Bouteflika vs les généraux : quand une micro-créature assaille ses macro-créateurs !

Quel beau spectacle que celui de voir la famille révolutionnaire s’étriper et mettre à nu la faiblesse de ces faiseurs de rois que l’on croyait hors d’atteinte !

Des décennies durant on nous présentait ces généraux, à leur tête ce fameux « âmmou Toufik » maître es-dribles, comme une force immuable sur lequel le système repose et que rien ni personne ne peut en ébranler l’édifice ! Les derniers événements liés à Hassan et à Hocine démontrent que tout ce système fonctionne comme une rangée de dominos dont il suffit de faire pencher la première pour que toute la série s’écroule de façon inéluctable.

Pourtant dès son arrivée au pouvoir, Bouteflika avait annoncé la couleur d’une vengeance impitoyable contre ces généraux janviéristes anti-islamistes, lesquels, d’après lui, n’étaient que de petits caporaux, quand lui, le grand Abdelkader el-Mali, était commandant……dans l’armée des frontières! Une vengeance qui s’annonçait cruelle quand ce 3/4 d’un demi président avait osé postuler  » Je me sens plus proche des islamistes que des démocrates », et qu’il faisait entendre que l’armée était bel et bien impliquée dans les massacres de la décennie noire, notamment, l’assassinat des moines de Tibhirine, à propos duquel, le petit hâbleur répondit à une question d’un journaliste «toute vérité n’est pas bonne à dire à chaud». C’était à ce moment-là qu’il fallait agir « son » Général » ! Mais nous l’avons bien compris maintenant, Madani Mezrag vous faisait trop peur, à l’époque ! Il vous fait encore peur 20 ans plus tard! La preuve, il se permet des «djam3iâtes» d’été dans la forêt avec les animaux, au vu et au su de tous, sans que personne n’ose lever le petit doigt ! Et cette vérité, énoncée à froid (bien que 15 ans plus tard ça ressemble plutôt à du surgelé) avec ces arrestations tous azimuts, au détriment des lois les plus élémentaires de procédures, sonne comme l’ultime cri de victoire d’un homme, d’un clan, dont l’objectif unique est de soumettre toute la société civile et militaire à leurs délires ! Après le mépris affiché envers le FLN, réduit à vibrer aux rythmes d’un petit « chetah » drebki, c’est au tour des Généraux, ceux-là même qui lui avaient préféré un autre membre de la famille révolutionnaire (lui qui considère l’Algérie comme un simple bien hérité de Boumediene, le propriétaire originel du pays) de payer leur part de trahison envers sa majesté ! Comment peut-il avoir oublié cette image singulière du militaire venu remettre aux congressistes du FLN une enveloppe contenant le choix du groupe de l’ENITA pour prendre en main notre destinée, en la personne de Chadli, cet apprenti pilote auquel on a confié le Boeing Algérie, toujours selon aek el mali ?

Chah fikoum ya les généraux! C’est plus facile de tuer du peuple et d’emprisonner des innocents que de défendre les vôtres face à une bande d’aventuriers sans scrupules! Tout cela est pathétique mais ça a, au moins, le mérite de donner, en temps réel, l’image d’un pouvoir de petites mauviettes, au sens intellectuel, incapables du moindre iota de discernement pour voir en Bouteflika un homme mû par l’unique volonté de transformer le pays en Afghanistan du Maghreb.

Ressaisissez-vous donc nobles hadharats ! Vite, un Atatürk, si tant est qu’il en existe encore dans vos rangs, pour dompter ce petit clan d’Oujda et sauver le pays !

En 15 ans, Atatürk a fait rentrer la Turquie dans le monde civilisé !

En 15 ans, Bouteflika a enfoncé l’Algérie dans un monde des ténèbres duquel, sauf miracle, il est impossible de s’échapper ! Madani Mezrag est là pour le confirmer !

Mais comment peut-on oser rêver d’un scénario Atatürk, quand dans tous les pays musulmans la soumission semble être un besoin vital et que l’on invente toutes sortes de prophètes pour se donner l’illusion de grandeur lié à un simple rapprochement avec le créateur ? En Algérie, c’est suivant ce même cheminement que le pouvoir se tisse : Les généraux, en mal de soumission, nous imposent des présidents et exigent de nous une obédience sans faille à toutes sortes de délires ! Souvenez-vous de ces premiers moments d’écarts, indignes d’un président de la république, pendant lesquels, pour se donner l’illusion d’être un «argaz» du terroir, Bouteflika avait osé humilier un professeur d’université en portant la main à son collet pour le malmener comme un vulgaire malfrat !

