POINT DE VUE : Hasseni et les parrains

La confirmation de la mise en examen du diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, dans l’affaire de l’assassinat de Ali André Mecili a mis le feu aux poudres en Algérie, où les barons du régime s’inquiètent que cela n’augure de l’ouverture d’autres dossiers. C’est la théorie des dominos qui s’installe. Les barons du régime pressent leurs « amis » français de faire quelque chose. Et pour leur donner des motifs solides pour invoquer la sacro-sainte raison d’état, qui a toujours servi à les sortir d’affaire, ils déclenchent en Algérie un battage médiatique, et une « ndignation populaire « spontanée » qui en appelle à revoir toutes les conditions de la coopération économiques avec la France. Pas moins !

La Françalgérie est dans tous ses états. Ou plutôt dans toutes ses raisons d’état, devrions nous dire. Et pour cause !

La justice française a refusé de se laisser dicter sa conduite, dans l’affaire Mecili, pour une Raison d’état qui n’en est pas une. Un pavé dans la mare de la Françalgérie.

Entre la France et le régime algérien, les nombreuses interférences pour raison d’état qui ont prévalu, pour détourner le cours de la justice, ou étouffer des scandales, ont consisté à jeter un voile pudique sur des atrocités commises par la junte, sur des assassinats, sur de gros scandales financiers.

Dans de nombreuses “affaires” algériennes, l’action de l’état français sur la justice, pour la canaliser, ou sur la presse, pour la bâillonner, au nom de la Raison d’état, a été motivée, à ce qu’il semble, par le souci de préserver les intérêts économiques de la France.

En fait, et parfois aussi, cela fut le cas pour des raisons moins glorieuses. Pour ceux de politiciens français véreux qui fricotaient dans les cassettes des généraux algériens, sous le prétexte bien commode de financement de leurs partis respectifs.

C’était devenu, au fil du temps, une sorte de pis-aller. D’une manière générale, les gouvernements français successifs, de gauche comme de droite, avaient fini par se convaincre que l’importance de la coopération économique avec l’Algérie, méritait bien quelques entorses à la morale. D’autant que les barons du régime algérien, dont certains étaient des agents des services français, avaient bien compris qu’ils auraient les coudées franches tant qu’ils ne dépassaient pas certaines limites. Et que charbonnier est maître chez soi.

En clair, l’état français exigeait seulement d’eux qu’ils ne portent pas atteinte aux intérêts et à la sécurité de la France. Pour le reste, tant qu’ils saignaient leur propre peuple, et qu’ils le pillaient sans vergogne, la France ferait semblant de regarder ailleurs.

Et comme ce no man’s land moral était très étendu, qu’une étroite coopération s’y pratiquait entre les “services”, et entre des amitiés en haut lieu, les barons du régime algérien, par l’entremise de certains de leurs compères qui étaient des agents des services français, avaient crée une sorte de caisse noire pour fluidifier les rapports. Tenue de façon presque rigoureuse, par des “commis honnêtes”, celle-ci gérait les rétro commissions, les “cadeaux” du nouvel an, les dons aux partis, les “prêts”, les étrennes, certaines prises en charge de certains frais et aidait même à engager, ou à faire fructifier, des affaires discrètes aux quatre coins du monde.

Il en résulta une connivence des plus profitables. Au point où les “amis” algériens étaient même pressentis pour prendre en main des “affaires” avec d’autres milieux étrangers, qui n’avaient pas toute la confiance des “amis” français et avec lesquels il était préférable de ne pas se compromettre, en traitant directement avec eux.

En contrepartie de tous ces services rendus, les barons algériens pouvaient avoir des « affaires » en France, y faire l’acquisition de résidences de luxe, y avoir des comptes bancaires et même y mener des activités politiques secrètes, parfois assistées par leurs “amis” français.

Il y eut même des cas de coopération étroite et coordonnée, pour conditionner l’opinion de la “populace” française, comme l’affaire du couple Thevenot ou celle de Folembray.

