Hommage à Hachemi Cherif secrétaire général du MDS

Cela fait déjà trois ans que notre camarade Hachemi Cherif nous a quittés. Son absence est ressentie par tous les militants, les sympathisants, et amis du mouvement mais également par tous les patriotes ayant au cœur la lutte contre l’intégrisme et le système rentier.

La fédération d’Alger du MDS authentique invite toutes celles et ceux qui partagent cet idéal à se joindre à elle, le jeudi 31 juillet 2008 à 11 heures au cimetière Miramar (Saint-Eugène), pour un recueillement sur la tombe du regretté Hachemi. Elle les invite également à participer, le même jour à 14 heures au siège du MDS, (67 boulevard Karim Belkacem, Alger), à un premier débat sur l’avant projet de création d’un nouveau cadre sur la base de la ligne stratégique fondée par Ettahadi-MDS, à leur tête notre camarade Hachemi Cherif, pour mobiliser ou remobiliser toutes celles et tous ceux qui aspirent à l’édification d’une république laïque démocratique et sociale.

Fédération d’Alger

« Pour un nouveau mouvement démocratique républicain laïc et progressiste »

Alger le 26 juillet 2008

17 commentaires

  1. Sans aucun doute tous ceux qui ont connu Hachemi auront une pensée pour lui(je pense que même ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui)C’est pour moi l’occasion de me remémorer lorsque je l’ai connu la FTEC, ensuite retrouvé à la télé quand il avait en charge la formation des jeunes réalisateurs ou bien après lorsque son parti fut officialisé.Je ne trouve pas les mots qui pourraient le mieux le présenter, une chose est certaine c’était un grand homme et d’une simplicité extraordinaire et visionnaire de l’Algérie future pour laquelle il a d’abord consacré sa jeunesse(ancien moudjahid, il ne s’en vantait jamais)et tout le reste de sa vie. Il a été parmi ceux qui ont réellement combattu pour"une vie meilleur du peuple algérien"J’ai un seul regret c’est de n’avoir pas eu le privilége de le recevoir chez moi après sa maladie, j’aurais voulu qu’il vienne se reposer un peu dans notre région (Landes-Sud Ouest de la France) mais il m’a fait savoir qu’il devait rentrer au pays il avait encore des choses a faire.Il a animé des réunions et s’en est allé. Repose en paix Hachemi.
    Amitié à la Fédération d’Alger et je souhaiterais qu’une fleur soit déposé en mon nom sur la tombe.
    Ce qui serait bien c’est que l’unique à cette occasion nous passe un des films de Hachemi(cela m’étonnerait mais il est permi de rêver)

  2. Feu Hachemi Cherif, était l`un des rare politicien a ne pas céder a la tentation du pouvoir Algérien, il aurait pu lui aussi comme l`ont fait certain qui se disent démocrates, se faire prostituer pour des avantages personnelle ou des postes ministérielles ou autre avantages, mais l`homme ce n`était pas ca son business, c`est un homme qui militer pour des valeurs, auquel il croyait, il n`a jamais cesser de nous rappeler la nature du régime algérien avec constance et clairvoyance, et ses analyses sur la nature du régime restent d`actualité, je m`incline devant l` humilité de cette brave homme et je salue sa mémoire.

  3. C’est dans ces moments d’incertitude que l’on se rend compte de la valeur inestimable des hommes de cette trempe. Qui donc éclairera de ses analyses fines et acérées noS "certitudes" en déshérence ? Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique disait si justement Léo FERRE.

  4. Feu Hachemi Cherif était le militant par excellence de la cause nationale.Toutes ses interventions et anlyses pertinentes au sujet de la crise que vit notre pays depuis la fin des années "80" sont d’actualité. Les grands hommes ne meurent jamais.Je m’incline devant la grandeur de l’homme dont je salue la mémoire.

