L’armée et la présidence à vie

par Abdelaziz Rahabi *

M.Rahabi nous a fait parvenir la contribution suivante.

Introduction

Dans la pure tradition d’une ère qu’on pensait révolue on a assisté le lendemain de l’adoption du projet de révision de la constitution à l’annonce de la découverte d’importants gisements de gaz dans les bassins d’Illizi et de Oued Mya et quelques jours auparavant on a convoqué séance tenante les symboles de la Révolution pour consacrer la mandature à vie. Il n’y a assurément pas meilleur raccourci pour faire porter Novembre, une valeur sûre et durable par une valeur volatile et fluctuante comme le gaz et résumer ainsi l’Algérie de la fin de 2008. En 15 jours le pays a été rattrapé par son histoire et sa géographie et les formes de l’adoption de la constitution actuelle renseignent sur la désinvolture des dirigeants à l’égard de leur peuple et des règles admises par la communauté des nations.

De la responsabilité des coups de force successifs dans la fragilisation des constitutions :

Pour rendre l’actualité compréhensible il est utile de se situer dans les chaines des temps pour réaliser que la tentation totalitaire n’est pas nouvelle en Algérie. De hauts responsables anciens et actuels, soucieux de conforter l’absence de contrôle sur leurs prérogatives, clament avec l’autorité que confère le dédain de sa propre souche que le peuple n’est pas mûr pour la démocratie. Ce même peuple qui, au demeurant, a libéré le pays et fait d’eux des dirigeants. Ils sont parfois relayés par des intellectuels qui empruntent leurs arguments au discours de l’anthropologie coloniale comme si le peuple algérien consentait uniquement à la tyrannie de ses propres enfants. Les mêmes expliquent aujourd’hui que la consécration du multipartisme par la volonté de la rue dans la constitution de 1989 est à l’origine de l’irruption de la violence terroriste. Rien de plus faux et de moins conforme à l’histoire du monde d’aujourd’hui dans lequel la liberté et la justice sont les garants naturels de la stabilité et la démocratie un mode de gestion privilégié des rapports dans une société .

Les causes de la crise sont profondes et datent en partie du premier coup de force contre la Constituante et Ferhat Abbas en 1963 immédiatement suivi de la mise en scène dans la salle de cinéma le Majestic d’une constitution parallèle qui codifie le pouvoir personnel , interdit les libertés individuelles et collectives qui sont pourtant avec le système éducatif la matrice de tout apprentissage de la démocratie . La répression menée à l’Est d’Alger par Ben Bella anti kabyle primaire – cela doit avoir un rapport avec la qualité de ses relations avec Ait Ahmed pendant leur détention – a précipité en 1963 un parti politique national , le Front des forces socialistes ( ffs ) dans la résistance armée et privé l’Algérie de sa première opposition démocratique . De même que nos Ulémas instruits au rite malékite le plus tolérant et le plus réceptif à el ijtihad avaient été réduits au silence aux cérémonies de circoncision ou au mieux à l’introspection soufie.

La constitution proposée tardivement par Boumediene en 1976 avait été marquée par un large débat de clarification idéologique, en 1989 Bendjedid avait tenu compte des leçons des événements d’octobre 88. Alors la prosélytisme politique du F.I.S a , 30 ans plus tard , capitalisé ce passif pour le transformer en réceptacle dans lequel sont venues se cristalliser toutes les contradictions , les attentes frustrées , les ingérences étrangères mais surtout les ambitions de pouvoir les plus insensées.

La loi fondamentale 1996 qui vient d’être amendée représentait le produit de cette évolution et la synthèse de la pratique constitutionnelle antérieure dont elle avait tiré les enseignements de la crise de 1992. La limitation du nombre de mandats et le tiers bloquant du conseil de la nation en sont les innovations les plus marquantes. Avant d’être soumise au référendum elle avait satisfait aux critères du consensus en n’excluant personne des larges consultations politiques entre Zeroual les partis politiques et une société civile naissante suivies d’une dense concertation avec les institutions étatiques, organisations socio professionnelles , monde universitaire … Cette période avait initié les algériens à un vocabulaire nouveau en politique intérieure : dialogue, concertation, consultations.

L’histoire des constitutions – qui fait l’esprit des institutions – porte certes l’empreinte de la personnalité de chacun des chefs d’Etat , renseigne sur le rapport de forces du moment mais marque surtout le niveau d’évolution dans la formation du consensus national indicateur probant de l’apaisement dans les apports sociaux et de la maturité de la classe politique .

La présidence à vie favorise-t- elle la cohésion et la modernisation de l’armée ?

Faute de force politique interne réelle et organisée et d’un soutien international attendu – il faut bien plus que des discours pour avoir un poids diplomatique – et disqualifié par le 11 Septembre de son rôle d’arbitre dans la crise interne , le Président Bouteflika n’a pas eu d’autres choix que de s’appuyer sur le nouveau commandement de l ‘A.N.P jusqu’ a encore faire sa principale force politique après l’avoir publiquement discréditée pour mieux se valoriser. Il n’avait pas besoin de le faire car en sa qualité de commandant suprême des forces armées, leur affaiblissement ne pouvait que conduire à sa fragilisation.

Le commandement de l’armée avait beaucoup de mal à convaincre Liamine Zeroual en 1996 d’adopter la formule de deux mandats de 5 ans car il était obstinément attaché à sa proposition initiale d’un mandat unique de 7 ans non rééligible comme au Mexique ( 6 ans ) . Le Ministère des Affaires étrangères, associé à cette opération en raison de sa vocation naturelle à mieux appréhender les réalités du monde avait soutenu l’avis de l’armée car la formule représentait et représente toujours la pratique internationale la plus dominante soit explicitement soit comme tradition à l’exclusion bien sûr du monde arabe et de Mugabe en Afrique.

Aujourd’hui le nouveau commandement de l’armée renie le principe de l’alternance qui aurait pu lui épargner des arbitrages politiques aussi récurrents qu’inutiles. Craint- il le syndrome de l’élection présidentielle de 2004 qui avait rompu la cohésion qui faisait la force du commandement pendant les années de crise politique et de violence terroriste ou bien pense t- il qu’une présidence ad vitam aeternam lui conférera plus d’autorité dans l’équilibre institutionnel, accélérera la modernisation de l ‘armée et lui garantira davantage de considération dans la société. Cette situation lui donne en fait l’illusion du pouvoir, lui fait jouer le rôle de fusible et l’expose au débat public contradictoire qui diffère le consensus national recherché par toutes les armées du monde. Chadli Bendjedid avait été le premier à saisir les risques susceptibles de miner la cohésion d’un commandement présent à tous les niveaux de la gestion du cycle des échéances électorales qui marque le rythme la vie de la nation.

Pour échapper à cette fatalité historique l’armée n’a pas d’autres choix que de rechercher les opportunités de synergie avec sa société et avec les exigences de professionnalisation et de modernisation indispensables à l’identification et la neutralisation des nouvelles menaces. Ce défi peut pourtant être relevé grâce à la qualité reconnue de ses ressources humaines aptes par ailleurs à soutenir comme celles du Portugal et de la Corée du sud une expérience algérienne de transition démocratique dont le rythme et la profondeur seront comme en Turquie déterminés par le consensus politique et la clarification des prérogatives. C’est à la société civile et politique de présenter un  »pacte de gouvernabilité  » au commandement de l’armée et non l’inverse si nous devions tenir compte des expériences de transition post guerre dans le monde. C’est aussi l’esprit et le lien organique qui rattacheront l’A.N.P au socle doctrinal de l’armée de Libération Nationale (A.L.N) qui a appelé à l’instauration d’une république démocratique et sociale , faute de quoi elle ne sera pas représentative de sa société et ressemblera , qu’à Dieu ne plaise , à n’importe quelle armée du Tiers monde .

La stabilité relève également des premières missions de protection de la constitution de toute armée mais elle ne peut être acquise sans l’engagement sans équivoque de son commandement en faveur de l’instauration d’ un Etat de droit seul garant d’institutions crédibles et d’une adhésion sincère des algériens. Or, il se développe une désaffection pour la chose publique qui explique en grande partie la faiblesse des taux réels de participation aux dernières législatives (moins de 15%) et communales (moins de 10%). Selon toute évidence la crainte de soumettre le projet de constitution au débat public et au référendum populaire dans les mêmes formes que celles de novembre 1996 dénote de ce défaut réciproque de confiance.

Des lobbies politico financiers à l’alternance biologique dans la constitution de 2008 :

Pour préserver leurs privilèges et immunités le plus longtemps possible ,les milieux d’intérêts financiers et politiques les plus puissants ont pesé cette fois ci de tout leur poids dans une conjoncture d’aisance financière qui n’ a pas réclamé un besoin de sollicitation de quelques puissances étrangères comme en 2004. Alors au lieu de reconnaitre au peuple son droit de réclamer des explications sur la paralysie des instituions, les retards et les surcouts des projets de développement engagés, la généralisation de la corruption, l’échec de la réconciliation nationale qui a consacré l’impunité et démobilisé la société les soutiens du chef de l’Etat trouvent dans la présidence à vie le seul moyen ‘’ de parachever les chantiers en réalisation’’. Dix ans auparavant et ans le même esprit un membre du commandement de l‘armée avait trouvé, par un glissement sémantique irrévérencieux envers le peuple l’armée et le Président lui même, que son candidat était le moins mauvais. Décidément le manque de considération pour la perspicacité et l’intelligence des algériens, plus fréquent ces dernières années, coïncide singulièrement avec les échéances électorales et devient proportionnel à la hiérarchie des enjeux.

Si nous devions lier l’alternance à l’état des projets , qui par définition ne finissent jamais , seule une monarchie un émirat ou un sultanat ou encore un empire centrafricain avorté est de nature à régler la question de leur agenda perpétuel car le taux d’avancement de l’autoroute Est Ouest est de moins de 15% et elle ne sera pas achevée dans la meilleure des hypothèses avant 2020, l’eau de Béni Haroun alimentera Constantine , si Dieu le veut en 2018 , la grande mosquée d’Alger est au stade des terrassements et la nouvelle économie des connaissances – une réalité déjà chez nos voisins – n ‘est pas encore programmée . Au rythme et dans les formes actuelles des réformes, les algériens compteront encore pour bien longtemps sur le triptyque pétrole -pluie – solidarité familiale et le terrorisme changera de forme sans changer de fond.