Mais il arrivait aux “amis” algériens, avec leurs grosses godasses, de marcher dans le plat. Comme dans l’affaire Mecili, du métro parisien, des moines trappistes, et d’autres qui ont été rattrapées au vol.

Le plus remarquable est que les “amis” français étaient tout aussi serviables à gauche qu’à droite. Ce qui explique la longévité de la collaboration, au nom de la Raison d’état.

Une collaboration à toute épreuve. Puisque pas une seule affaire n’a pu, jusque là, assombrir cette fructueuse collaboration.

L’une des affaires les plus sombres de cette amitié à l’épreuve des balles, presque inconnue du grand public, mais qu finira bien par ressortir un jour, montre toute l’étendue de la connivence, et jusqu’où elle peut aller. Cette affaire, qui est l’archétype de la coopération entre les “amis” français et algériens, allait se solder par l’asassinat de trois officiers algériens, d’un ex-chef du Gouvernement algérien, Kasdi Merbah, et du Chef de l’état algérien, Mohamed Boudiaf.

C’est l’affaire du colonel Mourad. Sur recommandation de Kasdi Merbah, ex-chef du gouvernement, chef de parti politique et ancien chef des services secrets algériens, qui lui avait fourni un dossier très complet sur les pratiques mafieuses de plusieurs généraux, le président Boudiaf désigna le colonel Mourad, un officier du DRS*, dont Kasdi Merbah répondait de l’intégrité, pour se rendre en France enquêter sur les avoirs de certains généraux, dont le général Larbi Belkheir.

Boudiaf avait téléphoné à Pierre Beregovoy, le Chef du chef du gouvernement français, pour lui demander de recevoir le colonel Mourad et trois autres officiers qui l’accompagnaient pour une affaire très grave qu’ils lui exposeraient de vive voix. Leur véritable mission n’était connue que de Boudiaf et de Kasdi Merbah.

Arrivés en France, le colonel Mourad et ses trois assistants furent reçus par des assistants de Beregovoy et leur exposèrent le motif de leur visite. Ils présentèrent une liste de généraux qui avaient des comptes bancaires en France, des biens immobiliers et des sociétés, et sollicitèrent une assistance des services français pour mener une enquête. Malgré la bonne volonté de Pierre Beregovoy, celle-ci ne put aboutir. Des “amis” français s’étaient mobilisés, et la justice française refusa d’autoriser la levée du secret bancaire sur les comptes des généraux algériens.

Les “amis” algériens furent avertis, bien sûr. Et le sort du colonel Mourad et de ses assistants fut scellé alors qu’ils se trouvaient encore sur le sol français.

Une semaine après leur retour, le colonel Mourad fut assassiné de trois balles dans le cou. Une semaine après sa mort, ses trois assistants, un capitaine et deux lieutenants, furent assassinés à leur tour. Comble du cynisme, des honneurs militaires exceptionnels leur furent présentés lors de leur inhumation, et leur mort fut attribuée au GIA, qui poussa la gentillesse jusqu’à la revendiquer.

Les dossiers que Kasdi Merbah avait confiés par Kasdi Merbah à Boudiaf sur les avoirs des généraux furent dérobés du bureau de celui-ci. Du bureau du président de la république.

Puis ce fut l’assassinat du président Boudiaf. En direct à la télévision. Pour que cela serve d’exemple à tout le monde.

Et un peu plus d’une année plus tard, ce fut celui de Kasdi Merbah, de son fils, de son frère et de deux autres personnes qui l’accompagnaient.

Tous ceux qui avaient tenté de briser l’omerta qui entoure les pratiques des généraux algériens et de la FrancAlgérie furent supprimés, les uns après les autres. Du lieutenant jusqu’au chef de l’Etat, en passant par le colonel, et l’ex chef du gouvernement.

Les “amis” francais des tueurs, qui les ont alerté, et qui ont exercé des pressions sur la justice française pour empêcher la levée du secret bancaire, au nom de cette misérable Raison d’état, en porteront la responsabilité devant le tribunal de l’Histoire.

