A nous le futur !

Vouloir comprendre le fonctionnement du système politique algérien c’est comme tenter de grimper l’Everest avec des sandales en caoutchouc en plein mois de janvier. Aucun analyste politique ne peut expliquer, encore moins justifier, la pertinence d’un troisième mandat pour un président vieillissant, physiquement affaibli et moralement décrédibilisé.

On aimerait tant croire que Bouteflika dispose encore, si tant est qu’il l’ait déjà eu, de ce feu sacré qui pousse les grands hommes politiques à vouloir continuer à servir leurs peuples parce qu’ils ont des raisons de croire qu’ils sont toujours porteurs d’un projet d’avenir consensuel et fédérateur. On aimerait aussi croire que, les réserves financières aidant, Bouteflika se sente mieux armé pour faire ce qu’il n’a pas pu faire en une décennie de règne absolu: refonder les institutions de l’état républicain en redistribuant le pouvoir entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, libérer le champ médiatique, réformer le système éducatif, créer un environnement propice au développement économique et social, réduire le chômage, assurer l’autosuffisance alimentaire, améliorer le système de santé, développer les services, réduire la bureaucratie, assurer la paix et la sécurité des citoyens, mener une guerre sans merci contre la corruption, rendre leur fierté aux algériens, etc…

Les dix dernières années nous ont hélas démontré que son désir de rempiler pour un troisième mandat n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’inscrire l’Algérie au palmarès des pays émergeants du 21ème siècle.

Bouteflika n’est pas Franklin D Roosevelt qui hérita d’un pays en lambeaux, laminé par la crise de 1929 et en fit, grâce à son ‘’New Deal’’, la première puissance économique et militaire du monde que l’on connaît aujourd’hui. Il n’est pas non plus Olof Palme qui porta la voix antimilitariste et antiraciste de la Suède aux confins de l’Amérique et de l’Afrique tout en réalisant sur le plan interne d’importantes réformes qui font encore aujourd’hui de la social-démocratie suédoise un modèle inspirant pour le reste du monde.

Bouteflika est simplement le dernier avatar d’un viol historique commis à l’endroit de la révolution algérienne et il est décidé, au crépuscule de sa vie, à continuer l’œuvre diabolique de ceux qui, à titre posthume, l’ont consacré roi sans couronne au nom d’une ‘’légitimité historique’’ fantasmagorique.

Notre peuple a des bleus à l’âme, pour reprendre une jolie expression québécoise. Il a perdu ses ressorts, ses repères et sa confiance en des lendemains qui chantent. C’est un gros bateau, avec à bord 35 millions de personnes, qui dérive dangereusement vers des rivages incertains. Le capitaine est sans boussole et le gouvernail ne répond plus!

Mais si Bouteflika fait ce qu’il veut au péril de nos vies, c’est qu’en face de lui, il n’y a ni lieutenants aguerris, ni marins hardis qui peuvent ou qui veulent lui reprendre ce maudit gouvernail.

L’opposition est émasculée ou incompétente et la société civile, cette arlésienne bien de chez nous, écrit cyniquement l’oraison funèbre qu’elle déclamera juste avant le choc final.

Flashback sur les partis politiques

Le FFS est dans une logique d’opposition passive qui passe son temps à débiter des rodomontades éculées, tirées du lexique intemporel de l’internationale socialiste. C’est un parti vidé de sa substance qui a succombé à la tentation du zaimisme abscons de son chef. Il est définitivement sur la trajectoire peu enviable du PPA de Messali Hadj.

