« Puisque l’autre refusait à me reconnaître, il ne restait qu’une solution : me faire connaître. » Frantz Fanon.
Mouloud Mammeri, dont la crédibilité, la probité et l’honnêteté intellectuelle sont au-dessus de tout soupçon, aurait-il fait dans la flagornerie ou acte contre-nature en écrivant dans la préface du livre de M. Hammouma (Grammaire Berbère) : « Le débat, intervenu quelquefois sur le système à adopter, me semble personnellement ou de pure forme ou d’opportunité. Le principe est une question de simple bon sens. Le berbère doit s’écrire en berbère, c’est-à-dire en tifinagh aménagées » ?
Aujourd’hui, il existe encore des esprits réfractaires, une posture dogmatique de même férocité que celle manifestée par les représentants de l’islamisme-arabisme en Afrique du Nord, et opposés, par « partisianisme », aux caractères tifinagh de « peur de rater le train du développement civilisationnel. » Pourtant, ces esprits ne manquent ni d’intelligence, ni de bon sens, mais leur logiciel mental est probablement resté bloqué sur ce cliché quotidiennement ressassé : « Le salut du peuple amazigh passe par l’utilisation des caractères gréco-latins ». Ce n’est pas, me semble-t-il, la forme géométrique des lettres d’un alphabet qui confère une intelligence au détenteur dudit alphabet, mais, plutôt, le contraire. C’est le génie du peuple qui rend « intelligent » et intelligible un alphabet. Le cerveau amazigh présenterait-il des lacunes cognitives ? Serions-nous plus futés, éveillés, adroits, subtils si nous utilisions les caractères gréco-latins ? Les systèmes d’écriture varient selon la culture (l’écriture, concept protéiforme, est « un système de signes plus ou moins durables utilisés pour transposer des paroles de façon à les reproduire sans avoir besoin de l’émetteur. ») Les Chinois (détenteurs d’un savoir scientifique avancé) utilisent un système largement idéographique (une idée est associée à un signe, et il faut en connaître au moins 2 000 signes pour comprendre les ouvrages de vulgarisation, et 5 000 pour l’ensemble des publications) alors que les Occidentaux emploient un système alphabétique, le système des Japonais étant « mixte » (les hiragana, les katakana, les kanji). Pourtant, malgré la diversité des types d’écriture (caractères grecs, cyrilliques, amhariques, indiens, chinois, hébraïques, arabes…), tous les lecteurs du monde utilisent les mêmes zones cérébrales pour écrire. Tous activent aussi un « code phonologique », c’est-à-dire que les signes écrits sont traduits mentalement en sons parallèlement à leur compréhension. Ce que font les Chinois, les Japonais ou les Israéliens, le peuple amazigh, quel que soi l’alphabet utilisé, peut le réaliser si les femmes et les hommes qui le composent déployaient les ailes puissantes de leur génie. Il lui manque «seulement» une nation au sens « renanien ». Sortons donc de ce « microcosme des docteurs en linguistique ! »
Si le physicien des particules, que Le Matin nous a fait connaître, élaborait, en tamazight et en tifinagh, à supposer que nous disposions du vocabulaire savant ad hoc, le début d’une théorie mettant en évidence l’existence de l’hypothétique graviton, le boson de la gravitation, ou la théorie des cordes faisant partie des pistes qui permettraient de formuler une hypothèse de la gravité quantique, censée concilier la relativité générale d’Einstein (monde cosmologique) avec la physique quantique (monde subatomique), nul doute que les scientifiques du monde entier se précipiteraient pour en faire la traduction. Avec à la clé, dans quelques décennies, un Prix Nobel pour l’auteur. Ce jour-là, la triste formule d’ »inaptitude congénitale » que l’on nous colle comme une seconde peau, sera définitivement répudiée.
Je persiste, non par obstination, mais par conviction, que les tifinagh (mais les caractères gréco-latins ne me troublent pas outre mesure) n’ont rien à envier aux autres graphies. Elles sont, par surcroît, le meilleur lien entre le passé et l’avenir, la sève de nos lointaines racines, le cordon ombilical avec notre histoire. Le refus catégorique que les gouverneurs islamo-arabes en Berbérie opposent aux tifinagh devrait finir d’emporter notre adhésion. Atek Améziane, un Kabyle d’une infinie sagesse, rapporte que, étant étudiant avec son ami d’enfance, Mouloud Mammeri, ils montrèrent un petit texte à leur camarade M. Yazid, le futur diplomate, en lui disant « voici comment s’écrit le berbère ». « Mais, c’est du latin ! » les nargua-t-il. « Il s’écrit aussi en tifinagh » lui objectèrent-ils. M’hamed Yazid lui souffla alors un mot, que la pudeur interdit de dévoiler, que M. Mammeri devra lire. Convaincu par cette démonstration, il les congratula fraternellement.