Ce sont les mêmes, ou les amis des mêmes, qui tentent, au travers d’officines plus ou moins douteuses, plus ou moins officielles, de freiner l’action de la justice, dans l’affaire Mecili. Toujours au nom de la raison d’état, là où il n’y a que des intérêts sordides, crimes et manipulation de masse.

Côté algérien, on tente de créer un climat propice pour justifier cette raison d’état, au sein de l’opinion française, pour que les “amis” français puissent jouer sur du velours. La presse algérienne de service a été chargée de déterrer l’affaire des essais nucléaires français au Sahara, de la repentance sur le colonialisme, de la nécessité de revoir la coopération économique avec la France. Le grand jeu. Pour donner du grain à moudre aux militants de la Raison d’état.

Pour la consommation locale, en Algérie, la même presse, ainsi que le ministre de la communication et porte parole du gouvernement, déclarent, toute honte bue, que l’exhumation de l’affaire Mecili est un acte de vengeance de la France contre le ministre algérien qui avait osé déclarer que l’action du président Sarkozy était mue par ses origines juives.

Un quotidien algérien d’expression arabe, donc destiné à la “populace du cru” a lancé une pétition pour un million et demi de signatures pour protester contre la mise en examen du “diplomate algérien” Ce chiffre se veut hautement symbolique, et ne cherche pas moins que de mobiliser une sorte d’élan patriotard contre cette France qui a tué un million et demi d”Algériens pendant la lutte de libération nationale. C’est dire.

Côté français, malgré la gravité des conséquences que cette connivence honteuse avec une mafia qui a pris tout un peuple en otage, qui le broie, qui le tue et qui pille ses richesses, des politiciens sans honneur, et qui sont indignes des grands principes républicains de la France, continuent de vouloir détourner le cours de la justice au nom d’une raison d’état mensongère. Il est temps que l’opinion publique française sache que derrière ce fallacieux prétexte, se cache la volonté de protéger des assassins et des voleurs. Voire des complices.

En Algérie, le régime n’éprouve même pas le besoin de renouveler ses méthodes. Au point où ça en devient monotone. Parce qu’il ne fait pas grand cas de la “foule” qu’il abreuve de slogans primitifs. Des manipulations cousues de fil blanc, dont il use, jusqu’à la corde, pour détourner l’attention de l’opinion sur les vrais problèmes, sur ses agissements et sur ses frasques. L’usage immodéré, et honteux, qu’il fait de la mémoire collective, des combattants qui sont tombés au champ d’honneur, dont il a été le premier à trahir le sacrifice, et cet écran qu’il a crée de ces centaines de milliers de faux moudjahidines, n’ont plus de prise sur l’imaginaire collectif.

La jeunesse algérienne n’est plus dupe de ces professions de foi débilitantes. L’affaire Mecili, si elle est jugée en toute transparence, sans interférences politiciennes, sera peut être le début d’une coopération plus saine entre les deux peuples, algérien et français. Dans l’intérêt bien compris des deux pays.

* Direction du Renseignement et de la Sécurité. L’équivalent de la DST et la DGSE réunies.

D. Benchenouf – AGORAVOX

28 commentaires

  1. Chers internautes, vous connaissez Mesrine. Revoyez le scénario de l’assassinat de Merbah tel que relaté par la presse et certains témoins. C’est du Robert Broussard, commissaire de Police français devenu Préfet, a « beaucoup de chose » prêt. Vrai ou faux ?

  2. C’est en donnant les causes d’un fait qu’on peut le rendre intelligible. La question n’a-t-elle pas était : voulez-vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant coopérant [ ?] avec la France…c’était le dimanche 1 juillet 1962.ck

