LU DANS LE QUOTIDIEN D’ORAN : "Le droit de penser autrement !"

«La Constitution est au-dessus de tout, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple et confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs. »

Préambule de la Constitution algérienne

A Biskra, des personnes ont été récemment attaquées en justice pour ne pas avoir respecté le Ramadan.

A Tiaret, en mars 2008, une femme a été condamnée parce qu’on a trouvé dans son sac des évangiles. A Alger, un journaliste a vu son dernier ouvrage interdit de publication.

Autre fait : le directeur de la Bibliothèque nationale vient d’être limogé pour avoir laissé s’exprimer un poète mondialement connu pour ses idées différentes. Selon le classement mondial de la liberté de la presse 2008 établi par Reporters Sans Frontières, l’Algérie se trouve à la 121ème place, derrière le Mali (31ème) et derrière le Koweït (61ème).

La culture de la différence est de plus en plus anéantie et réduite à une sphère limitée de la société. Pourquoi, dans nos villes, dans nos villages, « avançons-nous en arrière » si souvent ? Sommes-nous réellement libres de dire ce que nous pensons ? Sommes-nous libres d’exercer notre liberté sans risquer d’être lynchés ? Sommes-nous condamnés à vivre dans l’obscurantisme et le fanatisme ?

Amine Zaoui vient d’être limogé pour des raisons stupides qui n’ont plus droit de cité au 21ème siècle. Et pourtant, la Bibliothèque nationale n’a jamais connu une activité intellectuelle aussi intense, riche et diversifiée que pendant sa présence. Il est de ces hommes qui connaissent la valeur de la pensée et surtout qui respectent la pensée de l’autre même et surtout si elle est différente. Ce dernier point est l’essence même de la tolérance et du dialogue. Monsieur Zaoui n’est-il pas lui-même un écrivain et un universitaire ?! C’est un homme lucide et connaisseur dans son domaine. Est-ce qu’une personnalité comme celle d’Adonis (dont la réputation dépasse les frontières nationales et arabes) peut perturber l’ordre public ? Ce que dit Adonis est-il plus grave que celui qui le traite d’apostat ! Dans quel monde sommes-nous ? Dans quel monde êtes-vous ?

Quant au livre de Mohamed Benchicou, il est inadmissible d’interdire un livre d’opinion pour quelque raison que ce soit. En effet, son livre ne fait ni l’apologie de la mort, ni la diffusion de la haine. Laissez le peuple juger par lui-même si l’auteur du livre exagère ou ment. Si tel était le cas, vous pourriez alors intenter une action en justice. Sauf si vous ne faites pas confiance à la justice de notre pays…

Si nos grands-parents et nos parents ont fait la guerre pour nous libérer du colonialisme, ce n’est sûrement pas pour tomber aujourd’hui dans l’infantilisation. Notre peuple a maintes fois démontré qu’il n’était pas un peuple assisté. Pourquoi voulez-vous qu’il le soit aujourd’hui ? On a le droit et la capacité de penser par nous-mêmes ! Monsieur Benchicou a-t-il demandé à quiconque de le protéger ? Et si oui, de le protéger de qui exactement ? La réaction de la responsable suppose qu’il y a un cercle mafieux qui élimine toute pensée critique !

Dans le même ordre d’idée, pourquoi interdire aux lecteurs algériens de lire Salim Bachi ou Boualem Sensal. Représentent-ils aussi un danger pour le peuple !

Alors que ces auteurs font la une de l’actualité algérienne à l’étranger. C’est grâce à eux que l’Algérie est citée un peu partout dans le monde. Ne font-ils pas partie des écrivains les plus traduits dans le monde ? Soyons fiers de cette Algérie plurielle au lieu de la faire taire !

La pauvreté, le népotisme, la hogra et la corruption ont réduit le peuple au silence. Un jour, un « taxieur » m’a dit que le peuple n’est plus prêt à se sacrifier comme avant et qu’il cherche tout simplement à vivre en paix.

Notre peuple n’est pas invité à dire ce qu’il pense. Encore faudrait-il qu’on lui en laisse le temps. Il est de notre devoir alors de défendre ces libertés fondamentales car, si nous perdons l’essentiel de notre existence, en l’occurrence notre liberté, nos identités et nos mémoires seront oubliées dans les manuels d’histoire.