« Ma conversion aux tifinagh ne s’est pas faite du jour au lendemain car, influencé par Mammeri, je pensais que notre langue ne s’épanouirait vraiment qu’à travers les caractères latins. […] Je fus amené à choisir les tifinagh, suivant en cela les conseils de Mahjoubi Aherdane […] « Tu dis dans tes tracts, me fit remarquer Aherdane, que notre langue s’écrivait bien avant Jésus-Christ, mais tu ne montres pas cette écriture et ne songes pas à l’enseigner. J’imagine donc que tu es prisonnier des caractères latins. Les tifinagh, mon cher, ne sont pas seulement pour nous une écriture comme les autres, mais les témoins d’une grande partie de notre histoire. Ils attestent en tout cas de l’existence d’une civilisation, ils expriment l’identité que tu entends défendre. Je vais même plus loin au cas où tu n’es pas convaincu. Tu n’es pas sans savoir que les juifs ont repris leur vieille graphie que certains donnaient comme un modèle de difficultés pour écrire leur langue. Et pourtant, ils ne manquent ni de savants-linguistes, ni de moyens financiers s’ils avaient voulu adapter l’alphabet latin. Or ils ont repris leur ancienne graphie et tu devines pourquoi, j’imagine. Aherdane n’a bien entendu pas besoin d’aller plus loin dans sa démonstration […] » (Mohand Aarav Bessaoud, De petites gens pour une grande cause, Alger, 2000, p. 90, 91).
Après 1962, il était impossible que Mouloud Mammeri utilisât les tifinagh, qu’il maîtrisait merveilleusement d’ailleurs, car les tenants de l’islamo-arabisme ne lui auraient laissé aucune liberté, le pays étant promis en offrande au trou noir du panarabisme, une idéologie constrictor. «Grâce» aux caractères gréco-latins, les autorités ont été quelque peu dupées. Au demeurant, à l’époque, il n’y avait aucune machine à écrire en tifinagh. L’unique jeu de caractères typographiques (tifinagh) que possédait l’Imprimerie nationale après le départ de la France, a été fondu sur ordre de Ben Bella, annonçant ainsi son hostilité à notre écriture ancestrale. Les idéologues du panarabisme connaissaient mieux que nous la valeur historique et sentimentale des tifinagh.
La Constitution promulguée le 10 septembre 1963 sanctionne ce que le Code de la nationalité a esquissé : l’Algérie « tient sa force spirituelle essentielle de l’islam », qui est proclamé «religion d ‘État.» Le discours prononcé par le député Sassi, reproduit par Bruno Étienne, cité par Catherine Simon (Algérie, les années pieds-rouges. Des rêves de l’indépendance au désenchantement, 1962-1969, La Découverte, Paris, p. 95) est sans équivoque quant à l’avenir du pays et des Berbères : « Chaque Algérien, avant d’être algérien, est arabe et musulman. […] il ne se rattache pas à l’Algérie en tant qu’être humain seulement, mais aussi en tant que membre de l’une des races humaines, qui est la race arabe» (souligné par nous). Il n’y a nulle autre divinité excepté « Sassibaal » et Allâh son Messager, amen ! Le «Dieu- savant-député » exprime ici la position dominante qui permet à la religion d’entrer dans la Constitution, la «Sunna» nationale. «L’Algérie est partie intégrante du Maghreb arabe, du monde arabe et de l’Afrique » (article 2 de la Constitution, Histoire de l’Algérie depuis l’indépendance, Benjamin Stora, La Découverte, Paris, 1994, p.21).
Quant à M. Ahmed Taleb Ibrahim, il fit cette déclaration devant une assemblée de cadres syndicaux, en février 1972 : « Quand on dit que l’Algérie est composée d’Arabes et de Berbères, c’est faux. Les Algériens sont des Berbères plus ou moins arabisés. Le sang algérien est arabo-berbère avec une dominante berbère dans une culture arabe » (Annuaire de l’Afrique du Nord, 1972, chronique sociale et culturelle de André ADAM, p. 386 et 387). Le même Taleb Ibrahim affirmait l’impératif d’indépendance absolue, et donc d’indépendance culturelle : « Un peuple qui change de langue est un peuple qui change d’âme et de regard sur le monde.» Déclaration à double lecture. «L’immense majorité des arabophones actuels ne sont que des Berbères arabisés depuis des dates plus ou moins reculées. Et, d’une certaine façon (historique et anthropologique), on peut dire sans polémiquer que tous les Nord-Africains sont des Berbères. Les Maghrébins se définissent (et doivent être définis) comme ‘’Arabes’’ parce qu’ils sont linguistiquement et culturellement arabes » (S. Chaker, Encyclopédie Berbère, t. VI, p. 834).
