20 indicateurs de la régression politico-sociale en Algérie depuis 1998 (II)

1- Le tribalisme et l’incompétence et le culte de la personnalité des dirigeants

2- La corruption et le piston et le clientélisme

3- L’humiliation de la composante intègre de la société

4- La fraude massive aux élections

5- L’absence de stratégie de développement

Ces indicateurs démontrent l’incapacité et l’incompétence des dirigeants de ce pays à gérer les domaines vitaux garant d’un développement socioéconomique et politique. Ils ont montré leurs limites dans tous les domaines malgré la disponibilité de finances.

Pour récapituler l’impact des indicateurs sociétaux sur le vécu des algériens depuis 1999, une matrice reposant sur l’identification des principaux indicateurs permettra d’évaluer leur apport dans cette Algérie meurtrie et violée. Une échelle à 5 niveaux a été retenue.

Impacts / Indicateurs Econo-
mique
Soci-
étal
Déve-
lopp-
ement
1. Education, formation professionnelle, enseignement supérieur, recherche, diplômes universitaires et le système LMD 1 2 2
2. Les équipements structurants, l’aménagement du territoire, l’urbanisation, la construction de logements, le développement durable, l’environnement et le tourisme 2 3 2
3. La modernisation des activités au service du public, la corruption, le clientélisme, le tribalisme, le champ politique et médiatique, les représentants du peuple et le service national 2 1 2
4. Les programmes d’investissements et de développement, le chômage et l’emploi des jeunes, la gestion par des super ministres 1 2 1
5. La justice et les cercles d’influence, le piston, le fric et la corruption, le droit de s’associer, l’autocratie et le culte de la personnalité et la constitution 1 1

1

Moyenne 1.4 1.8 1.6

Comment développer l’Algérie avec de tels ratios, une moyenne de 1.6 sur 5 ; ils confirment que tous les secteurs souffrent d’une stratégie et d ‘une vision ne serait-ce qu’à moyen terme.

Conclusion : L’échec est totalement consommé et avéré tant sur le plan économique, politique que social, le pouvoir est bâti sur le népotisme, le tribalisme et le favoritisme qui n’ont généré que corruption et dégradation socioéconomique et dilapidation des biens du peuple. La dictature s’est nourrit pendant des décennies de l’incompétence et l’incapacité à instaurer une Algérie démocratique qui se développe. L’ère de la dictature est révolue depuis la révolte de jasmin des frères tunisiens ; alors la seule issue salutaire c’est de partir pour sauver ce pays fragilisé et saigné.

Une feuille de route démocratique s’impose, comment ?

Cette tribune critique s’achève par des orientations pouvant instaurer une démocratie réelle et pas de façade comme celle imposée ces deux dernières décennies. La politique économique et sociale pratiquée ne repose sur aucune stratégie avérée, elle se distingue par le concept cher aux opportunistes qu’est le replâtrage et l’achat de la paix sociale à travers la distribution de salaires et d ‘aides. Les dirigeants actuels ne peuvent pas éviter la deuxième république quelque soit leur pouvoir financier car ils sont en panne d’idées. La pratique de la régionalisation dans la gestion des affaires est un crime contre le développement de l’Algérie. C’est malheureusement le cas dans notre pays où les programmes se font selon le poids des personnes au pouvoir. La liberté sous l’ère du vent de la démocratisation qui souffle sur tous les régimes autoritaires et tribaux triomphera. Le Dr Ahmed ADIMI a résumé ce brin de liberté par une phrase que vous devez méditer : «Si vous ne changez pas, ils vont vous changer».

Comment réformer les institutions pour asseoir une démocratie garante d‘un développement socioéconomique durable?

Sept leviers déterminants à concrétiser

1- Le changement radical du système et de toutes ses composantes tant humaines qu’organisationnelles : il se saurait y avoir un changement dans ce système sclérosé à la moelle et incapable de gérer le pays. Même si des ignares en politique économique se prononce pour des changements dans le système, c’est qu’ils n’ont rien compris à la démocratie si à la révolte des peuples. L’instauration d’un régime totalement parlementaire et démocratique pour que l’Algérie devienne réellement une république démocratique seulement, populaire ou populiste on a vu les résultats amers. C’est une révision de la constitution en renforçant les principes universels que sont la liberté, la laïcité, le mandat unique, la compétence, la séparation des pouvoirs entre la justice, les dirigeants et la religion. Dissoudre tous les partis qui ont contribué à mettre à genoux le pays et ils ne peuvent naître sous une autre forme. La religion ne peut être véhiculée par aucun parti ni institution, c’est une relation entre le Créateur et l’individu.