  3. je ne peux dire si c’est vraie, mais je ne peut preter une telle intelligence aux gens du systeme algerien incriminé. J’admets volontairement qu’il ya des enjeux enchevetrés entre decideurs algeriens et politiciens francais, j’admets aussi qu’il ya des algeriens qui roulent pour les services francais et vice versa. je reconnais le fait que la justice doit etre independante dans le cas de l’affaire mecili (la presomption d’innocence doit etre de mise pour notre diplomate jusqu’a preuve concrete du contraire) mais ce qui me trouble c’est le moment de l’exhumation de cette affaire et surtout le fait qu’on fasse confiance a un felon qui etonnement n’est pas mis en accusation pour complicité (pour ne pas dire traitre) pour etayer l’accusation contre hasseni et d’une autre part le silence du juge instructeur vis a vis des membres de l’executif francais (gouvernement, ministres, services de police et services de la DST et de la DGSE )de l’epoque qui seraient complices en tout etat de cause cela c’est passé sur le territoire francais). Une justice qui se permet de juger des etats et des gouvernants africains et arabes et bien d’autres devrait aussi mettre en accusation l’etat francais qui d’apres ce qui se dit savait ce qui se passait sur son territoire puisque des procedures d’expulsion en urgence absolue avaient été engagées contre AMELLOU. donc, trop de questions restent posés sur cette affaire en esperant qu’un jour la verité sortira

  4. (Boudiaf a télèphoné à Beregovoy), vous tenez ça de qui? Et ce colonel Mourad mort de trois balles dans le cou (on vous a remis le rapport d’autopsie?)vous ne connaissez donc pas son nom? Desolé c’est du n’importe quoi

  5. c est un article instructif je sui d accord sur beaucoup de points sauf le dérniér"" la jeunesse algérienne n est plus dupe"" ;;; si malheuresement vous na vez qu a parcourir des sites et forums de journeaux comme ECHOUROUK ET ENNAAHR vous comprendrez le niveau bas ou elle est plongée

  6. Je n’ai aucun élément pour juger la personne mais une certitude :Mecili a été liquidé par des algerien et il y avait la complicité francaise.

    La France et l’Algerie futures ont besoin de clarifièr le passé pour asseoir un nouveau départ!

    Le probleme est aussi francais: Mecili etant aussi algerien outre que francais tout comme la complicité francaise dans l’apres independence algerienne.
    Donc on ne peut pas pretendre de nouvelles relations sans avoir evacué les anciens dossiers, ca vat de la qualité des raports futurs.

    Donc ni l’etablishment francais ni celui algerien ne peuvent "normaliser" cette necessité judiciaire et historique.

  7. si ce monsieur est innocent, il n’a rien a craindre, de la a crier son innocence avant le proces, je trouve que c’est un peu fort.en europe, ou la justice est souveraine, nul n’est au dessus des lois.et tout ce tapage mediatique pour un fonctionnaire de l’etat ne sert qu’a nous rendre encore plus ridicules aux yeux du monde.

  8. vous n’avez pas compris que l’affaire est liée à l’amendement de la loi fondamentale et que le silence des barons face à boutef en dit long….pour une fois ils ont trouvé plus fort qu’eux et c’est tant mieux.leur silence est synonyme de …..

  9. encore une fois, , , la justice francaise, , , a l’occurence de monsieur le juge thouro, , , doit allez encore loin dans cette affaire, , , j’espere que d’autres vilains viendra leurs tour aussi, , , , , , doivent un jour se rendre conpte que le monde n’est pas aussi large, , , , , et aussi vaste…quand se trouveront dans la cellule, , , enfin,

  10. C’est quoi, cet article ? Du n’importe quoi ? Des spéculations, des hypothèses plus qu’hasardeuses, des constructions farfelues… Vraiment à côté de la plaque un vrai commérage de hammam… Un peu de sérieux SVP et le Matin doit faire un peu plus d’effort pour vérifier le contenu de ce qu’il publie… A défaut, nore journal préféré perdra un petit plus de crédibilité…
    Amicalement

  11. quand une justice impartiale comme celle des pays democratiques parle les politiciens doivent fermer la gueule malheureusement les sois disant politiciens algeriens habituer a faire la pression sur une justice mediocre ne ferme pas la gueule et ils sont pret a vendre le perole a 0 dollar a la france pour sauver hassani

  12. la justice francaise doit aller le plus loin possible dans cette affaire qui sent mauvais des deux cotes de la mediterrane.

