Le propre des princes est de détourner les regards de la lune en les focalisant sur le doigt. L’URS-protesta ne participerait-elle pas de cette science de la pratique du pouvoir ?
Curieusement, la grogne des lumpenpoliciers semble changer la définition du traitement sécuritaire de la crise du Mzab. Le général-major El Hamel, dont « les frondeurs » réclament la tête, est critiqué pour son concept de la « soft répression » qu’il baptise, nous dit-on, par l’euphémisme de « gestion démocratique des foules » ! Cette tactique répressive modèrerait un peu trop, au gout de certains milieux, l’usage de la force brutale y compris dans ses moyens létaux. Si l’on peut soupçonner la démarche El Hamel de favoriser la persistance des affrontements, nous devinons, néanmoins, que derrière sa critique, distillée ces derniers jours, se cache un possible remake, dans le Mzab, du traitement de la crise de Kabylie avec ses snipers embusqués avec leurs tirs dans les têtes et dans les dos. Une répression criminelle restée à ce jour impunie.
L’armée : une implication avec quelles directives ?
Il semblerait que l’armé, en la personne le général-major Cherif Abderrazak[2], «a sifflé la fin de la récréation.». Deux initiatives au compte du chef de la IV région militaire : une reprise en main des hommes des URS et la répression d’une marche des habitants de ksar de Mélika, qui voulaient manifester devant le siège de la Wilaya. Le tout agrémenté de l’illusoire recours aux notabilités locales dans un semblant de dialogue qui constituerait un contrepoids au bâton répressif. Le correspondant d’El Watan, rapporte les informations de cette « reprise en main de la situation » avec une pointe d’admiration. Il nous dit que les résultats sont déjà là. Les manifestants « ont été rapidement et énergiquement dispersés par les forces antiémeute de la police, qui ont procédé à l’interpellation de trois d’entre eux ». Alléluia ! Le journaliste visiblement impressionné par toutes les épaules étoilées qui se sont chargées de remobiliser les hommes des URS : le général Abdelhafid Abdaoui, commandant du 4e commandement régional de la Gendarmerie nationale de Ouargla ; le colonel Ali Rouane, commandant du groupement de gendarmerie de Ghardaïa ; le colonel Abdelhak Mâameri, chef du secteur militaire, le colonel Abdelâali du CTRI[3], le commissaire divisionnaire Yahia Boussalah, chef de sûreté de wilaya ainsi que Abdelhakim Chater, wali de Ghardaïa, relaie certainement une impatience, qui doit exister dans les secteurs populeux de l’opinion, à cautériser au plus vite la plaie surinfectée du Mzab.
Seulement, voilà : la république avant de se traduire par des lois est d’abord portée par un discours. Lequel est censé être délivré par des pouvoirs émanant d’institutions. La question étant trop politique pour que M. Sellal l’aborde, nous n’avons entendu ni le ministre de l’intérieur, ni celui de la défense expliquer à la nation les instructions délivrées aux-lendemains de « l’URS-proteste ». En l’absence d’une réponse politique (qui n’est pas à attendre de la régence), au moins pourrions-nous connaître les directives données aux personnels chargés du « maintien de l’ordre » dans le Mzab ? Sont-elles de débusquer et de démanteler les réseaux mafieux, de la contrebande, du narcotrafic, de la logistique du djihadisme islamiste, qui sèment le crime et la dévastation ou d’écraser des populations accablées par les tourments de l’histoire depuis la chute de l’Etat Rostomide ? Sont-elles chargées de débusquer les agents wahhabites ou de fabriquer un ennemi utile et néanmoins commode par son pacifisme ?
Le risque d’un autre «printemps 2001»
Ce n’est pas la première fois que des corps de sécurités sont engagés dans des positions sacrificielles. Jusqu’à cette heure, ni Bouteflika, ni Benflis, ni Noureddine Yazid Zerhouni, n’ont répondu des assassinats perpétrés en Kabylie dans la sanglante répression du « printemps 2001 ». Les gouvernants optent, encore une fois, pour des choix sécuritaires qui placent des exécutants[4] aux premières lignes de la responsabilité devant une manifestation politique de la crise historique qui paralyse le pays.
En plus de la dénonciation ferme d’une telle saugrenuité, formulons le vœu que jamais aucun des noms que nous découvrons n’équivaudra, aujourd’hui ou demain, à ceux des Bigeard, Massu et autres Aussaresses [5]. Ensuite il y a lieu d’interpeller, même sans illusions, les politiques et de souhaiter qu’une large expression se fasse en faveur d’un traitement de fond de la crise du Mzab, d’abord, et celle de tout le pays ensuite.
Mohand Bakir
Renvois
[1] Je me suis démarqué de l’appellation défaitiste « printemps noir » les mouvements sociaux portent toujours, peu ou prou, des éléments de construction historique.
[2] Chef d’état-major de la 4e Région militaire (cf article de K. Nazim dans El Watan du 19/10/2014)
[3] Centre Territorial de Recherche et d’Investigation, pour les néophytes, structure territoriale opérationnelle du DRS.
[4] Tout étoilés qu’ils puissent être.
[5] Ce qui se dépend des règles d’engagements et de graduation l’usage et de la nature de la force qi seront constatées sur le terrain.




