ? ou celui qui ne saura se lever que pour dénier aux peuple kabyle le droit d'exister dans sa langue sa culture et son identité ?
maintenant si vous voulez déclarer la guerre au peuple kabyle, sachez tout de même que ce même peuple a combattu bien des colonialisme, le votre c'est du jus de chaussette à côté
quand les kabyles vous disaient algérie algérienne, vous les vaez fait assassiner maintenant vous n'avez qu'à vous en prendre qu'à vous-même! vous voulez l'algérie pays arabe et terre d'islam, eh bien ce sera sans nous
Ferhat n'a pas de leçon a recevoir sur l'amazighité, nis ur la démocratie, ni sur les droits de l'homme, son parcours parle de lui-même
mais à un moment donné il faut biens e rendre à l'évidence! à l'impossible nul n'est tenu
c'est marrant comme tous le monde est devenu "amazighiste" tout d'un coup, tant mieux bien sur mais arrêtez un peu de prendre ce brave peuple pour des neuneus, même si les kabyles ont été les seuls à croire à cette fameuse algérie algérienne, personne d'autre n'a jamais revendiqué l'algérie algérienne
Oui Abane Ramdane y croyait tellement à l'Algérie algérienne qu'il en est mort ! Tout comme Benaï Ouali qui a précédé la sienne et qu'il a cautionné ce brave Abane, Puis il ya eu la mort de krim lui aussi victime de Algérie algérienne qui ne peut pas exister : l'arabisme et l'islamisme ne sont compatible avec rien, aucun peuple, aucune culture ne peut cohabiter pacifiquement avec ces deux tares et des preuves il y en a tous les jours et dans le monde entier
Bonjour,
Le combat de Mr Mhenni est tout à son honneur. Dans le fond, Il est aussi mien et certainement celui de tout un chacun conscient de la Tragédie. Par contre, un micro état kabyle ne peut être la solution à un problème plutôt "Amazigh" dans son fond, et néo-colonial arabo/musulman dans sa forme. Je fais partie de ceux qui espèrent et croient que Mr Mhenni est politiquement asser aguerri pour en être aussi au fond de lui même profondément convaincu. Et qu'il considère plutôt que son annonce, n'est que puissant catalysateur pouvant accélérer le réveil salvateur éventuel de la conscience collective du "Peuple Algérie". C'est peut être le déclique nécessaire pour un processus pouvant mener vers une autonomie régionale ou même à un fédéralisme à l'allemande dans une Algérie unie et apaisée. Je suis convaincu que notre kabylie combattante en est capable. Sa récente Histoire en est temoin. Certains me taxeront de rêveur. Est il vraiment interdit de rêver !!??
Rabah Benali
Je partage votre avis, je pense que cet homme devra lire le livre de Monsieur, Abdennour Ali Yahia, institulén : la Crise Berbère de 1949.
C'est facile de critiquer les autres, regarder vous en face dans une glace avant.
Les peuplades d' "Algérie" qui se revendiquent amazighs et consentent à être gérées par des pillards ne doivent plus prétendre au titre d'amazighs , toutefois ils leur est possible de récupérer leur prestigieuse personnalité fourvoyée dans les reniements s' ils adoptent une conduite de réappropriation des valeurs amazighes.
je pense sincèrement que mr ferhat mehenni a raison nous avons tout essayé avec ces gens mais ce qu'il veulent en réalité c'est dilué le peuple kabyle avec toute son histoire millénaire dans la chimérique oumma arabo-musulmane aliénée et aliénante
Ferhat, fabulateur de la souveraineté…..Une Kabylie indépendant: viable je ne suis pas sûr, mais pauvre certainement. Je ne vois pas en quoi priver les Kabyles de leur citoyenneté algériennes
Le vrai débat est que les Kabyles ne veulent pas être indépendants et ils ne veulent pas un état, ils ne veulent pas en entendre parler.
Tu ne rêves pas , le MAK est un détonnateur M'henni le sait il est pragamatique.Son rêve decviendra réalité
De mes souvenirs de jeunesse j'ai cru comprendre que la question suggérée par l'état colonial était de diviser les Algériens par une indépendance de la Kabylie. Les concernés par ce projet dont le but n'est pas innocent devaient résoudre une équation à plusieurs inconnues. La première est où mettre les frontières. Alors que le peuple vit des situations difficiles nées de la mauvaise gestion du pays, de la gabegie du laisser aller, du profit à outrance, Ferhat Mehenni, qui n’a rien à perdre en dehors de son égo au lieu de mettre son intelligence au service de la Nation Algérie propose à son peuple la façon la plus directe pour se suicider. Encore un qui se rajoute à l’origine de nos malheurs.
Une nation, un peuple et une langue de communication.
Nos ancêtres forts des expériences du vécue avant l’évènement du prophète Mohamed (SAS) et l’avènement du coran ont choisi il y a plus de 14 siècle la religion musulmane (islam) et la langue arabe sous laquelle a été transcris le saint coran
Depuis plus de 14 siècles et pour mémoire l’islam s’est développé et notamment dans toutes les zaouïas de la Région de Kabylie. Ce développement n’a pas porté préjudice aux langues initiales parlées dans nos régions ainsi qu’à nos cultures et nos coutumes. Au contraire
De nos jours il y a le monde arabe et le monde musulman.
Etre Arabe ne veut pas dire forcement être musulman. Etre musulman n’est pas de facto être arabe. Un concept que chaque algérien doit avoir à l’esprit.
Nous sommes fières d’être Algériens et musulmans comme l’a si bien énoncé Cheikh Ben Badis.
L’islam nous a permis de résister et rester homogènes pendant la période coloniale y compris à ce jour. Le peuple n’ont déplaise à ceux qui pensent le contraire saura au moment opportun remettre chacun devant ses responsabilités et nettoyer la Maison Algérie
Une hirondelle ne fera pas le printemps, aller ailleurs vivre votre printemps le notre il a 04 saisons.