Le RCD qui incarna à un moment donné l’espoir d’un renouveau politique apparaît de plus en plus comme un parti opportuniste. Depuis 1999, il tente par une rhétorique vaine de nous convaincre que la participation sous condition à l’élection présidentielle est plus productive que l’abstention elle-même. En matière d’entrisme, on ne peut faire mieux monsieur Saadi! Par ailleurs, quand on a l’affront de réclamer la présence d’observateurs internationaux pour superviser les élections d’avril 2009 comme condition suffisante de la participation aux élections, on doit, soit avoir une piètre estime de l’intelligence de ce peuple, soit être complètement dépourvu de jugement, auquel cas monsieur Saadi ne se qualifierait pas pour occuper les plus hautes charges de l’État. Ce n’est pas moi qui apprendrais à monsieur Saadi qu’il existe 40.000 bureaux de vote et 9.000 centres de vote répartis sur un territoire de 2,4 millions de km2. Où irait-il chercher 49,000 observateurs internationaux quand on sait que pour les élections législatives de Russie de 2007, l’OSCE qui est l’autorité en charge de la supervision des élections en Europe ne pouvait déléguer que 1,200 observateurs internationaux alors même que ce pays est 7 fois plus grand de l’Algérie (17 millions de km2 et 4 fuseaux horaires) et 4 fois plus peuplé que l’Algérie (142 millions d’habitants) ? Comment peux-t-il oser participer aux élections alors que son parti est incapable de déléguer 49,000 militants pour veiller à ce que les urnes dans tous les coins du pays ne soient pas bourrées au soir du vote? C’est simplement débile monsieur le psychiatre!

Le parti des travailleurs de Louisa Hanoune est une incongruité dans le paysage politique algérien. Se réclamant des théories ‘’lénifiantes’’ de son fondateur, elle devrait méditer longuement cette pensée épique de Trotski ‘’ la révolution est une grande dévoratrice des gens de caractère. Elle pousse les plus courageux à leur extermination et elle vide les moins résistants’’ dont acte!

Le discours de ‘’Hanouna’’, taillé dans la plus pure des langues de bois est une architecture soporifique de quelques 500 mots interchangeables pour ergoter indistinctement sur les problèmes internes ou sur les grandes questions internationales. Elle peut bien se briser les cordes vocales en évoquant la fameuse ‘’main de l’étranger’’ pour expliquer la résurgence des émeutes populaires. Elle peut bien s’époumoner à réclamer plus de pouvoir d’achat pour les travailleurs, cela ne fait pas d’elle une candidate crédible même dans l’opposition. Il y a un minimum de bases à avoir en politique et en économie ‘’Hanouna’’. Augmenter les salaires sans augmenter la productivité, c’est dresser le tapis rouge à l’inflation et c’est ce que nous avons fait depuis le début des années 80. La ménagère lambda sait aujourd’hui qu’avec un billet de 1000DA on ne remplit pas son couffin alors que ce même billet représentait plus que le SMIC du temps de Chadli. On peut bien tirer sur la planche à billet mais on ne sera jamais assez riche si on doit payer la baguette de pain à un milliard de DA.

Le MSP incarne supposément la voix et la voie de l’islam politique. Il est dirigé par un marabout sans relief qui agit, en toute conscience, comme le faire-valoir par excellence du pouvoir en place. Il est le produit infâme de la DRS qui voulait un pendant à l’activisme intégriste du FIS des années 80. Son président est définitivement discrédité par le scandale Khalifa dont il fut l’un des protagonistes et de ce fait, il ne peut plus se prévaloir d’une moralité qui fait défaut à ses opposants.

Le FLN depuis 1962 s’est révélé comme un repaire de bandits de grands chemins. Il est la matrice essentielle qui donne naissance, année après année, à des lignées prolifiques de chauves souris qui n’ont en jamais assez du sang du peuple. C’est le monde interlope par excellence! C’est l’underground dans toute sa sophistication! La famille ‘’révolutionnaire’’ qui est son vivier principal a pris le peuple à la gorge et n’entend pas desserrer l’étau jusqu’à ce que la dernière goutte de sang ait été sucée!