Au-delà de ces premiers égarements qui en disaient déjà long sur la vilénie du personnage, cette «imposture algérienne» qui a valu 2 années de tôle à Benchicou pour avoir été le premier à le formuler, Bouteflika aurait dû être débarqué dès qu’il avait osé toucher à la constitution moderne de Zeroual. Mais comment s’opposer à quelqu’un que l’on a intronisé si on n’a pas les c….qu’il faut pour ce faire?

À cet égard, ces affaires débusquent la faiblesse des militaires gradés bien plus qu’autre chose. Quant à l’homme de troupe, il attendra les ordres pour tuer du peuple et se sentir enfin Homme ! Quelle équation inhumaine bonté divine! Et cela dure depuis 1962.

De toutes évidences, Bouteflika est inconscient de tout ce tintamarre qui se déroule autour de lui et en son nom. Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour subodorer que seul cet ambitieux de Saïd, le petit frangin, en est l’unique source et le barycentre. À tel dessein destructeur, il faut reconnaitre qu’il cogne encore plus fort que son frère !

Si le grade de général avait encore une valeur universelle, Saïd Bouteflika devrait être immédiatement mis aux arrêts, à défaut d’être pendu haut et court (politiquement s’entend, nous ne sommes pas barbares pour souhaiter tel châtiment physique), pour avoir indûment occupé la place de son frère Abdelaziz depuis plus de 4 ans maintenant et réussi à foutre la zizanie même au sein de l’armée!

À défaut de respecter le petit peuple, l’éternel hors jeu de son propre destin, honorez donc vos galons hadharats ! Le clan Bouteflika se donne comme objectif de ruiner le pays! Ne pas s’y opposer, c’est accepter d’en être complice devant l’éternité.

Kacem Madani

13 commentaires

  1. nous l avons dit et redit , mais rien n y fait : ces hadharats de pacotille préfèrent se remplir d abord la panse et caser leur progénitures en Europe,en leurs achetant des maisons et des commerces avec l argent de leur silence;de leur soumission et de leur trahison du peuple algérien. ces genenards ne feront rien,car sidhoum,fakhamatouha les a tous lies et ballonnes avec ces largesses et son opium qu est l argent non mérité . d ailleurs ,s ils bougent dans le bon sens; ce sera contre leurs intérêts : si l Algérie se relève, tous ces nigauds ,seront châtiés et pourchasses au même titre que ce clan d oudjda et leurs chefs.

  2. …. Et rappelez moi deja c’était sous quel sobriquet le Président BOUTEFLIKA avait il l'habitude de designer nos ''fameux'' journalistes ! …je sais maintenant que le président n'avait pas tort !..
    Punaise ! …La peste .

  3. La mère de boabdil prince déchu à Grenade,dernier bastion andalou amazigho-arabomusulman tombé entre les mains des rois catholiques et de la reine isabelle la catholique lors de la sainte reconquista l a sermonné en lui disant:
    Pleuré comme une femme ce que tu n as pas pu défendre comme un homme
    Yek mon général ,?!

  4. NON, ni Toufiq, ni les officiers chargés de la lutte anti terroriste n'avaient peur du sinistre Madani Merzak ou de quelqu'un d'autres

  5. Non, ni Toufik, ni les officiers chargés de la lutte anti terroristes, n'avaient peur du sinistre Madani Merzak ou de ses sbires. Monsieur Bouteflika a bien choisi son heure, car au moment ou l' on entretenait le slogan "qui tue qui" pour blanchir les terroristes, il n'a pas hésité a faire du chantage en direct sur France 2. La riposte aurait sans doute conduit a un guerre civile. Reste que l'on doit pas voire des officiers de renom, salit de cette façon. Nous voulons tous un "pouvoir civil" loin des arrestations pour un délit politique mineur, mais ce n'est certainement pas avec Saidani, Saïd Bouteflika et tous les opportunistes corrompus du système, avides d'argent, pour lesquels, le mensonge est érigé en institution de la République.

