Fils de la patrie

Ce poème est dédié aux soldats tombés samedi 19 juillet dans une embuscade dressée par un groupe armé d’AQMI.

Ton sang a encore coulé, fils de la patrie
Ta jeunesse est volée, enfant d’Algérie
Ta mère a déchiré le silence par ses cris
La témérité de ton père est anéantie

La tyrannie a engendré le maudit
Le maître a nourri la folie
L’imam a motivé le nervi
Toi, d’offrande, tu as servi

Jérusalem, je le pleure
Pour Bagdad, je meurs
Pour le fils de ma demeure
Je ne sens aucune douleur

Le drapeau cher à ton cœur
Est nié et souillé par les tueurs
Ton sang a purifié ses couleurs
Serein, rentre dans ta demeure

Il ne sera pas en berne pour toi
On le descend pour les rois
Ce sont eux qui tracent la voie
Ce sont eux qui étouffent les voix

Prends place dans ce cimetière
Tant qu’ils nous privent de lumière
Tant que continuons à nous taire
Nous reviendrons pour enterrer tes frères

Rachid Mouaci

Un commentaire

  1. Ah ces médailles avec lesquelles on décore nos officiers pour mérite.
    Et vous soldats fils de l'Algérie, martyrs du devoir de cette Algérie qui n'en finit pas de payer son tribut, de quelles médailles devrions-nous honorer votre sacrifice ? Il est vrai que cela ne vous rendrait pas la vie et ne consolerait pas vos familles endeuillées un jour de fête religieuse, l'Aid fête de l'Islam, de la paix. D'où viennent ces monstres, qui les arme ? Ils avancent et se propagent comme un cancer sur le corps de notre Algérie !

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