Encore des galipettes cérébrale, encore une fuite en avant, l'armée n'est pas formée et n'a pas vocation a menée des actions antiémeute, l'armée n'a pas pour vocation a intervenir dans des conflits sociaux, dans les combats de rue, c'est quoi cette façon de résoudre les problèmes complexes qui relèvent du politique et non du sécuritaire, le pouvoir algérien est décidément aveugle, sourd et cynique, il continue à vivre et survivre contre vents et marrés dans sa nature profondément brutale, il est composé d'abrutis, le pouvoir algérien est comme le médecin qui prescrit le Doliprane à un malade atteint d'un cancer en phase terminale, il insiste e disant que le rhume du malade est passager, la solution de Ghardaia est avant tout politique, hélas Ghardaia présage de ce que sera l'Algérie d'ici quelque années ou peut être mois, si le régime ne décide pas de laissé la société avancée, si le pouvoir persiste dans les blocages, ce que vit Ghardia sera le quotidien du pays, le régime a t'il les moyens d'une répression tout azimut pour tout le territoire, il y a un problème de fond dans les institutions de l'état, dans la définition de la citoyenneté en Algérie, un problème de fond dans la définition de la liberté, de la justice, de la démocratie, du respect de la vie privée, du respect de la liberté de conscience, la liberté de pensé, la liberté de disposé de sa vie, à ces questions, le pouvoir algérien ne peut pas apporté de solutions ou répondre favorablement du moins à l'ouverture d'un débat, car à l'origine l'état algérien est fondé sur le mensonge, sur la culture du coup d'état, sur la culture de l'opacité, sur la culture du dénis de la réalité, on ne peux pas être l'artisan d'une anarchie et sa solution, le pouvoir algérien vit en vase clôt, parle à lui même, décide avec lui même, dirige sans concession aucune, tôt ou tard, la bombe avec laquelle le régime joue, finira par lui explosé dans les mains, il a réussi avec brio les anciennes manœuvres et manipulations, mais ça, c'était avant, les données ont profondément changées, est ce que le régime dispose encore de moyens de continuer a foncé sur le mur en regardant dans le rétroviseur ? Quant à vous Mr Bakir, il va falloir nous expliqué un jour la victimisation de Mister T contre le pouvoir illimité de Fakhamatouhou, que vous avez tant de fois vendu ici sur le Matin DZ.
Toujours de la récupération par un autre général du clan pour sauver l'autre général du Clan ,pas plus.Mettre un peu les rebelles cns sous l'ordre et la discipline militaire, Hamel , on essaye de le soustraire des médias et critiques , quand à l'autre général gendarme (collégue de corps de Hamel) est celui qui voulait négocier avec les terroristes à Tinguentourine, quand au CTRI ils ne sont plus rien avec le DRS actuel, ect….
Le clan militaro civil de Fakhamatouhou est dans la "Merde" et la panique chaotique qui s'est emparé de ceux qui voulait prendre d'assaut Mediene et le DRS (ca là est la guerre qui ne fait que commencer) en espérant son départ en ce premier novembre 2014 et son remplacement par le villageois larbin de Sabra (Tlemcen) , donc ces généraux de Boutef dont Cherif Abderrezak (ancien des forces aéroportées) et chaoui de service essayent de limiter les dégats de maniére maladroite.
Car 28 URS sont à Ghardaia soit plus de la moitié des effectifs de ces URS/DGSN, en quelque sorte 15 000 armes à sécuriser, voilà la peur du clan.
Et puis les autres 18 GIR de la gendarmerie seront exposés à la vindicte des populations, alors euréka j'ai trouvé je les renforce par des militaires de l'ANP, on ne sait jamais hein…. Pas plus que ce raisonnement primitif des généraux (haccha les véritables généraux d'ailleurs et d'ici) de Fakhamatouhou,plus de 300 généraux pour 300 000 soldats au maximun.
Le "Merdier" sentira tellement fort dans quelques jours ou semaines , que le monde dépechera forcemment ses nettoyeurs, parce que l'algérie ne dérive pas elle s'écroule.
Tout cela n'est que de la manipulation..
Tout le monde sait que sans les Kabyles rien ne pourra se faire..
Les Kabyles sont vaccinés,ils ont trop donné et même la vie de 120 de leurs enfants quand ils les ont manipulés en assassinant Mâtoub..Leur but était le départ de Zéroual,un homme de principe!
Maintenant Ghardaia, Gourdel et quoi encore…
Mais posez-vous une question ,une seule…Que font les islamistes ou Barbus..Ils se préparent à revenir légalement et en force…C'est la feuille de route de Said Bouteflika pour remplacer son frère..La police dans la rue? Si ce n'est l'ordre donnée,pensez vous que ces policiers oseront sortir dans la rue?..
On a la mémoire courte..et pourtant le déclenchement du "5 Octobre"pourrait vous faire réfléchir!
Maintenant Le DRS et Said travaillent la main dans la main…Tredevic est là pour assurer..
Devant un tel probleme qui ne fait que durer et la gravité de la situation et les enjeux geopolitique dans le monde "arabo-musulman", le President de la RADP "DOIT" prendre la parole et se prononcer…………a defaut Mr Sellal "DOIT" utiliser son FLYTOX pour mettre fin a cette instabilité dans la region du Mzab…
.A defaut de protection serieuse, les Mozabites utiliseraient des moyens de legitime defense, et cela risque de mettre tout le pays a feu et a sang.
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Est-ce l'objectif du pouvoir?