Quant à l’architecture de la nouvelle constitution elle conduira à une remise en cause permanente de l’autorité du chef de l’Etat justement en raison de l’omnipotence de ses pouvoirs. Dans les faits le président de la république, qui ne rend pas ainsi service à son successeur, nomme du simple agent communal aux plus hautes fonctions civiles et militaires et pose son arbitrage sur de toutes les questions de la vie politique sociale et économique sans contre pouvoir aucun à l’exception de 4 ou 5 titres de la presse indépendante derniers bastions de la verticalité.

Nous l’avons déjà vécu avec la tragédie de Bab el oued , la sanglante et impunie répression du mouvement citoyen en Kabylie , le tremblement de terre de Boumerdès , les plus gros scandales financiers de l’histoire de l ‘Algérie ( groupe Khalifa ,fonds national de développement agricole , banque BCIA et BNA , Brown Roots and Condor BRC… ) , la loi antinationale sur les Hydrocarbures . Dans tous ces cas comme dans d’autres l’Assemblée Populaire Nationale n’a pas exercé son pouvoir de contrôle populaire ni proposé des commissions d’enquête qui précèdent et assistent la procédure d’ouverture de l’information judicaire d’ailleurs toute aussi soumise à l’instrumentalisation politique .

Les députés partagent avec le chef de l’Etat la responsabilité sur le manque à gagner considérable estimé à presque 3 milliards de dollars entre le vote de la loi sur les hydrocarbures en mars 2005 et son retrait en juillet 2006 , des engagements contractuels de plus de 5 milliards de dollars et un préjudice inestimable sur la crédibilité de la signature de l’Algérie . Tout ce scénario avait dissimulé un seul objectif, celui de plaire aux compagnies pétrolières et gazières occidentales et recevoir le soutien de leurs gouvernements pour un deuxième mandat qui aura couté au Trésor public de quoi payer à l’Algérie plusieurs Barak Obama.

Alors le Président augmente substantiellement leur pouvoir d’achat et baisse dans la même proportion leur pouvoir parlementaire. Si les députés ne réclament pas une session unique de 9 mois comme partout ailleurs dans le monde et s’accommodent du statut de saisonnier parlementaire pourquoi élargir les prérogatives du chef de l’Etat dès lors qu’il a gouverné pendant 10 ans sans contre pouvoirs institutionnels et pas même le souci de sauver les formes pour préserver l’esprit de la constitution. Difficile de distinguer entre l’hypertrophie de l’égo dans la jouissance du pouvoir et un caprice de chef d’Etat du tiers monde. Pour rappel , le conseil national de transition (CNT ) pourtant non élu et désigné dans une conjoncture marquée par la violence terroriste et la législature de 1997 , la plus représentative du pluralisme politique , ont exercé un pouvoir de contrôle de l’action de l’ exécutif d’une manière responsable sans complaisance ni concessions . Doit-on croire alors à la malédiction des anciens que notre pays n’avance que dans la douleur.

Il sera difficile dans l’avenir de remobiliser les algériens dans la proportion des années 90 parce que notre opinion publique est devenue flottante , observe les contradictions de ses dirigeants , se débrouille comme elle peut et se moque de tout zaim qui croit à la chimère d’un lien sacré entre lui et le peuple . L’inscription du projet politique du Président en exercice dans la constitution participe justement de cette pulsion irresponsable car l’ introduction de données conjoncturelles et partisanes la ravalent au rang de loi organique alors qu’elle est par nature un acte consensuel .C’est pourquoi le statut actuel du Président a la forme d’un ‘’sultanisme ‘’ populaire archaïque et débridé et ne correspond pas au tempérament des algériens ni à leur sociologie. L’histoire du monde enseigne que le peuple doit plutôt être initié à l’exaltation de la nation et à l’amour de la Patrie, éléments essentiels de la grandeur nationale.

Conclusion

A force de jouer la religion contre la démocratie et vice versa – comme si elles étaient antinomiques – notre système a produit aujourd’hui quelque chose d’hybride à la croisée de toutes les expérimentations. Si nous conjuguons cela avec la fermeture depuis 10 ans des champs politique culturel et médiatique dans le but de contourner le débat contradictoire nous déterminerons les responsabilités politiques graves de ceux qui ont laissé le soin à l’extérieur de pourvoir aux demandes de notre peuple formaté en conséquence. Les algériens ne sont pas dupes, ils savent qu’il y a autre chose que le projet proposé sous l’emballage d’une honteuse vente concomitante symboles de la Révolution et présidence à vie et ils l’expriment à leur façon en zappant et en ne votant plus.

Il restera toujours une opposition informelle pour servir d’alibi démocratique et faire accroire que la tolérance c’est le pluralisme. On lui interdit de se réunir en invoquant l’état d’urgence pour lui reprocher ensuite de ne pas être proche du peuple. Ou mieux encore on lui suggère de se préserver et d’attendre les échos du silence, une vertu politique majeure en Algérie après que le commandement de l’armée eut choisi en 1998 Bouteflika justement pour s’être tu pendant 20 ans dont dix de crise grave. Il est vrai que cette posture lui donnait le privilège d’être coopté par toutes les parties à cette crise mais cette fois ci il est seul comptable de sa gestion parce que devenu primo protagoniste d’une nouvelle crise et peut à ce titre être appelé son tour à servir de lièvre par procuration.

A.R.

58 commentaires

  1. Les Algériens savent aussi que l’on s’achemine vers une honteuse vente concommitante Révolution, Religion et Pouvoir de l’Argent dont l’Armée se chargera d’enteriner et de concrétiser le jour du vote. Mr Ouyahia, dans son nouvel harnais de serviteur volontaire, est sommé de mettre en place tous les mécanismes necessaires pour créer la synergie dont vous parlez et faire triompher une troisième fois le système Bouteflika qui ne lésine sur aucun moyen pour éliminer les obstacles éventuels qui pourraient se présenter sur sa feuille de route .Mais Les Algériens ne sont pas dupes, ils ne vont pas continuer indéfiniment à assumer le rôle des Dindons de la grosse farce qui se joue devant leurs yeux .

  2. l’algerie est le seule pay au ùonde qui revise sa constition chaque decennie en moyenne apreès son independance, la question qui se pose bouteklifa est il apte à aller au bout de son prochain mandat, moi je dirais non, notre president à accepter de reviser la constition, pas pour lui mais pour le prochain president, notre president est gravement malade mais il veux partir tete haute (d’avoir trahi le peuple algerien )

  3. Krahna menkoum M. Rahabi! Tu sais tout ca et tu n’a pas demissionné quand il le fallait, dommage!
    Alors, les lecons, on s’en tamponne…

    Omar Gatlatou Matué

  4. J’aimerais bien connaitre les limites de cette dictature quand la patience de ce peuple algérien arrive à son terme, parce que une fois qu’il aura comprit que la soumission à ce nain de dictateur et les despotes qu’ils l’ont placé là et qui se cachent derrière lui, est contraire à sa dignité de peuple libre, aucune tyrannie ne peut l’asservir.
    La dictature en Algérie n’est pas entre les mains de ce nain et l’armée, nous le savons bien, qu’il n’est qu’une marionnette, son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables, ils sont chefs de parti, ils sont maires, ministre, juge, journaliste aussi etc… Ils t exercent leur dictature dans les tout les postes qu’ils occupent, au service de sa majesté le plus médiocre des dictateurs que je connais sur cette terre le roi ’’Boutesrika’’.
    Aujourd’hui il est important que ce peuple algérien sache qu’il nous lui reste qu’une liberté si il veut la saisir ; la liberté de se battre pour conquérir sa liberté.

    S’il fallait choisir, je détesterais moins la tyrannie d’un seul que celle de plusieurs. Un despote a toujours quelques bons moments ; une assemblée de despotes n’en a jamais.
    [Voltaire]

    Tanmirt à vous

  5. Je pense qu’hélas le peuple algérien est un peuple mineur c’est pour ça qu’on est la aujourd’hui. Qu’il regarde autour de lui. La junte chilienne connue comme la plus violente des dictatures a fini de succomber. ça c’est un peuple. Quand le vent de liberté a soufflé sur le monde durant la fin des années 1980 et début des années 1990, le algériens ont décidé d’offrir leur pays à l’Iran et à l’Arabie Séoudite et vous me dites que le peuple algérien est révolutionnaire.

    Il faut arrêter Mr RAHABI.

  6. L’ARMEE QUI INCARNAIT LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DIRIGEE PAR LE GENERAL DE CORPS D’ARMEE LAMARI, LE GENERAL MAJOR FODIL CHERIF (QUE DIEU AIT SON AME)N’EST QU’UN SOUVENIR LOINTAIN.BOUTEF A RAMENE QUE DES TOUTOUS QUI ONT PEUR DE PERDRE LEURS PRIVILEGES.IL NE FAUT PAS TROP Y COMPTER SUR DES GENERAUX QUI SE BALADENT DANS LES COULOIRS EN CLAQUETTES POUR FAIRE LEURS ABLUTIONS SUR LES LIEUX D’OU SE PLANIFIENT (S’IL Y A GUERRE)LES PLANS DE COMBAT.

  7. la réconciliation nationale ne réussira que le jour ou la vérité sera connue.
    la sauvegarde de l’algerie repose sur la vérité, le jour ou on saura tout, nous commencerons a travailler sérieusement pas avant.
    nous ne pouvons pas effacé 50 ans de notre histoire afin que la reconciliation de bouteflika réussisse.

  8. L’armée est gardienne de la souveraineté et de l’intégrité nationale. Comme vous l’avancez si bien, elle serait la magicienne du pouvoir en Algerie. Ou qu’elle n’a pas confiance en les politiques jugés antinationaux, antipatriotiques ou elle présente des tetes présentables selon les circonstances, les contingences surtout internationales. Exemple: Le fuite de Zeroual, élu démocratiquement pour un Général, a plongé l’Algerie dans le kituki et les procès des officines étrangères. La difference entre les deux hommes d’un meme système est que l’un était ex MAE, l’autre ex-Général. Boutef a refusé la présidence en 1994, Zeroual s’est empressé. Zeroual a pris la fuite en 1998, Boutef a exigé un score honorable. La soumission de leurs commanditaires vient de les conduire aux pires reniements que des hommes puissent connaitre: l’indignité, le déshonneur, la forfaiture, le viol de la constitution et de la souveraineté nationale. Ils viennent de pousser l’Algerie dans l’abime d’une dictature absolue en l’absence d’un sursaut patriotique. Le régime en place vient de remettre en cause la révolution algerienne en s’inclinant devant le dictat d’un homme finissant. Les hommes du régimes = Moussa EL Hadj, El Hadji MoussaIl ne reste de solution qu’un rassemblement des forces démocratiques pour balayer tout le régime sénile et prédateur en place depuis 1’assassinat de Abane Ramdane. Vive l’Algerie démocratique et sociale.