  5. C’était un lutteur infatiguable, un homme courageux qui a résisté et pointé du doigt la bête immonde intégriste qui a failli nous achever .Il a bataillé avec force et conviction, il a dénoncé avec véhemence, par l’action et par les mises en garde le bluff et le baratin des gueulards et Tartuffes islamistes et la duplicité de ce système rentier, bureaucratique et prédateur. Il restera un grand Monsieur dans l’Histoire de l’Algerie. A Jeudi.

  6. Je rend hommage à ce grand homme de la trempe des hommes justes, loin de l’obscurantisme et de l’intégrisme. Je ne vis pas en Algérie, auttrement je serais au RDV de ce recueillement mais mon coeur est avec vous citoyen et militant qui savez donner à l’homme juste, sa juste place parmis les plus justes et les plus patriotes qui ont aimé ce pays et son identité.

  7. Salut. je suis pour un mouvement democratique republicain anti islamiste et anti integriste.oui un grand mouvement republicain qui arrete cette fuite en avant d une politique infantilles des ex-communistes et aussi de ces pseudo -democrates.Notre pays a besoins en urgences d un front national qui met fin a la corruption et aussi a cette drogue du maroc et des zaouias d adrar et du grand sud.oui un front de sauvetage national qui merite l avant -garde revolutionnaire pour sauver les generations futures de cette gueurre de kiff et de cette corruption vener de la frontiere ouest .hommage a l artiste de tout les temps " hachemi cherif"

  8. A l´assassinat d’Asselah Ahmed directeur des Beaux-Arts d´Alger et de son fils Rabah, le comité des étudiants que je présidais, avait lancé un appel « naïf » pour une assemblée générale afin de riposter à la menace terroriste et construire une alternative démocratique au régime. L´atmosphère de l´époque était lourde, malgré la peur l´amphi de l´école était plein, vous étiez là aux côtés de Mme Asselah qui nous a quitté depuis ; bien que je ne partageais pas la ligne de votre parti je vous ai alors invité à prendre la parole, je me souviens que le directeur intérimaire de l´époque a voulu me convaincre de revenir sur ma spontanée invitation mais il était pour moi naturel de donner la parole à l´une des rares personnalités politiques démocrate présente sur le front anti-intégriste, vous êtes venus à la tribune gêné car vous craigniez que l´on pense que vous vouliez récupérer cette assemblée, vous aviez tenu un discours plein de tonus « Le premier acte de dignité c´est celui de condamner le terrorisme, Ahmed que j´ai vu la veille de son assassinat et a qui je disais de prendre attention à sa personne, m´a répondu Kabyle, qu´on allait quand même pas abandonner ce pays aux islamistes … ». L´avant-veille de son assassinat, nous étions en réunion pour trouver une issue au conflit qui nous opposait (La direction, le ministère de la culture et le corps enseignant d´un côté et les étudiants de l´autre) depuis trois ans, c´était la première fois que Asselah était d´accord avec nous quant à la nécessité de refonder l´enseignement dans cet école par l´organisation d´un congrès qui allait institutionnaliser le model vivant nu ( notre revendication principale) dans le cursus des études. Pour nous l´échec de cette école était probant par le simple fait que des islamistes y entraient, y suivaient des études et ressortaient avec des diplômes de peintre et autre tout en restant islamiste. Suite à cette assemblée générale, nous avons créé la fondation Asselah et le rassemblement devant l´observatoire des droits de l´homme auquel avait appelé les associations féministes, s´est transformé en appel à une marche celle du 22 mars 1994.

    Le temps a passé, le formidable mouvement démocrate s´est dissipé, s´est rongé, s´est exilé ; les émirs égorgeurs d´enfants ; réconciliés avec leur chefs des services pas aussi secrets que ça, l´Algérie à reculé sauf sur la plan de la corruption, de la religiosité et de la misère dans lequel elle avance inexorablement ; à l´école des Beaux-Arts le seul nu qui existe c´est celui des murs qui abritent les vides. Je garde tout de même de cette période le cri viril et digne de toutes et tous ceux comme vous présent à cette AG, qui se moquaient des balles assassines et semaient dans ce printemps meurtrier les germes d´un rêve sur lequel le voile a vite été jeté car sans doute trop beau pour cette contrée qui a pactisé avec les dieux du laid.