Par Yazid Haddar

19 commentaires

  1. Quotidien d’Oran ? … comme quoi les choses peuvent changer chez nous du jour au lendemain … sans pouvoir prédire quoi que ce soit … Comme liberté actuellement… je pense qu’il a franchement tourné … et pas que la veste …

  2. le peuple algerien est un peuple fort et combattant!un peuple de principe et de dignite!c est pour cela qu on fait tout pour masquer les verites!ils savent bien sa capacite intellectuelle!
    ils veulent qu on reste dans l obscuranisme et la pauvrete pour nous aveugler a voir leur regime tyrannique!
    le malheure c est qu on est conscient mais on fait rien!!
    donc automatiquement on est pas conscients!
    merci

  3. La régression constitutionnelle de Bouteflika dénoncée par … Ferhat Abbas

    Cette lettre de démission de Ferhat Abbas, écrite en 1963, prouve à quel point les clans de Bouteflika et des généraux entraînent "l’Algérie" dans une terrible régression.

    LE SANG DES COMBATTANTS TRAHI Un homme politique doit respecter un minimum de probité intellectuelle, sinon il tombe dans l’aventurisme. En quittant la présidence de l’Assemblée nationale, j’ai écrit une longue lettre aux députés, qui reste à mes yeux une profession de foi encore valable :

    Alger, le 12 août 1963

    Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le projet de Constitution établi par le Gouvernement

    Par Ferhat Abbas, Député de Sétif.

    Donner une Constitution à la République est un acte d’une extrême importance. Il requiert notre réflexion, notre sagesse. Après l’héroïque combat pour l’indépendance, c’est un autre combat qui s’impose à nous. Le peuple tout entier et, en premier lieu, ses représentants doivent faire preuve de lucidité et de courage. La loi du silence que nous nous sommes imposée durant les sept années de luttes, parce que l’adversaire était au milieu de nous, n’a plus sa raison d’être. Le silence doit être rompu.

    Avant d’engager l’avenir, celui du pays, celui de nos femmes et de nos enfants, chacun de nous doit prendre conscience de ses responsabilités pour mieux les assumer. Sinon, il renonce, par un lâche opportunisme, au devoir élémentaire de tout citoyen.

    A un mois de la fin de notre mandat, ce projet vient à peine de parvenir à l’Assemblée. Par contre, par la presse, par la radio, par les conférences, dites des cadres, par des déclarations ministérielles, on tente de l’imposer au peuple.

    Cette campagne est pour le moins singulière. Elle est d’autant plus anormale qu’elle tente de défendre un projet de Constitution qui ne règle aucun de nos grands problèmes. C’est pourquoi je me permets de m’élever ici solennellement contre de pareils procédés, de manifester mon désaccord et de donner les raisons de ce désaccord.

    Procédure et droit

    Sur le plan de la procédure et du droit, l’Assemblée nationale constituante et législative a été élue, sur proposition du F.L.N., avec mandat de doter le pays d’une Constitution démocratique et populaire, dans le délai d’un an.

    Détentrice exclusive de la souveraineté nationale, elle est donc seule habilitée à connaître des lois dont elle a, concurremment avec le gouvernement, l’initiative. Ces lois, avant d’être disposées sur son bureau sous forme de projets ou de propositions ne sont rendus publics qu’après que l’Assemblée en soit officiellement saisie. Or, le gouvernement vient de violer cette règle fondamentale. Il a soumis à de prétendus cadres d’un parti qui, en fait, n’existe pas encore, un projet de Constitution sans que l’Assemblée en ait été informé. Faire approuver par des militants qui n’ont reçu aucun de cet ordre un texte fondamental relevant des attributions essentielles des députés, c’est créer la confusion et violer la loi.

    Humilier une Assemblée souveraine, qui a toujours apporté sa collaboration loyale et son appui au gouvernement, est un geste extrêmement grave.