Les indépendantistes (amazighophones et arabophones), à de rares exceptions, ont agi et, par la suite, leurs clones, agissent toujours en faveur d’une culture islamo-arabe (thème central de la construction dite «nationale») exclusive de tout autre cadre ou forme de réalisation intellectuelle et culturelle. Ils oublient effrontément que tamazight est historiquement la première langue parlée de Siwa à l’Atlantique et de la Méditerranée au Niger. Aujourd’hui, il n’en subsiste plus que des îlots densément peuplés, exposés à la concurrence massive d’autres langues. La langue berbère, qui n’a toujours pas de statut officiel, est réduite aux byzantinismes du « café du commerce », cette « Assemblée du peuple », et à l’existence précaire de simples patois qui « persiste mais qui ne résiste (ra) pas » selon l’expression de Mouloud Mammeri.
Dans le contexte idéologique post-1962, Ben Bella s’est senti obligé de déclarer, urbi et orbi (à la ville de la Mecque et de l’univers): « Nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes. » « Qu’il prenne surtout garde de ne pas promettre à la minorité [berbère] le sort des Kurdes, lui lançait avec superbe l’ancien officier de l’ALN, Bessaoud Mohand Aarav, dans son livre Heureux les martyrs qui n’ont rien vu, page 117, sorti en août 1963. Car alors, si son coq chante ‘’Je suis arabe’’, le nôtre lui répondra ‘’Je suis berbère’’ et, immanquablement, les deux volatiles se déchireront les ergots, […] pour le grand malheur de notre pays. » Bourguiba, « le combattant suprême », saisit l’occasion pour répondre à Ben Bella alors gorgé d’islamo-arabisme :
« Inâl ddin mu, il ne connait pas l’histoire de son pays et il prétend en prendre la direction. Depuis quand et en vertu de quelle loi historique l’Algérie est-elle arabe ? » (Propos rapportés par un diplomate algérien).
Depuis 1962, le «toutou» amazigh s’égosille, la caravane de l’islamo-arabisme passe… « Quand notre ennemi ne réagit pas à nos coups, dit Mao Tsé Toung, c’est que ceux-ci ne sont pas assez forts ou bien qu’ils servent ses intérêts. »
Aït Ameur





Si le Tifinagh (que je ne maîtrise pas encore très bien) existe c’est qu’il doit certainement prendre en charge tout l’éventail phonétique berbère. Ce qui est loin d’être le cas de l’alphabet latin, et encore moins de l’alphabet arabe.
De plus, apprendre un alphabet différent n’est pas tâche ardue pour un enfant. Il ne nous a pas fallu plus de 2 semaines de cours intensifs, le soir, pour maîtriser l’alphabet russe dans les années 70, au centre culturel d’Alger. Nous avions, à peine 14-15 ans !
Vouloir retranscrire le berbère en alphabet arabe fait partie du combat, au nom de l’islam, qui consiste à nous amarrer coûte que coûte à l’islamisme exterminateur de nos composantes ethniques, sans vouloir chercher midi à quatorze heure !
Par contre, il ne faut pas encore se leurrer et croire que nous pouvons nous départir de l’apprentissage des langues vivantes, tel le Français, ce butin de guerre confisqué ! Apprendre le Tifinagh, une fois que l’on a maîtrisé une langue latine, devient un jeu d’enfant ! Je ne suis pas certain de l’inverse, car, de mon point de vue, les mécanismes intellectuels d’apprentissage sont bien plus rodés dans ces langues aux multiples expériences, comparées aux nôtres, car elles relèvent encore de l’état de prospection du passage des traditions orales à celles de l’écrit, du moins pour l’écrasante majorité !
Affaire à suivre avec sérieux, loin de tout dogmatisme ! Malheureusement, c’est là que les choses se compliquent le plus!
"tout le cote' civilisationnel" – Dans vos declarations, vous vous aventurez presque a construire que la pense'e de la langue Latin est fondamentalement differente de la pense'e Amazigh – Je veux dire, la substance du contenu. Est-ce le cas? Et qu'adviendrait-il du Latin sans les meninges, ou plutot la tradition et la perception de la vie et de ce qui la materialise Amazighs. Et bien a cette question, une reponse existe. Le Latin creve. C'est ce qui lui est arrive' des la fin du 4eme siecle. Qu'en est-il advenu de la susbstance qu'il contenait (qui n'est Italienne, ni Francaise, Anglaise….) mais mediteraneenne et tres tres nord-Africaine, Numide et phoenicienne ? Et bien elle est reste'e au frigot. Tous ceux qui y ont contribue' s'y ravitaillent, sauf nous. Pas tout a fait, on le fait aussi, mais on se sert de la cuillere francaise. Le cas de notre Physicien est un cas, le mien et celui de milliers inconnus c'est la cuillere Anglaise ou Allemande, en general. Rien cote' chinoix, Camradusse ou Japonais, puis du zarab plein la gueule du zarabe dont vous connaissez probablement mieux que moi, la valeur.