Le RND est comme chacun le sait l’enfant bâtard du FLN. Son président est l’une des personnalités les plus fourbes de l’histoire contemporaine de l’Algérie post indépendance. Donner à Ouyahia de l’or et il en fera du bronze avec le sourire en prime! Homme retors, il est en mission commandé au service de la DRS qui le garde comme atout majeur dans son jeu déjà truqué. Ouyahia fera de ce pays un bantoustan, qu’à Dieu ne plaise, si d’aventure on lui confiait les rênes du pouvoir. Sous sa signature ont été exécutés les meilleurs cadres de ce pays et son travail de sape est d’une continuité exemplaire.

Je ne parlerai pas beaucoup du FNA, du PRA et consorts tant leur opportunisme n’a d’égal que leur médiocrité. Ces gens là naissent et meurent dans l’indifférence générale. De temps à autre, on braque sur eux les projecteurs pour faire illusion. Ils reviennent dans l’ombre sitôt le spectacle terminé. Chez ces gens là monsieur, on ne parle pas la bouche pleine, on mastique!

Alors que reste t-il à faire dans ce décor d’épouvante digne des films de Hitchcock? D’aucuns diront Rien tant l’équation dans sa complexité apparaît insoluble. Ce faisant, ils attendent le fracas final de la coque contre les récifs avec l’espoir qu’ils seront de ceux qui constateront les dégâts. D’autres peuvent encore y croire même s’ils sont traversés cycliquement par un scepticisme somme toute compréhensible. Ils pensent, et j’en suis, que le peuple est capable de se ressaisir et de dépasser sa propre inhibition pour écrire la plus belle page de sa jeune histoire. Il écrira cette page avec une encre de sang et la gardera comme une précieuse relique qui inspirera les générations futures et leur apprendra à vivre debout et à mourir debout dans la quiétude et dans l’adversité.

Notre chemin est long, escarpé, douloureux. Il demande du courage et un sens du sacrifice à toute épreuve. Nous ne construirons jamais un pays dans 5 ans ou même dans 10 ans tant les dégâts sont énormes. Nous devons travailler d’arrache-pied pour bâtir une société juste qui balisera le chemin pour les générations futures. Pleurnicher devant les caprices de la mercuriale ne fera pas de nous des citoyens responsables. S’organiser en émeutes pour brûler des édifices est avant tout un crime car non seulement nous ne règlerons aucun problème mais il faudra bien un jour rebâtir ce que nous avons détruit avec de l’argent qui aurait pu servir à autre chose. S’organiser en rébellion armée est un crime encore plus grand. Les 200,000 morts que nous avions enterrés depuis les années 90 resteront, à jamais, une plaie indélébile dans notre mémoire collective.

Notre salut est dans la résistance pacifique pour dire NON, NON et NON au viol de la constitution et à un troisième mandat pour Bouteflika. Notre salut est dans le refus civique de dire que cette fois-ci nous ne voulons pas simplement le départ de monsieur Bouteflika et de sa garde rapprochée mais nous voulons aussi et surtout le démantèlement de ces structures de l’ombre et de ces partis politiques véreux qui conjuguent, pour nous, le verbe rêver à l’imparfait. Nous voulons inscrire au fronton de la république future que l’acte de naissance de l’Algérie nouvelle est rédigé par le peuple souverain qui en ce jour du 24 avril de l’an de grâce 2009 a décidé avec courage, discipline et beaucoup de sacrifices de laver un demi-siècle d’affronts et de mesquineries en tous genres.

Il faudra dès à présent, tous comme un seul homme, prêcher la bonne nouvelle pour que le 24 avril 2009 l’abstention soit plus forte que jamais et que les isoloirs de Bouteflika entendent la sourde colère du peuple. Dix mille personnes pourront convaincre chacune une dizaine de membres de leurs familles et de leurs amis. 110 000 mille personnes feront pareil et nous serons tout à coup 1 100 000 personnes à dire Non. 1 100,000 personnes continueront le travail et nous serons bientôt 11 millions à dire NON. Un tour plus tard et nous dépasserons la liste des 18,000 000 d’inscrits au corps électoral.