  13. Il s’agit d’un sujet trés grave qui necesite des interventions dans lequelles seront bannies les insultes et les querellles instestines, voire des reglements de compte.Essayons d’être à la hauteur.

  14. Je partage entierement le contenu de cet article: Mr Benchenouf a retracé -quoique brièvement à mon goût- l’historique des relations " de la république des copains", tissées au lendemain de l’indépendance algérienne .Le but est de vider cette indépendance de toute sa substance et d’éliminer phyisiquement tous ceux qui -un jour-ont osé relever la tête et dire :"barra" à la France.Rappelez-vous ce que disait Pasqua à A.Sainclair dans son émission: Madame, la France n’oublie pas ses ennemis!
    De cette déclaration découlent beaucoup d’actes commis ces dernieères années : Assassinat de Mécili, de Boudiaf de Kasdi Merbah, d’un général proche de Zeroual etc…etc …
    Même le "suicide" de Berrogovoy doit être élucidé à partir de ces données .La chance est que cette fois-ci, la France est dirigée par Sarkozy qui n’est lié d’aucune façon à ces services et surtout qu’il ne leur doit rien !

  15. ce n’est qu’un début et je crois qu’ils vont être tous rattrapés par la justice en commençant par l’assassinat de Khemisti, et de tous les crimes commis au nom de la république et au nom du combat contre le terrorisme.Et s’ils meurent avant alors là ça sera la justice divine auquelle personne ne peut s’y soustraire.

  16. arrétons de nous essouffler sur un problème qui relève exclusivement de la justic française dans toute sa souveraineté, cette justice qui a instruit les procés de CHIRAC, De villepin, Pasquoi…
    HASSANI ou HESSANI Na rien à craindre.S’il est declaré innocent, alors mobilisons nous pour crier au scandale, à la hoggra et à la réparation.Mais pour l’instant ne préjugeant de rien, ni de son innocence, ni de sa culpabilité!
    Ce qui derange "les princes" dans ce procés ce n’est surement pas la personne incriminée, mais ce que pourrait cacher ce dossier.La justice en france n’est pas aux ordes comme dans nos républiques bananières (l’aveux de CHADLI relatif à l’affaire CHABANI me fait dresser les cheveux sur la tete!)
    Quant à l’article il est trop à charge ou à décharge (?) pour etre objectif.Il fait le procés du pouvoir algérien (et je suis d’accord)mais ne pose aucunement le problème de la JUSTICE au sens noble du terme pour etre pédagogique et aider, un peu au moins, à faire avancer et le débat et la démocratie en algérie.

  17. Bonjour, de nombreuses pleintes ont été déposées ces derniers temps avec des vidéos pour preuves, notammant auprés du garde des seaux. Les diplomates et caporaux Algeriens a la solde du PS Français font out pour etouffer certains affaires louches.

  18. a l`epoque de general khaled nezzar et de charle pasqua, beaucoup de sang a couler mais beaucoup d`argent aussi sous la table bien sur. leur devise eté silence radio.

  19. Bonjour! Je iens à remercier D. Benchenouf pour cette analyse pertinente des relations amour-haine entre le régime d’Alger et celui de Paris. Quand une relation se base sur l’hypocrisie, ça ne va pas durer longtemps. Fort heureusement l’affaire Hasseni a montré la fragilité de ces relations. Certes, la justice française n’est pas aussi saine qu’on la croyait. Mais, cette fois-ci, je lui tire chapeau et j’espère qu’on ne lui mette pas des bâtons dans les roues. Si on a des preuves tangibles sur l’implication de monsieur Hasseni dans l’assassinat de Maître Mecili, je ne vois pas pourquoi le régime d’Alger s’interfère dans un crime commis sur le sol français. En outre, Maître Mecili est aussi algérien et même plus que Hasseni. Si le régime d’Alger, comme l’a si bien dit D. Benchenouf, a peur de l’effet domino, il faut que nous nous mobilisons courageusement pour que l’enquête aille jusqu’au bout. Même si je ne fais pas confiance à la justice française, quand il s’agit des crimes politiques commis dans les pays du sud, je garde comme même espoir pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