Bref, la cellule animale est la meme partout, et pourtant d'un groupe a l'autre, certaines substances sont mortelles pour des groupes et nourrissantes pour d'autres. Ca doit se passer au niveau sub-particule…
Mais tout ca, c'est de la parlotte. Les langues c'est avant tout une question d'usage. Les significations des mots, leurs branchements, interconnections, etc. demandent longtemps, tres longtemps pour s'etablir. Les Kabyles, ou si vous voulez "les cognitivement limite's, ne font pas d'auto-stop, ils sont deja labas, la ou ils devaient arrive's… nous sommes ca y est ! Comme vous le dites, l'alphabet est une futilite', sur laquelle on patine plus.
On a une poigne'e de Linguistes et on bouffe ce qu'ils nous servent, et point barre'. Une bonne partie, sinon la plus grosse, est Haloufienne, haramiene et les millions de Kabyles trouvent ca delicieux… huh ! meme des etrangers adorent… Quand a ce que pense la charette et sa sauce hollandaise, et bien MOI PAS TROUVER BON ou est-ce MOI TROUVER PAS BON.
Vous voyez comment le PAS s'accroche sur trouver qui provient de moi, ou sur bon lie' a sauce hollandaise. Imaginez-vous que je declare ailleurs, que je n'ai jamais goute' a la sauce hollandaise !
Raffiner et travailler la consistance/congruence du contenu/substance d'une langue n'est pa aleatoire du tout – Le Latin nous appartient au meme titre
"… Vouloir retranscrire le berbère en alphabet arabe fait partie du combat, au nom de l’islam…"
L'ecriture Syriaque est jolie dans sa geometrie, mais helas salie par le khrab. Particulierement le cote' slamic de ce khrab… et c'est ce salami que mon systeme la rejette automatiquement – j'y suis allergique. Soyez politiquement corrects si vous voulez, mais sans pouvoir l'expliquer, il y a des gens que je trouve moches d'autres que je deteste, et d'autres que je trouve beaux et aime, sans raison.
Voici un example: Les langues asiatiques me font mal aux oreilles, pareille pour les sud-Americains qui eux me font mal a la tete. Ecouter 2 discussions, une en Russe et l'autre en Norvegien – sans voir les personnes. Les norvegiens semblent toujours s'amuser, et les russes se plaindre. Un peu comme la difference entre l'Allemand et l'Italien. Les calendos? Ils sont toujours entrain de filouer, de visser quelque chose… faire confience a un calendo, est suicidaire. Je doute meme de leur science. Un theorem en Anglais ou Allemand est clair et net du 1er coup. En calendos, il y a toujours le doute… que quelque part ca converge la ou il ne le faudrait pas. Ce commentaire m'aurait pris 2 lignes en Anglais. En calendos, il faut tourner et tourner, encore tourner…
A, khati ya Mas Aït Ameur: matchi "quels caractères" , il faut dire "quel caractère " …..
Anwa lkhatar is anaru thamazighth.
Je ne suis pas linguiste et je n’ai pas une grande maitrise du berbère écrit en caractères latins ou tifinagh.
En vérité le problème de l’alphabet n’est pas un problème purement linguistique. Même si la querelle a envahi son domaine et impliqué les linguistes.
Ipi, a Madani, tu dis que "les mécanismes d'apprentissage sont bien rodés dans ces langues aux multiples expériences……" Pour toi, kichi ou moi, oui . Mais pour un enfant ? C'est d'eux qu'il s'agit thoura nagh khati ? Rien que les mots: mécanismes, apprentissage, et expérience suffisent à soutenir la thèse contraire.
Ça dépend à qui on parle. Un enfant n’aura aucun problème à apprendre à écrire le berbère en tifinagh, en cyrilique, ou en idéogrammes. Ou à apprendre le chinois avec les caractères bérbères.
Reste l’aspect politique et les options possibles. Pour les caractères arabes (brrr) et les caractères latins( ?)
Bon, les caractères latins on s’en tape. Reste les caractères arabes.
Et c’est là qu’intervient Ata Turc.
Laissons tomber l’aspect purement linguistique et les reproche fait à l’alphabet arabe : « Notre écriture était l’esclave de la phonétique arabe, parce que nous utilisions des lettres correspondant à des sons que notre oreille ne percevait pas, que notre langue ne pouvait pas prononcer » pensait certains linguistes turcs.