    Le procédé relève de la mystification, de l’action psychologique. En tout état de cause, il laisse entrevoir le rôle que l’exécutif entend réserver au législatif. Avant même que la Constitution de type présidentiel n’ait été adoptée par l’Assemblée, avant qu’elle n’ait été soumise au référendum populaire, nous assistons à une action destinée à faire pression sur les Constituants et à mettre le peuple en condition. Il en résulte que l’Assemblée nationale est déjà dépouillée d’un pouvoir qu’elle détient, pourtant, du peuple souverain et du F.L.N.

    Qui a choisi ces prétendus cadres ? Selon quels critères ce choix a été fait ? Pourquoi ces militants et pas d’autres ? Cette cooptation dont bénéficient « certains amis » est pour le moins arbitraire. Elle aboutit à la formation de la « République des Camarades », contre laquelle tout Algérien a le devoir de s’élever.

    Le F.L.N. ne doit pas être le parti d’une faction, mais celui du peuple – de tout le peuple – de la même manière qu’il l’a été durant la lutte armée.

    Sinon il devient un sujet de division et ne peut faire qu’un travail fractionnel. Certains militants ont conservé la nostalgie des anciens partis et n’ont rien oublié. On les trouve dans la plus grande partie des postes de responsabilité. Ce retour aux divisions du passé est la négation même du F.L.N.

    Le Parti devant être la « Conscience » et le « Guide » de la nation, sa formation doit être entourée de toutes les garanties. Elle doit être l’oeuvre du peuple, du peuple qui travaille, celui des champs, celui des entreprises, celui des marchands, celui des usines, celui des combattants.

    Or, selon les informations qui me parviennent, les fédérations et les daïras sont, dans la proportion de 80%, impopulaires. Notre peuple les subit. Les cadres choisis sont en majeure partie des budgétivores et des profiteurs. Ils se désintéressent complètement du sort des masses. Pour imposer silence à ces dernières, ils les traitent par le mépris et font peser sur elles la menace. Ce sont de nouveaux caïds.

    Nous ne sommes pas encore au stade d’un régime policier. Mais, si nous ne prenons pas garde, nous y arriverons à brève échéance.

    Le F.L.N. en n’étant que parti unique, s’il n’est pas une organisation démocratique, appelée à rassembler toutes les énergies créatrices dont notre peuple est riche, ou bien s’il n’est pas marxiste-léniniste authentique, s’appuyant sur une dictature prolétarienne, que pourrait-il être ? On peut le prédire. Il sera condamné, par la nature des choses, à évoluer vers des structures fascistes.

    Est-il pensable que les cadres actuels puissent contribuer au bien être de nos masses paysannes et à leur éducation socialiste ? L’affirmer serait un leurre.

    Récemment, à Sétif, un responsable fédéral, dont le traitement, me dit-on, est de l’ordre de 100.000 francs par mois, et qui, depuis, a été révoqué, s’était attribué un appartement luxueux, une ferme de 200 hectares et l’exploitation d’un café restaurant. A de rares exceptions près, c’est de cette manière que se manifeste le militantisme des pionniers du « socialisme algérien ».

    Les mots sont impuissants à traduire l’amère réalité. A vouloir agir en dehors du peuple, on arrive à des résultats diamétralement opposés aux véritables objectifs socialistes et égalitaires.

    Le régime présidentiel et le pouvoir personnel

    La concentration des pouvoirs entre les mêmes mains relève d’une autre forme de délire. Le projet de Constitution fait du président de la République, en même temps que le chef de l’État, le chef du gouvernement et le chef du Parti.

    Pratiquement il n’y a plus de démocratie. L’Assemblée est sous la dépendance d’un homme qui nomme les ministres et qui, par le truchement du Parti, choisit les membres de l’Assemblée nationale, après avoir été choisi lui-même par le Parti.

    Le dialogue entre le législatif et l’exécutif, si fructueux pour le pays, devient un simple monologue. Le peuple est absent et n’est pas représenté. Ses représentants sont de simples figurants.

    « La révolution se fait par le peuple et pour le peuple. Elle n’est ni l’oeuvre d’une seule personne, ni celle d’un seul individu. Elle se fera par le peuple et pour l’intérêt de tout le peuple » (sic)

    Ce slogan officiel, affiché sur nos murs et repris par la radio, est une contrevérité. Il masque la réalité.