  9. "La constitution proposée tardivement par Boumediene en 1976 avait été marquée par un large débat de clarification idéologique"… suivi des tracasseries contre Ferhat Abbas et Ben Khedda par ce qu’ils avaient donné leur avis…
    Ne travestissez pas l’Histoire SVP.

  10. À défaut du chemin des urnes pour consacrer la vraie démocratie populaire il nous reste le chemin des maquis pour déloger les imposteurs et de ses relais aux pouvoir. On dit chez nous en Kabyle, a’âazag ifgued d’ildejneth. Sinon on bave pour rien. En attendant, eux, s’enrichissent avec notre argent.

  11. Bravo Mr Rahabi, Très bonne analyse de la situation politico-économique du pays, c’est malheureux de le dire ce qu’il attend les générations actuels et futur le chemin reste long, escarpé, douloureux pleins d’embûche et d’amertume. Il demande du courage et un sens du sacrifice à toute épreuve. Suite à cette analyse très claire et succincte qui reflète hélas la pure vérité de notre situation reflétant l’hibernation du peuple et de sa torpeur par manque HELAS de (LEADER SHIP POLITIQUE HONNETE POUR CREER UNE VERITABLE OPPOSITION) contre ce système véreux. Nous ne construirons jamais un pays VIABLE dans les 5 ans ou même dans 10 ans du futur règne de ce dictateur tant les dégâts seront énormes et graves. (Le moins mauvais, selon l’avis des décideurs de l’armée et de la DRS!!!) Quel gâchis….. Et perte de temps pour notre beau pays et son peuple….

  12. En résumé nous avons une dictature ( il faut appeler un chat un chat) que vous intellectuels progressistes ont soutenu depuis 1990 ( les faits rien que les faits) et on s’étonne maintenant des résultats …

  13. Bouteflika Président des Algeriens et des Algeriennes ….Mais a tous ceux qui ont réver et qui sont morts pour l’ALGERIE LIBRE ET INDEPENDANTE leurs retours sur cette terre les ferais retourner en terre en PLEURANT A vous les Anciens combattants POURQUOI CETTE SITUATION avez vous OUBLIER LE SERMENT QUE VOUS AVEZ PROCLAMER LA LIBERTEE OU LA MORT ….Les enfants d’ALGERIE ont Préférez l’EXIL et la Mort ……Monsieur BOUTEFLIKA DONNER NOUS LA LIBERTEE……Ou PARTEZ EN ARABIE SEOUDITE……..

  14. si monsieur, ou madame, Ghanima, ça continuera comme avant, juste comme avant. Un veritable destin!
    Vous imaginez mal ce qu’est un dawi elhoukouk (ayant droit)en DZ, et ils sont si nombreux les dawi elhoukouk en Algerie, et les dividendes que cela génère:Grosses pensions, licences d’exploitations par ci par là, pensions de faux ancien moudjahid, lots de terrains, ça fait bien des dindons! Croyez -moi, et ils sauront trouver les bureaux de votes meme s’il n’y aura pas de fleches de direction pour les diriger là bas!
    Merci.

  15. a force de taquiner et agacer un chat il devient tigre feroce et tres cruel attention a la grande violence .

  16. Bravo Mr Abdelaziz Rahabi pour cette analyse et de cet engagement, vous faites honneur a l’Algerie Resistante a cette dictature qui veut s’eterniser.
    Dr Abdelkader Saadallah 20/11/08

  17. En plus de ce que vient de nous rappeler Monsieur Abdelaziz Rahabi, j’ai envie d’inviter les lecteurs et tous les Algériens sans exception à arrêter leur fuite en avant concernant un problème grave crée par le pouvoir depuis notre indépendance confisquée! Il s’agit du problème de l’identité nationale algérienne. Tant que ce problème reste non réglé, notre pays ne connaitra ni paix, ni développement, ni liberté, ni démocratie, ni justice et ni aucun avenir meilleur! Tout notre respect doit en premier lieu être accordé à l’Homme (le citoyen algérien) avant de songer au respect des autres choses humaines qui ne devraient servir qu’à combler les besoins spirituels, moraux, et materiels de l’Algérien. En aucun cas nous devons permettre à une "invention humaine" de primer sur les droits humain des citoyens! Sinon, nous aurons commis un crime contre l’humanité! Le pouvoir algérien doit se rendre compte qu’il n’a pas le monopole sur la question culturelle et cultuelle des citoyens qui sont des droits élémentaires humains avant d’être divins. Ce pays, dit démocratique, est doté d’une constitution et de conventions internationales des droits de l’homme, dont il est signataire, auxquels il doit rendre des comptes. "Les Berbères à la conquête de leur histoire:

    Savamment brandi par les autorités maghrébines, le « péril islamiste » a éclipsé toutes les autres dynamiques de recomposition sociologique et politique, pourtant réelles, qui travaillent en profondeur l’Afrique du Nord. L’Algérie et le Maroc sont ainsi en butte à une puissante contestation des populations berbères, qui demandent la reconnaissance officielle de leur langue : le tamazight. Le soulèvement d’avril-mai 2001 en Kabylie, une région à la pointe de ce combat, n’est qu’un des multiples aspects d’un phénomène souvent minimisé à tort par les analystes, sous prétexte qu’il plongerait ses racines dans une crise sociale. Or, si le terreau du nationalisme a toujours été le marasme économique, le refus des revendications berbéristes favorise la mutation de l’ethno-linguisme berbère en un nationalisme qui « inclut la possibilité d’une rupture de l’idée nationale » [1].

    Depuis le « printemps berbère » d’avril 1980, qui a vu les Kabyles se mobiliser autour des mots d’ordre : « Nous sommes des Berbères, pas des Arabes », « le tamazight à l’école », la fièvre s’est étendue du Maroc jusqu’aux îles Canaries. En 1995, un Congrès mondial amazigh (CMA) est fondé à Saint-Rome de Dolan (France). Cette ONG berbère, première du genre, se donne pour but « la défense et la promotion de l’identité culturelle de la nation amazigh », une notion qui déborde désormais le cadre national pour revêtir un caractère de plus en plus transnational, voire international. Elle est porteuse d’un risque de déflagration généralisée à plus ou moins long terme.

    Si les États maghrébins ont pris la mesure de la menace en reconnaissant, à partir de 1994, « le caractère berbère de la société » [2] et en préconisant l’enseignement du tamazight « au moins au niveau du primaire » [3], ces concessions n’ont toujours pas trouvé de traduction constitutionnelle. Pour les autorités, la « carte berbériste » est souvent utilisée comme un moyen tactique, en contre-poids à l’islamisme. À l’intérieur, le laïcisme du discours berbériste permet d’attirer les sympathies des courants « éradicateurs » de tous bords ; à l’extérieur, il lui confère un visage démocratique auprès de l’opinion internationale. Si le nationalisme d’État maghrébin a su, hier, faire siens le socialisme, l’arabisme et l’islamisme, pourquoi n’en ferait-il pas autant aujourd’hui avec le berbérisme ? Nul doute qu’une accentuation de la pression berbériste sur les fronts trans- et internationaux ne fera que renforcer la logique contraire de « nationalisation » du berbérisme.

    La notion de « Berbères » est polysémique. S’agit-il d’un groupe ethnique uni par une histoire et des ancêtres communs ? D’un espace culturel transnational aux traits identitaires similaires : langue, coutumes, religion… ? D’un ensemble de « minorités » dissociées au sein d’un même groupe ethno-culturel, aptes à prétendre à une vie commune nationale ?

    Les historiens, de Salluste à Charles-Robert Ageron en passant par Ibn Khaldoun, s’accordent à définir les Berbères comme les populations originelles d’Afrique du Nord. S’ils ont pu s’insérer un temps dans le « concert des nations », s’ils ont fourni des légions de vaillants soldats, produire des penseurs de renom tels que Saint-Augustin, Appulé, etc., ils ne l’ont fait qu’en tant qu’éléments romains ou romanisés, byzantins, andalous, arabo-musulmans, et enfin maghrébins. En dehors de ces diverses allégeances, toutes aussi « extérieures » les unes que les autres, ils n’ont jamais eu véritablement d’existence propre, ni revendiqué de souveraineté ; ou alors ce fut au nom d’autres nations ou civilisations. Il en va ainsi des royaumes numides, almoravides et almohades, ou de l’éphémère « république du Rif » d’Abdelkrim, en 1926 au Maroc. Cette absence de structuration politique authentiquement berbère a facilité la succession des plus grands empires : phénicien, romain, byzantin, arabe, espagnol, ce qui a fait de la matrice identitaire berbère une peau de chagrin. Didier Nébot déplore la disparition du « judaïsme berbère, [culte qui] a commencé son existence avec les Phéniciens » [4] pour atteindre son apogée au VIIe siècle avec la Kahéna, reine juive-berbère des Aurès. Le seul vestige de cette longue histoire est la langue, qui reste a priori le fondement même de la berbérité. Mais celle-ci, du fait du morcellement géographique, est fragmentée en une kyrielle de nationalités.

    La berbérophonie représente environ 18 millions d’individus, concentrés dans deux foyers. On compte dix millions de locuteurs au Maroc (35% à 45% de la population totale), répartis dans les zones montagneuses du Rif (nord), du Moyen et Haut-Atlas (centre), de l’Anti-Atlas et du Sous (sud). Ils sont six à sept millions en Algérie, principalement en Kabylie (6 millions) et en pays chaoui dans les Aurès (moins d’un million de personnes), avec quelques poches dans le sud, notamment dans le Mzab avec la communauté musulmane d’obédience kharidjite (100 000 personnes).

    Construction nationale et stigmatisation minoritaire :

    Jusqu’au premier tiers du XXe siècle, la notion de « berbère » relève exclusivement du regard colonial. Ce n’est qu’ensuite que les discours indigènes commencent à en faire mention. L’élément détonateur est certainement le « dahir berbère » [5]. Cette ordonnance du 16 mai 1930, préparée à l’initiative du Résident général du protectorat du Maroc et signée par le sultan Mohamed Ben Youssef, prévoit de soumettre les populations du Haut-Atlas aux juridictions berbères, au détriment de la loi coranique. Perçu comme une imposture fomentée par une puissance coloniale « impie » en terre d’islam, le dahir déclenche une fronde anti-berbère et une vaste mobilisation au nom de l’islamité et de l’arabité du Royaume. Il s’en suit la création d’un Comité d’action marocain (CAM), embryon du nationalisme marocain, qui trouvera dans la tradition scripturale islamique la substance de son idéologie. Puisque l’arabe est la langue de la révélation, puisque le Maghreb est par définition musulman, toute autre conception de la nation est une hérésie. Héritage négatif du mouvement national marocain, le dahir berbère explique pour partie le « retard » de l’émergence d’une conscience identitaire berbère au Maroc.