Et passons à l’aspect politique
L’utilisation de l’alphabet arabe en plus de l’islamisation et de l’aghyoulisation de la société turque où, comme dans toutes les sociétés musulmanes, l’éducation était quasiment ésotérique et réservée aux religieux a favorisé l’arabisation des mentalités. Le passage à l’alphabet latin allait consacrer le passage à la laïcité et faciliter la modernisation de la société turque.
Il y a ceux qui disent que l’utilisation des caractères latins facilitera la diffusion du berbère chez les non berbérophones et l’arabe chez les arabophones. Là je réponds que les kurdes utilisent les caractères arabes et les islandais les caractères latins est-ce que ça vous donne pour autant envie d’apprendre ces langues ? Les israëliens utilisent les caractères hébreux cela les handicape-il scientifiquement?
Ya Madani tezrid asmi akène ithar3ed ur thewthi. Asmi its 3arvène itskhervène. Le chemin de la deskharvinisation passé par lla désarabisation et non l’inverse. Sauf si on ne vas revenir du moyen âge.
Donc, j’opte pour le tifinagh, pour des raisons politiques, culturelles, climatiques et oenologiques!
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Iremdane enni, amek ?
"Le principe est une question de simple bon sens. Le berbère doit s’écrire en berbère, c’est-à-dire en tifinagh aménagées" ?" Bref, on ne peut rien ajouter à cela….
Bon , je ne fais pas le marathon , mais ça ne m'empêche ps de faires des fotes, ya boureb.
Tu l'as dit ya Madani: loin de tout dogmatisme !
Je lis que il ya des caracteres arabe! Les sois disants caracteres arabes existaient avant que l'arabe ne soit ecrit. Ce que l'on applelle caracteres arabe sont en fait des caracteres syriaque -arameique. Rendez a Cesar ce qui lui appartient. Quand a la langue tamazight que ceux qui veulent sa transcription en tifina ou autre le fassent. Nous les Kabyles, aussi Amazigh , on ecrit le kabyle en caratere latin depuis plus de 100 ans (Boulifa) et c'est tres bien comme cela. C'est aux Kabyles de decider comment ecrire leur langue et non aux autres de decider comme notre langue s'ecris. Un peu de bon sense n'etouferas pas personne. Et il ya de la speculation que les caracteres latin soient nes en Afrique du Nord. Quelle aubaine historique a exploiter.
Sans autres commentaire tamazight à l'école doit s'écrire en tifinagh et il n'y a aucune justification à ce là.
Tamazight à l'école doit s'écrire en tifinagh et il n'a aucune justification à ce là.
Mais vraiment, je vous signale que la Tunisie a beau reconnaître qu'elle est Berbère…d'origine, elle demeure la plus arabisée. Alors votre citation de Bourguiba, répondant à Benbella : "Inâl ddin mu, il ne connait pas l’histoire de son pays et il prétend en prendre la direction. Depuis quand et en vertu de quelle loi historique l’Algérie est-elle arabe ?" je ne vois pas très bien où vous voulez en venir. Que voulez-vous que ça change à être "anciennement berbère" et à être "actuellement arabe", ce qui est précisément le cas de la Tunisie ? ça n'a aucun intérêt.
Ensuite pour la graphie, en somme vous voulez qu'on mette à la poubelle un siècle et demi de travaux berbérisant en graphie latine pour réinvestir encore 150 ans dans le Tifinagh negh amek?
a sen 3iwed yakk s wadda ?! Non mais vraiment, vous ne voyez pas que YA LE FEU A LA MAISON a winnat ! et puis vous devriez poser la question à votre ami Aherdan "sani sawdhen nutni" avec les tifinagh ? nulle part akka ar tura
et les caractères arabes, alors là c'est hors de question
Etant scientifique, je ne vais pas par trente-six chemins pour le choix de la graphie. D'abord, choisir une autre graphique que la gréco-latine revient à annihiler un siècle et demi de travail. Comparons le nombre d'ouvrages produits en caractères latins, en Tifinaghs et arabes. Le résultat est facile à obtenir, 0 en Tifinagh et (- infini) en caractères arabes. Pour les caractères arabes, c'est simple, les arabisants n'ont RIEN produit, pire, les arabisants sont des ennemis de Tamazight. Le choix de ces caractères est une mise à mort de Tamazight. Je reprends ce qu'a dit un spécialiste de Tamazight : si Tamazight était un wagon, je préfère l'attacher à une locomotive du nord qui avance à celle de l'orient immobile, j'ajouterai moi-même "quand elle ne recule pas".
Reste les Tifinaghs et latins. Ces 2 caractères doivent exister conjointement. Le Tifinagh est un patrimoine qui nous rappelle notre identité. Le Tifinagh peut être utilisé dans les panneaux routiers, enseignes des magasins, établissements administratifs, etc.