    Quant à notre jeunesse, elle sera condamnée à ne plus penser. Le régime fabriquera des robots, des opportunistes et des courtisans. Assurer le pain au peuple est, certes, un objectif primordial. Lui assurer cet autre pain qu’est la liberté de pensées et d’expression est également un bien précieux.

    La jeunesse algérienne en sera privée. La nature même des pouvoirs multiples exercés par un seul homme aura pour conséquence inévitable le culte de la personnalité. Et celui qui n’applaudira pas « inconditionnellement » le « Maître » sera considéré comme un mauvais citoyen.

    L’équilibre des pouvoirs n’existe pas. Aucun recours contre les abus d’autorité n’est prévu. Il y a bien une disposition du projet de la Constitution qui prévoit que l’Assemblée nationale peut voter une motion de censure et renverser le chef de l’État.

    Cette disposition est un non-sens. D’abord il n’est pas souhaitable qu’un chef d’État soit renversé. Il laisserait un vide redoutable. Ensuite et surtout, n’ayant pas été investi par l’Assemblée, cette dernière ne peut le renverser. Cette disposition est donc de pure forme. Elle est une simple clause de style.

    Nous jouons à « pile ou face » le sort du pays. Si le chef d’État est un homme sage, modeste et clairvoyant, nos libertés seront sauvegardées. S’il a l’étoffe d’un Batista, le pays vivra sous la terreur. Pourquoi donc nous placer, délibérément, dans cette dangereuse alternative ?

    Autre inconvénient d’un tel régime : aucun Algérien ne peut, à lui seul, porter, à bout de bras, l’Algérie. Le fardeau est trop lourd. Il arrivera que le chef de l’État, qui est en même temps chef de gouvernement, ne pourra tout faire. Il se déchargera fatalement sur son entourage d’une partie de ses responsabilités. Des hommes non mandatés par le peuple, souvent des étrangers au pays, deviendront ainsi ses véritables dirigeants. Ils ne manqueront pas d’expérimenter, au détriment de l’intérêt national, les théories les plus fantaisistes.

    Un tel régime finira par engendrer des activités subversives, des coups d’État et des complots. A vouloir un « régime fort » on ouvre la porte à la subversion et au désordre.

    Un seul régime : la démocratie

    La démocratie seule est salutaire. Elle ne signifie pas l’anarchie. Elle ne signifie pas un pouvoir faible. Elle signifie : le gouvernement du peuple par le peuple. Elle signifie un État hiérarchisé. Une bonne Constitution doit donner la parole au peuple. Elle doit permettre la libre discussion. Cette libre discussion, loin de nuire à la discipline nationale, permettra de révéler des cadres valables et enrichira les institutions de l’État. Un Etat « confisqué » est un État mort-né.

    Un chef du gouvernement, investi par une Assemblée nationale souveraine et responsable devant elle, est la seule formule qui corresponde à notre devise « par le peuple et pour le peuple ».

    Il est indispensable que le chef du gouvernement soit contrôlé. Il est indispensable qu’il rende des comptes aux représentants de la nation. Si nous voulons éviter les aventures, il est vital et salutaire d’associer le peuple par sa majorité et par sa minorité aux affaires publiques.

    Aux anciens peuples colonisés, nous devons donner l’exemple de la maturité politique et de la cohésion. Nous devons leur donner l’image d’un peuple majeur qui gère sainement et démocratiquement ses affaires. Avec la Constitution qui est proposée c’est toujours le provisoire qui dure, et aucun problème fondamental ne reçoit de solution valable.

    Depuis l’indépendance le peuple n’a pas encore été une seule fois librement consulté. Il est temps de le faire participer à la vie publique. Il est temps qu’il retrouve son enthousiasme et sa foi. Ce peuple sait voter. Il l’a hautement prouvé. Il a surtout su résister, pendant sept ans, à l’une des plus grandes armées du monde. Il a acquis par son héroïsme le droit de choisir ses représentants et de se donner le gouvernement de son choix. Nous devons lui faire confiance. Et même s’il se trompait cette erreur serait moins grave de conséquences que le fait de le museler, et de lui imposer une camisole de force. Il a mérité mieux que cette suprême injure.