    Je m´incline devant votre mémoire.

    Abdeslam GRAINE

  9. dommage que la mort n’a pas emporté les membres du système corrompu et rentier. Repose en paix HACHEMI CHERIF

  10. Depuis que l’Hachemi Cherif et Salah Boubnider nous ont quite, L’opposition Algerienne est morte!!!

  11. A l´assassinat d’Asselah Ahmed directeur des Beaux-Arts d´Alger et de son fils Rabah, le comité des étudiants que je présidais, avait lancé un appel « naïf » pour une assemblée générale afin de riposter à la menace terroriste et construire une alternative démocratique au régime. L´atmosphère de l´époque était lourde, malgré la peur l´amphi de l´école était plein, vous étiez là aux côtés de Mme Asselah qui nous a quitté depuis ; bien que je ne partageais pas la ligne de votre parti je vous ai alors invité à prendre la parole, je me souviens que le directeur intérimaire de l´époque a voulu me convaincre de revenir sur ma spontanée invitation mais il était pour moi naturel de donner la parole à l´une des rares personnalités politiques démocrate présente sur le front anti-intégriste, vous êtes venus à la tribune gêné car vous craigniez que l´on pense que vous vouliez récupérer cette assemblée, vous aviez tenu un discours plein de tonus « Le premier acte de dignité c´est celui de condamner le terrorisme, Ahmed que j´ai vu la veille de son assassinat et a qui je disais de prendre attention à sa personne, m´a répondu Kabyle, qu´on allait quand même pas abandonner ce pays aux islamistes … ». L´avant-veille de son assassinat, nous étions en réunion pour trouver une issue au conflit qui nous opposait (La direction, le ministère de la culture et le corps enseignant d´un côté et les étudiants de l´autre) depuis trois ans, c´était la première fois que Asselah était d´accord avec nous quant à la nécessité de refonder l´enseignement dans cet école par l´organisation d´un congrès qui allait institutionnaliser le model vivant nu ( notre revendication principale) dans le cursus des études. Pour nous l´échec de cette école était probant par le simple fait que des islamistes y entraient, y suivaient des études et ressortaient avec des diplômes de peintre et autre tout en restant islamiste. Suite à cette assemblée générale, nous avons créé la fondation Asselah et le rassemblement devant l´observatoire des droits de l´homme auquel avait appelé les association féministes s´est transformé en appel à une marche celle du 22 mars 1994.

    Le temps a passé, le formidable mouvement démocrate s´est dissipé, s´est rongé, s´est exilé ; les émirs égorgeurs d´enfants ; réconciliés avec leur chefs des services pas aussi secrets que ça, l´Algérie à reculé sauf sur la plan de la corruption, de la religiosité et de la misère dans lequel elle avance inexorablement ; à l´école des Beaux-Arts le seul nu qui existe c´est celui des murs qui abritent les vides. Je garde tout de même de cette période le cri viril et digne de toutes et tous ceux comme vous présent à cette AG, qui se moquaient des balles assassines et semaient dans ce printemps meurtrier les germes d´un rêve sur lequel le voile a vite été jeté car sans doute trop beau pour cette contrée qui a pactisé avec les dieux du laid.

    Je m´incline devant ta mémoire.