En littérature, le choix a déjà était fait par ceux qui ont travaillé. Si le Tifinagh était bons, pourquoi tous ces auteurs ne l'ont pas utilisé?
Quant à cet article, M. Aït Ameur, a-t-il produit quelque ouvrage ? en Tifinagh? Seuls ceux qui ont travaillé et produit peuvent donner leur avis.
Asakasi ɣef isekkilen dayen yefra, xtarent wid iqedcen ɣef tutlayt.
Les examens ont été donnés dans les alphabets. A-t-on fait les statistiques et calculé les proportions des alphabets choisis par les élèves? Je présume que la totalité des candidats ont choisi l'alphabet latin.
Les alphabets latins et Tifinagh doivent exister conjointement, à utiliser dans des domaines différents. Parler du caractère arabe c'est mettre Tamazight dans la gueule du loup, entre les mains de ces ennemis. Ce caractère est trop proche de la religion, du domaine de l'immuable, de la mort.
Oui pour les caractères Latins et Tifinagh EN MEME TEMPS, dans des domaines domaines différents. Celui qui veut produire en caractères arabes, grand bien lui fasse, bienvenu !
Ni Arabe ni Latin, comme l'hebreux, le Tifinagh, ET POINT FINAL IL EST PARFAIT
Askasi ɣef isekkilen dayen ifuk, teddez tebrez ! Ma bɣan ad xedmen dreɛ, ilaq anexdem tagant ɣef ulmud am iseggasen izeryen. Lqern d wezgen ala qedcen yergazen d tilawin, ur yuzmir yiwen ad ibeddel asenfar ixtaren imeɣnasen-agi.
S isekkilen n taɛrabt kra n wawalen id yusan g taɛrabt at neǧǧen akken, ad tuɣal d taɛrabt "bis" !
Zik imaziɣen u llin ara, tuɣal tamaziɣt u tettwaru ara, tura tettwaru maca s isekkilen n taɛrabt.
Akken qqaren irumyen "Akjun yeshewhiw tamacint tɛedda". Iɛerbawiyen gnen lqern d wazgen, tura ukind ad rren aɛukkaz g ḍaṛen !
Mais le bon sens voudrait que cela soit le Tifinagh!! Et c'est déjà fabuleux que cette langue et ces caracteres aient été conservés malgré toute cette histoire tumultueuse et calamiteuse pour Tamazight. Une langue est toujours vivante quand un peuple continue à l'utiliser oralement.
Le Tifinagh est parfait? Parfait pourquoi faire?Il est notre patrimoine plusieurs fois millénaire. Mais un caractère utilisé en ce temps-là peut-il répondre aux besoins actuels?
Que doit faire du point (.) de la lettre A>W, du plus (+) de la lettre T, du multiplier (X) du son TH et bien d'autres.
A chaque fois qu'on change de lettre, dans une phrase, on doit faire une pause car les lettres ne sont pas attachées. Il n'y a pas de notions de majuscule/minuscule…
Il serait parfait dans les panneaux routiers, enseignes des magasins, administrations…. Un caractère de l'alphabet est un outil comme peut l'être une<w voiture… Alors que ceux qui veulent imposer l'alphabet arabe s'imposent à eux le transport par chameaux !
Ahia Madani, Tu ne sais pas écrire ta langue s Finagh, tu m'as déçu à Madani, Keççini qui écris des pas et des pages, tu as 2 heures pour apprendre le tifinagh et il existe un logiciel pour ça, la police Tifinagh est intégrée dans l'OS Windows alors de quoi ont peur nos brobros!
RMII
Mass AIt Ameur:
Effectivement Tamazight doit se transcrire en Tamazight, à l'image de l'hébreux, de l'arabe, (même que maintenant beaucoup d'arabophone utilisent le caractères latin sur le WEB, le Russe,…
Le Tifinagh dont l'ancêtre est l'hiéroglyphe égyptiens et le nubien doit être la matrice de son enseignement "MATERNEL", parce que nos historiens versus flnus ne sont ni curieux ni intelligent pour se poser les bonnes questions, Tamazight est la plus ancienne langue écrite, lu et utilisé dans les sciences (architecture, astronomie, médecine, …)
lorsque ma mère m'explique comment soigner les bobos avec nos méthodes à nous, je reste pantois devant auatnt de connaissances que nous ignorons à cause de ces choix pédagogique, l'arabe pour la religion et le Français pour immigrer ! Arrêtons cette folie, nous resterons d'éternels colonisés!
Pour ce qui du coté technique "programmation Informatique" effectivement on a besoin du Latin, mais ça doit être prit dans un projet de société de notre futur système éducatif.