    Source:http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=1446

  4. Azul fellawen,

    Nous n’avons pas de constitution encore! Pour qu’une constitution soit existe dans sa dimension symbolique et representative elle doit etre sentie approuvée par l’ensemble du peuple. Or depuis 62 que on m’impose l’appartenance au monde arabe, beaucoup plus loin de ma realité. Le pays qui devait etre le mien interdit ma langue mon histoire et ma culture. Une constitution n’est jamais imposée sans quelle ne soit oppressive. C’est pour ce dècalage entre la verité antropologique et les textes pseudo-juridique que prospert la crise et refait surface de manière cyclique.
    Si par contre nous partions de la realité de ce pays formé par des amazighes et des arabes et de là trouver une maniere de faire convivre les differences dans la paix et L’EGALITE alors là l’Algerie naitra vraiement et prosperera grace au conflit reglé à sa base.
    Or nous avons toujours une caste d’agents de l’Arabie qui gerent d’une maniere conflictuelle le pays pour cacher l’illegitimité historique culturelle et politique dont ils souffrent. Un fln qui se permet l’usage de l’islam et de l’arabisme comme unique fond de commerce, pendant que ce qu’ils appèlent constitution soit contre: n’a-t-on pas intedit le fis pour usage de l’islam..? 2 poids et 2 mesures!
    Thamazighth c’est ma dimension cellulaire qu’on m’invente un e autre peau orientale le rejet ne peut qu’etre totale.
    POUR L’AUTHENTICITE AMAZIGHITE ET LIBERTE’.

  5. La Constitution garantit le droit de penser et de vivre autrement mais il y a trop d’énergumènes intégristes dans notre pays qui veulent nous obliger à mener une vie de moines et d’adorateurs qui se gavent d’illusions et de béatitude pour donner un réconfort et un sens a leur existence. Des intégristes qui veulent étouffer toute forme d’expression de l’intellect, du rationnel et du réel, ils veulent nous faire vivre dans les vapeurs etherées et obscures de désirs illuminés et de voeux pieux irréels. Il faut repousser leurs assauts répétés et insistants pour leur dire carrément : Merçi, Merçi, je peux vivre heureux autrement et sans ça. Merçi encore une fois.

  6. Je voudrais remercier vivement Mme Faroudja M. pour nous rappeler au souvenir de cet homme historique que fut Ferhat Abas. je viens de prendre connaissance de sa lettre écrite en 1963. Cela fait plus de 45 ans et, incroyable, elle est d’une actualité extraordinaire !
    Je constate que l’ex Président du GPRA était un visionnaire, cela s’avère. J’inviterais volontiers les sénateurs, les députés et tous ceux qui disposent d’une part d’autorité dans ce pays, de la lire, et de réfléchir peut-être sauront ils revenir à leur véritable statut de représentants du Peuple.

  7. Les assassins des meilleurs enfants de l’Algérie ne peuvent pas gouverner pour le bien du peuple! Ils sont là pour nous bousier notre vie perpétuellement en s’alliant à toutes sortes de diables d’ici ou d’aileurs, d’hier ou d’aujourd’hui! Leur seul projet politique est de torpiller tout Algérien et toute initiative susceptibles de ramener du bien pour le pays et le peuple qui l’habite, et ce pour voler, voler, voler et voler les richèsses de Algériens!!!!

  8. A inserer si possible comme article.

    L’irruption d’Obama nous interpelle tous. Je suis tres content de sa victoire. En voila les rasons:

    1} Les causes justes finissent toujours par avoir raison. C’est une question de temps, c’est tout.
    Tot ou tard les fleaux qui rabaissent l’homme au niveau le plus bas finissent par disparaitre. Je suis convaincu que l’etre humain revient a la raison apres avoir epuise tous ses recours a la bestialite. Triompher aussi magistralement, conquerir la premiere puissance mondiale pour un homme de couleur ayant a son actif que son courage et ses convictions releve de l’irreel. Merci Obama pour cette lecon de courage et d’humilite.
    Il va a coup sur mettre toute son energie pour sotir du boubier mondial ou les republicains ont soigneusement engage son pays (guerre, pauvrete, crise finaciere et peur du lendemain) et jeter les bases d’un renouveau planetaire ou la force de la politique supplantera la politique de la fore. Esperons.
    Il a reussi a donner le sourire aux peuples Noirs a travers le monde. Bravo. J’espere de tout mon coeur qu’il arrivera a faire sourire aussi le peuple palestinen.
    2) Au pays, les nouvelles sont decevantes. le debat tourne autout de la constitution au lieu du changement du mode de gouvernance, d’une amorce des reformes, du rajeunissement du personnel politique et de l’implication des elites intellectuelles et economiques. Il me semble qu’on sousestime l’etendue du desastre et que nous voulons pour la nieme fois rater le train de l’Histoire!!!
    3) Quand j’ai lu les felicitations du sultan de Bruni (Sarko) a Obama, j’ai ricane. Sa campagne etait jalonnee d’ADN, de ministere de l’identite et de chasse au facies, alors que le heros americain a gagne a la sueur de son front et non sur la misere des deminis.
    4) Une nouvelle aire s’ouvre devant nous, essayons de jouer un role au lieu de subir le diktat des peuples qui travaillent et qui avancent. Obama nous a donne une vraie lecon d’existence. Merci.

    nasser.
    Toronto.

  9. A Farouk, faire lire la lettre de Ferhat Abbès aux parlementaires de service qui viennent de se coucher pour 30 millions, c’est un défi que perdrez sans gloire. Pour la simple raison que ces gens là ne savent ni lire ni écrire. Ils ont été choisis justement en fonction de ces deux critères, en plus du népotisme et du régionalisme. La prochaine cuvée sera également sourde et muette. Seul le bruit de l’argent du peuple les fait vibrer jusqu’à l’extase. Salutations

  10. En 1962 Fehat Abbas avait un age avance, une bonne education en medecine, en politique, en droit, etc. Par contre Boutef n’avait que 24 ans, un enfant, je dirai. Boukharoba n’ avait que 32 ans, un enfant aussi. Le reste est evident.

    Donc on est la et on attend la mort de l’enfant!

  11. Merci a Mme Feroudja.et merci a mr Ferhat ABBAS d’avoir eu le courage et la dignite de demissioner en expliquant les raisons, les hommes de ce calibre sont rares presque inexistant de nos jours.quant aux rigolos qui siegent a l’assemblee, ca donne une idee du delabremenr auquel est arrive notre pays.c’est une tradition en algerie de faire taire les gens qui pensent.on prefere la ghaita band

  12. Algériennes et Algériens mes amours ne voulaissez pas manipuler et lisez ce qu´on vous expose, ayez votre bon sens et dites que moi le simple algérien, harraga et victimes de la hoggra ne veut que ce les occidentaux ont, ni plus ni moins, je ne veux ni l´islamisme, ni l´arabisme, ni le nationalisme, ni la hoggra, ni la harga … je veux la liberté, ma liberté. Elle viendra tres tout, ne vous en faites pas, Obama est la !

  13. obama pour les americains en ce qui nous concerne il nous faut la releve de feu ferhat abbas

  14. L’auteur de l’article ne devrait pas être aussi affirmatif en oubliant de mettre entre guillemets dans la première phrase NE PAS AVOIR RESPECTE LE RAMADAN.Etre soi-même, être d’une autre spiritualité ou ne pas en avoir du tout est digne de respect tout autant que le fait de jeûner pour ceux qui ont la spiritualité musulmane et qui la pratiquent. Le fait de ne pas tolerer, et de le prendre comme un manque de respect, qu’un citoyen algérien soit lui-même alors que certains de ses concitoyens sont en train de pratiquer un rite de leur religion nous vient des premiers temps de l’islam conquérant, islam et Etat, sous le reigne duquel les adeptes des autres religions doivent montrer leur soumission totale en s’effaçant de la vie publique comme non-musulmans sinon c’est un manque de respect flagrant, passible de beaucoup de peines. Le même esprit demeure. Pour moi, et pour beaucoup des concitoyens, le code de l’indigenat sous lequel ont vecu beaucoup des miens, est remplacé par un code musulman tout aussi avillissant pour un être humain du 21ème siècle, et notre liberté est renvoyée au calandes greques.J’ai dû vivre éffacé des regards tout un moi pour être moi-même car je ne suis pas musulman; je suis tout simplement algérien.