    Abdeslam GRAINE

  12. Hachemi Cherif est tout simplement un grand Homme de l’Algerie authentique!

  13. Deja 3 annees sont passees que mon camarade et ami El Hachemi, dont j’etais l’un de ses intimes, nous a quitte pour toujours, laissant le MDS, qu’il a forge inlassablement, en crise .Une tendance a trahi la ligne qu’il a elaboree, en participant honteusement a un processus electoraliste biaise comme feu El Hachemi le soulignait souvent.Un aute probleme a surgi au sein de l’autre aile fidele a la ligne.Il s’agit de quelques responsables de la federation d’Alger et qui ne sont qu’a peine 4 militants qui se sont accapares de l’appareil du mouvement, se substituant au bureau national et qui viennent de convoquer une reunion pour discuter de l’avenir du MDS.et qui proposnt de fonder un autre parti.Je considere que seul un conseil national statutaire convoque par le bureau national statutaire et legal, pourra discuter de l’avenir du MDS.La convocation de la reunion du 31/07/2008, a 14 heures est illegale et viole les statuts de notre mouvement.De quel droit la federation d’Alger, convoquerait -elle une reunion de militants pour discuter de l’avenir du MDS?C’est pour cette raison que je ne participerai pas a cette reunion car elle est antistatutaire.
    J’invite, en ma qualite de veteran du mouvement depuis le PCA, c-a-d, depuis plus de 46 ans de lutte pratiquement a boycotter la reunion et je leur donne rendez-vous pour un prochain conseil statutaire, plein, qui sera convoque par le bureau national legal.
    Mokhtar Roula, membre du conseil national du MDS, ancien militant du PCA.

  14. Repose en paix Si El Hachemi dans ce beau cimetière bercé par les flots de la Méditerranée et le vent marin. A l’heure des reniements et des retournements de veste de nos prétendus démocrates, ta voix et la pertinence de tes analyses manquent terriblement. Ton combat pour la modernité et la laicité est plus que jamais une exigence pour sortir notre pays de sa mort programmée par les tenants du système et leurs affidés. Mes pensées pour ton épouse Ratiba et tes deux enfants. Amicalement

  15. Repose en Paix El Hachemi. C’etait un Homme digne représentant de l’Humain et un Vrai Homme d’État. Bref tout ce qui nous manque aujourd’hui

  16. Le géant et les nains.
    Il y a trois ans, le 2 aout 2005, l’Algérie moderne a perdu en Hachemi Cherif un de ses plus grands défenseurs. L’immense vide qu’il a laissé, nous commençons à peine à le ressentir. Non seulement pour ses amis, sa famille et ses camarades mais pour toute la classe politique.
    Depuis trois ans en effet, plus personne « n’ose » se prononcer sur ce qui se passe dans le pays et donner ainsi un éclairage à une société qui en a bien besoin. Et ce ne sont pas les sujets qui manquent. agréer tout le monde, pouvoir et opposition.
    Très souvent, une fois les projecteurs électoraux éteints, les regards se tournent vers la petite bougie que Hachemi tient allumée envers et contre tout. Dans le noir total de la glaciation autoritaire, son rayonnement maintient l’espoir. Chacun peut alors se guider en attendant les prochains feux d’artifices électoraux. Et ainsi va la vie.
    Mais depuis trois années, cette bougie s’est éteinte. Le coma profond dans lequel est plongée la classe politique semble peut continuer, plus personne ne viendra secouer le cocotier.