    Du côté algérien, le clivage arabe-berbère refait surface en 1949. Pour contrecarrer les positions arabistes de leur leader Messali Hadj (originaire de Tlemcen), un groupe de militants kabyles de la Fédération de France du PPA-MTLD [6] fait adopter une motion défendant « l’algérianité de l’Algérie ». La réaction est sans appel. Les Kabyles sont systématiquement évincés des instances nationalistes algériennes. Hocine Aït Ahmed est remplacé par Ahmed Ben Bella à la tête de l’Organisation spéciale (OS). Des dizaines de militants sont exécutés sommairement (Amar Ould Hamouda, Ouali Bennaï…), accusés d’être des « berbéristes enfants des Pères Blancs ». Les purges anti-Kabyles atteignent leur sommet en 1956 avec l’assassinat de Ramdane Abbane, l’idéologue de la « révolution algérienne ». Homme à poigne, laïc, Abbane est l’inspirateur de la plate-forme de la Soummam, le document fondateur du nationalisme algérien moderne, qui affirme : « La Révolution algérienne n’a pas pour but de jeter à la mer les Algériens d’origine européenne, mais de détruire le joug colonial inhumain. Elle n’est pas une guerre civile ni une guerre de religion. Elle veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique sans discrimination ».

    La persécution est aussi géographique. Craignant une prééminence, voire une trop grande autonomie de la Kabylie, région dont le dispositif militaire contre la France était probablement le mieux structuré, Mohammed Boudiaf – fondateur du Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA) – tente en 1954 de fusionner la Kabylie et l’Algérois. Il n’y parvient pas (l’organigramme de l’OS fait de la Kabylie une des cinq grandes zones militaires ou mintaqat, aux côtés de l’Algérois, de l’Oranie, du Nord-constantinois et des Aurès), mais son dessein sera réalisé au surlendemain de l’indépendance algérienne. Lorsqu’en 1963, le FFS d’Aït Ahmed prend le maquis en Kabylie pour dénoncer le projet constitutionnel élaboré au pas de charge par Ahmed Ben Bella (il proclame l’arabité de l’Algérie et confère au FLN la primauté du pouvoir), l’armée est envoyée sur place. Des centaines de Kabyles sont tués et blessés. Les têtes du FSS sont arrêtées et jetées en prison.

    La résurgence du fait identitaire berbère dans les années 1960 est le fait d’une poignée d’intellectuels kabyles francophones qui ne trouvent pas leur place dans une société algérienne en proie à une arabisation forcée. Censurés, pourchassés, ils ont choisi la clandestinité ou pris le chemin de l’exil. Parmi eux : Mouloud Mammeri. Ce professeur de berbère à l’université d’Alger – où son cours est provisoirement toléré par le régime du président Haouari Boumédiène, avant son interdiction définitive en 1973 –, était un véritable pôle d’agrégation du berbérisme, attirant toute une génération d’étudiants venus de l’Algérois et de Kabylie pour découvrir les vertus scripturales d’une langue berbère « savante » dont ils ignoraient tout ou presque. Le passage du berbère à l’écrit est indissociable des contributions de ce chercheur. Mammeri a notamment traduit les Isefra, oeuvre magistrale du poète populaire kabyle Mohand U Mhand, dont il a tiré une étude de Grammaire berbère, éditée en kabyle et en français.

    Dans un autre registre, Taos Amrouche joue un rôle de premier plan. Chrétienne, kabyle francophone, née à Tunis en 1913, celle que l’on surnomme le « merle blanc de Kabylie » libère irréversiblement de leur carcan villageois le chant et la poésie kabyles, auxquels elle donne une stature universelle. Installée à Paris avec ses parents et son frère Jean dès le lendemain de la deuxième Guerre mondiale, la diva se fait très vite remarquer en animant l’un des principaux programmes kabyles de la Radiodiffusion française, intitulé « l’Étoile de chances ».

    En 1967, un groupe de Kabyles, dont Taos Amrouche et Mouloud Mammeri lancent, à Paris l’Académie berbère d’échanges et de recherches culturels (ABERC). L’association se réclame de principes « universels » et se donne pour but la promotion des cultures minoritaires. Mais, trop élitiste, elle n’a pas d’impact sur les Kabyles. Il en ira autrement de l’Académie berbère (AB), qui prend le relais deux années plus tard. Fondée par des militants kabyles décidés, en rupture totale avec le modèle idéologique algérien, l’AB est intimement liée à la trajectoire de Mohand-Aarav Bessaoud, l’un de ses principaux initiateurs. Officier de l’Armée de libération nationale (ALN) durant la guerre d’Algérie, il s’oppose au régime de Ben Bella en prenant une part très active à l’insurrection kabyle du FFS de 1963-1965. Jusqu’au-boutiste, il est l’un de ceux qui dénonceront le plus fermement les accords de cessez-le-feu conclus le 16 juin 1965 par Aït Ahmed avec les autorités algériennes. Ratissant dans les milieux populaires de l’immigration kabyle parisienne (usines, cafés…), l’AB a une vocation avant tout idéologique. Au-delà du travail de codification linguistique, elle s’investit dans une vaste entreprise de propagande : réhabilitation de la graphie tifinagh (ensemble d’alphabets consonantiques utilisés par les Touaregs), lancement du drapeau tricolore (bleu, vert et jaune) et de toute une iconographique berbère (double trident devenu depuis le symbole de la berbérité), etc.

    Le mouvement trouve une audience en Libye, au Maroc, en pays touareg (Niger, Mali). Sa publication mensuelle Imazighen (Berbères) connaît un franc succès. Mais son discours, empreint du Dogme de l’Immaculée Conception, l’entraîne parfois dans des dérives racistes outrageantes, comme lorsqu’il demande : « Devrions-nous accepter que notre pays soit arabe, avec tous les inconvénients et toutes les tares que cela entraîne ? » [7]. En dépit de ses excès qui en ont fait, aux yeux de certains, une organisation « d’extrême droite », l’AB a joué un rôle déterminant dans la problématisation de la question berbère contemporaine. Qu’il s’agisse de l’outillage symbolique (emblèmes, signes, alphabets tifinagh), du cadre idéologique (primat de la langue et de la culture), l’association a indubitablement préparé le terreau du « printemps berbère » de 1980. Elle a réussi a imposer l’idée que les Berbères, habitants « authentiques » d’Afrique du Nord, formaient un peuple à part entière, fondamentalement distinct des « colonisateurs » arabes, et voué tôt ou tard à recouvrer sa souveraineté.

    Du « printemps kabyle » au « printemps berbère »

    Jusqu’en 1980 cependant, la revendication berbériste en Afrique du Nord reste souterraine, groupusculaire et épisodique. Ses rares lieux d’expression sont les enceintes sportives : ainsi, en juin 1977, lors de la finale de la coupe d’Algérie de football, remportée par le club de la Jeunesse sportive kabyle à Alger, les supporters kabyles, bardés d’emblèmes berbères, conspuent le président Haouari Boumédiène en doublant l’hymne national algérien de chants patriotiques kabyles.

    Le soulèvement d’avril 1980 est dit « berbère », mais il est sociologiquement « kabyle ». Il s’est déroulé exclusivement en territoire kabyle, sans faire tâche d’huile, à aucun moment, sur les autres régions berbérophones d’Algérie. En même temps, il n’a épargné aucune frange de la société kabyle. Commencé sur une base principalement estudiantine – c’est l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri à la faculté de Tizi-Ouzou sur la « poésie kabyle ancienne » qui met le feu aux poudres –, le mouvement s’étend vite à l’ensemble de la population. Le 16 avril, Tizi-Ouzou, capitale de la Kabylie, est décrétée ville morte. Les usines, commerces, bureaux, écoles sont fermés. Un « comité populaire de coordination » est créé, regroupant les délégués des établissements en grève : facultés, lycées, hôpitaux, y compris des entreprises nationales telles que Sonelec, Sonitex, SNLB ou Onalait.

    Sévèrement réprimés après plus d’un mois de lutte ouverte avec le pouvoir central, les Kabyles n’ont pas obtenu gain de cause. Les promesses, annoncées le 19 septembre 1981 par le ministre de l’enseignement supérieur, Abdelhak Bererhi, concernant la création, à compter de février 1982, de départements de « culture et dialecte populaire » au sein des universités d’Alger, Oran, Constantine et Annaba – on notera que la ville de Tizi-Ouzou est exclue –, sont restées lettre morte, mais un résultat peut être considéré comme acquis : toute une génération de jeunes militants va s’engager spontanément dans la revendication berbériste. Originaires de Kabylie, universitaires pour la plupart et officiellement « apolitiques », ils forment un véritable courant de pensée qui trouvera pour premier terrain d’expression la revue berbérisante Tafsut (le printemps). Cette publication mensuelle, lancée à Tizi-Ouzou en décembre 1983, se veut une tribune de réflexion sur la dynamique d’avril 1980, ouverte à tous les « intellectuels et universitaires berbérophones de l’aire berbère ». Et le nouveau combat politique annoncé par Tafsut va vite s’incarner dans le « Mouvement culturel berbère » (futur MCB), structure informelle « d’Algériens qui ne se reconnaissent pas dans la définition officielle de l’identité nationale et dans le modèle de société autoritaire et centralisé » [8] Toutefois la teneur identitariste initiale du discours MCB va se délayer, au fur et à mesure de son institutionnalisation, dans la langue de bois « néo-libérale » de l’après-guerre froide : démocratie, droits de l’homme… Les premières assises du MCB, qui se tiennent à Tizi-Ouzou en juillet 1989, illustrent ce glissement : « Le MCB a contribué au développement du processus démocratique, (…) il est partisan de l’ouverture sur les autres dimensions de la culture nationale et de l’universalité » [9].

    À la faveur des bouleversements internationaux de 1989-1990, le champ politique maghrébin s’est ouvert. Multipartisme, liberté d’association, libéralisation de la presse sont autant de nouveaux paramètres qui permettent de mieux structurer la question berbère dans l’espace social et politique.

