Après plusieurs échecs, un premier contrat à l'export va enfin être signé pour les avions de guerre français, avec l'Egypte du président al-Sissi.
Le président français François Hollande a confirmé, par un communiqué, l’achat de 24 avions Rafale par l’Egypte, ainsi que d’une « frégate multi-missions », dans un communiqué diffusé par l’Elysée. « Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir leur intention d’acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multi-missions ainsi que les équipements associés », annonce le chef de l’Etat. « Ces équipements permettront à l’Egypte d’accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale », selon François Hollande.
« L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », salue-t-il. « La signature interviendra le (lundi) 16 février au Caire. J’ai demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian de signer au nom de la France », précise le président de la République. « L’Etat s’est pleinement engagé dans cette négociation et par son implication a permis les conclusions de ce contrat », estime François Hollande.
Jusque-là, l’avion de chasse, fer de lance de la défense française et outil de souveraineté du pays, n’a jamais trouvé preneur à l’étranger, en dépit de ses interventions sur plusieurs théâtres d’opération (Afghanistan, Libye, Mali et Irak). Lancé en 1988, le programme du Rafale a abouti au vol du premier prototype en 1991, et le premier avion Rafale de série destiné à l’Armée de l’air est sorti des usines en 1998.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra lundi au Caire pour signer le contrat. Il avait indiqué dimanche dernier que les discussions entre la France et l’Egypte étaient « bien avancées » mais « pas conclues ». « Je prends beaucoup de précautions (…) j’espère que ça se fera », ajoutait-il. La veille, le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, affirmait dans Le Figaro que l’avionneur était en passe de « réussir le premier contrat export du Rafale ».
Avec AFP