J'ai remarque dans plusieurs pays que j'ai la chance de visiter, le système éducatif est basé sur deux points
1. L'apprentissage de la langue maternelle au préscolaire
2. L'Anglais pour tous du primaire jusqu'au Phd ( en dehors de ça, on est appelé à disparaitre) tous les pays de la planète utilisent l'Anglais pour leurs économies, échanges, diplomatie, …),
L'Arabe et le Français sont deux langues mortes, elles ne produisent rien, a part le boulitique, même les Français travaillent en Anglais, à quoi sert de perdre son temps à apprendre 2 langues qui ne sont pas utiles pour Kabyle ou un berbère en général.
Moua, je suis sur que si on arrive à faire reculer ses deux langues de notre environnement, il ne sera que bénéfique pour les générations futures.
RMII
Ennighak a dahmane, nithni dhouarness ith’vakigh n’larzak, newkni s’markanagh f’yeghssane!
Il ya a au moins un consensus derrière le rejet des caractères arabes ! C'est déjà ça!
Walakine, avons-nous vraiment les moyens de contrecarrer la propagande islamiste du pouvoir ? Les génériques des émissions des chaines tv algériennes, de la zéro à la 44ème , ont toutes opté pour la retranscription du berbère en caractères n’rebbi ! De toute façon, au train où vont les choses, avec cette islamisation insensée, dans moins de 50 ans, tout le monde se revendiquera de la lignée du rassoul avec fierté et associera les caractères Arabes à la rahma bawaliss.
J’ai fait un petit tour au bled début mai et en suis revenu ravagé d’amertume quand j’ai vu ma petite nièce de 6 ans apprendre des sourates du kitab avec une fierté telle que quand je lui ai demandé « du kabyle ou de l’arabe quelle langue préfères tu ? », sans la moindre hésitation, elle réplique « etsaâravth !». Voilà où en est notre chère Kabylie ya Si-Dahmane ; Et s’il suffisait d’apprendre le Tifinagh pour contrecarrer la marche à Coran forcé, crois moi, je le ferais, quitte à y consumer les derniers neurones encore actifs dans la caboche du 3ème âge (eh oui, faut pas se leurrer non plus, on n’a plus le cerveau de nos 15 ans !). Je suis certain que notre ami Hend Barwaqui s’y mettrait aussi !
En attendant, nithni lakhdmene l’ chaghel n’essen ; 2000 mosquées de plus rajoutées au 17000 existantes pour faire rak3i la populace direction biteallah, once and for all (1 mosquée pour 2000 habitants ya 3adjaba !)! On vient de m’apprendre que le dernier village Gaulois à résister à la construction d’un minaret, sur les hauteurs de Bouzeguène, vient de céder ! Et le projet semble être ficelé, au grand damne des derniers hommes lucides qui s’y étaient opposés ! Atsane el-ouekhda yessarène! Nithni latsmenyikene fellanagh (clin d’oeil à Hend) newkni la’netsnadhi thassarouts, thabourth war3adh itsnoufi !
Je viens à l'instant de regarder l’ENTV. Quelques minutes suffisent pour te faire réaliser que les dés sont définitivement jetés et que le trou noir mystique a avalé toute la société : Un invité, médecin, axait ses répliques autour de tarawih et de Rahma. Rouh thoura afass akarou s’thifinagh nagh s’th’roumith!
Wa Mada Agma:
Je vais te raconter UNE de mon coté, j'ai été une fois chez moi, ma sœur habitant l'Algérois, a un fils qui ne parlait que le chamanisme Algérois, point de Kabyle!
Et c'est la que Ramasses intervient pour corriger l'erreur, d'une façon radicale, j'ai posé 2 conditions à ma sœur pour qu'elle rentre chez moi
– Que chez interdiction de parler autre langue que taqvaylit, ni Français, ni Anglais ni Arabe, ni chinois d'ailleurs, valable pour elle (quadrilingue) son mari et mon neveu aussi
– Que pour neveu j'ai lui y expliquer que pas de CADEAU s'il ne parle pas Taqvaylith, et pas de Bled comme ils disent nos Kabychous Algérois .
Je te le jure agma Madani que mon neveu agé d'une dizaine d'année parle Thaqvaylith mieux que ses parents, et il écrit Tifinagh et le Latin. Et il apprend l'Anglais aussi.
Voila Madani, mais depuis il a toujours son cadeau et un excellent élève.
Voila Agma Madani, on est pas là à faire seulement des constats et des critiques, mais on doit agir aussi, c'est bien de dire que nos enfants sont portés sur la chose divine mais est ce que nous, on a fait de sorte qu'ils se réfractent de l'arnaque pédagogique.
