Novembre ou les serments trahis au temps du général Hassan

C’est dans une cellule froide de la prison militaire de Blida que le général Hassan, ex-chef des brigades antiterroristes, passera le 1er novembre pendant que nombre de ceux qui accompagnèrent l’abaissement national et roucoulé avec les terroristes, jouiront d’une belle journée à l’air libre, cet air du temps qui érode la mémoire et met sur le même pied la résistance au terrorisme et le crime barbare.

Par Mohamed Benchicou

Je ne connais pas le général Hassan, mais à voir cet acharnement à l’enfermer, à l’humilier, sans égard pour son engagement, on devine bien qu’il y a, chez les geôliers du général, comme une revanche de notables à la mauvaise conscience sur le résistant, une détermination à en finir avec tout ce qui vient leur rappeler qu’à des occasions primordiales pour la nation, le courage et le patriotisme leur ont manqués.

Ainsi va-t-il, dit-on, des guerres et des résistances : au temps du sacrifice succède immanquablement le temps des habiles croupiers qui, râteau en main, ramassent le bénéfice d’un combat qu’ils n’ont pas mené ; au temps de la résistance succède toujours le temps du mensonge et de la décadence. C’est alors le règne des grandes forfaitures, de l’amnésie instituée en politique nationale par tous ceux-là qu’insupporte le sacrifice des autres et qui s’évertuent à effacer les légendes et les héros et à jeter le discrédit et le doute sur les luttes qu’ils ont eu la subtilité d’éviter.

Il est jusqu’à Novembre, qu’on ne commémore plus. Novembre qui embarrasse. Novembre, mauvaise conscience des nouveaux maîtres, qui rappelle les serments trahis et les compagnons immolés dans les complots fratricides. Novembre, dernier chaînon d’un Mouvement indépendantiste commencé dans les années 1920 par Messali Hadj, une des plus fabuleuses guerres de décolonisation du XXe siècle, qui finit dans l’amnésie, le déni, le dépit l’indifférence ou la calomnie. Où sont passés les tréteaux de la « Moutonnière », les parades militaires, ces instants fugaces où s’entretenait le souvenir de ce qui fut grand ? Il y a une technique de désapprentissage de la bravoure algérienne, illustrée par la censure des œuvres sur les grandes figures de la résistance, la banalisation de Novembre et le terrible effacement du Mouvement national qui marqua pourtant le monde durant un demi-siècle.

Les jeunes Algériens grandissent dans l’ignorance de leur propre prestige, au milieu des silences officiels et des vociférations des professeurs d’invectives criant aux « traîtres » dans une fièvre pavlovienne incontrôlée qui ajoute la désillusion à l’ignorance, le dépit à la méconnaissance, le trouble à la confusion historique…

À quoi bon s’identifier à un combat où le premier dirigeant nationaliste n’est qu’un traître, Amirouche un tortionnaire, Ben Bella un espion égyptien et Abane un agent de la France ? On enseigne à nos enfants la haine de soi et la désespérance. C’est ainsi que le terroriste du GIA a remplacé le combattant de l’ALN dans nos romans, que Novembre ne se rattache plus à rien, encore moins à une guerre dont on a fini par ne plus savoir si elle a été perdue ou gagnée et que, dans l’Algérie de 2015, le général d’une armée qui se dit héritière de Ben M’hidi est humilié dans l’indifférence générale pendant que ses adversaires, des chefs islamistes sans légitimité historique, sinon celle des Oulémas qui demandaient l’intégration à la France quand l’Étoile nord-africaine exigeait l’indépendance, posent leurs conditions à la République, menacent le chef de l’État et insultent en direct, d’autres Algériens pour compenser un peu ce temps où ils alignaient les cadavres d’autres Algériens.

Le temps de la décadence morale est en train de succéder au temps, encore récent, où l’Algérien s’élevait face à l’événement.

Laisser faire ou s’élever, à son tour, face à l’événement, telle est la question.

M. B.

6 commentaires

  1. "À quoi bon s’identifier à un combat où le premier dirigeant nationaliste n’est qu’un traître, Amirouche un tortionnaire, Ben Bella un espion égyptien et Abane un agent de la France ? " Désolé mister MB, mais pour qlq un comme vous qui n'ignore pas l'histoire du mouvement national, BenBella n'a pas sa place dans votre assertion. Par ailleurs, n'attendez pas de moi que je lève le moindre doigt pour faire triompher l'idéologie messaliste, benbelliste et j'en passe et des meilleurs. L'algérie sera algérienne, d'essence amazigh, laique, multi linguistique et culturelle ou ne sera pas. Sinon, dd'was an'cherreggh th'mourth" dixit Matoub Lounes.