    Un géant
    Géant, Hachemi l’était à plus d’un titre.
    Il laisse dans la mémoire des Algériens l’image d’un homme conséquent avec lui-même, par contraste avec la versatilité des politiques de notre pays. Que l’on partage ou non ce qu’il pense, pas moyen de ne pas éprouver de respect pour lui. Un respect qu’il a forcé à force d’opiniâtreté, de probité et de droiture.
    Cerner l’homme avec ses multiples facettes n’est pas une chose facile. Maquisard, responsable politique, homme de culture, syndicaliste. Sa vie s’est confondue avec celle de son pays pour lequel il a toute donné.
    Mais c’est sans doute en tant qu’homme politique que Hachemi a donné libre cours à son géni. Et a été le plus utile à son pays.
    Au tout début des années 90, il s’est distingué par une analyse ‘singulière’ de la crise que traverse le pays. Alors que certains l’ont attribuée à une carence de légitimité ou à des difficultés économiques, lui et ses amis nous ont avertis qu’il s’agissait d’une crise de la nature de l’Etat, en ce sens que l’hybridité de l’Etat mis en place depuis 62 a atteint ses limites, qu’il est obligé d’opter soit pour la modernité franche soit pour l’archaïsme. Il a alors forgé le concept de double rupture avec le système rentier bureaucrate et l’islamisme pour permettre à l’Algérie d’accéder à la modernité.
    Jour après jour, le temps n’a cessé de confirmer la justesse de cette analyse.
    Aujourd’hui que nous avons les caisses de l’Etat pleines d’argent et que le pouvoir s’est « légitimisé » à plusieurs reprises (13 scrutins depuis 90), la persistance de la crise et son aggravation en constitue une démonstration éclatante.

    Conséquent avec lui-même et ce qu’il dit, Hachemi a toujours refusé tout compromis avec le système et l’intégrisme. Il refusera de s’inscrire dans le processus dialogue-élection et le payera très chère. Les intégristes l’inscriront en tête des têtes à réduire au silence –ils ont failli réussir en 93- et le système veillera à ce que son isolement soit total.
    Toute sa vie, il ne connaitra que pression et intimidation. Jusqu’y compris sa maladie : sa prise en charge médicale à l’étranger sera suspendue. Il aura fallu les foudres du commandant Azzedine pour la rétablir.
    Derrière le niet qu’il a toujours opposé aux élections, il y a son refus obstiné de cautionner le compromis entre le système et l’intégrisme que chaque élection porte à un niveau toujours supérieurs.
    Il a été celui qui a dit non aux élections qui allaient enterrer l’Algérie en 91. Seul contre tous. Cette position portait en filigrane l’arrêt salutaire de sélections de janvier 92.
    Durant les noires années du terrorisme qui allaient déferler sur le pays, il sera aux premiers fronts pour combattre la bête immonde. Ses armes seront la clarification politique et le combat de matrice idéologique du terrorisme : l’islamisme. Mais là aussi, il sera bien souvent seul.
    Des années plus tard, en juillet 2003, l’ex chef d’état major de l’armée algérienne himself lui donnera raison en avouant « nous avons vaincu militairement le terrorisme mais l’islamisme est encore intacte. » Mais après quoi? Après avoir cautionné le pervertissement du sens du combat héroïque des Algériens contre l’hydre terroriste? Après que le système ait spolié la société de sa victoire militaire sur l’islamisme et l’ait transformée en victoire politique de l’intégrisme?

    Parallèlement à ses fronts de combat, Hachemi a mené une autre bataille, celle rassemblement des démocrates.
    Parce que convaincu que ce rassemblement est la condition sine qua non de la double rupture, il a fait de la cristallisation du pôle démocratique une priorité absolue. Au point de négliger la construction de son Mouvement. Ce qui se payera très chère dès les premiers signes de sa maladie.
    Dans ce combat du regroupement des démocrates comme dans d’autres, on a envie de dire qu’il a été seul.
    Après chaque élection et la tannée qui s’en suit pour les démocrates, la prise de conscience de la nécessité du rassemblement se fait jour. Là, tout le monde se tourne vers Hachemi pour donner l’illusion que les choses avancent en la matière. Mais à peine la mauvaise passe traversée qu’une nouvelle élection se profile à l’horizon. Nos démocrates sont alors pris par le vertige du large et se laissent bercer par les promesses du système. Et revoilà Hachemi seul…