2- Restructuration l’éducation nationale avec la prime au mérite réel, une modification de l’éducation religieuse en une éducation civique et citoyenne pour former des citoyens murs. Instaurer le mérite et l’orientation selon les compétences par la réhabilitation des lycées techniques, agricoles. L’accès à l’université doit être réservé aux meilleurs bacheliers pour être préparés à la recherche et aux grandes écoles. Il est totalement aberrant que l’université forme des ingénieurs. Une sélection doit s’imposer en instituant un examen à chaque fin de cycle suivi d’orientation ciblée. L’université doit revoir ses effectifs à travers une sélection draconienne et affecter les moins performants vers les instituts universitaires techniques qu’il faut créer. Toutes les universités actuelles ne répondent pas aux critères et plusieurs d’entre elles doivent être reconverties en IUT. La réinstauration du système modulaire et des examens anonymes peuvent encore sauver cette institution qui forme les cadres de demain avec la multiplication des grandes écoles.

3- La libéralisation de la presse et de la liberté de penser et parler du joug pénale qui entrave ses investigations et ne lui permet pas de dévoiler des affaires scabreuses que connaît en permanence le pays. C’est un indicateur de l’état de liberté et de surveillance de la justice et du politique.

4- L’indépendance réelle de la justice à travers une charte de protection des magistrats honnêtes et en instituant un contrepouvoir judiciaire qu’est l’accès à la presse du contenu des griefs ayant mené à la condamnation et bien sur le suivi de ‘aisance financière des magistrats.

5- La réorganisation de l’administration territoriale et centrale axée sur l’élimination des entraves bureaucratiques et des clans de pressions pour une libéralisation des flux monétaires et du foncier induisant la dynamisation des activités agricoles, industrielles, commerciales et des PME à travers un allégement de la contrainte bureaucratique et la mise en place de support modernes permettant un fonctionnement de ces activités.

6- Libération des initiatives et allégement du poids de l’administration sclérosée qui entrave tout développement économique

7- La préservation des ressources naturelles que sont la terre, l’eau et les facteurs environnementaux

Rachid Kamel

Lire la 1re partie : 20 indicateurs de la régression politico-sociale en Algérie depuis 1998

5 réflexions au sujet de “20 indicateurs de la régression politico-sociale en Algérie depuis 1998 (II)”

  1. @Mass Kamel ou Rachid:

    Tout ce que vous avez écrit noir sur Blanc existe déjà dans la constitution, je suis désolé de vous dire que ce que vous avez écrit, les pouvoirs occultes d'Alger le connaissent mieux que vous.

    Qui d'un vrai économiste, qui ne connait pas la PYRAMIDE de l'économie, au sommet l'AGRICULTURE (j'écris agriculture en majuscule, vous savez pourquoi!) à la base vous avez les l'Artisanat et les services, vient ensuite l'industrie qui est soutenu par l'EXCEDENT agricole sinon sans surproduction agricole, vous ne pouvez alimenter votre industrie agro-alimentaire surtout.

    Actuellement, on travaille sur un système de Pyramide à 8 Faces, vous me direz impossible, si vous pouvez vous documenter si vous êtes mathématicien comment on dessine une pyramide à 8 faces. Il y a une seule pyramide en Egypte qui est construite sur ce modèle selon la théorie des anciens astronautes.

    Donc où est le nœud du problème? et la solution?

    Le nœud du problème est dans le hommes et femmes qui gouvernent, il n'est pas dans les textes.

    La solution est effectivement, de changer le choix sur les hommes et les femmes de demain, et même d'aujourd'hui pour faire face à la pénurie et famine qui se pointent à l'horizon 2020, et les missions dans un cadre bien définis un FRAME WORK de prérogatives.