  2. le plus grand traitre de l'Algérie contemporaine que l'histoire traitera de longues années est Abdelaziz Bouteflika aux origines algériennes douteuses, puisque la pseudo locaalité d'ou semblent originaires ses ascendants:"Dar Amar" à quelques kilomètres de Nedromùa ou Ghazaouet sur la route nationale , cette localité déserte ou nulle ame ne vit à ce jour, et, ou parait il la famille "Bellezar" originaire et dont la famille Bouteflika est une sous descendance familiale…. toutefois l'état civil colonial dans cette région des béni menir ne retrace aucune trace des Bouteflika.
    Son père gérant d'un foundouk à Tlemcen est parti trés tot au Maroc à oujda, vivant dans les proximités de la Zouia des "HABBARAS" (SIDI AL hABRI) , d'ou ses préferences pour la zouia des "habbaras" d'oran surnommée par imposture "Belkadia" du cheikh Belkaid lui meme de souche et d'origine marocaine comme sidi el habri.
    Au vu de ce non ancrage ancestral en terre numide historique ou en Algérie post coloniale, comment croyez vous au patriotisme de cet actuel président qui a ramené toute la poubelle d'Oujda avec lui.
    Régler ses comptes à l'Algérie et aux algériens authentiques, piller ce pays , le remettre en état de faiblesse maximum et le destructurer sociétalement, est le seul programme de Bouteflika, cet adorateur de Hassan II roi du maroc, bien que ce dernier le méprisait royalement.
    Du temps ou cet imposteur de boumedienne était ministre des affaires étrangères et au nations unies , il signait ses messages au roi Hassan II "fidèlement votre dévoué serviteur", cela est effectif et les archives onusiennes, algériennes et du palais royal conservent ces messages de flagornerie assimilés à des messages diplomatiques.
    Cet homme prédestiné aux forfaitures ne pouvait qu'etre la pire malédiction pour l'Algérie, et que Dieu ne pardonne jamais à Toufik, et, Larbi Belkheir ainsi que le général Smain Lamari (ex drs et décédé) de l'avoir mis sur le tapis rouge pour leurs intérets, après sa fuite en 1994 laissant Zeroual comme seule solution à l'époque pour le désigner Chef d'état, et cela Ben Bella le disait hautement à Tlemcen:"Le lendemain je suis retourné voir Bouteflika après avoir accepté les offres de 1994 d'etre chef d'état avec tous les pouvoirs….Et bien , comme à son habitude il a repris l'avion pour Genève" dixit Ben Bella.
    En réalité ses maitres du golfe ne lui ont pas permis cette offre, il fallait remettre cela après l'épisode militaire de lutte anti terroriste que Zeroual a mené, pour ensuite venir récolté les fruits des autres et rebboster le terrorisme économique épuisant de la destruction actuelle du pays et remettre l'islamisme comme menace sur les tetes des autres.
    Bouteflika est le premier traitre, suivront ses Frères et d'autres généraux et familles issues de Nedroma et tlemcen (sans généraliser aux autres citoyens) et le ramassis de "Serfs ramenés d'oujda", point final.

  3. Vous avez besoin de revoir l'histoire de ce pays, que vous affublez de toutes les injures possibles et imaginaires.

    Je ne sais d'où vos racines, mais vous avez besoin de retourner à l'école et surtout d'apprendre l'histoire.

    Croire aux mensonges historiques des anciens occupants de nous pays de l'Afrique du nord, comme vous le faites et insulter comme vous le faites des hommes qui passés des années dans les prisons de ces gouvernants criminels de notre pays, vous devriez avoir honte.

    La liberté oui, le respect oui, le manque de respect et l'insulte non.

  4. C'est dans la continuité du système colonial , le système de parti unique le FLN post-indépendance a enseigné aux nouvelles générations de se satisfaire de leur condition d'indigène et leur soumission aux dogmes religieux comme le veut la grande bourgeoisie naissante , l'extrême droite islamiste qui a fagocité toute toute la République , la RADP que nous ont léguée nos glorieux chouhadas et chahidates. Le peuple des damnés de la terre est relégué peu à peu en seconde zone , abandonné à son sort , attendant la charité donnant- donnant des échéances électorales pour le remercier d'avoir contribué au simulacre de vote et à la fraude massive digne de l'administration Naegelen et son code de l'indigénat. Un colon est parti un nouveau colon est venu le remplacer dans la continuité du système colonial.

  5. Le pire dans un viol n'est pas la douleur physique, mais son(le viol) romanticisme.

    Avant, on ne pouvait qu'imaginer ce qu'auront subit les victimes de Mohamed & Co. – Plus, Daesh illustrent bien les carnages.

    L'Islam religion d'etat, sera la promesse de bouteflika, que la partie n'est pas finie.

    Ma confusion est dans qui merite l'autre, Bouteflika les anegeriens ou l'inverse?

  6. Tous les crimes qui ont eux lieux au nom de dieu, sont tous pareil, quelque soit la religion, les crimes que les religions ont commis à travers le monde, sont inimaginable, malgré qu'ils ont prétendus avoir fait a séparation du politique et du religieux, il ne faut jamais oublié que dans les faits, la réalité de tous les jours des centaines voir des milliers de morts à travers le monde sont tués au nom du Christ et d'autres religieux, la violence a était le fondement du judaïsme, l'amour du Christ il a était qu'une hypocrisie, même de nous jours, le dieu est invoqué dans les actes aussi bien politique que religieux pour dominer son prochain.

    L'islam n'est pas meilleur, nous l'avions vécus chez, nous vivons encore avec ce qui passe en orient, en tue, en viol, en vol, en détruit au nom du prophète.

    Vous direz c'est quoi la solution alors, la solution c'est de mettre chacun devant ses responsabilités, et qui les assument, en instaurant des nouvelles lois, à travers le monde qui sanctionnent tous et toutes ceux et celles qui commettent des crimes sur la terre.

    Supprimer les barrières hypocrites des uns et des autres, éliminer tous qui peut entraver la justice contre les criminels.

    L'oncle Sam et ses alliés se doivent de rentrer dans les rangs des nations et qu'ils respectent, les règles du droit internationales, pas comme cela se pratique encore aujourd'hui, moi j'ai le droit à tout, vous, vous devez vous soumettre à ma volonté.

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