Si malgré cela, on nous sort du chapeau un président dont le peuple ne veut pas, alors il faudra passer à la vitesse supérieure, celle qui consiste à paralyser, par une grève illimitée, tous les secteurs d’activité du pays, refuser de payer les impôts, les factures d’électricité, les loyers, le téléphone sans jamais attenter à la vie de quiconque, sans jamais brûler le moindre édifice, sans jamais donner l’impression que nous sommes des hordes de sauvages.

Bien sûr la DRS peut nous rejouer le scénario d’octobre 88 et tirer sur la foule, qu’il y ait prétexte ou non. Nous en sommes conscients et nous devons accepter ce risque car un système pareil ne partira pas en chantant. Nous avions par le passé connu l’OAS et nous avions eu raison de son barbarisme. Ce ne sera pas différent cette fois-ci.

Dans son discours d’investiture de mars 1933, le président élu Franklin D Roosevelt mesurant les défis énormes qui attendaient son gouvernement dit ceci ‘’ the only fear we can fera is the fear itself’’. Traduit, cela donne à peu près ceci ‘’ La seule crainte que l’on peut craindre, c’est la crainte elle-même’’. On ne peut mieux conclure.

Larbi Chelabi

25 commentaires

  1. mr chelabi je rajouterais a votre commentaire que boutef et tout son clan d oujda savent tres bien qu on ne peut aller contre la volonté du peuple dorénavant un seul slogan CHICHE

  2. Monsieur Chalabi, votre analyse et vos suggestions seraient parfaitement justes ….dans un pays où le prophète vous tend une joue lorsqu´on lui a gifflé l´autre. Non, non, en pays d´islam (de paix)ca ne marchera pas.Le degré de concience de L´algerien en general (la majorité populaire) se mesure par le niveau de remplissage de son ventre helas!On n´est meme pas capable de s´opposer au gamin du parking!Alors de là a etre contre tous les regimes arabes, les usa, francais et allemands (qui veulent nous construire pas la plus belle, mais la plus grosse mosquée)il y a une eternité.L´esperance viendra du prix du baril!

  3. mr CHALABI, il ya beaucoup des comme vous en algerie et ailleurs.le tableau que vous avez dressé est reel, la sortie que vous proposé est plausible;j’espere qu’il en sortira un geni qui va nous conduire, oui, vraiment barakat.pour ma part, je suis pret et je e ferait.

  4. Tien il ya un deuxieme, apres Ben chicou c’est merveilleux.
    Boutef, Nezzar, Zeroual, Ouyahia, Said Saadi…et la listes est longues, vous messieurs l’Algerien vient de decouvrir un deuxieme qui pense mieux que vous, et qui est mieux que vous.
    VIVE BENCHICOU, ET LARBI CHALABI.

  5. Ya Akhi Larbi Chelabi, on est d’accord avec vous que seule l’abstention ou le boycotte du peuple en entier feras le contrepoids le jours des élections d’une part mais d’autre part mon cher ami dire que ces cocos n’utiliseront pas les armes contre leurs peuples est une dérision (Ils l’ont ouvertement dits qu’ils ne céderont pas le pouvoir quitte à brûler tout le monde dedans) à supposé que le peuple sorte est manifeste comme vous le dites et que cela arrive que faut-il faire? Rendre; comme le dit le Saint Coran oeil pour oeil et dent pour dent ou bien se taire et se calfeutrer chez sois (Dilemme!). Vu le vide politique qui fait surface et apparent actuellement chez nous. A mon humble avis il y a encore de l’espoir en la personne de Mr Aït Ahmed (Homme de la Révolution ; écouté et respecté par le peuple) Il faudrait l’approché et l’incité qu’il pourrais facilement lancé un appel solennel de boycotte et de désobéissance civil du peuple en lui préconisant de rester chez lui et d’entamer une grève générale de tous les secteurs d’activités (Privé et étatique) y compris le secteur des hydrocarbures jusqu’a obtention de nos demandes de respect la démocratie avec l’ancien constitution; ça à mon avis est une solution faisable et ne comporte pas de risque pour le peuple…..