  20. un lecteur parle de khemisti peut etre il n etait meme pas ne de plus il parle de meconnaissance:khemisti a ete assassine par zenati qui ete instituteur a mostaganem annee 60 /61 de meme qu il etait dans le fida moi meme durant l oas lai vu aplusieur reprise avec son groupe tirer sur les gars de l oas pour info si plus d info faire post

  21. Ecoutez-moi ceci: " … HASSANI ou HESSANI Na rien à craindre.S’il est declaré innocent, alors mobilisons nous pour crier au scandale, à la hoggra et à la réparation.Mais pour l’instant ne préjugeant de rien, ni de son innocence, ni de sa culpabilité!…"

    Ah, la methode du fait accompli !!! –

    Moi je dirais qu’il faut faire des SIT-Ins reguliers devant le Ministere de la Justice, de la court Supremem et de la court qui traite de l’affaire, avec des affices qui lisent:
    Affaire Hassani:Pas d’impunite’ ni d’Affaire d’Etat, pour des voleurs et Asassins !
    Merci pour l’article: Une clarete’ impressionante –

  22. Merci pour l’article.Personnellement je savais que le mal dépassé nos frontière.

  23. pour @seil el adel : zenati était un arabisant avec un penchant pour l’islamité et l’arabisme. nasser le president egyptien et fethi dib le patron des moukhabarates egyptiennes tenaient sous leur coupe ben bella qui était obnubilé par oum eddounia ( rappellez vous : nous sommes des arabes, des arabes, des arabes ). à l’époque il s’agisaait de signer des accords de coopération avec un pays plus avancé que l’algerie pour que notre pays puisse démarrer ( il n’y avait que 5 ingénieurs algeriens en 1962 ). ben bella voulait que l’accord se fasse avec l’egypte et khemisti ( mille fois plus intelligent que ben bella et mille fois plus instruit ) voulait au contraire signé l’accord avec la france de de gaulle car on avait tout à gagner ( on maitrisait déjà la langue, on avait les manuels scolaires adéquats, on avait l’administration qui marchait à la française, la france se proposait de nous envoyer des coopérants gratuits dans le cadre du service national français, la france avait une dette morale envers nous etc…etc…etc…). ce qui fait que l’accord avec l’égypte était bloqué par khemisti. nasser et dib décidèrent de l’éliminer. zenati avait été déjà recruté par les moukhabarates égyptiennes, il a été brieffé par elles et on lui a loué une chambre d’hotel à alger, on lui a donné un flingue et le lendemain il est parti tranquillement assassiner khemisti.ben bella a donné instruction qu’il fallait dire que le mec est un fou et il a été jugé tres tres tres rapidement et executé.

  24. mon Dieu qu’est ce qu’on aurait pu eviter comme catastrophes a l’algerie si khemisti allah yerahmou avait signé des accords avec la france et non avec l’egypte de nasser qui nous a envoye des cordonniers illettres et islamistes pour instruire les ecoliers algeriens! on comprend pourquoi l’algerie est malade aujourdhui merci ya benbella mais vous n’en avez cure vous etes marocain;jespre que mon com sera publie

  25. c’est plutot les français ki nous envoyé des cordoniers. le malheur des algeriens c la france