  15. peuple ALGERIEN vous n’avez plus our vous consoler que le slogan de luther KING "j’ai fais un reve"mais rappelez pour vous consoler encore que tous les Présidents Algeriens ont sauté deux ans aprés la revision de la constitution ou une constitution nouvelle alors….le terrain est balisè pour qui vous savez!

  16. Attention la loi fondamentale et natamment dans l’article 74, a été votée par le peuple, elle n’est pas passée par voie parlementaire. Il faut que le peuple soit consulté car nos assemblées ne sont pas représentatives. L’APN ne représente que 20/100 de l’électorat. cette assemblée ne peut en aucune manière avoir de légitimité et par conséquent faire adopter son vote. La télévision nous présente un obscur juriste dont le commentaire favorable à cette modification n’a aucune valeur, Interrogez nos juristes nos juristes indépendants dont la probité est reconnue au plan international. Si le citoyen n’est pas encore mûr pour se prononcer sur une question qui relève de sa souverainté autant passer à la TV des dessins animés H 24 afin de confirmer le Bled Mickey et ne plus s’arrêter de rire devant ce drame qui dure dans le pauvre pays de Benm’hidi.

  17. J’insiste. IL FAUT QUE NOUS Réagissions.
    Arrêtons de pérorer et agissons concrètement chacun a son niveau et essayons aussi de rassembler le plus d’Algériens possible – d’une maniére ou d’une autre -, et faisons quelque chose avant qu’il ne soit réellement trop tard.

    Toutes et tous les Algériens de l’intérieur comme de l’extérieur sont interpellés en ces heures graves que traverse la jeune République Algérienne Démocratique et Populaire.
    Tous les responsables civils ou militaires ( même si vous n’avez jamais fait de bien a ce pays l’occasion vous est offerte pour vous rattraper ).Toutes et tous les Algériens qui aiment ce pays doivent faire quelque chose. En parlant d’amour de ce pays, je pense aussi à tous nos frères et amis de par le monde et je me permets de vous signaler que votre aide ne sera pas de trop.
    A mon humble avis il faut d’abords faire un grand travail de sensibilisation et d’explication. A PARTIR DU 1er NOVEMBRE 2008, nous imprimerons et distribuerons a grande échelle des tracts dans toutes les villes d’Algérie et d’ailleurs, pour que personne ne dise je ne savais pas. Nous enverrons des e-mails, des lettres et des sms à toutes les organisations internationales, toutes les grandes chaînes de télévision et radio( entre temps eux ils l’ont fait, instruction a èté donnée aux representations diplomatiques ), tous les sites Internet des droits de l’homme et des peuples. Nous ferons en sorte que tout le monde sache ce qui se trame contre ce peuple, ce pays et cette région du monde.
    Et ensuite, LES MERCREDI ET JEUDI 10 et 11 DECEMBRE 2008 nous entamerons une résistance / désobéissance civile, pacifique et résolue jusqu’à la chute de cette « cleptocratie, liberticide » qui tient notre pays en otage. Nous ne sortirons que pour rentrer dans l’histoire fiers d’avoir fait notre devoir envers les générations futures. Des Algériens de l’intérieur et de l’extérieur, compétents et patriotiques assurerons la transition et la relève. Ce pays, ce peuple ont assez de ressources pour faire de toute cette région une région ou il fait bon vivre.
    YES, WE CAN.

  18. povre pays le fond a été atteint maintenant on creuse, la senilite natteint pas seulement les gens ages mais tout le "politique" helas .pauvres martyrs tout ça pour cet engeance qui trahis pour quelques dinars devalues

  19. Oui tahiabladi a raison, commencons par nous nous memes. Nous ne risquons rien à agir: pas de mouton cette année (pauvres generaux), pas de vetements pour les gosses (pauvres islamistes), gardons les gosses à la maison le 10 et le 11.Donnons l´exemple à notre famille deja. Ne sucombons pas aux caprices des enfants.

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