  6. Vous êtes conscient de l’ hypocrisie, de la méchanceté innée, des erreurs stratégiques, économique, sociales, politiques du pouvoir algerien et vous refusez d’admettre que celui-ci s’est egalement lourdement trompé concernant la marocanité du sahara marocain.

  7. Un vrai thriller que vous venez de décrire Monsieur Chalabi, et je suis parfaitement d’accord avec vous.traduisez ce texte en arabe (car qu’on le veuille ou non l’algérien est adepte de la lecture arabe, grâce à Boumediene et à ceux qui ont suivi), et lancez le sur des publications arabophones courageuses, vous verrez que le peuple n’attend que ce genre d’initiative.
    Boycottons ces élections, faisons du jour des élections, un jour de deuil national.
    Halte à la résignation!!!

  8. M.Chalabi, votre analyse est pertinente, savante et crédible intellectuellement mais y a un hic quelquepart!Le peuple est immature, dévot et supersticieux.Nos idéologues ne sont pas courageux ou inéxistant, le désir de changement reste etouffé par l’islamisme radical.Les moyens de communication sont totalement controlés par le DRS, les taupes sont partout et les pays totalitaires arabes amis feront tout pour nous empêcher de s’élever.La démocratie parlementaire à l’occidentale n’est pas une panacée, nous devons trouver une autre manière de gérer nos problèmes.Nous avons vu comment ce système procède pour décribiliser les élections, corrompre nos élus et nos institutions.M.Chalabi, à mon humble avis nous devons réflechir plus durement, plus profondémment pour briser le coup définitivement à ce système.Je pense à la Pologne, à l’Espagne, au Chili.Et merci d’exister M. Chalabi.

  9. OUI L ABSTENTION POUR AVRIL 1999 DOIT ETRE GRANDIOSE. MAIS ATTENTION AU RCD DE SAADI. VOULOIR RAMENER DES OBSERVATEURS ETRANGERS PEUT ETRE UNE DOUBLE ARME QUI VA LEGITIMER LE POUVOIR.. ATTENTION ATTENTION A CET ENERGUMENE DONT LA PARTI A ETE CREE DANS UN HOTEL DE TIZI-OUZOU EN PRESENCE DU GENERAL LARBI BELKHEIR .. VOULOIR ALLER AUX ELECTIONS AVEC UN DICTATEUR C EST DEJA L ULTIME RECONNAISSANCE DE CET IMPOSTEUR DE BOUTEFLIKA…

  10. Votre diagnostic est juste mais tout cela n’est qu’une répétions de ce que nous savons déjà. Il est vrai qu’il faut répéter la vérité, elle finira par être entendu. Quant aux moyens que vous préconiser sont louables et pertinents et je l’ai souvent pensé c’est le boycott et si on rajoute des sonorités de casseroles par les fenêtres de tous les foyers. Le bruit arrivera jusqu’au concerné. Ils pourront comprendre que c’est la fin de la dictature. Mon ami je suis un président d’une association ici en France et mon mot pour mes compatriotes sera Le BOYCOTT. Il ne faut pas oublier ces gens (régulièrement ils votent en premier pour que l’unique les montre en exemple) qui ont la nostalgie du bled, de plus ils ne veulent et ne souhaitent qu’une chose que leur patrie retrouve une démocratie digne et respectueuse de leurs droits et ceux de leur peuple tant avilis par cette junte insatiable de sang et de dollar. Alors avril ce sera un boycott en fleur. Merci et j’adhère, vivement les autres. Nous sommes pas moins meilleur que les chiliens.