    En Algérie, parallèlement aux centaines d’associations berbéristes – principalement kabyles puis chaouies – qui assument cette revendication, deux partis ont inscrit dans leurs chartes respectives la reconnaissance du tamazight comme « langue nationale et officielle » : le FFS de Hocine Aït Ahmed, réhabilité en 1989 après vingt cinq ans d’exil, et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Saadi, issu du MCB. Sociologiquement « kabyles », le FFS et le RCD sont les avocats les plus « légitimes » du berbérisme, mais ils n’en ont pas l’exclusivité. Le Front islamique du salut (FIS) a eu un temps recours aux inscriptions tifinagh pour sa communication. En campagne pour l’élection présidentielle d’avril 1999, Ahmed Taleb-Ibrahimi (un cacique du FLN sympathisant du FIS) soutient que l’Algérie s’est constituée « à partir de sa civilisation musulmane, son authenticité arabe et son patrimoine amazigh ». Cette tentative de détournement de l’offre berbère par des partis « non-Berbères » participe de la même logique de dépossession de l’« amazighité », menée par l’État.

    Dans un discours prononcé le 19 novembre 1994, le chef du gouvernement algérien Mokdad Sifi affirme que « l’Algérie ne peut nier l’existence millénaire de l’identité amazigh ». Le 28 mai 1995, la présidence de la République crée un Haut commissariat à l’Amazighité (HCA), supposé étudier les modalités d’introduction du tamazight dans l’enseignement et la communication. La constitution algérienne adoptée par référendum en 1996 affirme dans son préambule que « les valeurs et les composantes de l’identité algérienne sont l’islam, l’arabité et l’amazighité », mais ne contient aucune autre disposition sur le sujet.

    Retombées au Maroc

    Si le « printemps kabyle » de 1980 n’a pas véritablement fait tache d’huile sur les régions berbérophones d’Algérie, il a eu des répercussions au dehors, notamment au Maroc. Jusqu’en 1980, le militantisme berbère était marginal dans ce pays. Sa seule véritable structure était l’AMREC, une Association de recherche et d’échanges culturels créée dans le but de promouvoir la « culture populaire » et qui a en effet encouragé la production d’une littérature berbère. Un tournant se produit le 5 août 1991, lorsque six associations signent, à Agadir, une « charte » demandant « la stipulation dans la Constitution du caractère national de la langue tamazight à côté de la langue arabe ». La pression s’accentue avec le défilé du 1er mai 1992 dans la ville d’Errachidia, où des militants d’une association berbériste, Tilleli, scandent : « Tamazight à l’école, tamazight langue officielle ». Sept membres sont interpellés pour « profération de slogans en contradiction avec la constitution » et « incitation à commettre des actes portant atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».

    Cela dit au Maroc, où un Conseil national de coordination (CNC) regroupant une trentaine d’associations berbéristes a vu le jour en 1994, la mouvance berbériste est très inféodée au makhzen [10], au point de se confondre avec lui. C’est le sens du « Manifeste berbère » publié en mars 2000. Ce document d’une vingtaine de pages, signé par deux-cent-trente-neuf personnalités (universitaires, écrivains, artistes, industriels, cadres…), a été élaboré par Mohamed Chafik, ex-directeur du Collège royal et connu pour ses liens étroits avec le Palais. Il collabore aussi avec la revue berbérisante Tifinagh, dirigée par Ouzzin Aherdan, le fils de Mahjoubi Aherdan (le leader du Mouvement populaire), un proche du Roi. La véhémence du ton du manifeste n’en est que plus frappante : « Les Berbères ne renonceront pas à leur berbérité, et n’auront de cesse de revendiquer que l’amazighité du Maroc soit officiellement reconnue. Au cas où les panarabistes s’obstineraient à la renier, les Imazighens se trouveraient en droit de dénier à leur pays toute prétention à se vouloir arabe. » Récemment encore, lors de la « révolte kabyle » d’avril-mai 2001, des milliers de Berbères du Maroc sont sortis manifester leur soutien au « peuple frère », avec pour slogan : « Il faut corriger l’histoire, nous ne sommes pas arabes ».

    Aux Canaries, le Congrès national canarien (CNC) de l’avocat Antonio Cubillo et le Front populaire pour l’indépendance des Canaries (Frepic-Awañac) de Francisco Javier Gonzáles, s’affirment comme des partis berbères guanches, comme en témoignent leurs sigles et symboles. Tout en revendiquant la souveraineté de l’archipel, le Frepik défend « l’intégration des Canaries au continent africain comme un pari cohérent et indispensable » [11]. C’est d’ailleurs à Tafira (Canaries) que se tiennent, du 27 au 30 août 1997, les premières assises générales du Congrès mondial amazigh (CMA), créé deux ans plus tôt à Saint-Rome de Dolan). Cette ONG, qui revendique « la défense et la promotion de l’identité culturelle de la nation amazigh », porte à sa tête l’écrivain canarien Antonio Félix Martin Hormiga (il succède au président-fondateur Mabrouk Ferkal) et adopte une résolution sur l’autodétermination du peuple canarien, ce qui soulève une levée de boucliers des partis gouvernementaux espagnols. Le Parti populaire (PP) accuse le gouvernement des Canaries d’avoir « subventionné la réunion d’une organisation qui veut semer la confusion autour de l’identité canarienne et (…) réinventer l’identité berbère » [12].

    Gênant pour les États, le CMA est en proie à des « infiltrations » diverses. Depuis le 26 juin 1999, les deux principales instances de l’organisation, le Conseil fédéral (CF) et le Bureau mondial (BM), sont en guerre… de légitimité. À l’insu du CF, qui est censé, conformément à l’article 8-alinéa 3 des statuts, « arrêter la politique générale du CMA selon les directives de l’Assemblée générale », le BM convoqua, en août 1999, une « AG du CMA à Lyon » qui vit l’élection d’un « président ». Ce coup de force du BM consacre un dédoublement de fait du CMA. La justice française fut saisie, en janvier 2000, d’une plainte visant à rétablir l’unicité de l’organisation.

    Le bilan du printemps 2001

    Plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés : le bilan du soulèvement de la Kabylie au printemps 2001 est lourd. Le camouflet est sévère pour un pouvoir algérien en mal de reconnaissance internationale, d’autant que les explications du ministre algérien de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, sont pathétiques : « Les brigades anti-émeutes ont tiré à balles réelles faute de balles en caoutchouc ». Cet acte s’inscrit dans la continuité de l’assassinat mystérieux du chanteur kabyle engagé, Matoub Lounès, en juin 1998, alors que l’on amnistie des terroristes islamistes par milliers.

    Certes, la stigmatisation de la Kabylie est une réflexe courant des régimes algériens successifs. Mais le phénomène s’est aggravé depuis le début de la guerre civile. Le spectre islamiste permet à certains cercles du pouvoir de précipiter la région dans un conflit meurtrier. La transplantation de maquis « islamistes » dans les massifs kabyles, la mise sur pied de Groupes de légitimes défense (GLD) locaux à la solde de l’armée plaident en ce sens. Porteuse d’une revendication identitaire spécifique, la Kabylie est devenue la « bête noire » d’un État algérien centralisateur qui refuse de renoncer à ses sacro-saintes valeurs d’arabité et d’islamité. Or, depuis la « crise berbériste » de 1949 jusqu’à la « grève du cartable » de l’année scolaire 1994-1995, en passant par le soulèvement du FFS en 1963 et le « printemps berbère » d’avril 1980, le particularisme kabyle ne fait que s’exacerber. On s’aperçoit que la Kabylie, sociologiquement parlant, « prend ses distances » avec le reste du pays. Certains indices, comme la multiplication des commémorations kabyles, la banalisation des emblèmes (drapeaux tricolores, autres signes distinctifs) et hymnes patriotiques, sont assez révélateurs, mais le comportement électoral de la région est encore plus édifiant. Lors de la consultation du 15 avril 1999, qui a vu l’élection de Bouteflika avec 74% des suffrages, le taux d’abstention en Kabylie a dépassé les 90 %. Il a été de l’ordre de 60 % lors du référendum sur la « concorde civile » organisé six mois plus tard. En fait, les Kabyles ont suivi jusque-là à la lettre les consignes de leurs partis (le FFS de Hocine Aït Ahmed et le RCD de Saïd Saadi) : ils votaient massivement pour eux et s’abstenaient automatiquement en leur absence.

    Le pacte entre les Kabyles et « leurs » partis est-il dorénavant rompu ? Lors de la « révolution » d’avril-mai, et de la même manière qu’ils s’en prenaient aux symboles de l’État algérien (gendarmeries, mairies, tribunaux, enseignes en arabe…), les insurgés ont mis à sac des bureaux du FFS et du RCD. La démagogie arabiste du FFS, qui l’a conduit à faire jouer la fibre musulmane – notamment en prenant part à la plate-forme de Sant’Egidio [13], à laquelle le FIS était présent – et à s’armer de tout un lexique de slogans arabes (tels que la hogra ou « mépris »), tout comme la participation du RCD au gouvernement de Bouteflika ont été vécues comme un lâchage. Pour la « génération Matoub », le FFS et le RCD ont troqué « tamazight contre le pouvoir ». Les derniers événements ayant spontanément réactivé les structures politiques ancestrales – assemblées et comités de villages –, les Kabyles demandent aujourd’hui le retrait inconditionnel de toutes les forces policières et militaires, perçues comme des forces « coloniales ». À Paris, où vit une forte diaspora kabyle (plus d’un million de personnes), un groupe d’intellectuels dirigés par Salem Chaker, professeur à l’Inalco, vient de lancer un appel pour « une large autonomie [qui] permette à [la Kabylie] de vivre enfin dans la dignité et la sécurité ».

    Pour n’avoir pas été satisfaite à temps, la revendication berbériste peut déboucher sur des velléités séparatistes des régions berbérophones les plus en pointe dans le combat, comme la Kabylie. En trente ans, la dynamique de « reberbérisation des Berbères », initiée par les animateurs du printemps kabyle et leurs aînés de l’Académie berbère, n’a fait que prendre de l’ampleur, au point de déborder le cadre national : d’infra nationale, la « question berbère » prend de plus en plus une tournure trans- voire internationale. Si le risque d’une déflagration généralisée est infime dans l’immédiat, il reste virtuellement possible à plus ou moins long terme. Le processus de contagion à l’échelle panberbère ne cesse de gagner du terrain. Avec un poids démographique d’une vingtaine de millions d’individus, rien n’interdit d’imaginer un renversement de la donne géopolitique en Afrique du Nord."

    Maxime Ait Kaki,
    Journaliste, doctorant en sciences politiques à l’université de Paris Panthéon-La Sorbonne.