  26. On est dans le meme cas quand le diplomate iranien commanditaire du meurtre de chappour bakhtiar je crois mr GORJI ? s’etait refugié dans son ambassade d’IRAN en france suite à la decision des français qui voulait l’arreter.
    c’etait la periode de la cohabitation Mitterrant -chirac à part que notre diplomateaujourd’hui est dans la gueule du loup et non à l’ambassade d’algerie .
    les preuves contre l’iranien à l’epoque etaient en beton.mais avec l’ayatollah c’est NIET on ne vous le livre pas c’est un diplomate.
    cela a duré plus d’une année. NIET.
    puis c’etait la course aux elections françaises…Chirac obtient le liberation des otages français detenus au Liban par le Hezbollah grace aus iraniens et la france prends une reservation en premiere classe sur le premier vol coté hublot preference de monsieur GORJI à destination de Teheran.celui ci a ete accueilli la bas comme un hero la fierté des iraniens rehaussé et tout le monde etait content.
    lors du debat presidentiel sur TF1 chirac accusait Mitterrant de l’avoir relaché gorji et vice versa.
    affaire classé question d’etat et puis les affaires on redemarré entre les deux nations. bref tout le monde a oublié qui a tué blanc, noir, etc…
    je n’assimile pas réellement les deux affaires.loin dela. l’une n’est pas plus grande que l’autre seulement que la donne à changé de nos jours … rien ne se donne sans rien. et puis il y a un refroidissement entre les deux pays car beaucoup de hauts responsables Algeriens aujourdh’hui veulent regler des comptes avec la france sur certains points. surement pas par nationnalisme profond mais pour faire de la gallerie, eux ne sont pas hizb frança …qu’ils commencent deja par virer ceux qui reste de hizb frança dans notre pays.
    mais non ils ne le peuvent pas car ils mangent toujours à la meme auberge.
    la politique et ses acteurs changent .on retourne sa pose sans arret.
    on a dit pendant tres longtemps apres la mort de boumedienne soit disant qu’on avait appris une chose grace à lui c’etait la reciprocité. tu me fait je te fait.on etait fier d’exhiber notre passeport à l’etranger.aujourd’hui avec ce qui se passe chez nous une bonne majorité quand ils sont à l’etranger prennent les prenoms comme michel .et beaucoup meme comparent leurs pays à l’enfer, il n’y a plus de nationnalisme mais ils veulent tous que leurs corps soit rapatrié en algerie une fois mort.
    aimer de loin c’est un reve. le courage des hommes c’est composer negocier renegocier avec son
    ennemi et trouver un terrain d’entente pour contribuer à la reussite de notre pays.
    je ne dirai pas si notre diplomate est coupable ou non.
    mais j’aimerai connaitre votre reponse de tous à ma question qui est la suivante.
    si boumedienne etait president quel aurait ete le deroulement de cette affaire.????
    je ne suis pas BOUMEDIENNISTE loin dela.
    merci

  27. a mohamed lamine je ne t’en veux pas tu es victime de l’ecole « fabriquee »par benbella et ton com en dit long sur les ravages que cette ecole a cause dans la tete de beaucoup de jeunes comme toi!et n’oublies pas que les gens d’en haut envoient leurs enfants etudier de preference dans un pays que tu sembles detester c’est a dire la france! L’ecole algerienne sinistree c’est pour les gens d’en bas et tu sais pourquoi?pour produire des individus de troisieme categorie malleables et corveables a merci.Crois mohamed lamine « ils » nous demandent a nous le petit peuple de cracher sur la france et l’occident en general pendandt qu eux memes ne pensent qu’a prepare leur avenir et celui de leurs enfants la bas! toi qui semble etre un lecteur assidu de echourouk tu as surement du lire plein d’articles vouant aux gemonies tout ce qui a trait de pres ou de loin a cet occident haie.

  28. Ne pourait-on pas voir autrement le Pouvoir actuel français qui s’est débarrassé des nostalgiques de l’Algerie de papa? Un regard que ne semble pas admettre les patrons de notre régime, ancien DAF et assimilés, coincés dans leurs alliances et souvenirs lointains. Le fils du légionaire bulgare s’est émancipé en recevant la Dalai-lama, faisant fi des menaces chinoises de boycott alors que le régime en place chez nous s’affole depuis l’interpellation du diplomate…Ses gesticulations n’ont pas de prises. Kouchner ancien ONG y répond par son carton rouge "Les pouvoirs sont indépendants en France. Pas d’interference entre le judiciaire, l’exécutif… Espérons que le MEA du régime, autre mcirdien, ait été intelligent pour comprendre l’allusion. Vous pouvez contraindre vos dépités à instaurer un pouvoir dictatorial mais chez vous, loin de l’Europe. Présidence UE oblige.

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