  11. Vous pensez vraiment que les algeriens vont se mettre en greve !!! Jamais!!!!!
    Ce jour là on ne parlera plus de l’algérie avec ces mots.
    Ce jour là, on retrouvera la fierté d’être de vrais algériens.
    Car pour l’instant je vois beaucoup plus de moutons que d’hommes.

  12. Mr "BOULOUIZ" ça sent le type Marocain dans votre intervention SVP laisser nous avec notre Mer…e et nos tracasseries à nous et n’enfoncer pas le clou d’avantage suite à vos propos vous vous démasqué allez jouer ailleurs que dans cette rubrique purement Algérienne quoiqu’elle est pour tout le monde. Et propos de Mr SAADI s’il décide de participer à l’élection eh bien croyer moi s’en est finis pour lui avec la base

  13. comment peut-on dire dans un pays ou 99% des Algériens, sont des béni-oui-oui
    Cher Monsieur, vous verrez que le jour des élections, ils seront des millions à se bousculer devant les bureaux de votes.Croyer moi, je vous le dit en toute franchise, ce peuple, vicieux, délateur, voleur, haggar, ne mérite rien d’autre que du mépris.Autre chose, souvenez vous en 1979, après le simulacre des élèctions, les généraux n’ont jamais imposé ce minus c’est le peuple qui l’a accépté, personne, meme pas vous, n’a bronché quand Zéroual à été Destitué, quand Boudiaf à été assassiné, quand Chadly à été prié d’aller voir ailleurs, pour une vie meilleure.A cette plebe, j’aurais été général, je lui imposerais un singe comme président, c’est tout ce qu’il mérite.Et si vous comparez l’Algérie à un bateau sans gouvernail, on peut toujours sauter et nager vers d’autres rivages bien plus hospitaliers.

  14. Que peut on ajouter à ce que tu as dit M.Chelabi.Allons y commençons la résistance pacifique dès maintenant en disant "ACHRA SNINE BARAKAT" (dix années, ça suffit) exactement comme l’avait scandé le peuple en été 62 à la face de l’armée des frontières qui réprimait dans le sang la résistance des Djounouds de l’ALN de l’Intérieur.Que Dieu nous protège!

  15. Sincérement, je ne vous crois pas, vous etes aussi comme Saadi du R.C.D., car dans un de vos paragraphes du texte vous déviez sur ce qu’il faut, pour qu’il y’est réellement changement.La seule issue pour sortir de ce marasme, comme, il a si bien dit, un jour, Mr Bachir Boumaza"Nous ne pouvons lacher le pouvoir que par les armes, le feu, les larmes et le sang;comme, nous l’avons obtenu"

  16. M Kaadeer
    Nous sommes autant concernés par ce qui se passe en Algérie que les algeriens eux-mêmes, désolé mais c’est comme ça.Le Pouvoir algerien et ses décisions insensés a fait de mal partout autour de lui y compris chez les pays voisins.Aucun pays ne vit en vase clos.Ne pensez surtout pas que le marocain, le maghrebin en général ne paie pas le prix fort pour toutes ces erreurs.

  17. J’ajouterai: Que la jeunesse algerienne s’organise pour faire une revolution afin de reprendre son Algerie et l’arracher des griffes de ses dinausaures incongrus aux realités et defis des temps modernes.
    La jeunesse de 1945 a 1959 l’a fait avec succes, a notre jeunesse progeniture dignes d’une Algerie independante de faire autant!

  18. Mr chelabi, vous ne devez pas critiquer"Essi Abdelaaziz", c est un grand homme, c’ est lui qui à la fin 90 a anéanti l integrisme, il ne faut pas oublié cela, aussi c’ est toujours Essi Abdelaaziz qui a réhausser l image de l algerie vis à vis de l occident, c est aussi grace à Essi Abdelaaziz que je peux me permettre d importer des bateaux de marchandises de chine, que je vends en algerie, c’ est toujours grace à Essi Abdelaaziz que j ai construit 4R plus 4, chaqu un d’eux equipé de 4 garages immenses ou je vends mes marchandises importées de chine.
    Alors ne dites pas que Essi Abdelaaziz n est pas un bon president.
    Vive Essi Abdelaaziz, vive l Algerie et vive nos martyrs!