    L’histoire de ce pays ne date pas de 1962, le peuple réclame ses héritages et ses appartenances comme une condition sine qua non. Le peuple réclame son histoire intégrale depuis que cette terre est terre. Le peuple réclame les indépendances qui lui sont confisquées. Il réclame sa légitimité. Il réclame ses droits. Il réclame sa différence. Il réclame sa langue originelle. Il réclame sa terre ensanglantée qui hurle encore de ses souffrances bien antérieures à l’invasion orientale qui l’a offensé même dans sa conscience d’homme libre et de sa dignité, de sa pensé. Aujourd’hui devenu abruti.
    ————–

  18. laisser le degaule algerien continuer le boulot, c’est le maitre du pays et il le merite, ne soyer pas hépocrite les gens toutes catégorie confondu l’aiment ils veulent qu’il continue à diriger le pays, sauf peut etre ceux qui ont des interet suspect dans ces temps d’instabilité, le peuple n’est pas dupe son intuition lui que cet homme est sincere, il a du nif, et il est trés visionnaire, moi je suis du arouch mais je feari en sorte que voter bouteflika non pas c’est un devoir civique, il est un devoir divin de voter cet homme,

  19. A quelque chose malheur est bon : le système aurait pu, facilement, nous parachuter quelqu’un ‘tiré des roseaux’, avec l’illusionnisme de ses discours aidant, à le faire ‘’accepter’’ tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; le remplissage des urnes reste l’une de ses spécialités et il aurait eu de quoi continuer pour une autre décennie minimum, le temps qui lui fait désormais défaut pour ce réorganiser. Seulement les choses ont voulues que ça soit celui qui, un demi siècle auparavant, a participé à la confiscation de notre indépendance qui revient, là, au devant de la scène, en premier responsable, avec dans ses bras, un bilan gore et, comme ‘cerise sur le gâteau’, il nous ‘offre’ une violation de la Constitution digne du grand banditisme. Destin implacable.ck

  20. Dommage et frustrant, dans aucune des interventions de ses personnalités (Ghozali, Rahabi et autres), la question essentielle des services secrets algériens en lien avec la crise algérienne n’est abordée. Messieurs Ghozali, Rahabi et compagnie, la blague voulant faire du commandement de l’armée (je dis bien commandement et non l’institution ) un rempart contre le terrorisme et contre les dangers guettant l’Algérie est de mauvais gout. Allez demander aux algériens qui commande réellement l’Algérie. La réponse sera unanime: Les bidasses et surtout les Moukhabarates. Allez demander aux algériens qui sont les responsables de la crise algériens. La réponse sera unanime: les bidasses et surtout les moukhabarates. Quant à Boutef et ceux qui lui ressemblent, tout le monde sait qu’ils ne sont que des 3 quarts d’ovins qui bêlent lorsque le maitre leur demande de bêler. Je pense que la première chose à faire, si l’on veut une solution définitive à cette crise, est de demander non pas seulement le départ de Boutef mais la dissolution de la Gestapo algérienne et la mise hors d’état de nuire de cette horde de généraux traitres et assassins.

  21. Dans une véritable démocratie et Etat de droit, le rôle de l’armée est bien définie dans la constitution; défendre le territoire national at assurer la sécurité des citoyens. L’intervantion de l’institution militaire dans les affaires politiques est synonyme de sous développement, de dictature et d’autocratie du régime politique. l’armée a d’autres missions plus nobles que celle de s’immiscer dans la politique, elle est la garante de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, elle a aussi le rôle important de renforcer les capacités de défense notamment la fabrication du matériel militaire au lieu de l’importer de l’étranger, elle a aussi des prérogatives en terme de stratégie à long terme ce qui suppose beaucoup de travail et réalisation des études. son intervention dans les affaires politiques la rend encore plus faible et ne lui permet pas de réaliser ses missions principales.

  22. Nul n’ignore que notre Armée est partie prenante dans la recente révision constitutionnelle, avec la présidence à vie, les Généraux ne vont pas tarder à nous parler du " Pain des enfants" comme l’ont déjà fait les Magistrats pour justifier leur aliénation et l’abandon de leurs charges.

  23. Il est parfaitement clair qu’il y a bien eu un deal entre l’armée et Bouteflika (faites vos affaires et laissez moi la politique). A ceux qui croient encore que l’armée est un rempart contre…. Disons leur que la démocratie n’est jamais sortie des casernes et encore moins des mosquées…Nous devons nous battre pour la mériter.

  24. Monsieur (Allen Itswaline) votre article est digne d’etre publie dans une revue specialisee, avec references (ici absentes) et tout…Il est extrement interessant et merite de profondes reflexions. Bon courage dans vos etudes (je suppose!) et bravo.
    Dr A Saadallah 21/11/08

  25. La responsabilité de cette situation incombe surtout et essentiellement aux anciens combattants, aux chefs de guerre et aux politiciens de la période coloniale encore en vie, de part leur allégance aveugle au tenants du pouvoir actuel, pour avoir tahi leurs compagnons chouhadas de novembre 54, avec qui ils avaient pourtant juré et preté serment de libérer le pays de l’oppression et de la hogra !!!! Aujourd’hui, ce même peuple est l’otage d’un système politique affamant, qui usent et abusent de nos richesses, marginalisent les vraies compétences nationales en favorisant le clanisme et le clientelisme, poussent nos élites à s’exiler et notre jeunesse désabusée à se jeter à la mer, et viole la constitution avec la bénédiction de certains historiques!!!!

  26. Comme nous en avons l’habitude, nos hommes politiques ne se sentent en droit de réagir que lorsqu’ils sont limogés.
    que la révision de la constitution soit un acte démocratique ou non là, à mon avis, n’est pas la question essentielle. celle qui consiste à nous poser la question: nos hommes politiques peuvent-ils faire de l’opposition en dehors des cercles du pouvoir? A mon avis, non.La preuve? Ghozali, hamrouch, mehri, benbitour etc…. Nous ne les avons découvert que dans le pouvoir.résultat: quand celui-ci les rejete ils se tournent vers le peuple qui ne les a pas mis ni enlevé du pouvoir. Les hommes politiques algériens sont tous mis au devant de la scène par le pouvoir et c’est lui qui les mis dans l’oubli et c’est logique. Ces hommes n’ont pas gravé les échelons par la volonté du peuple. C’est à dire l’unique baromètre démacratique jusqu’à preuve du contraire, l’élection; mais parachutés par le régime et rejetés par lui c’est encore logique. Ils n’ont que ce qu’ils méritent!Je ne suis pas entrain de soutenir le pouvoir, le régime ou la présidence à vie c’est une simple constation.A quand un "M’barek Roubama" en Algérie?

  27. Merci à vous Allen Yetswallin pour votre écrit qui résume clairement et de façon indiscutable la situation de notre pays et aussi du mal profond qui range le peuple Algérien qui est de plus en plus endoctriné par l’islamisme politique des temps anciens réchauffé par le pouvoir politique qui lui même inféodé au régime des wahabites d’arabie saoudite d’où les catastrophes qui ne cessent de nous arriver dans ce pays qu’est l’Algérie.
    Fort heureusement la grande majorité des Kabyles et de la jeunesse kabyle dans son ensemble qui ont pris conscience en se détournant de tous les manipulateurs et autres traitres sans oublier les Kabyles de services que nous qualifieront de renégats.

  28. Tant qu une ASSEMBLEE NATIONALE SERA POPULAIRE UNE ARMEE de la republique? POPULAIRE ..ET UNE REPUBLIQUE UNE DEMOCRATIE POPULAIRE, ALORS L ARBITRAIRE SERA POPULAIRE..

  29. Je n’ai pas de réaction à l’article, tout en sachant que le peuple n’a pas été consulté cette fois-ci, et je réagis aux propos rascistes de Mr Stève Méziane pour lui dire que l’Arabe en Algérie et bien en terre arabe, mais si Bouteflika doit quitter pour l’Arabie Saoudite, vous vous devez quitter en France et de façon définitive, au vu d’une partie de votre nom.

  30. Comme nous en avons l’habitude, nos hommes politiques ne se sentent en droit de réagir que lorsqu’ils sont limogés.
    que la révision de la constitution soit un acte démocratique ou non là, à mon avis, n’est pas la question essentielle. celle qui consiste à nous poser la question: nos hommes politiques peuvent-ils faire de l’opposition en dehors des cercles du pouvoir? A mon avis, non.La preuve? Ghozali, hamrouch, mehri, benbitour etc…. Nous ne les avons découvert que dans le pouvoir.résultat: quand celui-ci les rejete ils se tournent vers le peuple qui ne les a pas mis ni enlevé du pouvoir. Les hommes politiques algériens sont tous mis au devant de la scène par le pouvoir et c’est lui qui les mis dans l’oubli et c’est logique. Ces hommes n’ont pas gravé les échelons par la volonté du peuple. C’est à dire l’unique baromètre démacratique jusqu’à preuve du contraire, l’élection; mais parachutés par le régime et rejetés par lui c’est encore logique. Ils n’ont que ce qu’ils méritent!Je ne suis pas entrain de soutenir le pouvoir, le régime ou la présidence à vie c’est une simple constation.

  31. Nul n’ignore que notre Armée est partie prenante dans la recente révision constitutionnelle, avec la présidence à vie, les Généraux ne vont pas tarder à nous parler du " Pain des enfants" comme l’ont déjà fait les Magistrats pour justifier leur aliénation et l’abandon de leurs charges.

  32. Ne rien s’attendre de l’ideologie arabo-musulmane, elle a eté ainsi depuis 14 siecle et ne changerait JAMAIS. Certes, le petrole est un facteur important qui contribue a son role (pas influence) dans le monde. Que ce soit les pays du golfe, du moyen orient ou du Maghreb, le denominatoeur commun s’appelle "Dominer et battre tous ceux qui ne sont pas arabes, qu’ils soient juifs ou non-juifs". A nous les minorites democratiques sous la coupe des pouvoirs dictatoriaux arabo-islamistes, continuons a jouer la moderation et faire l’autruche? Il est temps d’appeler un chat un chat!

  33. J’ajoute un detail:
    Il faut aussi chercher pourquoi sommes-nous ideologiquement malade (en panne) et se donner l’effort de debattre cette antilogie chronique:
    – On fait l’enfer chez nous et seme la Haine contre l’Occident
    – On cherche a fuir l’enfer de chez-nous en direction de l’Occident contre lequel on avait semé tant de haine!
    Observations complementaires: les arabo-islamistes n’emigrent JAMAIS en direction de la Chine afin de travailler dans leur champs de riz.
    Les arabo-islamistes se marient-ils a des chinoises? Et pourant leur prophete leur a si bien designé cette direction vers la Chine…"du savoir"! Point de haine contre cette meme chine qui vous repluse depuis 14 siecles, et haine hereditaire contre cet occident qui ne cesse de vous attirer comme un triange des Bermudes…

  34. J’aimerais bien que cet articl doit etre adressé a Mr.Ahmed BENSAADOUN pour son livre Guerre de Libération parcelle des vérités de la Wilaya 5 Oranie.Un livre de vangence pr quelqu’un qui se dit républicun.

