Dans la première partie (lire : « Ils ont pris 100.000 milliards de centimes ! ») on a vu que, dans des conditions opaques, une poignée de « privés », toujours les mêmes, raflent l’essentiel des crédits bancaires.
Et sans rien apporter à l’économie nationale ! Ces personnes sont les « copains » du pouvoir. Personne n’ose les contrôler ou les contredire. Résultat : ils abusent de l’argent du pétrole jusqu’au jour où éclatent de gros scandales financiers. L’actualité en est pleine : du scandale Khalifa à celui de la BNA, en passant par celui de la BADR ou de Tonic emballages, les affaires de gros détournements ne manquent pas.
Et, à l’heure où nous écrivons ces lignes, un autre scandale financier impliquant des cadres de la Banque nationale d’Algérie (BNA), vient d’éclater. Une dizaine de ces derniers, dont trois de la direction générale et cinq des services régionaux de Annaba, ont été présentés hier au tribunal de Annaba pour une affaire de crédit octroyé à un privé dans des conditions douteuses et de vente aux enchères d’une conserverie de tomate.
Bref, dans ces conditions d’opacité et de connivences, d’autres affaires Khalifa vont éclater. Comme le dit un confrère du Quotidien d’Oran, «Exit les histoires de Khalifa, les crédits pharaoniques de Tonic…? Pas si sûr ! Le gouverneur de la Banque centrale est en général très économe de parole et c’est pour cela qu’il faut relire attentivement ce qu’il a dit au sujet de l’existence d’une « concentration » des crédits bancaires au profit d’opérateurs privés, voire une situation de « créances non performantes » pour une partie de ces groupes. »
Hamel B. (Le Matin)
Lire la première partie :
Quand l’argent du pétrole va aux copains : « Ils ont pris 100.000 milliards de centimes ! »





La focalisation sur les affaires Khalifa Bank, BNA et BADR ne doit pas nous faire oublier les créances non performantes (douteuses) du CPA estimées en réalité à plus de 900 millions de dollars compte tenu de l’érosion du dinar.
Au surplus, de nombreux scandales ont été étouffés au CPA pour cause de privatisation.
En 2006, un trou de 2200 milliards de centimes (malversation sur crédit d’investissement, absence de garantie, anomalies comptables…) a été découvert au CPA de Koléa; la brigade économique de la DGSN a bien enquêté sur l’affaire et procédé aux auditions d’usage, mais les investigations se sont curieusement arrêtées au bout de 3 mois d’enquête. L’affaire, impliquant des cadres de l’agence CPA Koléa et des opérateurs privés a fini par être classée et n’a donné lieu qu’à la suspension du directeur de l’agence. Sur les 2200 milliards de centimes détournés et ceux qui en ont bénéficié, c’est mystère et boule de gomme !
Auparavant, d’autres affaires avaient fait l’objet d’une omerta soigneusement concoctée par les responsables, il s’agit notamment de l’affaire des faux chèques certifiés (plus d’une cinquantaine)impliquant des agences CPA de la direction régionale d’Alger. Seul un entrefilet avait été consacré à cette affaire dans un titre de presse et puis plus rien.
Les affaires douteuses du CPA ont toutes fait l’objet d’un "compromis" politico mafieux en application d’un processus de privatisation dont les objectifs étaient clairement définis puisqu’ils visaient et visent (on en a à présent la preuve irréfutable) à effacer la dette de quelques 350 opérateurs privés et à ne laisser aucune trace des affaires CPA Koléa, des faux chèques certifiés et de bien d’autres dossiers suspects sur lesquels les détenteurs du pouvoir ont décidé de mettre une chape de plomb pour se sucrer légalement sur la privatisation de la banque.
Rym Imsat
L’information que rapporte ici -le matin- n’a rien d’un scoop.Distibuer l’argent du pétrole aux copains et copines est une régle -normale-imposée par la maffia qui gouverne l’Algérie depuis 1962.
Le dossier des 900 millions de dollars de créances douteuses du CPA comprend certes des opérations financées sur crédits d’investissement, mais il inclut aussi de nombreuses tansactions réalisées avec ou entre des sociétés écran.
Cet aspect a d’ailleurs toujours échappé aux quelques tentatives de contrôle effectuées, durant la période considérée, par l’IGF ou la Cour des comptes.
Aux sociétés écran, il faut ajouter les opérations traitées par des sociétés légalement constituées mais appartenant au même opérateur algérien et disposant d’une couverture légale en Algérie et à l’étranger.
Ces deux procédés font partie des stratagèmes les plus sophistiqués pour réaliser des fuites de capitaux le plus normalement du monde.
Rym Imsat
trop c’est trop que des milliars et des milliars mais c’est tjs les petits qui st pris comme boucs emmissaires mais les grands st bien proteges et la main-mise sur eux demeures presque irrealisable.bon courage.