    Parmis elles:

    – Le Wali ne gérera plus les projets
    – Idem pour le chef de daira et toute la structure des services de sécurité, ses emplois fictifs dans une république doivent être réorienté vers la gestion sécuritaire et la gestion organiques, point de gestion économique, ils ne sont pas formés pour.

    – Le maire est garant des projets de sa commune (un maire doit répondre à certaines conditions, ingénieur de formation avec 10 ans de retour d'expérience, de nationalité Algérienne de souche,…)

    – Le pouvoir est entre les mains d'une armée de 500 000 hommes et femmes, ( des maroquins installés en Algérie depuis 1962, des Tunisiens, des Orientaux, … comment faire pour récupérer l'Algérie de ses sectes installées en Algérie?

    Le problème est là, la France derrière, les Etas Unis aussi, les britishs et les Binai Brait,….

    La solution doit venir du peuple et ses représentants, créer 7 régions et un gouverneur pour chaque région élu par suffrage universel non pas par vote, et un gouvernement fédéral à Alger ou ailleurs, Alger n'est pas une capitale économique ni financière autant changer de capitale!

    Voici quelques bribes de ce que je pense, notez le service publique de 1 à 5, n'est pas la méthode utile pour sortir du piège pétrolier et apparemment l'éléphant a peur , on vient de lui ajouter son frère le gaz de schiste!

    RMII

  2. Je désirerais seulement qu’on me fit comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d’un Tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a de pouvoir de leur nuire, qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui, que de le contredire. Chose vraiment surprenante (et pourtant si commune, qu’il faut plutôt en gémir que s’en étonner) ! c’est de voir des millions de millions d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul nom d’un qu’ils ne devraient redouter, puisqu’il est seul, ni chérir puisqu’il est, envers eux tous, inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes ! Contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, divisés entre eux, ils ne peuvent pas toujours être les plus forts. Si donc une nation, enchaînée par la force des armes, est soumise au pouvoir d’un seul (comme la cité d’Athènes le fut à la domination des trente tyrans), il ne faut pas s’étonner qu’elle serve, mais bien déplorer sa servitude, ou plutôt ne s’en étonner, ni s’en plaindre ; supporter le malheur avec résignation et se réserver pour une meilleure occasion à venir.

    La Boetie.

  3. Un second épisode bien, vous avez oublié l'origine étrangére du haut du pouvoir depuis 1962 et l'ex-filtration naturalisation massive des marocains et des tunisiens en algérie, ausii je propose un rassemblement (car un parti ce n'est pas sérieux) avec ses ombres aussi qu'on nommera: "Algérie aux algériens et algériennes", tout le reste est à expulser et à déchoir de la nationalité algérienne sans aucun droit, avec un bonus de prison à vie jusquà ce que mort s'ensuive pour ceux qui ont salis nos institutions civiles et militaires depuis 1962 mais essentiellement depuis 1999;
    par ailleurs faire payer à ces 650 000 faux moudjahids rubis sur l'ongle et peu importe leurs ages, car l'escroquerie n'a pas d'age devant l'éternel.
    Enfin chassez et abattre (oui exécuter et sans remords) tous ces anciens terroristes, leurs familles et leurs souteneurs en civil ou en casquette.
    Alors là en moins de deux années , à condition que la méthode soit intensive, l'algérie sera désinfecté, alors un quoi ca ne plait pas, et, pourtant c'est l'unique solution de lutte massive anti virale.

  4. La vraie regression politico sociale en Algérie est dans l'école , point finale. L'idéologie politique qui a imposé l'arabisation a destructuré toute l'algérie. Les dilpomes universitaires algériens ne sont plus reconnus …. La seule sortie de ce merdier c'est d'arracher l'officialisation de la langue AMAZIGHE et de l'enseigner dans les régions déjà pretes naturellement . Et il faut choisir les caracteres latins afin de facilter l'accés au savoir universel à jour pour émerger le développement des sciences dans notre propres culture AMAZIGH …… Pour les autres régions ils sont libres de garder leurs constantes ntionales pour y allez au paradis ……………………………………. THANMIRTH

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