  35. je réponds juste une petite phrase à belajout, merci d’ajouter ce détail, oui c’est vrai, on se demande pourquoi, ils ne se sont pas réfugiés, dans un des pays où ils ont la même idéolgie, même croyance, même langue, à moins qu’ils veulent se perfectionner, en langues occidentales?…je ne crois ni aux arabo-islamistes et intégristes, ni au pouvoir des hypocrites, la liberté est inégalable merci.

  36. Aujourd’hui tout le monde sort sa plume pour dénoncer ce qui devait arriver il y a une décennie. Je ne suis pas contre le fait que chacun de nous puisse dire ce qu’il pense vraiment. En revanche, je suis contre une réaction tardive qui se résume à décrire tel ou tel comportement. Il y a quelques jours c’était l’ex-Général Benyelles qui nous a livré son diagnostic de la situation, puis c’est M.Ghozali…etc. La question ne porte plus sur une simple reflexion qui soit publiée ici et là. Mais plus profondément que faut-il faire. Il fallait réagir lorsque la machine de répression avait commencé à détruire les voix qui se sont levées avant la réinvestiture de Bouteflika en 2OO4. Lorsque des gens se sont trouvés seuls face à un Pouvoir judiciaire "agressif et instrumenté" aux fins de faire taire toute voix qui s’oppose à ses choix. Qu’avez vous fait à cet instant? Rien…….. Peut être que certains étaient assis sur leurs fauteuils à consulter les journaux, d’autres peut être négocier des postes, voulant saisir l’occasion qui pourrait se manifester. Or, d’autres soufraient avec leurs familles sans plus. je ne reproche à personne ses choix et ma tolérance me laisse profondément convaincu que le mensonge ne pourrait l’emporter sur la vérité. Toute fois, je crois que ce qui se passe actuellement n’est que la conséquence directe d’un plan étudié minucieusement et exécuté machiavéliquement et dans lequel "ces plumes ont servi" activement. Ce qui se passe maintenant en est la conséquence de l’aprobation de la politique des anti-chambres qui découle d’une réalité selon laquelle on était toujours et on le sera d’ailleurs dirigés par un pouvoir créé de fait et gouvernés par un Etat de circonstances.
    Faut-il avoir le courage de dire que la République que les uns et les autres prétendent protéger n’existe pas? Faut-il, également, dire quoi qu’il arrive c’est toujours une poignée de pseudo-hommes qui nous dirige et qui dicte sa volonté et uniquement sa volonté? Faut-il reconnaitre le tort d’avoir acquiescé à cette situation depuis 1962?
    Aujourd’hui il y a une transition réelle et concrête après laquelle les jeux seront bouclés. Cette transition se fait en douceur en sans douleur d’un pouvoir militaire à pouvoir financier" affairiste". Prochainement c’est les délinquents en cole blanc qui vont succéder aux délinquents en uniforme. Rien de grave parce que les ingrédients nécessaires ont été bien mis dans une souppe amère qu’elle soit, la foule en a facilement digérée. Peut on évoquer L’émergence d’un M.Rabrab et qui se cache derrière lui? Et les autres pour ne citer que celui-ci?
    Ces empires qui naissent les uns après les autres grace à la rente pétrolière sans que personne n’eusse l’audace de dénoncer, se contentant de se réduire à généraliste dont le rôle n’est que de diagnostiquer. Croiriez vous que les gens ne sont pas conscients de ce qui se passe autour d’eux?
    Bouteflika et consors sont venus selon la volonté d’une poignée d’hommes à laquelle vous avez exprmié votre dévouement et que vous avez servi loyalement. Jamais la République n’a été servie parce qu’elle n’existe pas dans les annales de ces délinquents. Il n’est pas question d’injure, ni de diffamation car prétendre une telle incrimination doit s’accompagner d’éléments parmis lesquels " l’obligation de la démontrer"
    Quand je constate que certains ont servi et défendu ces clans des anti-chambres et qu’après ils prétendent n’avoir pas fait partie du système, je me dis que soit je suis un médiocre, soit c’est ces gens qui me prend pour un médiocre. C’est l’effet "Pilate" après avoir crustifié Jésus. Se laver les mains et dire je n’ai rien à voir avec ce qui s’est passé.
    Ces personnalités qui défillent les unes après les autres, je le crois, essayent de nous faire comprendre qu’il y a bien une altérnative, et que celle-ci se trouve quel que part. Toute fois, cette alternative ne peut être que l’une d’elles, sans plus.
    Alors que je crois vraiment que l’Algérie a besoin d’un sang nouveau. Elle doit être transmise à une nouvelle génération après une période de transition " courte". Le reste, sa place c’est au musée. Voilà la vérité.
    je ne peux que regretter les sacrifices des femmes et des hommes qui ont espéré construire une Algérie qui appartient à tous ses enfants. Gloire aux martyrs de la Libération et aux martyrs du Changement

  37. Tout d’abord je salue tous les lecteurs et intervenants sur ce site.C’est un plaisir de constater les analyses et opinions de mes compatriotes qui veulent le changement qui refusent l’arbitraire et qui sont épris de justice et de démocratie.Mais, personnellement je pense que les algériens sont vraiment incapables de discernement.Ce peuple ou la majorité ne sait même pas qui il est.Les gens sont superstitieux, laches à l’extreme, incapable d’empathie…Le système de gouvernement a totalemet corrompu les plus instruits et les plus aptes à résister face au faschisme distillé depuis 1962.
    Comment peut on en vouloir au peuple si les plus instruits et cultivés baissent leurs pantalons et se mettent en position d’enc..?
    Je suis persuadé que le mal est trop grave, peut être même que nous sommes génétiquement incapables d’être libres, ou alors expliquez moi comment laisse t’on des gourous nous manipuler aussi facilement.Que ce soit des tortionnaires ou des fous de Dieu ils ont réussi à nous rendre un troupeau d’ovins bons à être sacrifiés.Je suis vraiment triste de vivre dans ce pays que j’aime parceque c’est celui de mes ancêtres et c’est le mien aussi.L’Algérie appartient aux algériens tous les algériens et la loi doit être au dessus de tous et faite dans l’intérêt générale.Mon Dieu que c’est triste ce gachis!

  38. Quant un navire commence à prendre de l’eau, les premiers à quitter le navire ce sont les rats. Pour l’Algérie c’est pareil; elle est au bord du précipice et les premiers à se manifester ce sont les mêmes qui ont amener l’Algérie là ou est-ce-qu’elle est actuellement:"au bout du gouffre" avec un Boutef…qu’on a repêcher des fonds de marais.Un inbécile heureux qui veut aspirer un nobel price.Sachez Mr Le Président un prix nobel va aux hommes qui font l’Histoire pas aux gens qui la subissent.

  39. monsieur rahabi merci pour votre analyse qui a beaucoup de valeur si on tient compte que l’auteur etait un jour un diplomate .mais nous algeriens ce que nous reprochant au anciens du pouvoir c’est leur mutisme anterieur si les phrases que vous avez dit etait dit il ya 3 5 8 ans peut etre que l’algerie aurait aujordhui un autre visage.biensur vous ete toujour le bien venu mais le bien venu retard, demain on vat lire les analyses de zaoui en suite boukerzaza ensuite hamraoui et c’est ca l’algerie.

  40. A Skhilos… dans tous les pays du monde i y a un aller retour entre pouvoir et opposition sauf chez nous. Dès qu’un commis de l ‘Etat sert son pays il n’a plus le droit de critiquer la gestion des autres.c’est propre à l’Algérie cette façon de juger ceux qui ont des idées à proposer .Discutons de cette analyse surla relation pouvoir -armée.La première d’un ancien responsable ET elle a le mérite pour moi de poser la problématique et de fournir des grilles de lectures. Arrêtons de personnaliser. salutations

  41. Monsieur Rahabi, en grand diplomate, avéré et reconnu là où il a servi son pays, en sa qualité de représentant diplomatique, a été le seul Commis de l’Etat, a avoir claqué la porte au nez de M. Boutflika, refusant de servir de potiche et céder à "ses caprices" de despote! Je ne connais ni de prés ni de loin, M. Rahabi, mais sachez chers internautes, que ses analyses et son combat pour la patrie me vont droit au coeur. Sachons d’abord où se trouve notre interêt commun et unissons nous au lieu de nous entredéchirer et faire le jeu des tenants, d’hier et d’aujourd’hui, du Pouvoir. Car en ces moments de gravité extrême, chacune&chacun de nous, qui a un tant soit peu de lucidité et de clairvoyance, doit mener son combat autour de lui, dans son miscrocosme, éveillant et réanimant les personnes, nn pas endormies, mais désabusées et abatues, qui leur sont les plus proches, voisins, amis, jeunes du quartier, famille…. Au niveau national pour sûr! Doucement et sûrement, sans tomber dans le piège de toujours, celui du régionalisme malsain qui nous tous pourri la vie. ALGERIENS, point. C’est une tâche qui nous incombe à toutes et à tous, qui nous targant d’être EVEILLES! Alors, mettez à profit vos contributions par des actes réels et concrets, c’est ainsi que se font les grandes mutations sociales et politiques. Je n’aime pas le mot REVOLUTION, car elle a déjà été menée une fois, et ceux qui l’ont faite nous regardent (ALLAH YARHAM HOUM) et attendent de nous qu nous portions haut leur étendard et le flambeau de la liberté pour lesquels ils se sont sacrifiés! Jeter l’anathème où insulter les personnes qui ont, quoi que l’on puisse dire, servis le pays, ne nous honorent pas en cette période fatidique!

  42. Je réponds à un lecteur qui vient de faire l’éloge d’Ouyahia ! Je crois que vous vous trompez profondément et vous risquer de tromper bcp de monde avec votre tricherie savamment formulée! Ouyahia n’est ni plus ni moins qu’un Harki kabyle qui travaille pour un pouvoir doublement harki, je m’explique sur cette doublure: Le pouvoir algérien mène une politique coloniale arabe en Algérie (agression de la personnalité et de la culture algérienne en menant une arabo-islamisation forcée des Algériens à 90% Amazighs) tout en restant vassal du pouvoir français sans lequel la secte du mal qui nous gouverne n’aurait jamais pu violer l’héritage humain, laïc et démocratique des pères de la révolution algérienne! Ouyahia est un violeur de la personnalité et de la révolution algériennes au même titre que tous les traitres assassins qui nous colonisent depuis 1962! Il faut qu’ils se cassent tous car ils sont tous les mêmes, des diables au service de leurs alliés diaboliques d’Orient et de France!