  6. J'ai vu l'interview de Benhedid, et comment il ricanait quand l'interviewer faisait reference aux "partis politiques". Moi je ne pense pas que l'autre n'est pas a la retraite du tout – il s'occupe de ceux qui lui font de l'ombre, moyennant bouteflika. Que peuvent-ils lui faire? le tuer ? Elle serait belle celle-la ! C'est ca jouer au poker avec quelqu'un qui n'a rien a perdre.
    L'autre rigolade c'est le Benflis et tous les "enfants du systeme" comme vous aimez a les appeler, se plaindre du systeme !!!
    Bientot ca sera le systeme qui va prendre la route et sortir manifester contre le systeme…

  7. Il faut reconnaître que la société a été bien travaillée, par l'école "pour attardés menataux" comme qualifiée par Mme Greffou, par la drogue, par le sport style Amérique latine, par la corruption, et tous ces produits qui nous viennent de là bas, le logement gratis pour ceux qui viennent des zones rurales ériger des bidonvilles dans nos grandes villes, et en particulier Alger, de manière à noyer l'Algérois frondeur dans cette masse humaine soumise et prête à casser pour garder ce qu'on lui jette comme miettes ou gouttes de pétrole. En ce qui concerne la grande muette, oui un Ataturk pourrait sauver le pays, mais y en a t-il ?

  8. Les archives de l'ENTV au secours de la micro-créature , ses discours anachroniques d'une débilité déconcertante , des discours publiques sortis des archives dépoussiérées où elle rue dans tous les sens inventant la Haouia Algérienne ses frérots , ses ennemis , ses mounafikines , ses incroyants , des discours diviseurs , stigmatiseurs , ségrégationniste ou même la démocratie ne représente pas grand chose. Des discours au travers desquels la micro-créature se charge toute seule en superman de protéger l'Algérie de l'Intérieur et de l'extérieur comme elle nous a protégée des fosses communes de Ramka , Bentalha et Rais des massacres de l'hydre intégriste islamiste des années 1990.Trop de culot sur culot pour y croire.

  9. Avec toutes ces évictions théâtrales ,on devrait croire à l'écroulement du système mais il n'en sera rien car ,dans la réalité , le Maître des séants à organisé une arène où chaque actant bridé devra ,s'il veut garder les privilèges octroyés, s'afficher gladiateur à la crédule populace . "Quand une idéologie dominante devient inopérante,il est indispensable de placer des subterfuges palliatifs en attendant l'instauration d'une nouvelle idéologie performante"dixit Karl Max .

  10. Pinèze !

    C’est le moment crépusculaire. Les vieux chevaux ne sont pas des éléphants qui se tirent à l’anglaise, ni des oiseaux qui se cachent pour mourir. Pour mourir ils font du bruit. Mais n’y a-t-il pas des bêtes qui se mutilent pour ne pas mourir. Il y a des lézards qui sacrifient leurs queues pour ne pas se faire attraper. Je ne suis pas si courageux, je ne ferai pas autant.

    A propos de courage et de lézard, je ne sais pas si c’est du courage ou seulement de l’aigreur, des remords, un retour d’âge, ou au contraire nos vieux généraux ont-ils perdu la boussole et se sont trompés de camp? Ou les derniers soubresauts d’une bête en fin de vie qui agonise.
    Ou de la poudre de Perlimpinpin, pour faire diversion, seulement !

    Moi je veux bien croire et suivre Madani quand il dit qu’il ne tendrait pas le bras en avant le pouce tourné vers le bas avec ceux qui crient à César de faire achever le vaincu. Mais je n’arrive pas non plus à réprimer un cri primal refoulé qui me revient souvent devant des spectacles affligeants : Chah fi ton qamum ya mon gininar, wech dek atsekhrad thaqesoult ! Fallait pas cracher dans la soupe, quand on n’a plus d’appétit!

    Tout cela me rappelle un vieux militant du FLN d’après. "Win kount enta fi 3ahd ethouwra" qu’il m’a dit. J’allais lui répondre comme l’agneau dans son histoire avec le loup mais me rappelant qu’on ne parle pas de loup dans la maison du berger, je me suis ravisé. Alors j’avais choisi de lui répondre comme la cigale : kount enghenni, ya lghidha !

    J’étais là, ya boureb, à bout d’arguments, pour ne pas me perdre en conjectures, prêt à me convertir à n’importe quelle prophétie qui me sauvera enfin de l’apocalypse annoncée par des tribuns de la trempe des souhaba de jadis mi endormi mi éveillé mi –mi.

    Pendant que j’errais dans mon cauchemar à la recherche de quoi me sustenter et sauver mon âme en trimbalant ma vielle carcasse à la recherche d’un sens à ma misérable existence en me nourrissant de paroles sensées et presque saines frelatées, hélas, parfois par des incantations vaines et perdues, je me suis senti sommé de choisir dans un Kamasoutra obscur et sadomasochiste une posture.