  19. M.meslem vous n’avez aucune capacité d’analyse alors de grâce on peut se passer de vos commentaires et réflexions sur Boutef

  20. quelle tristeese! en lisant les remarques des intervenants ci dessus, et les qualificatifs qu’ils utilisent pour parle d’abord de nos dirigeants maffieux, tribaux et autres, ensuite les qualificatifs sur le peuple" c’est à dire NOUS MEMES, je ne peux qu’avoir de la tristesse, de la tristesse et de la tristesse, car cela me rappele, mes lectures d’anciens intellectuels du colonolialisme et leurs qualificatifs sur "nous" les indigénes de l’epoque, sont exactement ceux que nous utilisons aujourd"hui mémepour nous éautoqualifier" et cela m’attriste, l’histoire va t’elle donner raison à ces gens la?? et reprendre un slogan d’octobre 1988
    Pays en danger cherche colonisateur" serieux !!!!voila ou nous ont menés les luttes de clans de piuvoir et de cilture de ce pouvoir mi centenaire qui doit ABSOLUMENT changer, sous peine de faire exploser le pays et la société……..
    Cordialement à tous

  21. Je suis tout à fait d’accord avec vous .mais Ilya comme une impression de haines qui se dégage de cet article. Pourra-t-on un jour discuter entre nous sans haine et sans insultes ?

  22. MESLEM! vous avez construit, bien a vous! Alrs que d’autres sont assassinés, handicapés a vis, marthyrisés, devorés par les poissons, suicidés, rendus fous, alors que vous!?… Continuez a celebrer votre culture de "Essi-" et restez aveugle de l’Algerie des profondeurs tout comme votre maitre Essi-.. le fait si bien!
    Votre jour viendra aussi.

  23. Les observateurs internationaux n’ont jamais été un gage de garantie et d’arbitrage impartial, honnete et sérieux. D’abord ils sont triés sur le volet avant de venir ensuite chez nous crècher sous protection dans des hotels de luxe et repartir tout contents avec un pécule en plus, ils n’ont jamais dénoncé le vice de forme lors de l’élection présidentielle de 1999 lorsque tous les candidats se sont retirés de la campagne. Le candidat coopté a quand meme été intronisé sans que les observateurs trouvent à redire quoi que ce soit. Les Législatives du 17 Mai 2007 ont été validées avec seulement 30 % de participation sans que les observateurs crient à l’Arnaque! En kabylie des indus-élus ont été rachetés par le système avec pas plus de 10 voix dans les suffrages pour apaiser la situation, ou étaient-ils ces observateurs qu’on veut faire passer comme des Dieux qui ont le don d’ubiquité et d’impartialité .Je ne crois pas à des élèctions organisées par ce Système politique qui exploite l’analphabètisme, l’ignorance et les sensibilités affectives et primitives de ses administrés pour se perpétuer sans scrupules.

  24. Votre analyse est parfaite mais vous avez oublié quelque chose le peuple qu’on peut facilement manipuler j’habite en France j’ai vu des émigrés précipité pour voté pas pour des raisons politique mais seulement ils ont peur qu’on ne leur livre pas le passeport pour passer des vacances en Algérie. Alors Le Parti FLN a une longue vie devant lui

  25. Votre pensée est bien belle et séduisante, celle d’une révolution de velours qui consistera à léguer pour la première fois le pouvoir au peuple sans verser de sang. Etant donnée que tous les partis politiques qu’ils soient de la coalition présidentielle ou de l’opposition sont à damner, qui seront les garants de cette éventuelle mutation politique dans notre pays ?

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