    Les nains
    Mais dans son sillage, le géant Hachemi a drainé bien des nains.
    Parmi ses plus proches ‘collaborateurs’, il se trouvera beaucoup qui s’empresseront de liquider son héritage avant même sa mort.
    Profitant de la fragilité théorique dans laquelle le séisme du 8 avril 2004 nous a plongés, nos liquidateurs ont décrété la fin de la ligne de double rupture et se sont mis à se préparer à rentrer dans les rangs. Mais cette auto normalisation a trouvé une résistance. D’où la longue crise du MDS qui conduira à son extinction.
    Certes, la situation avait de quoi désarçonner les plus lucides. La reconduction de Bouteflika pour un second mandat était une sorte de fin de mission des démocrates. De fait, ces derniers se sont brusquement trouvés sommés de composer avec une réalité qui ne leur était pas du tout favorable mais qui est due, malheureusement, en partie à leurs inconséquences.
    Mais précisément, la raison première d’une politique n’est elle pas de prémunir contre les errements? D’autant plus que rien de nouveau n’a été proposé en échange. Rien qui n’ait été tenté par d’autres. Avec les ‘résultats’ que l’on connait.
    Cette œuvre de démantèlement a trouvé des échos favorables au sein de système qui voyait d’un bon œil l’implosion d’un mouvement qui lui a toujours causé des problèmes. L’os MDS a disparu sans que le système n’ait à se salir les mains, voilà le triste résultat auxquels nos nains ont abouti.
    Ne nous trompons. Ce n’est pas le MDS en tant mouvement qui gène le système. Ce dernier a atteint un tel degré de puissance que même le parti communiste chinois avec ses 20 millions d’adhérents ne pourra pas le menacer dans l’immédiat. Mais c’est de l’avenir que le système a peur. Et l’avenir appartient à des mouvements comme le MDS avec une ligne politique qui a subi avec succès l’épreuve du temps, un parcours honorable, un immense capital estime et une sympathie qui se transformera en force avec laquelle il faudra compter un jour.
    Bref, il fallait oser tuer le symbole. Les nains qui ont grandi à l’ombre du géant l’ont fait.

    Sitôt la sale besogne accomplie par les nains d’aujourd’hui que voilà ceux d’hier surgis de leurs planques pour se rappeler à notre mémoire.
    Ceux qui ont été battus à plate couture en 90 sont revenus pour nous dire que notre crise est la conséquence de la trahison de la classe ouvrière.
    Telles des pendules à l’arrêt mais qui indiquent quand même la bonne heure deux fois par jours, leur espace temporel s’est figé au moment où ils rêvaient de démocratiser l’ex-FIS en lui dispensant des leçons de démocratie.
    Admettons que Hachemi ait trahi la classe ouvrière, qu’ont-ils fait, eux, depuis. Ils se sont tus, terrés, complais dans leur exile doré. Hachemi a assumé jusqu’au bout ses choix politiques avec toutes leurs conséquences. Eux n’ont pas beaucoup sillonné les maquis pour donner des leçons de démocratie aux égorgeurs du GIA, de l’AIS ou du GSPC.
    Il leur est facile aujourd’hui que leur héritiers aient fini le travail pour eux de venir faire l’amalgame entre l’échec d’une ligne politique et celui de l’instrument qui la porte. Depuis quand y a-t-il un lien de cause à effet entre les deux?
    La pertinence d’une ligne politique ne se mesure ni à la faiblesse ni à la force de l’instrument qui la porte.
    Comme élaboration théorique, la double rupture est l’œuvre la plus importante accomplie dans l’Algérie indépendante. Comme perspective pratique, elle constitue un horizon indépassable pour qui veut voir l’Algérie sortir de sa crise.
    On peut dès lors comprendre le ressentiment de ceux qui avaient vocation à prendre part à son élaboration mais qui ont choisi de rater le coche. Mais le démantèlement de l’œuvre d’un géant ne fera jamais d’un nain autre chose qu’un…nain.
    Merhab Mahiout

  17. Il y a dans la fidélité de la paresse, de la peur, du calcul, du pacifisme, de la fatigue et quelque fois de la fidélité. Ok Hachmi

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