  43. A mr Belmiloud,
    Décidément on change pas chez nous au lieu de débattre du sujet on s’attaque aux personnes ous prétexte qu’ils ont servi leur pays .Et alors il ne faut accepter le débat qu s’il vient d’un anonyme ou de l’éranger .Drôle de logique qui convient bien à l ‘anonymat.

  44. Boutéflika pour sa réélection décide de faire une émission TV dans laquelle il récompensera des soldats.
    Voila, le grand soir est arrivé, boutéflika va voir le 1er et lui dit : Soldat, tu as servi l’algérie, elle t’en est reconnaissante, que veux-tu? Je te l’offrirai…
    Le soldat dit : J’ai perdu un bras, je veux mon poids en billets de 500dinars
    Le président le pèse, va voir son ministre belkacem et lui dit d’apporter une brouette pleine de billets de 500dinars
    Il va voir le 2ème soldat et dit : Soldat ! Tu as servi l’Algérie, que veux-tu ?
    Le soldat dit :j’ai perdu mes dents pour l’armée je veux Mon volume en billet de 1000dinars
    Ils font tous les calculs et dit à son ministre de remplir une brouette plus grande de billets de 1000dinars
    Son ministre s’exécute puis il dit : on en est à 20 millions de dinars
    boutéflika va voir le dernier et dit : Soldat ! Tu as servi l’Algérie que veux-tu ?
    Le soldat dit : J’ai combattu en égypte dans la guerre des 6jours en 73, j’ai perdu un de mes yeux, les filles me fuient, je voudrai la distance entre mes fesses et mes testicule en billets de 10dinars Le Président se dit : celui la, il est raisonnable. Il glisse un billet de 10dinars dans sont frok, puis il continue et soudain il dit : Mais Soldat, où sont vos testicule ?
    Le soldat dit : elles sont restées au egypte M. Le Président.

  45. Pourquoi continue t-on à jacasser éternellement sur des sujets connus et mondialement reconnus qui ont fait de l’Algérie ce qu’elle est aujourd’hui?
    Pourquoi n’ose t-on pas appeler un chat un chat?
    L’Algérie berbére est devenue arabo musulmane (?):le mal est là!!
    De quel droit, moi, fils de l’Algérie on veut me rendre arabe de force! Pourquoi veut-on faire passer l’Algérie dans l’arabo-islamisme alors qu’elle ne l’est pas?!
    Bouteflika travaille pour l’Arabie Saoudite, Belkhadem pour l’Iran. Où sont les 29, 98 millions de véritables algériens?

  46. Mes chères compatriotes il ne faut pas mélanger la pomme de terre avec les figues.Nous somme tous des Algérins et chaqu’un de nous a servis l’Algérie dans sont poste de travail.Le problème aujourd’huit c’est entre les gens qui ont servis leurs peuple au moment de la crise et les gents qui ont désertés leur peuple.Pour manigancés une stratégie avec les monarchies du golf.Notre objectif aujourdhuit comment faire echec a cette stratégie impérealo- imarati avec leurs amis en Algérie.

  47. je ne connais pas d’homme politique en algerie qui demissionne de son poste, de son propre chef et cela reste compréhensible car le société algerienne ne respecte pas les hommes hors de la fonction….cela dit mr rahabi qui reste un homme de valeur a ete remercié par bouteflika pour conflit d’interet, car boutef refusait à ce dernier toute politique d’information indépendante et non soumise à son autrité de chef d’état et mr rahabi ne me contredira pas.ce qui arrive aujourd’hui en algerie est à mettre entierement sur l’absence de visibilité des militaires en matiere politique occupé comme ils etaient à faire le politique du container, de la main mise sur les terres, sur le commerce exterieur, sur l’immobilier et point de politique de dévellopement industriel et agricole, tout cela derriere une politique sécuritaire devenue l’argument prioritaire sur tous les derapages et soutenus par une presse et une certaine classe aveuglée par la lutte anti-terroriste….ou en sommes nous aujourd’hui?à rejeter une modification de constitution au lieu de se mobiliser à faire échec à la corruption, aux abus, au laisser aller…la situation exige une mobilisation de tous les patriotes et de tous les citoyens s’ils desirent une autre alternative et seul un vote libre et responsable peut le prouver car tout le reste tend à faire basculer le pays dans le desordre et le pouvoir reste le prix d’une mobilisation de tous les instants et non une option periodique qui aiguise les interets des individus ou des groupes.

  48. Ok, supposons que demain ce n’est plus boutef le president mais un autre candidat integre elu democratiquement, courageux, instruit, civilisé, et qui surtout connait le monde developpé et le monde capitaliste parfaitement. c’est ce que nous voulons n’est-ce pas? Pensez vous qu’il fera long feu, qu’il ne sera pas zigouillé comme Boudiaf? pensez vousqu’il pourra controler 35 millions de de corrompu, pourris, une armée de mafiosi.instaurer un Etat de droit, le peuple algerien dans sa majoritée est paysan, campagnard, sous developpé, il faut des generations pour en faire un peuple civilisé redez vous a l’evidence. il faut changer tout le systeme recommencer tout a zero… Il faut donc un miracle. si vous esperer de votre vivant voire une algerie prospere, vous revez…je fume mon thé et le cauchemar continue.

  49. Bravo Mr Rahabi, Très bonne analyse de la situation politico-économique du pays, c’est malheureux de le dire ce qu’il attend les générations actuels et futur le chemin reste long, escarpé, douloureux pleins d’embûche et d’amertume. Il demande du courage et un sens du sacrifice à toute épreuve. Suite à cette analyse très claire et succincte qui reflète hélas la pure vérité de notre situation reflétant l’hibernation du peuple et de sa torpeur par manque HELAS de (LEADER SHIP POLITIQUE HONNETE POUR CREER UNE VERITABLE OPPOSITION) contre ce système véreux. Nous ne construirons jamais un pays VIABLE dans les 5 ans ou même dans 10 ans du futur règne de ce dictateur tant les dégâts seront énormes et graves. (Le moins mauvais, selon l’avis des décideurs de l’armée et de la DRS!!!) Quel gâchis….. Et perte de temps pour notre beau pays et son peuple….A défaut de représentation d’opposition politique valable contre ces dictateurs et ces mafiosi qui s’accroche coûte que coûte au pouvoir ; à mon humble avis la SEULE ARME dont dispose le peuple c’est la (PROPAGANDE POUR QU’IL BOYCOTTE TOUS LES FUTURES ELECTIONS QUELS QUE SOIT LEURS BUTS » et vous verrez la suite des évennements….

  50. Ok pour votre analyse Mr Rahabi mais proposez une sortie de la crise.Il me semble qu’il faut dans l’immédiat résister et démentir. Un boycoot massif, simple et visible peut être organisé. L’idée est de rester cloîtrer le jour des éléctions.Le seul moyen de déjouer un trucage progammé.

  51. Je vous promets qu’aucun gisement n’a été découvert dans le bassin d’Illizi. Un ami (géophysicien) qui travaille dans la prospection des hydrocaures dans cette région vient de me le confirmer. C’est une diversion pour cacher leur désastre. Tous ces effets d’annonce ne peuvent plus leurrer les algériens. Avec un pétrole à 150 dollars leur situation ne s’est guère améliorée, je ne vois pas en quoi la découverte de nouveaux gisements pourrait leur apporter de plus. Le peuple algérien continue toujours à étouffer sous le rouleau compresseur piloté par boutesrika.

  52. Merci Allen Itswaline!
    Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne Ouyahia, son gouvernement est en train de mener une guerre sans précédent contre la Kabylie et les Kabyles. Pour preuve, Hamraoui Habib Chaouki qui est décorée par le secrétaire général de la ligue ARABE au Caire!
    Amr MOUSSA félicite les exécutants du programme ARABE sur un territoire hostile ? ! Après avoir refourgué des tonnes de profs Arabisants pour faire oublier la langue maternelle aux Kabyles et les endoctriner avec leur pseudo religion, ils nous ont refourgué leur ORASCOM qui a tout acheté clef en main auprès de VODAFONE et Orange.
    Et pour finir, même avec ça et même s’ils ont réussi à faire tomber la civilisation des PHARAONS, les Kabyles et Berbères demeurent toujours. Les valeurs de ces derniers sont intouchables car elles sont différentes de celle du commun des mortels.
    GUEZ GUET

  53. Mr. Kouceila prend note.Ce mot boutesrika a été utilisé la premiere fois par le docteur BENMILOUD psychiatre en 1999 2000 pour designé qui nous gouverne ALLAH YARHMOU

  54. coment l’élite algerienne se couche pour nourir et mourir. osez osez de dire non a l’injustice qui frape notre pays.
    Communiqué du quotidien El Watan
    Le directeur d’El Watan Omar Belhouchet et la journaliste Salima Tlemçani ont été condamnés à trois mois de prison ferme à propos d’une affaire qui, en son temps, avait défrayé la chronique, celle d’un médecin qui utilisait son titre pour pratiquer du charlatanisme dans son cabinet à Belouizdad (Alger). Le collectif d’El Watan ne comprend pas ce verdict qui épargne le coupable. Le Conseil de l’ordre des médecins avait dénoncé cet individu qui détournait de sa vocation son métier de praticien tout en mettant en danger la santé et la vie de ses patients. Il n’avait même pas daigné se présenter devant le tribunal ni se faire représenter par un avocat. Aussi le collectif d’El Watan s’élève contre cette lourde peine, injuste et disproportionnée et constate avec inquiétude que le recours à la prison est toujours d’actualité en matière de délit de presse alors qu’il est banni dans les autres pays. Légitimement, le collectif d’El Watan s’interroge sur ce qui se cache derrière ce verdict qui intervient quelque temps après celui du tribunal de Jijel qui a condamné le directeur du journal et son chroniqueur à deux mois de prison ferme. Est-ce la liberté de ton d’El Watan qui est visée, est-ce une tentative d’intimidation à la veille d’échéances politiques cruciales ? Une nouvelle fois, le collectif d’El Watan appelle à la cessation de ce qui s’apparente à du harcèlement judiciaire et à l’amendement des dispositions pénales portant sur la diffamation afin que soit préservée dans notre pays la liberté de presse.

  55. Bonjour monsieur, depuis longtemps que je cherche le livre de bensaâdoun et j’ai pas trouvé le chez non bibliothèque ici en Algérie même à l’étranger, pouvez-vous m’aider pour trouver ce titre « parcelle des vérités de la wilaya 5 oranie , et merci d’avance.

    Salutations
    IDRISS Farid

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