De mon coté je suis en train de lire un livre très intéressant, le préféré d'Einstein qui est en libre download sur le Web d'Helena Blavatsky (voir lien ci-dessous sa biographie et les liens pour son livre 3000 Pages), j'essaye de comprendre l'origine de la fracture entre shiite et Sunnite (les Daesh du jour)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Helena_Blavatsky
Pour ce qui des chiite eux aussi on eu droit à l'extermination par les Mollahs et autres, le comment une civilisation Iranienne est parti en fumée à l'instar de la notre depuis des siècles par un mélange religieux explosif dans l'origine sont les juifs de Médine (entre le chrétien Bahira et l'iranien Abu Sofiane) les proches du prophète (qssl) ont réussi un mettre sur orbite une arnaque qui dure depuis 14 siècles.
Le Livre d'Helena d'abord la "Théosophie" et par la suite "LA DOCTRINE SECRTE", la suite de "L'ISIS DEVOILEE" est un chef d'œuvre, allant du Bouddhisme au MASDEISME Iranien et le comment de son influence sur l'islam par l'intermédiaire de Abu Sofiane.
Les juifs ont fini par tuer Jésus et Mohamed (par décapitation pour le premier et empoisonnement pour le second).!
Ci-dessous le lien pour télécharger le livre Gratuit: "LA doctrine Secrète" c'est le livre préféré d'Einstein.
https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=la+doctrine+secr%C3%A8te+pdf
Voila agma Madani, même au temps des Français nos montagnard dont nos parents s'échangeaient en français, mais le temps a fini par rendre à César ce qui appartient, ça sera la même chose avec le colonialisme Arabo-musulman dans peu de temps, le Daesh est là pour nous aider, t'inquiète Madani
Citation:
" IL N ' Y A PAS DERELIGION SUPERIEURE A LA VERITE" nous c'est la vérité.
Tanemirt!
RMII
J'ai envi jsute d'ajouter un mot sur notre illustre écrivain Amazigh Dda Lmulud Mameri, son livre
"Disparition Absurde des Aztèques" est l'un des livres qui me donne le tournis, comment Dda Lmulud a t'il fait le line entre Tamazight et les Maya Aztèques au Mexique, Pérou et autres pays d'Amériques centrales et l'Alignement des Pyramides d'Asie, Afrique et Amérique sur le même ligne sur terre. et comment faire le line entre les Hiéroglyphes des Pharaons, berbères, des Mayas, des Asiatiques, tec,…comment on trouve le même signe ⵣ chez les berbères de l'Afrique du norrd, chez les Bosons, les Mayas, etc,… https://www.youtube.com/watch?v=a6H4hAMQYVo
Nous avons besoin de travailler sur notre langue, nos sciences en Kabyle, en Tifinagh, pour comprendre l'âme de nos sciences, nos connaissances des astres, la magie chez les Kabyles, les matériaux, La médecine, l'astrologie, …
Ps: Les Américains ont copié les scaphandre des astronautes des gravures rupestre des Mayas et des gravures rupestre du Tassili n'Ajjer.
Comme quo,i on a pas exploité le génie de nos ancêtres, au lieu de s'occuper de notre langue, de nos sciences, on préfère apprendre d'autres langues au lieu de la notre, la plus belle au monde.
Est ce que un Amazigh de chez nous s'est penché sur " l'Astroarchéologie" , rien de tout cela, Tamazight est l'une des plus grande civilisation au monde est réduite par certains à une revendication politique folklorique d'ailleurs. Ce que Mohia désignait de Brobros, tamazight a besoin d'être apprise, écrite,… non seulement revendiquée comme une langue nationale officielle ou autre.
à Lire : http://www.artivision.fr/docs/AstroArcheologie.html
RMII
La prédiction de si Mohand s’est réalisée, a Madani.
Je ne sais plus dans lequel de ses poèmes il disait : thamurth atszedghène wiyedh.
J’étais à Michelet l’année dernière. 90% des lecteurs de journaux lisaient Echourouk. Toute ma famille et celles de mes amis se sont mises à la prière et j’ai été banni comme Meqvar Mensi.
Nighak akham yergha nihni asehmayène !
Tharewla , tharewla id iqimène !
Nighak, tout ce qu’ils ont trouvé pour sortir du salafisme c’est un islam za3ma soft. Il y a un engouement, une frénésie sans bornes pour un islam soi disant tolérant.
Tolérant mon œil. Je ne vois ce que je ferais de thamazighth quand ce ne sera que pour traduire le Coran pour le lire en tifinagh et quand il nous restera que les psalmodies.
Et ne me parlez pas de laïcité et de culture sinon je fais comme Goëring !
Effectivement, dieu merci la langue est toujours vivante, mais à mon avis, il y a encore du travail à faire et miser sur la continuité sera favorable pour l'avenir.