    Ce n’est pas facile. Alors que faire ? Sur le plan dialectique, je pourrais amorcer mon approche en faisant l’étonné : Quoi : un gininar arrêté ? Mais comme cela eût prêté à moult interprétations : suis-je surpris ou rassuré ou sourd seulement ou, pire, indifférent, affligé, content, ou surpris mais pas tellement ?

    Bien avant de me rendre compte que je n’étais pas concerné par ses joutes oratoires à la hauteur de vue qui dépassait mon entendement. Frustré par ce dédain qui ne disait pas son nom, j’ai osé resquiller, comme hmed vouthkerchets, sur ma mule, alors que les grands tribuns arrivaient eux sur de grands chevaux.

    Ce n’est que parmi eux que j’ai eu une illumination : Selek’ha ya Mes3oud thoura, que je me suis dis à moi-même dans mon fort intérieur !
    Pour ou contre Reb-Erbab, avec ou contre les généraux ? Tout ce beau monde se croise-il, ou y a-t-il au moins des accointances entre eux, ou sont-ils comme ces droites parallèles qui ne se rencontrent que bi idni allah ? Sans oublier le camp des ni-ni et ceux qui crient m3ek ya boutef dhalem oula madhloum. Et les ahuris qui attendent Godot ou le Mahdi.

    Comme j’ai l’impression du déjà vu, et que cette scène nous a été déjà jouée je ne suis même pas étonné que tout le monde fasse semblant d’être étonné que l’on ne jugeât pas que les porteurs et les lampistes des moulins de notre république couscoussière.

    Fekhar le mozabite à la rigueur, il a kamim un qamum de coupable et il était déjà un paria dans la société totalitaire et dogmatique comme la sienne, à quoi pouvait-il s’attendre dans une dictature totalitaire mi-sombre mi éclairée, ou claire obscure si vous préférez ?

    Un gininar, non !

    Nighk: ar thin ennagh , a Madani !

  11. Vous vous rendez compte de la bêtise de cet article ou pas ? Il fait appel aux hadarats, à la grande muette, à l’armée quoi, pour le faire débarrasser de l’actuel locataire d’El Mouradia. C’est cela votre conception de la démocratie ? Ma parole vous ne retenez rien de l’histoire, comme l’a chanté le poète Ait-Menguelet, « Ghas ne taghithant ou ne chefouyara ». En effet, vous ne retenez pas les leçons. Dites moi, ce n’est pas l’armée des frontières, la belle armée, bien armée et disciplinée qui a un certain été 1962 a confisqué le rêve éveillé de tout un pays ? Vous savez, il se pourrait bien qu’il y aurait un hadarats qui assez Con qui a des c… comme vous l’écrivez pour y répondre, comme un certain janvier 1992. C’est cela que vous voulez. Alors ne venez pas pleurer après que vous vous réveillerez et que vous découvrirez qu’ils tuent du peuple qu’ils emprisonnent des innocents. Décidément les communistes ne changeront jamais. C’est ça la dictature du prolétariat ? Eh, bien je n’en veux. Je n’en connais qu’un remède à notre malédiction : droits civiques. Inspirez-vous du combat digne des noirs Américains, qui les pauvres ont tellement subit, mais à force de ténacité, ils ont fini par se faire respecter. La presse éradicatrice a vendu sont âme au diable durant la tragédie noir, attention à ne pas se faire avoir encore une fois !

  12. Généralbol de tout ça !

    Et de trois !

    Ce n’est pas que je fais des infidélités au Matin DZ, mais je viens d’apprendre en zappant que le plus médiatique et tonitruant de nos généraux est sorti de sa réserve légendaire, ou de ses gongs je ne sais plus, pour faire plouf dans les eaux troubles ou pour rajouter un pavé dans la mare.

    Nous avons vu comment cet autre général feignant de ne pas savoir que plus ils sont de fous plus ils rient, croyant rajouter au débat, a rasé les mottes de l’absurde en traitant Said Boutef de cinglé.

    Encore un et ça fera, comme disait Digoule, un vrai général, lui, un quarteron de généraux à lintrite.

    Il va ipitite même falloir embaucher un ornithologue tellement il manquera des noms d’oiseaux à attribuer, ya boureb !

  13. Du principe de la foi , tous les 7 milliards d'habitants étant venus au monde par voie utérine , il est aussi évident que Celui qui a droit de décret sur la mort de toute âme a "usé" de ce droit à sa naissance . Une fois dans l'enclos (terrestre) , le hadith rapporte que "les coeurs des banou (fils d') Adam sont entre "2 des doigts" du Clément qui en dispose à volonté" .

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